Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּתַב רַחֲמָנָא: ״לֹא תוּכַל״, לְאוֹקֹמַהּ בְּלָאו.le Miséricordieux a écrit : « Tu ne pourras pas » (Deutéronome 12, 17), pour l'établir comme un interdit (passible de flagellation).
- וַעֲדַיִין, לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת הוּא! אִם כֵּן, נֵימָא קְרָא: ״לֹא תוּכַל לְאׇכְלָם בִּשְׁעָרֶיךָ״, ״מַעְשַׂר דְּגָנְךָ תִּירֹשְׁךָ וְיִצְהָרֶךָ״ לְמָה לִּי? לְיַחוֹדֵי אֲכִילָה דְּכׇל חַד וְחַד.Mais c'est encore un interdit général ! S'il en est ainsi (qu'on n'est flagellé qu'une fois), que le verset dise : « Tu ne pourras pas les manger dans tes portes » ; « la dîme de ton blé, de ton vin nouveau et de ton huile », pourquoi en ai-je besoin ? Pour distinguer la consommation de chacun (chacune étant un interdit distinct).
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: הָאוֹכֵל לֶחֶם, קָלִי, וְכַרְמֶל – לוֹקֶה שָׁלֹשׁ. וְהָא אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת! שָׁאנֵי הָכָא דִּמְיַיתַּר קְרָאֵי –Rabbi Its'hak a dit : Celui qui mange du pain, du grain grillé (kali) et du grain frais (karmel) avant l'offrande de l'omer est flagellé trois fois (cf. Lévitique 23, 14). Mais on ne flagelle pas pour un interdit général ! C'est différent ici, car les versets sont superflus :
- לֵימָא קְרָא לֶחֶם, וְנֵילַף קָלִי וְכַרְמֶל מִינֵּיהּ. אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְלֶחֶם, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל חַלָּה!que le verset dise « pain », et apprenons-en le grain grillé et le grain frais. On peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier au pain ? Qu'il a un surcroît d'obligation pour la 'hala (prélèvement sur la pâte) !
- נִכְתּוֹב קָלִי וְלָא לִכְתּוֹב לֶחֶם, וְנֵילַף מִקָּלִי. לֶחֶם מִקָּלִי לָא אָתֵי, מִשּׁוּם דְּקָלֵי אִיתֵיהּ בְּעֵינֵיהּ, לֶחֶם לָא אִיתֵיהּ בְּעֵינֵיהּ. כַּרְמֶל מִקָּלִי לָא אָתֵי, מִשּׁוּם דְּקָלִי נִתְרַבָּה אֵצֶל מְנָחוֹת, כַּרְמֶל לֹא נִתְרַבָּה אֵצֶל מְנָחוֹת!Qu'il écrive « grain grillé » et qu'il n'écrive pas « pain », et apprenons-les du grain grillé. Le pain ne se déduit pas du grain grillé, parce que le grain grillé est dans son état naturel, alors que le pain n'est pas dans son état naturel. Le grain frais ne se déduit pas du grain grillé, parce que le grain grillé a un surcroît pour les offrandes de farine (min'hot), alors que le grain frais n'a pas de surcroît pour les offrandes de farine !
- נִכְתּוֹב כַּרְמֶל וְנֵילַף לֶחֶם וְקָלִי מִינֵּיהּ. אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְכַרְמֶל שֶׁכֵּן לֹא נִשְׁתַּנָּה מִבְּרִיָּיתוֹ! מִן חַד לָא יָלְפִי, נֵילַף חֲדָא מִן תְּרֵין?Qu'il écrive « grain frais », et apprenons-en le pain et le grain grillé. On peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier au grain frais ? Qu'il n'a pas changé de son état d'origine ! D'un seul on n'apprend pas ; apprenons un des deux autres !
- לָא נִכְתּוֹב קְרָא לֶחֶם וְנֵילַף מִקָּלִי וְכַרְמֶל – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְקָלִי וְכַרְמֶל דְּאִיתַנְהוֹן בְּעֵינֵיהוֹן! לָא נִכְתּוֹב קְרָא כַּרְמֶל וְנֵילַף מִלֶּחֶם וְקָלִי – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְלֶחֶם וְקָלִי שֶׁכֵּן נִתְרַבּוּ אֵצֶל מְנָחוֹת!Que le verset n'écrive pas « pain », et apprenons-le du grain grillé et du grain frais : on peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier au grain grillé et au grain frais ? Qu'ils sont dans leur état naturel ! Que le verset n'écrive pas « grain frais », et apprenons-le du pain et du grain grillé : on peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier au pain et au grain grillé ? Qu'ils ont un surcroît pour les offrandes de farine !
