Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ מִנְיָינָא לְמָה לִי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּן בְּהֶעְלֵם אַחַת – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna). Pourquoi ai-je besoin du nombre trente-six ? On pourrait simplement compter les cas énumérés. Rabbi Yo'hanan a dit : pour enseigner que s'il les a tous commis en un seul oubli, il est passible d'un 'hatat pour chacun d'entre eux.
- וְתוּ, הָא דִּתְנַן: אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת, מִנְיָינָא לְמָה לִי? שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּן בְּהֶעְלֵם אַחַת – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Et encore : ce que nous avons appris (dans la Michna, Chabbat 73a) : « Les travaux principaux sont quarante moins un » — pourquoi ai-je besoin du nombre ? Pour enseigner que s'il les a tous accomplis en un seul oubli, il est passible d'un 'hatat pour chacun d'entre eux.
- תּוּ, הָא דִּתְנַן: אַרְבָּעָה מְחוּסְּרֵי כַּפָּרָה, מִנְיָינָא לְמָה לִי?Encore : ce que nous avons appris (plus loin, 8b) : « Quatre sont en manque d'expiation » — ils ne peuvent manger de viande sainte tant qu'ils n'ont pas apporté leur sacrifice : le zav, la zava, l'accouchée et le lépreux. Pourquoi ai-je besoin du nombre ?
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, דְּאָמַר: חֲמִשָּׁה הָוֵי, דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: גֵּר מְחוּסַּר כַּפָּרָה עַד שֶׁיִּזָּרֵק דָּם עָלָיו, אַהָכִי תְּנָא אַרְבָּעָה.Pour exclure l'avis de Rabbi Eliézer ben Yaakov, qui dit qu'ils sont cinq. Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : le converti aussi est en manque d'expiation — bien qu'il soit circoncis et se soit immergé — jusqu'à ce que le sang de son sacrifice soit aspergé pour lui. C'est pour cela que la Michna enseigne « quatre ».
- תּוּ, הָא דִּתְנַן: אַרְבָּעָה מְבִיאִין עַל הַזָּדוֹן כִּשְׁגָגָה, מִנְיָינָא לְמָה לִי?Encore : ce que nous avons appris (plus loin, 8b) : « Quatre apportent un sacrifice pour la faute volontaire comme pour la faute involontaire » — celui qui a une relation avec une servante fiancée, le nazir devenu impur, le serment sur un témoignage et le serment sur un dépôt. Pourquoi ai-je besoin du nombre ?
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן – לֹא נִיתָּן זְדוֹנָהּ לְכַפָּרָה, אַהָכִי תְּנָא אַרְבָּעָה.Pour exclure l'avis de Rabbi Chimon. Comme il a été enseigné : Rabbi Chimon dit : le serment mensonger sur un dépôt — sa transgression volontaire n'a pas été donnée à l'expiation par un sacrifice. C'est pour cela que la Michna enseigne « quatre ».
- תּוּ, הָא דִּתְנַן: חֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה, מִנְיָינָא לְמָה לִי?Encore : ce que nous avons appris (plus loin, 9a) : « Cinq apportent un seul sacrifice pour de nombreuses transgressions » — celui qui a eu plusieurs relations avec une servante fiancée, le nazir devenu impur plusieurs fois, celui qui a mis sa femme en garde au sujet de plusieurs hommes, le lépreux atteint de plusieurs plaies, et la femme qui a eu plusieurs accouchements. Pourquoi ai-je besoin du nombre ?
- מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא: נָזִיר אִם נִטְמָא טוּמְאוֹת הַרְבֵּה, וּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּגוֹן דְּאִיטַּמִּי בִּשְׁבִיעִי וְחָזַר וְנִטְמָא בַּשְּׁבִיעִי, וּמַנִּי? רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: נְזִירוּת דְּטָהֲרָה, מִן שְׁבִיעִי הוּא דְּחָיֵיל עֲלֵיהּ.Parce qu'il veut enseigner dans la suite : « le nazir, s'il est devenu impur de nombreuses impuretés », et le nombre cinq vient souligner ce cas. Et on le trouve, par exemple, lorsqu'il est devenu impur le septième jour de sa purification et, de nouveau, impur le septième jour. Et de qui est-ce ? C'est Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, qui dit : le naziréat de pureté, qu'il doit recommencer après sa purification, prend effet sur lui dès le septième jour.
