Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא בְּאוֹמֵר מוּתָּר, דְּעַד כָּאן לָא קָבָעֵי מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן אֶלָּא אִי חֲדָא מִחַיַּיב אִי תַּרְתֵּי מִחַיַּיב, אָבֵל מִיפְּטַר לִגְמָרֵי לָא בְּעָא מִינֵּיהּ.Mais plutôt, il s'agit d'un cas où il dit que l'idolâtrie est permise : son erreur vient de l'ignorance et non de l'oubli. Car jusqu'ici, Rava n'a demandé à Rav Na'hman au sujet du Chabbat que pour savoir s'il est passible d'un seul sacrifice expiatoire ou s'il est passible de deux, lorsqu'il ignore à la fois le Chabbat et les travaux interdits ; mais la possibilité qu'il soit exempté totalement, il ne la lui a pas demandée.
- רַב פָּפָּא אָמַר: מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּתִינוֹק שֶׁנִּשְׁבָּה לְבֵין הַגּוֹיִם, דְּיָדַע דַּאֲסִירָא עֲבוֹדָה זָרָה, וְהָנֵי עֲבוֹדָה זָרָה לָא יָדַע דַּאֲסִירָן.Rav Pappa dit : Tu trouves une transgression par erreur en matière d'idolâtrie dans le cas d'un enfant qui a été capturé parmi les non-Juifs et n'a pas été instruit de la Torah : il sait que l'idolâtrie en général est interdite, mais pour ces idoles particulières qu'il sert, il ne sait pas qu'elles sont interdites.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: אֲפִילּוּ תֵּימָא בְּגָדוֹל – כְּגוֹן דְּקָא טָעֵי בְּהָדֵין קְרָא: ״לֹא תַעֲשׂוּן אִתִּי אֱלֹהֵי כֶסֶף וֵאלֹהֵי זָהָב וְגוֹ׳״ סָבַר: כִּי אֲסִירָא הִשְׁתַּחֲוָאָה לַעֲבוֹדָה זָרָה דְּכֶסֶף וְזָהָב, אֲבָל דְּמִינֵי אַחֲרִינֵי שַׁרְיָא, דְּהַיְינוּ שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה וּזְדוֹן עֲבוֹדוֹת.Et si tu veux, dis : tu peux même dire qu'il s'agit d'un adulte, par exemple qui s'est trompé sur ce verset : « Vous ne ferez pas avec Moi des dieux d'argent et des dieux d'or, etc. » (Exode 20, 20). Il pense : la prosternation n'est interdite que pour une idole d'argent ou d'or, mais pour une idole d'autres matières, comme le bois ou la pierre, elle est permise. Et c'est là un cas d'erreur sur l'idolâtrie avec intention quant aux cultes interdits.
- רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב בִּיבִי אָמַר: תַּנָּא שֵׁם שַׁבָּת וְשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה קָתָנֵי. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: הַבָּא עַל אִשָּׁה וּבִתָּהּ וְעַל אֵשֶׁת אִישׁ, וְהָא יֵשׁ בִּתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ, דְּלָא קָתָנֵי לַהּ!Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit au nom de Rav Bivi : le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) enseigne la catégorie générale du Chabbat et la catégorie générale de l'idolâtrie, sans détailler le nombre de sacrifices dus pour chacune. D'où le sait-on ? Du fait qu'il enseigne : celui qui a des relations avec une femme et sa fille, et avec une femme mariée ; or il y a le cas de sa fille née de la femme qu'il a violée, qu'il n'enseigne pas ! C'est donc qu'elle est incluse dans la catégorie générale « une femme et sa fille ».
- אָמְרִי: דִּכְתִיבָן קָתָנֵי, דְּלָא כְּתִיבָן לָא קָתָנֵי.On répond : le Tanna enseigne les interdits qui sont écrits explicitement dans la Torah ; ceux qui ne sont pas écrits, mais déduits des versets, il ne les enseigne pas.
