Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַלְמָא לָא אוֹקְמַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מוֹדֶה הָיָה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל לְעִנְיַן קׇרְבָּן שֶׁאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת, הַשְׁתָּא נָמֵי כְּרַבִּי יְהוּדָה לָא מִתּוֹקְמָא, דְּהָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: מוֹדֶה הָיָה רַבִּי יְהוּדָה לְעִנְיַן קׇרְבָּן שֶׁאֵין מֵבִיא אֶלָּא חַטָּאת אַחַת!Pourquoi ne l'applique-t-on pas selon Rabbi Ichmaël ? Parce que Rabbi 'Hanina a dit : Rabbi Ichmaël concédait, au sujet du sacrifice, qu'on n'est passible que d'un seul sacrifice expiatoire. Mais maintenant aussi, selon Rabbi Yehouda, cela ne s'applique pas, car Rabbi Eliézer a dit : Rabbi Yehouda concédait, au sujet du sacrifice, qu'on n'apporte qu'un seul sacrifice expiatoire !
- אֶלָּא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּאוּטֵנִי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁאֲכָלָן בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, דְּאָמַר: תַּמְחוּיִין מְחַלְּקִים.Mais plutôt, Rech Lakich a dit au nom de bar Taoutni : De quoi s'agit-il ici ? Par exemple, il les a mangées dans deux plats (préparés de manières différentes), et c'est selon Rabbi Yehochoua, qui dit : les plats séparent les actes de consommation.
- גּוּפָא: אָכַל חֵלֶב נְבֵילָה – לוֹקֶה שְׁתַּיִם, חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין – לוֹקֶה שְׁתַּיִם, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין – לוֹקֶה שָׁלֹשׁ.Revenons au texte même : s'il a mangé la graisse d'une charogne, il est flagellé deux fois (pour la graisse et pour la charogne) ; la graisse de sacrifices consacrés, il est flagellé deux fois (pour la graisse et pour l'interdit au profane). Rabbi Yehouda dit : la graisse de sacrifices consacrés, il est flagellé trois fois.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁיזְבִי לְרָבָא: בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יְהוּדָה, הַיְינוּ דִּכְתִיבִי קְרָאֵי: ״חֻקַּת עוֹלָם״. ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז לֹא תֹאכֵלוּ״, ״וְכׇל זָר לֹא יֹאכַל קֹדֶשׁ״ – הָא תְּלָתָא לָאוִין. אֶלָּא לְרַבָּנַן, מַאי טַעְמַיְיהוּ?Rav Chizvi a dit à Rava : Certes, selon Rabbi Yehouda, c'est pour cela que sont écrits les versets : « Statut perpétuel … toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas » (Lévitique 3, 17), « Toute graisse de bœuf, de mouton ou de chèvre, vous ne la mangerez pas » (Lévitique 7, 23), « Et aucun profane ne mangera de chose sainte » (Lévitique 22, 10) : voilà trois interdits. Mais selon les Rabbanan (les Sages), quelle est leur raison ?
- קָסָבְרִי: לָאו דְּ״חֻקַּת עוֹלָם״ בְּקָדָשִׁים, וְלָאו דְּ״חֵלֶב שׁוֹר״ בְּחוּלִּין. וּצְרִיכִי,Ils pensent : l'interdit « Statut perpétuel » concerne les sacrifices, et l'interdit « graisse de bœuf » concerne les animaux profanes. Et les deux sont nécessaires :
- דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בְּקָדָשִׁים, הֲוָה אָמֵינָא: קָדָשִׁים הוּא דַּחֲמִירִי, דְּאָסוּר חֶלְבּוֹ, אֲבָל חוּלִּין – אֵימָא לָא, מִשּׁוּם הָכִי כְּתַב רַחֲמָנָא: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״.car si le Miséricordieux l'avait écrit seulement pour les sacrifices, j'aurais dit : ce sont les sacrifices, qui sont plus graves, dont la graisse est interdite ; mais les animaux profanes, dis que non. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit : « Toute graisse de bœuf ».