- אָמַר לָךְ רַבִּי יִצְחָק: לָא נִכְתּוֹב קְרָא קָלִי, וְנֵילַף מִלֶּחֶם וְכַרְמֶל. מַאי פָּרְכַתְּ? אִי פָּרְכַתְּ: מָה לְלֶחֶם, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל חַלָּה – כַּרְמֶל יוֹכִיחַ! וְאִי מִשּׁוּם דְּכַרְמֶל לֹא נִשְׁתַּנָּה מִבְּרִיָּיתוֹ – לֶחֶם יוֹכִיחַ! הִלְכָּךְ לוֹקֶה, דִּמְיַיתַּר.Rabbi Its'hak te dira : Que le verset n'écrive pas « grain grillé », et apprenons-le du pain et du grain frais. Quelle réfutation opposerais-tu ? Si tu réfutes : qu'y a-t-il de particulier au pain ? Qu'il a un surcroît pour la 'hala — le grain frais le prouvera ! Et si c'est parce que le grain frais n'a pas changé de son état d'origine — le pain le prouvera ! C'est pourquoi on est flagellé pour chacun, car le terme est superflu.
- וְאֵימָא: קָלִי דִּמְיַיתַּר מִחַיַּיב חֲדָא, אַכּוּלְּהוֹן מִחַיַּיב חֲדָא! אִם כֵּן, נִכְתּוֹב קְרָא: ״לֶחֶם כַּרְמֶל וְקָלִי״, אִי נָמֵי נִכְתּוֹב: ״קָלִי וְלֶחֶם וְכַרְמֶל״, אַמַּאי כְּתַב לְקָלִי בָּאֶמְצַע? הָכִי קָאָמַר: לֶחֶם בְּקָלִי נִחַיַּיב וְכַרְמֶל נִחַיַּיב בְּקָלִי.Mais dis plutôt : pour le grain grillé, qui est superflu, on est passible d'une flagellation propre, et pour tous les autres, on est passible d'une seule ! S'il en est ainsi, que le verset écrive : « pain, grain frais et grain grillé », ou bien qu'il écrive : « grain grillé, pain et grain frais » ; pourquoi a-t-il écrit le grain grillé au milieu ? Voici ce qu'il veut dire : pour le pain, on sera passible comme pour le grain grillé, et pour le grain frais, on sera passible comme pour le grain grillé.
- אָמַר רַבִּי יַנַּאי: לְעוֹלָם אַל תְּהִי גְּזֵירָה שָׁוָה קַלָּה בְּעֵינֶיךָ, שֶׁהֲרֵי פִּיגּוּל אֶחָד מִגּוּפֵי תוֹרָה, וְלֹא לִימְּדוֹ הַכָּתוּב אֶלָּא מִגְּזֵירָה שָׁוָה.Rabbi Yanaï a dit : Que jamais une guezéra chava (analogie textuelle) ne soit légère à tes yeux, car le pigoul (sacrifice offert avec l'intention de le consommer hors du délai) est l'un des principes fondamentaux de la Torah, et le verset ne l'a enseigné que par une guezéra chava.
- דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, תָּנֵי זַבְדָּא בַּר לֵוִי: נֶאֱמַר לְהַלָּן: ״וְאוֹכְלָיו עֲוֹנוֹ יִשָּׂא״, וְנֶאֱמַר כָּאן: ״וְהַנֶּפֶשׁ הָאֹכֶלֶת מִמֶּנּוּ עֲוֹנָהּ תִּשָּׂא״, מָה לְהַלָּן כָּרֵת – אַף כָּאן כָּרֵת.Car Rabbi Yo'hanan a dit : Zavda bar Lévi a enseigné : Il est dit là-bas (pour le notar) : « Et celui qui le mange portera son péché » (Lévitique 19, 8), et il est dit ici (pour le pigoul) : « Et la personne qui en mange portera son péché » (Lévitique 7, 18) ; de même que là-bas, c'est le karèt (retranchement), de même ici, c'est le karèt.
- אָמַר רַבִּי סִימַאי: לְעוֹלָם אַל תְּהִי גְּזֵירָה שָׁוָה קַלָּה בְּעֵינֶיךָ, שֶׁהֲרֵי נוֹתָר אֶחָד מִגּוּפֵי תוֹרָה, וְלֹא לִימְּדוֹ הַכָּתוּב אֶלָּא מִגְּזֵירָה שָׁוָה.Rabbi Simaï a dit : Que jamais une guezéra chava ne soit légère à tes yeux, car le notar (reste d'un sacrifice après le délai permis) est l'un des principes fondamentaux de la Torah, et le verset ne l'a enseigné que par une guezéra chava.