- וְהָאִיכָּא בַּת אִשְׁתּוֹ וּבַת בִּתָּהּ וּבַת בְּנָהּ, דִּכְתִיבָא, וְלָא קָתָנֵי! אֶלָּא: שֵׁם אִשָּׁה וּבִתָּהּ קָתָנֵי? הָכִי נָמֵי: שֵׁם שַׁבָּת וְשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה קָתָנֵי.Mais il y a le cas de la fille de sa femme, de la fille de la fille de celle-ci et de la fille de son fils, qui sont écrits explicitement, et pourtant il ne les enseigne pas ! Il faut donc dire : il enseigne la catégorie « une femme et sa fille », qui les inclut ; de même ici, il enseigne la catégorie du Chabbat et la catégorie de l'idolâtrie.
- רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא רָמֵי דִּילֵיהּ אַדִּילֵיהּ: מִי אָמַר רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי הָכִי, שֵׁם שַׁבָּת קָתָנֵי וְשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה קָתָנֵי? וְהָאִיתְּמַר: הַמַּעֲלֶה אֵבְרֵי פְּנִים בַּחוּץ – חַיָּיב, אֵבְרֵי חוּץ בַּחוּץ – חַיָּיב.Rav A'ha, fils de Rav Ika, oppose un enseignement de Rav Bivi à un autre enseignement de lui : Rav Bivi bar Abayé a-t-il vraiment dit cela, qu'il enseigne la catégorie du Chabbat et la catégorie de l'idolâtrie ? Or il a été dit (par les Amoraïm) : celui qui offre à l'extérieur du Temple les membres d'une bête abattue à l'intérieur du Temple est passible ; s'il offre à l'extérieur les membres d'une bête abattue à l'extérieur, il est passible.
- וְקַשְׁיָא לֵיהּ לְרַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: ״אִי הָכִי, הָא דִּתְנַן: שְׁלֹשִׁים וָשֵׁשׁ כָּרֵיתוֹת בְּתוֹרָה – תְּלָתִין וּשְׁבַע נִינְהוּ, דְּאִיכָּא הַמַּעֲלֶה וְהַמַּעֲלֶה!״ מַאי קַשְׁיָא לֵיהּ? נִישְׁנֵי: שֵׁם הַעֲלָאָה קָתָנֵי!Et cela a posé une difficulté à Rav Bivi bar Abayé : « S'il en est ainsi, ce que nous avons appris dans la Michna : il y a dans la Torah trente-six fautes passibles de karèt (retranchement) ; elles sont en réalité trente-sept, puisqu'il y a celui qui offre les membres d'une bête abattue à l'intérieur et celui qui offre les membres d'une bête abattue à l'extérieur ! » Rav A'ha objecte : si Rav Bivi pense que le Tanna n'énonce que des catégories, quelle difficulté a-t-il ? Qu'il réponde : il enseigne la catégorie de l'offrande à l'extérieur !
- מִי דָּמֵי? שַׁבָּת וַעֲבוֹדָה זָרָה תְּנָא יָתְהוֹן אַבִּינְכֵיהוֹן, גַּבַּי כָּרֵיתוֹת, דְּאִירְיָא, מְשַׁנֵּי: ״שֵׁם שַׁבָּת קָתָנֵי שֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה קָתָנֵי״, גַּבֵּי הַעֲלָאָה, מִי תְּנָא יָתְהוֹן בִּינְכֵיהוֹן דְּשַׁנִּי הָכִי?La Guemara répond : est-ce comparable ? Le Chabbat et l'idolâtrie, le Tanna les a enseignés en détail à leur place (Chabbat 73a et Sanhédrin 60b) ; au sujet des karèt, où ils ne sont mentionnés que par entraînement, Rav Bivi répond : « Il enseigne la catégorie du Chabbat, il enseigne la catégorie de l'idolâtrie. » Mais au sujet de l'offrande à l'extérieur, le Tanna l'a-t-il enseignée à sa place en détail, pour qu'il réponde ainsi ?
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: שְׁתֵּי כָּרֵיתוֹת וְלָאו אֶחָד, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שׁוֹחֵט וְהֶעֱלָה קָאָמְרַתְּ? הָנֵי שְׁנֵי לָאוִין נִינְהוּ,Rabbi Yirmeya a demandé à Rabbi Zeira : s'il y a deux karèt et un seul interdit pour un acte, qu'en est-il ? Est-on passible d'un sacrifice expiatoire distinct pour chacun ? Rabbi Zeira lui dit : Tu parles de celui qui abat un sacrifice à l'extérieur et de celui qui l'a offert à l'extérieur ? Ce sont deux interdits distincts.