- וְאִי כְּתַב: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״, הֲוָה אָמֵינָא: חֵלֶב דְחוּלִּין הוּא דְּאָסוּר מִשּׁוּם דְּלֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ, אֲבָל חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין דְּהוּתַּר מִכְּלָלוֹ, הֲוָה אָמֵינָא: מִדְּהוּתַּר בְּשָׂרָן אִישְׁתְּרִי נָמֵי חֶלְבָּן, צְרִיכִי.Et s'il avait écrit seulement « Toute graisse de bœuf », j'aurais dit : c'est la graisse des animaux profanes qui est interdite, parce que leur interdit n'a jamais été permis de son ensemble ; mais la graisse des sacrifices consacrés, dont l'interdit a été permis de son ensemble (leur viande étant permise après l'aspersion du sang), j'aurais dit : puisque leur viande a été permise, leur graisse aussi a été permise. Les deux sont donc nécessaires.
- וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: כִּי כְּתִיב ״חֵלֶב שׁוֹר״, בָּעִנְיָינָא דְקָדָשִׁים כְּתִיב.Et Rabbi Yehouda pense : quand est écrit « graisse de bœuf », c'est aussi écrit dans le contexte des sacrifices (cf. Lévitique 7, 25).
- אֶלָּא מִכְּלָל דְּרַבָּנַן סָבְרִי: לָא יָלְפִינַן דָּבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָינוֹ?Mais faut-il en déduire que les Rabbanan pensent que nous n'apprenons pas qu'une chose s'apprend de son contexte ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא דָּבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָינוֹ, וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי, רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: לְמֵידִין לָאו מִלָּאו וְלָאו מִכָּרֵת, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָאו מִלָּאו יָלְפִינַן, לָאו מִכָּרֵת לָא יָלְפִינַן.Non : tout le monde admet qu'une chose s'apprend de son contexte, et c'est sur ceci qu'ils divergent : Rabbi Yehouda pense qu'on apprend un interdit d'un interdit, et un interdit d'un karèt (retranchement) ; et les Rabbanan pensent : nous apprenons un interdit d'un interdit, mais nous n'apprenons pas un interdit d'un karèt.
- אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, ״כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, לְמַאי אֲתָא? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְהַקִּישׁ, דְּתַנְיָא: ״כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, מָה חֵלֶב לוֹקֶה שְׁתַּיִם – אַף דָּם לוֹקֶה שְׁתַּיִם, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין בּוֹ אֶלָּא אַזְהָרָה אֶחָת.Mais alors, selon Rabbi Yehouda, « Toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas », pour quoi vient-il ? Il en a besoin pour rapprocher (hékech) le sang de la graisse, car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas » : de même que pour la graisse on est flagellé deux fois, de même pour le sang on est flagellé deux fois. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : il n'y a pour lui qu'un seul avertissement.
- וּמַאי שְׁנָא חֵלֶב דְּלוֹקֶה שְׁתַּיִם בְּלָא הֶיקֵּישָׁא, דִּכְתַב בֵּיהּ תְּרֵי קְרָאֵי ״כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב״? דָּם נָמֵי בְּלָאו הֶיקֵּישָׁא נִילְקֵי שְׁתַּיִם, דִּכְתִיב בֵּיהּ תְּרֵי לָאוִין ״כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, ״וְכׇל דָּם לֹא תֹאכְלוּ בְּכֹל מוֹשְׁבֹתֵיכֶם לָעוֹף וְלַבְּהֵמָה״!Et en quoi est-ce différent pour la graisse, où l'on est flagellé deux fois sans hékech ? Parce que deux versets sont écrits à son sujet : « Toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas » et « Toute graisse de bœuf et de mouton ». Pour le sang aussi, sans hékech, qu'on soit flagellé deux fois, car deux interdits sont écrits à son sujet : « Toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas » et « Et vous ne mangerez aucun sang dans toutes vos demeures, ni d'oiseau ni d'animal » (Lévitique 7, 26) !
- אֶלָּא אֵימָא: מָה חֵלֶב לוֹקֶה שָׁלֹשׁ, אַף דָּם לוֹקֶה שָׁלֹשׁ.Mais plutôt, dis : de même que pour la graisse on est flagellé trois fois, de même pour le sang on est flagellé trois fois.
- וּמַאי שְׁנָא חֵלֶב דְּלוֹקֶה שָׁלֹשׁ? דִּכְתִיב בֵּיהּ הָלֵין תְּרֵי לָאוִין וְלָאו דְּזָרוּת – הָא תְּלָתָא? דָּם נָמֵי!Et en quoi est-ce différent pour la graisse, où l'on est flagellé trois fois ? Parce que sont écrits à son sujet ces deux interdits et l'interdit fait au profane : voilà trois. Pour le sang aussi c'est pareil !
