Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׂפָתָיו נֶהֱוֵי מַעֲשֶׂה גַּבֵּי מְגַדֵּף? אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי מְגַדֵּף, הוֹאִיל וְיֶשְׁנוֹ בַּלֵּב, אֲבָל בְּעָלְמָא עֲקִימַת שְׂפָתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה.ses lèvres devrait être considérée comme un acte pour le blasphémateur ! Rava a dit : Le blasphémateur est différent, puisque sa faute est dans le cœur : l'essentiel n'est pas la parole mais l'intention qu'elle exprime. Mais en général, la torsion de ses lèvres est un acte.
- מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: יָצְאוּ עֵדִים זוֹמְמִין שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה, וְאַמַּאי? הָא ״עַל פִּי״ כְּתִיב בָּהֶן! אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי עֵדִים זוֹמְמִין, הוֹאִיל וְיֶשְׁנָן בִּרְאִיָּיה.Rabbi Zeira a objecté d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Sont exclus de l'obligation du sacrifice expiatoire les témoins comploteurs, car leur faute ne comporte pas d'acte. » Et pourquoi ? Il est pourtant écrit à leur sujet : « Sur la bouche de deux témoins » (Deutéronome 17, 6) ; la torsion de leurs lèvres devrait être un acte ! Rava a dit : Les témoins comploteurs sont différents, puisque l'essentiel de leur témoignage est dans la vue, ce qu'ils ont vu, qui n'est pas un acte.
- הָאוֹכֵל חֵלֶב. תָּנוּ רַבָּנַן: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז לֹא תֹאכֵלוּ״ – לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.La Michna a cité celui qui mange de la graisse interdite. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Toute graisse de bœuf, de mouton ou de chèvre, vous ne la mangerez pas » (Lévitique 7, 23) : pour rendre passible de flagellation pour chacune d'elles. Ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Et les Sages disent : il n'est passible que d'une seule.
- נֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת?Disons qu'ils divergent sur ceci : Rabbi Ichmaël pense qu'on flagelle pour un interdit général (qui englobe plusieurs cas), et les Rabbanan pensent qu'on ne flagelle pas pour un interdit général ?
- לְעוֹלָם סָבַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת, וְשָׁאנֵי הָכָא, דִּמְיַיתְּרִי לֵיהּ קְרָאֵי – נִכְתּוֹב קְרָא ״כׇּל חֵלֶב לֹא תֹאכֵלוּ״, ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.En réalité, Rabbi Ichmaël pense lui aussi qu'on ne flagelle pas pour un interdit général, mais ici c'est différent, car les termes du verset sont superflus : que le verset écrive seulement « Toute graisse, vous ne la mangerez pas » ; « bœuf, mouton ou chèvre », pourquoi en ai-je besoin ? Déduis-en que c'est pour séparer les cas, et rendre passible d'une flagellation pour chacun.
- וְרַבָּנַן? אִי לָא כְּתִיב: ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ חֵלֶב חַיָּה בַּמַּשְׁמָע, לְהָכִי כְּתַב: ״שׁוֹר כֶּשֶׂב וָעֵז״, לְמֵימְרָא: דְּחֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל דְּחַיָּה שְׁרֵי.Et les Rabbanan ? Si le verset n'avait pas écrit « bœuf, mouton ou chèvre », j'aurais dit : même la graisse d'un animal sauvage est incluse dans l'interdit. C'est pourquoi il a écrit « bœuf, mouton ou chèvre », pour dire que c'est la graisse du bœuf, du mouton et de la chèvre qui est interdite, mais celle de l'animal sauvage est permise.
- שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּקָסָבַר: אִם כֵּן, לִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר לֹא תֹאכְלוּ״, ״כֶּשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.Ils lui ont bien répondu ! Mais plutôt, voici la raison de Rabbi Ichmaël, car il pense : s'il en est ainsi, que le verset écrive « Toute graisse de bœuf, vous ne la mangerez pas », le bœuf représentant tout animal domestique ; « mouton ou chèvre », pourquoi en ai-je besoin ? Déduis-en que c'est pour séparer.
- וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״, הֲוָה אָמֵינָא: נֵילַף ״שׁוֹר״ ״שׁוֹר״ מִסִּינַי,Et les Rabbanan pensent : si le Miséricordieux avait écrit seulement « toute graisse de bœuf », j'aurais dit : apprenons par analogie le terme « bœuf » d'ici du terme « bœuf » employé à propos du Sinaï (cf. Exode 19, 13) :
- מָה גַּבֵּי סִינַי – חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, אַף גַּבֵּי אֲכִילָה – חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, לְהָכִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, לְמֵימְרָא דְּהָנֵי דְּאָסוּר, אֲבָל חַיָּה וָעוֹף שְׁרֵי.de même qu'au sujet du Sinaï, l'animal sauvage et l'oiseau sont soumis à la même règle que l'animal domestique, de même au sujet de la consommation de la graisse, l'animal sauvage et l'oiseau seraient comme eux. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « bœuf, mouton ou chèvre », pour dire que ceux-là sont interdits, mais l'animal sauvage et l'oiseau sont permis.
- שַׁפִּיר קָא אָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, דְּקָסָבַר: נִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב כֶּשֶׂב לֹא תֹאכֵלוּ״, אִי נָמֵי: ״כׇּל חֵלֶב עֵז לֹא תֹאכֵלוּ״, ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.Ils lui ont bien répondu ! Mais plutôt, voici la raison de Rabbi Ichmaël : il pense : que le verset écrive « Toute graisse de mouton, vous ne la mangerez pas », ou bien : « Toute graisse de chèvre, vous ne la mangerez pas » ; « bœuf, mouton ou chèvre », pourquoi en ai-je besoin ? Déduis-en que c'est pour séparer.
- וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי כְּתַב ״כָּל חֵלֶב כֶּשֶׂב״, הֲוָה אָמֵינָא: חֵלֶב כֶּשֶׂב אָסוּר, וְשׁוֹר וָעֵז שְׁרֵי. וְכִי תֵּימָא, מַאי אוּלְמֵיהּ דְּכֶשֶׂב – מִשּׁוּם דְּנִתְרַבָּה בְּאַלְיָה,Et les Rabbanan pensent : s'il avait écrit « toute graisse de mouton », j'aurais dit : la graisse du mouton est interdite, mais celle du bœuf et de la chèvre est permise. Et si tu dis : en quoi le mouton est-il plus fort que les autres ? Parce qu'il a un surcroît d'obligation pour la queue grasse, qui est offerte sur l'autel ;
- וְכִדְתָנָא רַבִּי חֲנַנְיָא: לָמָּה מָנָה הַכָּתוּב אֵימוּרִין בְּשׁוֹר וְאֵימוּרִים בְּכֶשֶׂב, וְאֵימוּרִים, בְּעֵז, דִּכְתִיב: ״אַךְ בְּכוֹר שׁוֹר וְגוֹ׳?et comme l'a enseigné Rabbi 'Hanina : Pourquoi le verset a-t-il énuméré les parties à brûler sur l'autel pour le bœuf, les parties à brûler pour le mouton et les parties à brûler pour la chèvre, comme il est écrit : « Mais le premier-né du bœuf, etc. » (Nombres 18, 17) ?
- צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב שׁוֹר, הֲוָה אָמֵינָא: כֶּשֶׂב וָעֵז לָא יָלְפִינַן מִינֵּיהּ, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְשׁוֹר, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה בִּנְסָכִים.Ils sont nécessaires, car s'il avait écrit seulement le bœuf, j'aurais dit : nous n'en apprenons pas le mouton et la chèvre, car on peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier au bœuf ? Qu'il a un surcroît de libations.
- נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּכֶשֶׂב וְנֵילַף שׁוֹר וָעֵז מִכֶּשֶׂב – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְכֶשֶׂב, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה בְּאַלְיָה.Que le Miséricordieux écrive cela pour le mouton, et apprenons le bœuf et la chèvre du mouton ! On peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier au mouton ? Qu'il a un surcroît pour la queue grasse.
- נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא עֵז וְנֵילַף שׁוֹר וְכֶשֶׂב מִינֵּיהּ – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְעֵז, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל עֲבוֹדָה זָרָה.Que le Miséricordieux écrive la chèvre, et apprenons-en le bœuf et le mouton ! On peut réfuter : qu'y a-t-il de particulier à la chèvre ? Qu'elle a un surcroît en matière d'idolâtrie (un particulier qui a fauté par idolâtrie apporte une chèvre).
- מִן חַד לָא יָלְפִינַן, נִכְתּוֹב תַּרְתֵּי וְנֵילַף חֲדָא מִתַּרְתֵּי! הֵי דֵין? נֵילַף שׁוֹר מִכֶּשֶׂב וָעֵז – אִית לְהוֹן פִּירְכָא: מָה לְכֶשֶׂב וָעֵז, שֶׁכֵּן נִתְרַבּוּ אֵצֶל הַפֶּסַח!D'un seul nous n'apprenons pas ; qu'il écrive deux d'entre eux, et apprenons le troisième des deux ! Lequel omettre ? Apprenons le bœuf du mouton et de la chèvre ? Il y a une réfutation : qu'y a-t-il de particulier au mouton et à la chèvre ? Qu'ils ont un surcroît pour le sacrifice de Pessa'h, dont le bœuf est exclu !
- לָא נִכְתּוֹב כֶּשֶׂב וְנֵילַף מִשּׁוֹר וָעֵז – אִית לְהוֹן פִּירְכָא: מָה לְשׁוֹר וָעֵז, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל עֲבוֹדָה זָרָה!Qu'il n'écrive pas le mouton, et apprenons-le du bœuf et de la chèvre ? Il y a une réfutation : qu'y a-t-il de particulier au bœuf et à la chèvre ? Qu'ils ont un surcroît en matière d'idolâtrie (la communauté apporte un taureau, le particulier une chèvre) !
- לָא נִכְתּוֹב עֵז, וְנֵילַף מִשּׁוֹר וְכֶשֶׂב – אִית לְהוֹן פִּירְכָא: מָה לְשׁוֹר וְכֶשֶׂב, שֶׁכֵּן יֵשׁ בּוֹ צַד רִיבּוּי! הִלְכָּךְ לָא יָלְפִי מֵהֲדָדֵי.Qu'il n'écrive pas la chèvre, et apprenons-la du bœuf et du mouton ? Il y a une réfutation : qu'y a-t-il de particulier au bœuf et au mouton ? Que chacun a un aspect de surcroît pour l'autel (les libations pour le bœuf, la queue pour le mouton) ! C'est pourquoi on ne les apprend pas l'un de l'autre.
- שַׁפִּיר קָא אָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא לְעוֹלָם טַעְמָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל כִּדְאָמְרִינַן מֵעִיקָּרָא, דְּאִם כֵּן נִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב״ וְלִישְׁתּוֹק. מַאי אָמְרַתְּ, הַאי דִּכְתַב ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמִשְׁרֵי חֵלֶב חַיָּה?Ils lui ont bien répondu ! Mais plutôt, en réalité, la raison de Rabbi Ichmaël est comme nous l'avons dit au début : s'il en est ainsi, qu'il écrive « toute graisse » et qu'il se taise. Que dis-tu ? Que s'il a écrit « bœuf, mouton ou chèvre », c'est pour permettre la graisse de l'animal sauvage ?
- הָא כִּי כְּתַב קְרָא – בְּעִנְיָינָא דְקָדָשִׁים, וְדָבָר לָמֵד מֵעִנְיָינוֹ.Mais le verset est écrit dans le contexte des sacrifices (Lévitique 7, 25), et une chose s'apprend de son contexte ; or on ne sacrifie pas d'animaux sauvages.