- דְּאִי תֵּאמַר רַבִּי הִיא, כֵּיוָן דִּנְזִירוּת דְּטׇהֳרָה עַד שְׁמִינִי לָא חָיְילָא עֲלֵיהּ, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?Car si tu disais que c'est Rabbi (Yehouda HaNassi) : puisque selon lui le naziréat de pureté ne prend effet sur lui qu'au huitième jour, comment trouverais-tu ce cas ?
- אִי דְּנִטְמָא בִּשְׁבִיעִי וְחָזַר וְנִטְמָא בִּשְׁבִיעִי – כּוּלַּהּ חֲדָא טוּמְאָה אֲרִיכְתָּא הִיא.S'il est devenu impur le septième jour et, de nouveau, impur le septième jour, tout cela n'est qu'une seule longue impureté, car il n'est jamais parvenu au huitième jour qui renouvelle son naziréat de pureté.
- וְאִי דְּנִטְמָא בַּשְּׁמִינִי וְחָזַר וְנִטְמָא בַּשְּׁמִינִי, כֵּיוָן דְּיָצָא בְּשָׁעָה הָרְאוּיָה לְהָבִיא בָּהּ קׇרְבָּן, חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא.Et s'il est devenu impur le huitième jour et, de nouveau, impur le huitième jour, puisqu'il est sorti de son impureté à un moment propre à apporter son sacrifice, il est passible d'un sacrifice pour chacune des impuretés ! Déduis-en donc que c'est Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda. C'est pour le souligner que la Michna donne le nombre.
- מַאי רַבִּי וּמַאי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה? דְּתַנְיָא: ״וְקִדַּשׁ אֶת רֹאשׁוֹ בַּיּוֹם הַהוּא״ – בְּיוֹם הֲבָאַת קׇרְבְּנוֹתָיו, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּיוֹם תִּגְלַחְתּוֹ.Quel est l'avis de Rabbi et quel est celui de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda ? Comme il a été enseigné au sujet du nazir impur : « Et il sanctifiera sa tête en ce jour-là » (Nombres 6, 11) — le jour où il apporte ses sacrifices, c'est-à-dire le huitième ; ce sont les paroles de Rabbi. Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : le jour où il se rase, c'est-à-dire le septième.
- תּוּ, הָא דִּתְנַן: חֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבַּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד, מִנְיָינָא לְמָה לִי?La Guemara reprend sa série de questions : encore : ce que nous avons appris (plus loin, 9a) : « Cinq apportent un sacrifice olé veyored » (« montant et descendant », proportionné aux moyens du fauteur) : pour l'audition d'un serment de témoignage, pour un serment énoncé des lèvres, pour l'impureté du Sanctuaire et de ses viandes saintes, l'accouchée et le lépreux. Pourquoi ai-je besoin du nombre ?
- מִשּׁוּם דְּקָתָנֵי סֵיפָא: נָשִׂיא כַּיּוֹצֵא בָּהֶן. חֲמִשָּׁה לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר: נָשִׂיא מֵבִיא שָׂעִיר.Parce qu'il est enseigné dans la suite (Horayot 8b) : le tribunal n'est pas passible pour ces cas, et le nassi (le roi) est comme eux, exempt. Le nombre cinq vient exclure l'avis de Rabbi Eliézer, qui dit : le nassi apporte un bouc, c'est-à-dire un 'hatat fixe, pour l'impureté du Sanctuaire et de ses viandes saintes.
- תּוּ, הָא דִּתְנַן: אַרְבָּעָה אֲבוֹת נְזִיקִין, מִנְיָנָא לְמָה לִי?Encore : ce que nous avons appris (Bava Kama 2a) : « Il y a quatre catégories principales de dommages » : le bœuf, la fosse, le mavé et le feu. Pourquoi ai-je besoin du nombre ?