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִיתְמְעִיט דָּם מִטּוּמְאָה – לִיתְמְעִיט מִזָּרוּת, קָא מַשְׁמַע לַן הֶיקֵּישָׁא.Le hékech était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire : puisque le sang est exclu de la règle de l'impureté, qu'il soit aussi exclu de l'interdit fait au profane ; il nous fait entendre par le hékech que non.
- וְאֶלָּא לְרַבָּנַן, הֶקֵּישָׁא לְמַאי אֲתָא?Mais selon les Rabbanan, pour quoi vient le hékech ?
- מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, מָה חֵלֶב מְיוּחָד שֶׁחֶלְבּוֹ חָלוּק מִבְּשָׂרוֹ, וְאֵין מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה – אַף דָּם, שֶׁדָּמוֹ חָלוּק מִבְּשָׂרוֹ.Ils en ont besoin pour ce qui a été enseigné : « Toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas » : de même que la graisse a ceci de particulier que la graisse de l'animal est distincte de sa viande, et elles ne se combinent pas l'une avec l'autre (pour atteindre la mesure d'un kazayit, volume d'une olive), de même le sang d'un animal dont le sang est distinct de sa viande ne se combine pas avec elle.
- אוֹצִיא דַּם שְׁרָצִים, הוֹאִיל דְּאֵין דָּמָן חָלוּק מִבְּשָׂרָן – מִצְטָרְפִין.J'exclus donc le sang des reptiles (cheratsim) : puisque leur sang n'est pas distinct de leur viande, ils se combinent.
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא: ״וְזֶה לָכֶם הַטָּמֵא״ – לִימֵּד עַל דַּם הַשֶּׁרֶץ וְהַשֶּׁרֶץ שֶׁמִּצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה!Mais est-ce d'ici que cela se déduit ? C'est de là-bas que cela se déduit : « Et voici pour vous ce qui est impur parmi les reptiles » (Lévitique 11, 29) : cela enseigne, au sujet du sang du reptile et du reptile, qu'ils se combinent l'un avec l'autre !
- אִי לָאו הֶיקֵּישָׁא, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי לְטוּמְאָה, אֲבָל לַאֲכִילָה – אֵימָא לָא, אַשְׁמְעִינַן הֶיקֵּישָׁא לַאֲכִילָה.Sans le hékech, il te serait venu à l'esprit de dire : cela ne vaut que pour l'impureté, mais pour la consommation, dis que non ; le hékech nous fait entendre que c'est vrai aussi pour la consommation.
- אָמַר רָבִינָא: הִילְכָּךְ, דַּם נָחָשׁ וּבְשָׂרוֹ מִצְטָרְפִין. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? הַיְינוּ הֶיקֵּישָׁא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: שֶׁרֶץ, דְּאִיתְרַבִּי לְטוּמְאָה – אִיתְרַבִּי לַאֲכִילָה. נָחָשׁ, דְּלָא אִיתְרַבִּי לְטוּמְאָה – לָא אִיתְרַבִּי לַאֲכִילָה, קָא מַשְׁמַע לַן הֶיקֵּישָׁא: כׇּל מִילֵּי דְּאֵין דָּמוֹ חָלוּק מִבְּשָׂרוֹ מַשְׁמַע.Ravina a dit : C'est pourquoi le sang du serpent et sa viande se combinent. Que nous fait-il entendre ? C'est exactement le hékech ! Il te serait venu à l'esprit de dire : le reptile, qui est inclus pour l'impureté, est inclus pour la consommation ; le serpent, qui n'est pas inclus pour l'impureté, n'est pas inclus pour la consommation. Il nous fait entendre que le hékech implique tout ce dont le sang n'est pas distinct de la viande.
- אָמַר רָבָא: שָׁלֹשׁ כָּרֵיתוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּדָּם. לְמַאי? אַחַת לְדַם חוּלִּין, וְאַחַת לְדַם קָדָשִׁים, וְאַחַת לְדַם הַתַּמְצִית.Rava a dit : Les trois karèt énoncés au sujet du sang (Lévitique 7, 27 ; 17, 10 ; 17, 14), pour quoi sont-ils ? Un pour le sang des animaux profanes, un pour le sang des sacrifices, et un pour le sang d'écoulement (dam hatamtsit, qui s'écoule lentement après le premier jet de l'abattage).
- הָנִיחָא לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: דַּם הַתַּמְצִית בְּאַזְהָרָה, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכָרֵת.Cela va bien selon Rabbi Yehouda, car il a été enseigné : le sang d'écoulement est soumis à un simple avertissement ; Rabbi Yehouda dit : il est passible de karèt.