- אִי לְמַאן דְּגָמַר מִגְּזֵרָה שָׁוָה – נֶאֱמַר כָּאן הֲבָאָה וְנֶאֱמַר לְהַלָּן הֲבָאָה,En effet, selon celui qui l'apprend par une guezéra chava (analogie textuelle) : il est dit ici l'expression « apporter » (Lévitique 17, 4) et il est dit là-bas l'expression « apporter » (Lévitique 17, 9) ;
- מָה לְהַלָּן לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר – אַף כָּאן לֹא עָנַשׁ, אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר.de même que là-bas, pour l'offrande, la Torah n'a puni que si elle a aussi averti par un interdit, de même ici, pour l'abattage, elle n'a puni que si elle a averti.
- לְמַאן דְּמַיְיתֵי לַהּ בְּהֶיקֵּשׁ – אָמַר קְרָא: ״שָׁם תַּעֲלֶה... וְשָׁם תַּעֲשֶׂה״, מַקִּישׁ שְׁחִיטָה לְהַעֲלָאָה, מָה הַעֲלָאָה לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר, אַף שְׁחִיטָה לֹא עָנַשׁ אֶלָּא אִם כֵּן הִזְהִיר.Selon celui qui l'apprend par un hékech (rapprochement de deux sujets dans un verset), le verset dit : « Là tu offriras tes holocaustes … et là tu feras » (Deutéronome 12, 14) : il rapproche l'abattage (« tu feras ») de l'offrande ; de même que pour l'offrande, la Torah n'a puni que si elle a averti, de même pour l'abattage, elle n'a puni que si elle a averti.
- דִּלְמָא שְׁתֵּי מִיתוֹת וְלָאו אֶחָד קָאָמְרַתְּ? מָה הִיא – אוֹב וְיִדְּעוֹנִי.Peut-être parles-tu de deux peines de mort et d'un seul interdit ? Qu'est-ce ? Le ov (nécromancien, qui fait remonter l'esprit des morts) et le yidoni (devin, qui place un os dans sa bouche pour qu'il parle).
- אֲמַר לֵיהּ דְּהָא פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ. דְּתָנוּ גַּבֵּי סַנְהֶדְרִין: בַּעַל אוֹב וְיִדְּעוֹנִי, וְקַשְׁיָא לַן, וּמַאי שְׁנָא גַּבֵּי סְקִילוֹת תָּנֵי יִדְּעוֹנִי, וְגַבֵּי כָּרֵיתוֹת לָא תָּנֵי יִדְּעוֹנִי?Rabbi Zeira lui dit : ce n'est pas une question, car c'est une machlokèt (divergence) entre Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich. Car on a enseigné dans le traité Sanhédrin, parmi les lapidés : le baal ov et le yidoni ; et cela nous a posé une difficulté : en quoi est-ce différent, qu'au sujet des lapidations il enseigne le yidoni, et qu'au sujet des karèt il n'enseigne pas le yidoni ?
