Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לַאֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ, לוֹמַר שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין.pour enseigner le cas de sa sœur qui est à la fois la fille de son père et la fille de sa mère, pour dire qu'on ne punit pas à partir d'un raisonnement (kal va'homer, raisonnement a fortiori) : bien que la Torah punisse la relation avec la demi-sœur de père et avec la demi-sœur de mère, on ne pourrait en déduire la peine pour la sœur de père et de mère, car on ne punit que ce que la Torah énonce explicitement.
- וְרַבִּי יִצְחָק, סָבַר: עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: יָלֵיף עוֹנֶשׁ מֵאַזְהָרָה.Et Rabbi Its'hak, qui n'interprète pas ainsi, pense qu'on punit à partir d'un raisonnement. Et si tu veux, dis plutôt : il déduit la peine de l'avertissement : de même que la Torah a explicitement interdit la sœur de père et de mère, la même peine de karet s'y applique.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁנֵי לָאוִין וְכָרֵת אֶחָד – חַלֵּק חַטָּאת בֵּינֵיהֶן. וּמַאי הִיא? מְפַטֵּם וְסָךְ, דִּכְתִיב: ״עַל בְּשַׂר אָדָם לֹא יִיסָךְ וּבְמַתְכֻּנְתּוֹ וְגוֹ׳״, כָּרֵת אֶחָד, דִּכְתִיב: ״אֲשֶׁר יִרְקַח כָּמֹהוּ וַאֲשֶׁר יִתֵּן מִמֶּנּוּ עַל זָר וְנִכְרַת מֵעַמָּיו״.Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Hochaya : partout où tu trouves deux interdits et un seul karet, sépare le 'hatat entre eux : si l'on a transgressé les deux par erreur, on apporte un 'hatat pour chacun. Et quel est ce cas ? Celui qui compose l'huile d'onction et celui qui s'en enduit, comme il est écrit : « Elle ne sera pas versée sur la chair de l'homme, et selon sa composition, vous n'en ferez pas de semblable » etc. (Exode 30, 32) — deux interdits ; et un seul karet, comme il est écrit : « Quiconque en préparera de semblable, ou en mettra sur un étranger, sera retranché de son peuple » (Exode 30, 33).
- וְכִי מֵאַחַר דְּלָאוִין מוּחְלָקִים, כָּרֵת דַּאֲחוֹתוֹ דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי?La Guemara objecte : mais puisque les interdits des unions sont distincts (Lévitique 18), et que le karet les englobe toutes à la fin (Lévitique 18, 29), pourquoi ai-je besoin du karet de sa sœur, que le Miséricordieux a écrit à part (Lévitique 20, 17) ?
- לְרַבִּי יִצְחָק – כִּדְאִית לֵיהּ, לְרַבָּנַן מִיבַּעְיָא לְהוּ: לוֹמַר, שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין! לְרַבִּי יִצְחָק, מַפֵּיק לֵיהּ לְחַיֵּיב עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ.La Guemara répond : selon Rabbi Its'hak, il l'explique selon son opinion ; selon les Sages, ils en ont besoin pour dire qu'on ne punit pas à partir d'un raisonnement ! Selon Rabbi Its'hak, il en tire qu'on est passible de trois 'hatat pour sa sœur qui est aussi la sœur de son père et qui est aussi la sœur de sa mère.
- וְרַבָּנַן? דְּנָפְקָא לְהוֹן מִן ״אֲחֹתוֹ״ דְרֵישָׁא. וְרַבִּי יִצְחָק? סָבַר ״אֲחוֹתוֹ״ דְרֵישָׁא אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא הִיא, וּמַפֵּיק לְחַלֵּק מֵ״אֲחֹתוֹ״ דְּסֵיפֵיהּ דִּקְרָא, לְחַלֵּק עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ.La Guemara demande : et les Sages, d'où tirent-ils cela ? Ils le tirent de « sa sœur » au début du verset (« Et l'homme qui prendra sa sœur », Lévitique 20, 17). Et Rabbi Its'hak ? Il pense que « sa sœur » au début est la manière habituelle du verset de décrire le cas, et il tire la nécessité de séparer de « sa sœur » à la fin du verset : pour séparer les 'hatat pour sa sœur qui est aussi la sœur de son père et qui est aussi la sœur de sa mère.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַסָּךְ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה.La Guemara revient à la déclaration de Rabbi Elazar. Rav Na'hman bar Its'hak a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna : « celui qui compose l'huile, celui qui compose l'encens, et celui qui s'enduit de l'huile d'onction ».