- מַאי הִיא? יָלֵיף ״קֹדֶשׁ״ ״קֹדֶשׁ״ – ״וְאוֹכְלָיו עֲוֹנוֹ יִשָּׂא כִּי אֶת קֹדֶשׁ ה׳ חִלֵּל״, וּכְתִיב: ״וְשָׂרַפְתָּ אֶת הַנּוֹתָר בָּאֵשׁ כִּי קֹדֶשׁ וְגוֹ׳״Quelle est-elle ? On apprend « sainteté » de « sainteté » : « Et celui qui le mange portera son péché, car il a profané la sainteté d'Hachem » (Lévitique 19, 8), et il est écrit : « Tu brûleras le reste (notar) au feu… car c'est saint » (Exode 29, 34).
- אָמַר אַבָּיֵי: לְעוֹלָם אַל תְּהִי גְּזֵירָה שָׁוָה קַלָּה בְּעֵינֶיךָ, שֶׁהֲרֵי בִּתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ הֵן הֵן גּוּפֵי תוֹרָה, וְלֹא לִימְּדָהּ הַכָּתוּב אֶלָּא מִגְּזֵירָה שָׁוָה.Abayé a dit : Que jamais une guezéra chava ne soit légère à tes yeux, car l'interdit de sa fille née de la femme qu'il a violée fait partie des principes fondamentaux de la Torah, et le verset ne l'a enseigné que par une guezéra chava.
- דְּאָמַר רָבָא, אֲמַר לִי רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: אָתְיָא ״הֵנָּה״ ״הֵנָּה״ לְאִיסּוּרָא,Car Rava a dit : Rabbi Its'hak bar Avdimi m'a dit : on apprend par « hèna » – « hèna » (« elles sont », Lévitique 18, 17 et 18, 10) pour l'interdit ;
- אָתְיָא ״זִמָּה״ ״זִמָּה״ לִשְׂרֵפָה.on apprend par « zima » – « zima » (« infamie », Lévitique 18, 17 et 20, 14) que la peine est le bûcher.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַל תְּהִי גְּזֵירָה שָׁוָה קַלָּה בְּעֵינֶיךָ, שֶׁהֲרֵי נִסְקָלִים הֵן הֵן גּוּפֵי תוֹרָה, וְלֹא לִימְּדָהּ הַכָּתוּב אֶלָּא מִגְּזֵירָה שָׁוָה,Rav Achi a dit : Que jamais une guezéra chava ne soit légère à tes yeux, car la liste de ceux qui sont lapidés fait partie des principes fondamentaux de la Torah, et le verset ne l'a enseignée que par une guezéra chava ;
- דְּתַנְיָא: נֶאֱמַר כָּאן: ״דְּמֵיהֶם בָּם״ וְנֶאֱמַר בְּאוֹב וְיִדְּעוֹנִי: ״דְּמֵיהֶם בָּם״. מָה לְהַלָּן – בִּסְקִילָה, אַף כָּאן – בִּסְקִילָה.car il a été enseigné (dans une baraïta) : il est dit ici (pour les unions interdites) : « leur sang est sur eux » (Lévitique 20, 11-16), et il est dit pour le ov et le yidoni (nécromancien et devin) : « leur sang est sur eux » (Lévitique 20, 27) ; de même que là-bas, c'est par lapidation, de même ici, c'est par lapidation.
- הַמְּפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְּפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן לִלְמוֹד בּוֹ, לְמוֹסְרוֹ לַצִּיבּוּר – פָּטוּר, לָסוּךְ – חַיָּיב. וְהַסָּךְ מִמֶּנּוּ – פָּטוּר, לְפִי שֶׁאֵין חַיָּיבִין אֶלָּא עַל סִיכַת שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה שֶׁעָשָׂה מֹשֶׁה בִּלְבַד.La Michna cite celui qui compose l'huile d'onction, etc. Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui compose l'huile d'onction pour apprendre à la faire, ou pour la remettre à la communauté, est exempt ; pour s'en oindre, il est passible. Et celui qui s'oint d'une huile composée par un autre est exempt, car on n'est passible que pour l'onction de l'huile d'onction qu'a faite Moché, seulement.