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הוֹאִיל וּשְׁנֵיהֶם בְּלָאו אֶחָד נֶאֶמְרוּ. וְנֵימָא יִדְּעוֹנִי, וְלָא נֵימָא בַּעַל אוֹב! קָסָבַר: הוֹאִיל וּפָתַח הַכָּתוּב בְּבַעַל אוֹב.Rabbi Yo'hanan a dit : Puisque tous deux ont été énoncés dans un seul interdit (Lévitique 19, 31), il n'y a pas de sacrifice distinct pour chacun. Qu'il dise alors le yidoni et qu'il ne dise pas le baal ov ! Il pense : puisque le verset a commencé par le baal ov, c'est lui qu'on mentionne.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: הוֹאִיל וְאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה. וְרֵישׁ לָקִישׁ מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבִּי יוֹחָנָן?Et Rech Lakich a dit : le yidoni n'est pas compté parce qu'il ne comporte pas d'acte, et on n'apporte pas de sacrifice pour une faute sans acte. Et Rech Lakich, pourquoi ne dit-il pas comme Rabbi Yo'hanan ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: דְּהָא חֲלוּקִין הֵן בְּמִיתוֹת. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר לְךָ: חֲלוּקָּה דְלָאו – הָוֵי חֲלוּקָּה, חֲלוּקָּה דְמִיתָה – לָא הָוְיָא חֲלוּקָּה.Rav Pappa a dit : Parce qu'ils sont séparés dans le verset quant aux peines de mort (Lévitique 20, 27) ; ils auraient donc dû entraîner des sacrifices distincts, n'était l'absence d'acte. Et Rabbi Yo'hanan te dira : une séparation par l'interdit est une séparation qui entraîne des sacrifices distincts ; une séparation par la peine de mort n'est pas une séparation.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרֵישׁ לָקִישׁ? קָסָבַר: מַאן תַּנָּא כָּרֵיתוֹת – רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר לָא בָּעִינַן מַעֲשֶׂה.Et Rabbi Yo'hanan, pourquoi ne dit-il pas comme Rech Lakich ? Il pense : qui est le Tanna qui a enseigné la liste des karèt ? C'est Rabbi Akiva, qui dit : nous n'exigeons pas d'acte pour être passible d'un sacrifice.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ? נְהִי דְּרַבִּי עֲקִיבָא לָא בָּעֵי מַעֲשֵׂה רַבָּה, מַעֲשֵׂה זוּטָא בָּעֵי.Et Rech Lakich ? Certes, Rabbi Akiva n'exige pas un acte important, mais il exige au moins un acte minime ; or le yidoni n'en comporte aucun, la voix sortant d'elle-même.
- בַּעַל אוֹב, מַאי מַעֲשֶׂה אִית בֵּיהּ? הֲקָשַׁת זְרוֹעוֹתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה. מְגַדֵּף, מַאי מַעֲשֶׂה אִית בֵּיהּ? עֲקִימַת שְׂפָתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה.Le baal ov, quel acte comporte-t-il ? Le battement de ses bras l'un contre l'autre est un acte. Le blasphémateur, quel acte comporte-t-il ? La torsion de ses lèvres en parlant est un acte.
- קָא סָלְקָא דַּעְתִּין: הֲקָשַׁת זְרוֹעוֹתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה זוּטָא אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן. מֵיתִיבִי: בַּעֲבוֹדָה זָרָה אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַעֲשֶׂה, כְּגוֹן שֶׁזִּיבַּח, וְקִיטֵּר, וְנִיסֵּךְ, וְהִשְׁתַּחֲוָה. וְקַשְׁיָא לַן, הִשְׁתַּחֲוָאָה לֵית בַּהּ מַעֲשֶׂה!Il nous vient à l'esprit que le battement de ses bras est un acte minime même selon les Rabbanan (les Sages). On objecte d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : en matière d'idolâtrie, on n'est passible que pour une chose qui comporte un acte, par exemple s'il a abattu un sacrifice, fait brûler de l'encens, versé une libation ou s'est prosterné. Et cela nous a posé une difficulté : la prosternation ne comporte pas d'acte !
- וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הָא מַנִּי? רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר לָא בָּעִינַן מַעֲשֶׂה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כְּפִיפַת קוֹמָתוֹ הָוֵי מַעֲשֶׂה. מִכְּלָל דִּסְבִירָא לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ אַלִּיבָּא דְרַבָּנַן כְּפִיפַת קוֹמָתוֹ לְרַבָּנַן לָא הָוֵי מַעֲשֶׂה. הֲקָשַׁת זְרוֹעוֹתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה?!Et Rech Lakich a dit : De qui est-ce l'opinion ? C'est Rabbi Akiva, qui dit : nous n'exigeons pas d'acte. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Tu peux même dire que c'est les Rabbanan, car l'inclinaison de sa stature est un acte. On en déduit par implication que Rech Lakich pense que, selon les Rabbanan, l'inclinaison de sa stature n'est pas un acte ; et le battement de ses bras, mouvement moindre, serait un acte ?!