- לְמָה לִי דְּתַנְיָא הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת בְּמִיצְעָא? לָאו הָא קָא מַשְׁמַע לַן: מָה קְטֹרֶת לָאו בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְחַיָּיבִים עָלֶיהָ כָּרֵת בִּפְנֵי עַצְמוֹ – אַף מְפַטֵּם שֶׁמֶן וְסָךְ נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָאו בִּפְנֵי עַצְמוֹ – חַיָּיבִים עָלָיו בִּפְנֵי עַצְמָהּ?Pourquoi ai-je besoin qu'il enseigne « celui qui compose l'encens » au milieu, entre les deux cas de l'huile ? N'est-ce pas pour nous faire entendre ceci : de même que pour l'encens, il y a un interdit à part et on est passible du karet pour lui à part, de même pour celui qui compose l'huile et celui qui s'en enduit : puisque chacun est un interdit à part, on est passible pour chacun à part ?
- וְכִי תֵּימָא דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא פִּיטּוּמִין בַּהֲדֵי הֲדָדֵי – נִיתְנִהוּ אֵיפוֹךְ: הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, וְהַסָּךְ שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, אַמַּאי פַּלְּגֵיהּ לְשֶׁמֶן? לָאו הָא קָמַשְׁמַע לַן, דְּיֵשׁ חִילּוּק חַטָּאוֹת בֵּינֵיהֶן? שְׁמַע מִינַּהּ.Et si tu dis que c'est parce qu'il veut enseigner les compositions ensemble, qu'il les enseigne dans l'ordre inverse : « celui qui compose l'encens, celui qui compose l'huile, et celui qui s'enduit de l'huile d'onction ». Pourquoi a-t-il séparé les cas de l'huile ? N'est-ce pas pour nous faire entendre qu'il y a une séparation des 'hatat entre eux ? La Guemara conclut : déduis-en qu'il en est ainsi.
- הַבָּא עַל הַזָּכוּר. תַּנָּא בְּמַאי קָא חָשֵׁיב?La Michna enseigne : « Celui qui a une relation avec un homme. » La Guemara demande : selon quel critère le Tanna compte-t-il ? Si le nombre enseigne que celui qui a tout commis en un seul oubli est passible pour chacun, qui pourrait avoir commis toutes ces transgressions ?
- אִי בְּגַבְרֵי – דַּל הָאִשָּׁה הַנִּרְבַּעַת, וּבָצְרָא לַהּ חֲדָא! אִי בִּנְשֵׁי קָחָשֵׁיב – דַּל מִינְּהוֹן הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְעַל הַבְּהֵמָה, וּבָצְרִי לְהוּ תַּרְתֵּי!Si il compte les transgressions des hommes, retire le cas de la femme qui se livre à un animal, et il en manque une ! S'il compte celles des femmes, retire d'elles le cas de celui qui a une relation avec un homme et avec un animal, et il en manque deux !
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם תַּנָּא גַּבְרֵי קָחָשֵׁיב, וְתָנֵי הָכִי: הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְהֵבִיא זָכוּר עָלָיו, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: חַיָּיב שְׁתַּיִם.Rabbi Yo'hanan a dit : en réalité, le Tanna compte les transgressions des hommes, et enseigne ainsi : « Celui qui a une relation avec un homme, et celui qui fait venir un homme sur lui » ; et c'est l'avis de Rabbi Ichmaël, qui dit : il est passible de deux 'hatat.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי מְגַדֵּף בְּסֵיפֵיהּ, וּמוֹקְמִינַן לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא, רֵישָׁא נָמֵי רַבִּי עֲקִיבָא!La Guemara objecte : mais puisqu'il enseigne dans la suite le cas du blasphémateur, et que nous l'établissons selon Rabbi Akiva, le début aussi est de Rabbi Akiva !
- וְכִי תֵּימָא: רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, וּבְרֵישָׁא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְהָאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְהֵבִיא זָכוּר עָלָיו, לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּמַפֵּיק לֵיהּ מִתַּרְתֵּי קְרָאֵי, מִ״וְּאֶת זָכָר לֹא תִשְׁכַּב״, וּמִ״וְּלֹא יִהְיֶה קָדֵשׁ מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – חַיָּיב שְׁתַּיִם,Et si tu dis : c'est Rabbi Akiva, et pour le début, il pense comme Rabbi Ichmaël — or Rabbi Abahou n'a-t-il pas dit : celui qui a une relation avec un homme et fait venir un homme sur lui, selon Rabbi Ichmaël, qui le tire de deux versets — de « Et avec un homme tu ne coucheras pas » (Lévitique 18, 22) et de « Il n'y aura pas de prostitué parmi les fils d'Israël » (Deutéronome 23, 18) —, il est passible de deux 'hatat ;
- לְרַבִּי עֲקִיבָא אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, דְּמֵחַד קְרָא נָפֵיק לֵיהּ: ״אֶת זָכָר לֹא תִשְׁכַּב״, קְרִי בֵּיהּ: לֹא תִשָּׁכֵיב!selon Rabbi Akiva, il n'est passible que d'un seul, car il le tire d'un seul verset : « Avec un homme tu ne coucheras pas » [tichkav] — lis-y : « tu ne te feras pas coucher » [tichakhev] ! Rabbi Akiva diverge donc de Rabbi Ichmaël sur ce point.