- אָמַר מָר: לִלְמוֹד בּוֹ עַל מְנָת לְמוֹסְרוֹ לַצִּיבּוּר – פָּטוּר. מְנָלַן? אַתְיָא ״מַתְכֻּנְתּוֹ״ מִן ״בְּמַתְכּוּנְתָּהּ״ דִּקְטֹרֶת, וּכְתִיב לְגַבֵּי קְטֹרֶת: ״לֹא תַעֲשׂוּ לָכֶם״ – לָכֶם הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל לְמוֹסְרוֹ לַצִּיבּוּר – פָּטוּר, גַּבֵּי שֶׁמֶן נָמֵי, לְמוֹסְרוֹ לַצִּיבּוּר – פָּטוּר.Le Maître a dit : « Pour apprendre, ou pour la remettre à la communauté, il est exempt. » D'où le savons-nous ? On apprend « sa composition » (Exode 30, 32) de « selon sa composition » (Exode 30, 37), dit de l'encens ; et il est écrit à propos de l'encens : « vous n'en ferez pas pour vous » : c'est pour vous que c'est interdit, mais pour la remettre à la communauté, on est exempt ; pour l'huile aussi, pour la remettre à la communauté, on est exempt.
- וְתִיהְדַּר קְטֹרֶת וְנֵילַף מִשֶּׁמֶן: מָה שֶׁמֶן כִּי מְפַטֵּם לַחֲצָיִין – פָּטוּר, אַף קְטֹרֶת נָמֵי כִּי מְפַטֵּם לַחֲצָיִין – פָּטוּר! אַלְּמָה אָמַר רָבָא: קְטֹרֶת שֶׁפִּטְּמָהּ לַחֲצָיִין – חַיָּיב, שֶׁמֶן שֶׁפִּטְּמוֹ לַחֲצָיִין – פָּטוּר?Que l'encens fasse le chemin inverse et apprenons-le de l'huile : de même que pour l'huile, quand on la compose par moitiés, on est exempt, de même pour l'encens, quand on le compose par moitiés, on serait exempt ! Pourquoi Rava a-t-il dit : l'encens qu'on a composé par moitiés, on est passible ; l'huile qu'on a composée par moitiés, on est exempt ?
- אָמַר לָךְ רָבָא: גַּבֵּי שֶׁמֶן כְּתִיב ״וּבְמַתְכֻּנְתּוֹ לֹא תַעֲשׂוּ כָּמוֹהוּ״ – כָּמוֹהוּ הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל חֶצְיוֹ שַׁפִּיר דָּמֵי. גַּבֵּי קְטֹרֶת דִּכְתִיב ״וְהַקְּטֹרֶת אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה״ – כֹּל עֲשִׂיָּיה דִקְטֹרֶת אֶפְשָׁר דְּמַקְטֵיר פְּרָס שַׁחֲרִית וּפְרָס בֵּין הָעַרְבַּיִם.Rava te dira : Pour l'huile, il est écrit : « Et selon sa composition, vous n'en ferez pas de semblable » (Exode 30, 32) : c'est une semblable qui est interdite, mais sa moitié, c'est permis. Pour l'encens, il est écrit : « Et l'encens que tu feras » (Exode 30, 37) : toute fabrication d'encens est interdite, car il est possible qu'on en fasse brûler une demi-part (pras, la moitié d'un mané) le matin et une demi-part l'après-midi.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה מׇר דְּרוֹר חֲמֵשׁ מֵאוֹת, קִדָּה חֲמֵשׁ מֵאוֹת, קִנְּמָן בֶּשֶׂם חֲמֵשׁ מֵאוֹת, וּקְנֵה בֹשֶׂם חֲמִשִּׁים וּמָאתָיִם, נִמְצְאוּ כּוּלָּם אֶלֶף וְשִׁבְעָה מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים.Nos Maîtres ont enseigné : L'huile d'onction contient : myrrhe pure, cinq cents sicles ; casse, cinq cents ; cinnamome aromatique, cinq cents ; et roseau aromatique, deux cent cinquante. Il se trouve qu'ils font en tout mille sept cent cinquante.