- מִכְּלָל דְּרַבָּנַן סָבְרִי: לָא יָלְפִינַן דָּבָר לָמֵד מֵעִנְיָינוֹ? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא יָלְפִינַן דָּבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָינוֹ, וְהָכָא בְּהָא פְּלִיגִי, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לְמֵידִין לָאו מִלָּאו בֵּין מִלָּאו וּבֵין מִלָּאו דְּכָרֵת,Faut-il en déduire que les Rabbanan pensent que nous n'apprenons pas qu'une chose s'apprend de son contexte ? Non : tout le monde admet que nous apprenons qu'une chose s'apprend de son contexte, et ici, c'est sur ceci qu'ils divergent : Rabbi Ichmaël pense qu'on apprend un interdit d'un interdit, que ce soit d'un simple interdit ou d'un interdit passible de karèt (retranchement) ;
- דְּ״כׇל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, מִלָּאו דְּ״חֻקַּת עוֹלָם לְדֹרֹתֵיכֶם בְּכֹל מוֹשְׁבֹתֵיכֶם כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, דִּכְתִיב בְּעִנְיָינָא דְקָדָשִׁים, וּבְקָדָשִׁים לָא אִית בְּהוֹן חַיָּה, אַף ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״, כִּי כְּתִיב לֵיהּ סְתָמָא לֵיכָּא לְסַפּוֹקֵי בְּחַיָּה, הִלְכָּךְ ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְחַלֵּק הוּא דַּאֲתָא, לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.ainsi « Toute graisse de bœuf, de mouton ou de chèvre » s'apprend de l'interdit : « Statut perpétuel pour vos générations, dans toutes vos demeures : toute graisse et tout sang, vous ne les mangerez pas » (Lévitique 3, 17), qui est écrit dans le contexte des sacrifices ; et parmi les sacrifices il n'y a pas d'animal sauvage. De même « toute graisse de bœuf » : même écrit sans précision, il n'y a pas lieu de douter qu'il s'agisse de l'animal sauvage ; c'est pourquoi « bœuf, mouton ou chèvre » vient pour séparer, pour rendre passible pour chacun.
- וְיָלְפִינַן לָאו דְּ״כׇל חֵלֶב״ וְלָאו דְּ״חֻקַּת עוֹלָם״ מִכָּרֵת דְּ״כִי כׇּל אוֹכֵל חֵלֶב מִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה״, מָה הָהוּא לְחַלֵּק – אַף הַדִּין לְחַלֵּק.Et nous apprenons que l'interdit « toute graisse » et l'interdit « statut perpétuel » séparent, du karèt de : « Car quiconque mange la graisse de l'animal dont on offre un sacrifice » (Lévitique 7, 25) : de même que celui-là vient pour séparer les sacrifices expiatoires, de même celui-ci vient pour séparer les flagellations.
- וְרַבָּנַן, לָאו מִלָּאו יָלְפִינַן, לָאו מִכָּרֵת לָא יָלְפִינַן.Et les Rabbanan pensent : nous apprenons un interdit d'un interdit, mais nous n'apprenons pas un interdit d'un karèt.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הַיְינוּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב מָרִי לְרַב זְבִיד: ״אֶלָּא מֵעַתָּה, אַלְיָה דְחוּלִּין תִּיתְּסַר אֲמַר לֵיהּ״ – ״עָלֶיךָ אָמַר קְרָא: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, דָּבָר הַשָּׁוֶה בִּשְׁלׇשְׁתָּן בָּעִינַן, וְלֵיכָּא״.Et si tu veux, dis : voici la raison des Rabbanan, comme Rav Mari l'a dit à Rav Zevid : « Mais alors, la queue grasse d'un animal profane devrait être interdite comme graisse ! » Rav Zevid lui a dit : « À ton sujet, le verset dit : « Toute graisse de bœuf, de mouton ou de chèvre » ; nous exigeons une chose commune aux trois, et il n'y en a pas » (le bœuf et la chèvre n'ont pas de queue grasse).
- הִלְכָּךְ: כִּי אֲתָא ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ – לְמִישְׁרֵי אַלְיָה דְחוּלִּין הוּא דַּאֲתָא. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אָמַר לָךְ: אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב״, עֵז לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.C'est pourquoi, quand vient « bœuf, mouton ou chèvre », c'est pour permettre la queue grasse d'un animal profane qu'il vient. Et Rabbi Ichmaël te dira : s'il en est ainsi, que le verset dise « toute graisse de bœuf et de mouton » ; la chèvre, pourquoi en ai-je besoin ? Déduis-en que c'est pour séparer.