- אֶלָּא: רֵישָׁא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וּבִמְגַדֵּף סָבַר לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא. אִי הָכִי, נִיתְנֵי נָמֵי: הַבָּא עַל הַבְּהֵמָה, וְהֵבִיא בְּהֵמָה עָלָיו!La Guemara propose : plutôt, le début est de Rabbi Ichmaël, et pour le blasphémateur, il pense comme Rabbi Akiva. La Guemara objecte : s'il en est ainsi, qu'il enseigne aussi : « celui qui a une relation avec un animal, et celui qui fait venir un animal sur lui » !
- הָא אָמַר אַבָּיֵי: הַבָּא עַל הַבְּהֵמָה וְהֵבִיא בְּהֵמָה עָלָיו, אַף לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, דְּכִי כְּתִיב קְרָא – בְּגַבְרֵי כְּתִיב.La Guemara répond : Abayé n'a-t-il pas dit : celui qui a une relation avec un animal et fait venir un animal sur lui, même selon Rabbi Ichmaël, n'est passible que d'un seul 'hatat, car lorsque le verset « Il n'y aura pas de prostitué » est écrit, il est écrit au sujet des hommes ?
- רַבִּי אֶלְעָזָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: תַּנָּא תְּנִי שְׁלֹשִׁים וְשָׁלֹשׁ חַטָּאוֹת, וּתְנִי שָׁלֹשׁ כָּרֵיתוֹת, לְסַיּוֹמִינְהוּ בְּכָרֵיתוֹת.Autre interprétation : Rabbi Elazar a dit au nom de Rav : le Tanna enseigne trente-trois transgressions passibles de 'hatat pour un homme, et enseigne en plus trois cas de karet pour compléter la liste des karet ; la femme qui se livre à un animal est l'un de ces trois.
- דְּקָתָנֵי סֵיפָא: פֶּסַח וּמִילָה בְּמִצְוַת עֲשֵׂה – פֶּסַח וּמִילָה אַמַּאי קָתָנֵי לְהוּ?Preuve : car il est enseigné dans la suite : « le Pessa'h et la circoncision, qui sont des mitsvot positives ». Pourquoi enseigne-t-il le Pessa'h et la circoncision ?
- וְאִיתֵּימָא לְאֵיתוֹיֵי קׇרְבָּן עֲלֵיהוֹן, מִי מַיְיתֵי? וְהָתַנְיָא: הוּקְּשָׁה כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב: ״תּוֹרָה אַחַת יִהְיֶה לָכֶם לָעוֹשֶׂה בִּשְׁגָגָה. וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה בְּיָד רָמָה״ –Et si tu dis : pour enseigner qu'on apporte un sacrifice pour eux en cas d'oubli — en apporte-t-on vraiment ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : toute la Torah a été comparée à l'idolâtrie, comme il est écrit : « Une seule loi sera pour vous, pour celui qui agit par erreur. Et la personne qui agira d'une main haute », etc. (Nombres 15, 29-30) :
- מָה עֲבוֹדָה זָרָה שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה, אַף כֹּל שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה!de même que l'idolâtrie relève de « reste assis et ne fais pas » (un interdit), de même tout ce qui relève de « reste assis et ne fais pas » rend passible d'un 'hatat ! On n'apporte donc pas de sacrifice pour l'omission d'une mitsva positive.
- אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: תְּנָא שְׁלֹשִׁים וְשָׁלֹשׁ חַטָּאוֹת מַאן דְּעָבְדִי בְּשׁוֹגֵג, וַהֲדַר תְּנָא שָׁלֹשׁ כָּרֵיתוֹת לְסַיּוֹמִינְהוּ לְכָרֵיתוֹת, שְׁמַע מִינַּהּ.N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire : il a enseigné trente-trois transgressions passibles de 'hatat pour celui qui les commet par erreur, puis il a enseigné trois cas de karet pour compléter la liste des karet ? La Guemara conclut : déduis-en qu'il en est ainsi.