- וְאֶלָּא כִּי קָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ הֲקָשַׁת זְרוֹעוֹתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה זוּטָא, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא, אֲבָל לְרַבָּנַן לָא הָוֵי מַעֲשֶׂה.Mais plutôt, quand Rech Lakich dit que le battement de ses bras est un acte minime, c'est selon Rabbi Akiva ; mais selon les Rabbanan, ce n'est pas un acte.
- אִי הָכִי, אַמַּאי תָּנֵי: יָצָא מְגַדֵּף שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה? נִיתְנֵי: יָצָא מְגַדֵּף וּבַעַל אוֹב! חֲדָא מִתַּרְתֵּי קָתָנֵי.S'il en est ainsi, pourquoi la Michna enseigne-t-elle au nom des Rabbanan : « à l'exclusion du blasphémateur, qui ne comporte pas d'acte » ? Qu'elle enseigne : « à l'exclusion du blasphémateur et du baal ov » ! Elle enseigne un exemple parmi deux.
- וְלִיתְנֵי בַּעַל אוֹב וְלָא לִיתְנֵי מְגַדֵּף! מְגַדֵּף אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב כָּרֵת דִּילֵיהּ בִּמְקוֹם קׇרְבָּן, אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְרַבִּי עֲקִיבָא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא.Qu'elle enseigne alors le baal ov et qu'elle n'enseigne pas le blasphémateur ! Le blasphémateur était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire : puisque son karèt est écrit à l'endroit qui traite du sacrifice (Nombres 15, 27-30), dis que les Rabbanan concèdent ici à Rabbi Akiva ; elle nous fait entendre que non.
- עוּלָּא אָמַר: בַּעַל אוֹב דְּקָתָנֵי בִּמְקַטֵּר לַשֵּׁד. מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: אִם כֵּן, הַיְינוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה! אֶלָּא אָמַר רָבָא: מְקַטֵּר לַשֵּׁד עַל מְנָת לְחַבְּרוֹ.Oulla a dit : Le baal ov qu'enseigne la Michna, c'est celui qui fait brûler de l'encens au démon, acte véritable. Rava l'a contesté : S'il en est ainsi, c'est la même chose que celui qui sert l'idolâtrie ! Mais plutôt, Rava a dit : c'est celui qui fait brûler de l'encens au démon afin de l'attacher à lui, pour qu'il l'aide dans ses sorcelleries, et non pour l'adorer.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִם כֵּן, הָיִינוּ חוֹבֵר חָבֶר! אֲמַר לֵיהּ: הַתּוֹרָה אָמְרָה חוֹבֵר חָבֶר כְּגוֹן זֶה, בִּסְקִילָה. וְאֶלָּא חוֹבֵר חֶבֶר דִּבְלָאו – הֵדֵין הוּא?Abayé lui dit : S'il en est ainsi, c'est le 'hover 'héver (l'enchanteur, qui « assemble ») !, interdit d'un simple lav sans karèt. Rava lui dit : La Torah a dit que le 'hover 'héver de ce genre, qui attache les démons, est passible de lapidation au titre de baal ov. Mais alors, le 'hover 'héver passible d'un simple interdit, qu'est-ce ?
- אֲמַר לֵיהּ: כִּדְתַנְיָא: ״וְחוֹבֵר חָבֶר״ – אֶחָד חוֹבֵר גָּדוֹל וְאֶחָד חוֹבֵר קָטָן, וַאֲפִילּוּ חוֹבֵר לִנְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים – חַיָּיב. אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּבָעֵי לְמִיצְמַד זִיבּוּרָא וְעַקְרַבָּא – אָסוּר, וְאִי קָאָתוּ בָּתְרֵיהּ – שְׁרֵי.Rava lui dit : Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et l'enchanteur » ('hover 'havèr) (Deutéronome 18, 11) : qu'il assemble par sorcellerie de grandes bêtes ou qu'il en assemble de petites, et même s'il assemble des serpents et des scorpions, il est passible. Abayé a dit : Celui qui veut immobiliser par sorcellerie un frelon et un scorpion, c'est interdit ; mais s'ils le poursuivent, c'est permis.
- לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר כְּפִיפַת קוֹמָתוֹ הָוֵי מַעֲשֵׂה, עֲקִימַתSelon Rabbi Yo'hanan, qui dit que l'inclinaison de sa stature est un acte, la torsion de
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