- תַּנָּא מִנְיָינָא קָא מַשְׁמַע לַן? תַּנָּא הָא קָא קַשְׁיָא לֵיהּ, אֵימָא: קְנֵה בֹשֶׂם כְּקִנְּמׇן בֶּשֶׂם, מָה קִנְּמׇן בֶּשֶׂם מַחֲצִיתוֹ בַּחֲמִשִּׁים וּמָאתַיִם – אַף קְנֵה בֹשֶׂם מַחֲצִיתוֹ חֲמִשִּׁים וּמָאתָיִם, דְּהָווּ לְהוּ תְּרֵין אֲלָפִים.Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) vient-il nous apprendre le compte ? Le Tanna avait cette difficulté : dis que le roseau aromatique est comme le cinnamome aromatique : de même que pour le cinnamome aromatique, sa moitié est de deux cent cinquante, de même pour le roseau aromatique, sa moitié serait de deux cent cinquante, ce qui ferait en tout deux mille.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אִם כֵּן, נִכְתּוֹב קְרָא: ״קִנְּמׇן בֶּשֶׂם וּקְנֵה בֹשֶׂם מֶחֱצָה וּמֶחֱצָה חֲמִשִּׁים וּמָאתַיִם״.Et dis qu'il en est bien ainsi ! S'il en était ainsi, que le verset écrive : « cinnamome aromatique et roseau aromatique, moitié et moitié, deux cent cinquante ».
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: כְּשֶׁהוּא שׁוֹקֵל, בְּהֶכְרֵעַ הוּא שׁוֹקֵל, אוֹ עַיִן בְּעַיִן הוּא שׁוֹקֵל? אֲמַר לֵיהּ: רַחֲמָנָא כְּתַב: ״בַּד בְּבַד״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ בְּהֶכְרֵעַ? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה: הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹדֵעַ הַכְרָעוֹת, אַלְמָא דְּאִית בְּהוּ הֶכְרֵעַ!Rav Pappa a dit à Abayé : Quand on pèse, pèse-t-on avec un surplus (qui fait pencher la balance) ou pèse-t-on exactement ? Abayé lui a dit : Le Miséricordieux a écrit : « part pour part » (Exode 30, 34), et toi tu dis : avec un surplus ? Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : le Saint, béni soit-Il, connaît les surplus ? Il en ressort qu'il y a bien un surplus en eux !
- אֶלָּא, אָמַר רַב יְהוּדָה: דְּקִנְּמׇן בֶּשֶׂם אַמַּאי מַיְיתֵי מַחֲצִיתוֹ דַּחֲמֵשׁ מֵאוֹת, חֲמִשִּׁים וּמָאתַיִם בְּחַד זִימְנָא וַחֲמִשִּׁים וּמָאתַיִם בְּחַד זִימְנָא? כֵּיוָן דְּכוּלְּהוֹן חֲמֵשׁ מֵאוֹת הָוַיִין, נַיְיתֵי חֲמֵשׁ מֵאוֹת בְּבַת אַחַת! שְׁמַע מִינַּהּ, מִדְּקָמַיְיתֵי לַהּ לְקִנְּמׇן בֶּשֶׂם בִּתְרֵי זִימְנֵי, הֶכְרֵעַ אִית בֵּיהּ, וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹדֵעַ בְּהֶכְרֵעוֹת.Mais plutôt, voici ce qu'a dit Rav Yehouda : pour le cinnamome aromatique, pourquoi apporte-t-on la moitié de cinq cents, deux cent cinquante en une fois et deux cent cinquante en une autre fois ? Puisque le tout fait cinq cents, qu'on apporte cinq cents en une seule fois ! Déduis-en : du fait qu'on apporte le cinnamome aromatique en deux fois, il y a un surplus à chaque pesée, et le Saint, béni soit-Il, connaît les surplus.
- וּמַאי ״בַּד בְּבַד״? אָמַר רָבִינָא: שֶׁלֹּא יַנִּיחַ מִשְׁקָל בְּמִשְׁקָל וְיִשְׁקוֹל.Et que signifie « part pour part » ? Ravina a dit : Qu'on ne pose pas un poids (une épice déjà pesée) contre un poids pour peser l'autre ; chacune doit être pesée contre les poids.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה שֶׁעָשָׂה מֹשֶׁה בְמִדְבַּר – מְשַׁלְּקוֹ הָעִיקָּרִין, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹסֵי: וַהֲלֹא לָסוּךְ הָעִיקָּרִין אֵינוֹ סִיפֵּק! כֵּיצַד עוֹשֶׂה? הֵבִיאוּ הָעִיקָּרִין וּשְׁלָקוּם בְּמַיִם, וְהֵצִיף עֲלֵיהֶן שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וְקָלַט אֶת הָרֵיחַ, וְקִיפְּחוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : L'huile d'onction que Moché a faite dans le désert, on y faisait cuire les racines des aromates. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé lui a dit : Mais elle ne suffisait même pas à enduire les racines ! Comment faisait-on ? On apporta les racines, on les fit bouillir dans l'eau, on versa par-dessus l'huile d'onction, elle absorba le parfum, et on la retira (kipe'ho) de dessus.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה:Rabbi Yehouda lui a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.