- הַמְחַלֵּל אֶת הַשַּׁבָּת. אָמְרִי: שַׁבָּת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת הָוְויָין! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תַּנָּא שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת, דְּלָא מִחַיַּיב אֶלָּא חֲדָא.La Michna enseigne : « Celui qui profane le Chabbat. » Les Sages disent : les travaux du Chabbat sont quarante moins un, et l'on est passible d'un 'hatat pour chacun ! Rabbi Yo'hanan a dit : le Tanna a enseigné le cas d'erreur sur le Chabbat (il ignorait que c'était Chabbat) et de connaissance volontaire des travaux (il savait qu'ils sont interdits le Chabbat), où il n'est passible que d'un seul 'hatat.
- דְּתַנְיָא: ״הֵנָּה״ שֶׁהִיא ״אַחַת״ – שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת.Comme il a été enseigné (dans une baraïta), au sujet du verset « et il fera de l'une d'elles » (méa'hat méhéna, Lévitique 4, 2) : « elles » [héna] qui sont « une » [a'hat] — c'est le cas d'erreur sur le Chabbat et de connaissance volontaire des travaux : de nombreux travaux, un seul 'hatat.
- וְנִיתְנֵי זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת, דְּמִחַיַּיב אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת!La Guemara objecte : qu'il enseigne plutôt le cas de connaissance volontaire du Chabbat et d'erreur sur les travaux, où il est passible de quarante moins un 'hatat !
- דְּתַנְיָא: ״וְעָשָׂה מֵאַחַת מֵהֵנָּה״ – פְּעָמִים שֶׁחַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, וּפְעָמִים שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. דְּתַנְיָא: ״אַחַת״ שֶׁהִיא ״הֵנָּה״ – זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת!Comme il a été enseigné : « Et il fera de l'une d'elles » — parfois on est passible d'un seul 'hatat pour toutes les transgressions, et parfois on est passible pour chacune d'entre elles. Comme il a été enseigné : « une » [a'hat] qui est « elles » [héna] — c'est le cas de connaissance volontaire du Chabbat et d'erreur sur les travaux !
- תְּנָא שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת עֲדִיפָא לֵיהּ, דְּמֵחַטָּאת מִיהָא לָא מִיפְּטַר.La Guemara répond : le Tanna préfère le cas d'erreur sur le Chabbat et de connaissance volontaire des travaux, car il y est au moins sûr qu'il n'est pas exempt du 'hatat.
- וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא גַּבֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּקָתָנֵי: שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה וּזְדוֹן עֲבוֹדוֹת.Et de même, tu trouves la même chose au sujet de l'idolâtrie, où il enseigne un seul 'hatat : c'est le cas d'erreur sur l'idolâtrie et de connaissance volontaire des cultes (sacrifice, encens, libation, prosternation).
- שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּעָמַד בְּבֵית עֲבוֹדָה זָרָה וְסָבַר בֵּית הַכְּנֶסֶת הִיא וְהִשְׁתַּחֲוָה – הֲרֵי לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם!La Guemara demande : l'erreur sur l'idolâtrie, à quoi ressemble-t-elle ? Si l'on dit qu'il se tenait dans un temple idolâtre, pensait que c'était une synagogue et s'est prosterné — son cœur était tourné vers le Ciel, et il n'y a même pas de faute involontaire !
- וְאֶלָּא דַּחֲזָא אִנְדְּרָטָא וּסְגֵיד לֵהּ? אִי דְּקַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ בֶּאֱלוֹהַּ – בַּר סְקִילָה הוּא! וְאִי דְּלָא קַבְּלֵיהּ בֶּאֱלוֹהַּ – לָאו מִידֵּי הוּא!Mais plutôt, s'il a vu une statue [andarta] à l'image du roi et s'est prosterné devant elle : s'il l'a acceptée sur lui comme dieu, il est passible de lapidation, car il a agi volontairement ! Et s'il ne l'a pas acceptée comme dieu et ne s'est prosterné que par déférence envers le roi, ce n'est rien !
- אֶלָּא, מֵאַהֲבָה וּמִיִּרְאָה.Mais plutôt il s'agit de celui qui s'est prosterné par amour ou par crainte de quelqu'un, en pensant que ce n'est pas interdit sans véritable intention de culte : c'est une faute involontaire.
- הָנִיחָא לְאַבַּיֵּי דְּאָמַר חַיָּיב, אֶלָּא לְרָבָא דְּאָמַר פָּטוּר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara remarque : cela convient selon Abayé, qui dit que celui qui se prosterne par amour ou par crainte est passible ; mais selon Rava, qui dit qu'il est exempt, que peut-on dire ?
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