- אֶלָּא לְרַבָּנַן, הַהִיא לְמַאי אֲתָא? וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה, כָּרֵת נָפְקָא לֵיהּ מִן ״כׇּל דָּם״!Mais selon les Rabbanan, celui-là (le troisième karèt), pour quoi vient-il ? Et même selon Rabbi Yehouda, il déduit le karèt du sang d'écoulement de « tout sang » !
- דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״דָּם״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״כׇּל דָּם״?Car il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : le verset aurait pu écrire « sang » ; pourquoi le verset dit-il « tout sang » (Lévitique 17, 10) ?
- אֵין לִי אֶלָּא דַּם קָדָשִׁים שֶׁהַנֶּפֶשׁ יוֹצֵא בּוֹ, דַּם חוּלִּין וְדַם הַתַּמְצִית, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כׇּל דָּם״!Je n'aurais que le sang des sacrifices, par lequel l'âme sort (le sang de l'expiation) ; le sang des animaux profanes et le sang d'écoulement, d'où le sait-on ? Le verset dit : « tout sang » !
- אֶלָּא אֵימָא: אֶחָד לְדַם חוּלִּין, וְאֶחָד לְדַם קָדָשִׁים, וְאֶחָד לְדַם כִּיסּוּי.Mais plutôt, dis : un pour le sang des animaux profanes, un pour le sang des sacrifices, et un pour le sang à couvrir (celui de l'animal sauvage et de l'oiseau, qu'on doit couvrir, Lévitique 17, 13).
- וְאָמַר רָבָא: חֲמִשָּׁה לָאוִין הָאֲמוּרִין בְּדָם לָמָּה? אַחַת לְדַם חוּלִּין, וְאַחַת לְדַם קָדָשִׁים, וְאַחַת לְדַם כִּיסּוּי, וְאַחַת לְדַם אֵיבָרִין, וְאַחַת לְדַם הַתַּמְצִית.Et Rava a dit : Les cinq interdits énoncés au sujet du sang, pourquoi sont-ils ? Un pour le sang des animaux profanes, un pour le sang des sacrifices, un pour le sang à couvrir, un pour le sang des membres (resté dans les membres), et un pour le sang d'écoulement.
- אָמַר רַבִּי אִילָא: אָכַל מַעֲשֵׂר דָּגָן וְתִירוֹשׁ וְיִצְהָר – לוֹקֶה שָׁלֹשׁ. וְהָא אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת! שָׁאנֵי הָכָא, דִּמְיַיתְּרִי קְרָאֵי –Rabbi Ila a dit : Celui qui a mangé hors de Jérusalem la dîme (seconde dîme) du blé, du vin nouveau et de l'huile est flagellé trois fois. Mais on ne flagelle pas pour un interdit général ! C'est différent ici, car les versets sont superflus :
- מִכְּדִי כְּתַב רַחֲמָנָא: ״וְאָכַלְתָּ לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ מַעְשַׂר דְּגָנְךָ תִּירֹשְׁךָ וְיִצְהָרֶךָ״, בִּפְנִים – אִין, בַּחוּץ – לָא, לְמָה לִי דִּכְתַב רַחֲמָנָא: ״לֹא תוּכַל לֶאֱכֹל בִּשְׁעָרֶיךָ מַעְשַׂר דְּגָנְךָ וְתִירֹשְׁךָ וְיִצְהָרֶךָ״? לְחַלֵּק.puisque le Miséricordieux a écrit : « Et tu mangeras devant Hachem ton D.ieu la dîme de ton blé, de ton vin nouveau et de ton huile » (Deutéronome 14, 23) — à l'intérieur de Jérusalem oui, à l'extérieur non —, pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux écrive : « Tu ne pourras pas manger dans tes portes la dîme de ton blé, de ton vin nouveau et de ton huile » (Deutéronome 12, 17) ? Pour séparer les interdits.
- אִי מֵהָהוּא, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בַּעֲשֵׂה, אֲבָל בְּלָאו אֵימָא לָא, אַמְּטוּ לְהָכִיS'il n'y avait que celui-là (« Et tu mangeras devant Hachem »), j'aurais dit : cela ne vaut que pour un commandement positif (un interdit déduit d'un commandement positif, qui n'entraîne pas la flagellation), mais pour un interdit, dis que non ; c'est pourquoi
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