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מוֹדֶה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל לְעִנְיַן קׇרְבָּן שֶׁאֵין מֵבִיא אֶלָּא חַטָּאת אַחַת, מַאי טַעְמָא? דְּלָא דָּמֵי הָדֵין לָאו לְלָאו דַּעֲרָיוֹת.Rabbi 'Hanina a dit : Rabbi Ichmaël concède, au sujet du sacrifice, qu'on n'apporte qu'un seul sacrifice expiatoire (pour ces graisses mangées dans un même oubli). Quelle en est la raison ? Parce que cet interdit ne ressemble pas à l'interdit des unions interdites, où chaque parente fait l'objet d'un interdit propre.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְעָשָׂה אַחַת״ ״וְעָשָׂה הֵנָּה״ – לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת,Nos Maîtres ont enseigné : « Et il fera une (de toutes les mitsvot) », « et il fera celles-ci » (Lévitique 4, 2) : pour rendre passible pour chacune ;
- שֶׁאִם אָכַל חֵלֶב וְחֵלֶב, שֵׁם אֶחָד בִּשְׁנֵי הֶעְלֵמוֹת – חַיָּיב שְׁתַּיִם, שְׁתֵּי שֵׁמוֹת בְּהֶעְלֵם אַחַת – חַיָּיב שְׁתַּיִם.de sorte que s'il a mangé de la graisse puis encore de la graisse, d'une même catégorie, en deux oublis, il est passible de deux sacrifices ; de deux catégories en un seul oubli, il est passible de deux.
- אֲמַר לֵיהּ רָמֵי בַּר חָמָא לְרַב חִסְדָּא: בִּשְׁלָמָא שֵׁם אֶחָד בִּשְׁנֵי הֶעְלֵמוֹת חַיָּיב שְׁתַּיִם, מִשּׁוּם דְּהֶעְלֵמוֹת מְחַלְּקִין. אֶלָּא שְׁנֵי שֵׁמוֹת בְּהֶעְלֵם אַחַת, אַמַּאי חַיָּיב שְׁתַּיִם? הָא בָּעִינַן הֶעְלֵמוֹת מְוחַלְּקִין, וְלֵיכָּא!Rami bar 'Hama a dit à Rav 'Hisda : Certes, d'une même catégorie en deux oublis, il est passible de deux, car les oublis séparent. Mais de deux catégories en un seul oubli, pourquoi est-il passible de deux ? Nous exigeons des oublis séparés, et il n'y en a pas !
- אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דַּאֲכַל חֵלֶב דְּנוֹתָר, דְּמִחַיַּיב מִשּׁוּם נוֹתָר וּמִשּׁוּם חֵלֶב. אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, נִיחַיַּיב נָמֵי מִשּׁוּם קוֹדֶשׁ!Rav 'Hisda lui a dit : De quoi s'agit-il ici ? Par exemple, il a mangé de la graisse de notar (reste d'un sacrifice après le délai permis), et il est passible au titre de notar et au titre de graisse. Rami bar 'Hama lui a dit : S'il en est ainsi, qu'il soit aussi passible au titre de sainteté (sacrifice de culpabilité pour usage profane du sacré) !
- אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן דַּאֲכַל חֵלֶב דְּהֶקְדֵּשׁ, וְרַבִּי יְהוּדָה הִיא. דְּתַנְיָא: אָכַל חֵלֶב נְבֵלָה, אָכַל חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין – חַיָּיב שְׁתַּיִם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין – לוֹקֶה שָׁלֹשׁ.Mais plutôt, Rav Chéchèt a dit : Par exemple, il a mangé de la graisse de sacrifice consacré, et c'est l'opinion de Rabbi Yehouda. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : s'il a mangé la graisse d'une charogne, ou la graisse de sacrifices consacrés, il est passible de deux flagellations. Rabbi Yehouda dit : pour la graisse de sacrifices consacrés, il est flagellé trois fois.
- מְחַיְּיכוּ עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא: וְנוֹקְמַהּ כְּגוֹן חֵלֶב דְּשׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: לוֹקֶה שְׁלֹשׁ!On s'en est moqué en Occident (en Terre d'Israël) : qu'on l'applique plutôt au cas de la graisse de bœuf, de mouton et de chèvre, et ce sera l'opinion de Rabbi Ichmaël, qui dit : il est flagellé trois fois !
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