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר: שְׁלֹשָׁה עָשָׂר אֲבוֹת נְזִיקִין הֵן. וּלְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא, מִנְיָינָא לְמָה לִי? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי חִיָּיא, דְּאָמַר: עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה אֲבוֹת נְזִיקִין. וּלְרַבִּי חִיָּיא מִנְיָנָא לְמָה לִי? לְאַפּוֹקֵי מָסוֹר וּמְפַגֵּל.Pour exclure l'avis de Rabbi Ochaya, qui dit : il y a treize catégories principales de dommages. Et selon Rabbi Ochaya, pourquoi ai-je besoin du nombre ? Pour exclure l'avis de Rabbi 'Hiya, qui dit : il y a vingt-quatre catégories principales de dommages. Et selon Rabbi 'Hiya, pourquoi ai-je besoin du nombre ? Pour exclure le délateur, qui fait confisquer les biens d'autrui par les autorités, et celui qui rend pigoul le sacrifice d'autrui.
- אָמַר מָר: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּן בְּהֶעְלֵם אַחַת – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.La Guemara revient à la déclaration de Rabbi Yo'hanan. Le Maître a dit : le nombre enseigne que s'il les a tous commis en un seul oubli, il est passible d'un 'hatat pour chacun d'entre eux.
- בִּשְׁלָמָא פָּטוּר לִגְמָרֵי לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, דִּכְתִיב: ״כִּי כׇּל אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבֹת הָאֵלֶּה וְנִכְרְתוּ״. אֶלָּא אֵימָא: עֲבַר חֲדָא – נִתְחַיֵּיב חֲדָא, עֲבַר כּוּלְּהוּ בְּהֶעְלֵם אַחַת – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת!Certes, tu ne peux pas dire qu'il serait totalement exempt pour l'ensemble des unions interdites, car il est écrit : « Car quiconque fera l'une de toutes ces abominations, les personnes qui les commettent seront retranchées » (Lévitique 18, 29). Mais dis plutôt : s'il a transgressé un interdit, il est passible d'un 'hatat, et s'il les a tous transgressés en un seul oubli, il n'est passible que d'un seul !
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְכָךְ יָצְאָה כָּרֵת בַּאֲחוֹתוֹ – לְחַלֵּק.Rabbi Yo'hanan a dit : c'est pour cela que le karet de celui qui a une relation avec sa sœur est sorti du principe général et a été mentionné à part (Lévitique 20, 17) : pour séparer les interdits, afin qu'on soit passible pour chacun.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי, אֵימָא: אֲחוֹתוֹ דִּפְרַט קְרָא – נִיחַיַּיב חֲדָא עֲלַהּ, וְכוּלָּן כֵּיוָן דִּבְהֶעְלֵם אַחַת – לָא נִיחַיַּיב אֶלָּא אַחַת!Rav Bivi bar Abayé objecte : dis plutôt : pour sa sœur, que le verset a détaillée à part, qu'il soit passible d'un 'hatat pour elle séparément ; mais pour toutes les autres, puisque c'était en un seul oubli, qu'il ne soit passible que d'un seul !
- וּלְרַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי, מִי לֵית לֵיהּ הֲדָא דְּתַנְיָא: כׇּל דָּבָר שֶׁהָיָה בַּכְּלָל וְיָצָא מִן הַכְּלָל לְלַמֵּד, לֹא לְלַמֵּד עַל עַצְמוֹ יָצָא אֶלָּא לְלַמֵּד עַל הַכְּלָל כּוּלּוֹ יָצָא.La Guemara objecte : et Rav Bivi bar Abayé n'accepte-t-il pas ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : « Toute chose qui était incluse dans un principe général et en est sortie pour enseigner, n'en est pas sortie pour enseigner sur elle-même, mais pour enseigner sur tout le principe général. »
- כֵּיצַד? ״וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תֹּאכַל בָּשָׂר וְגוֹ׳״, וַהֲלֹא שְׁלָמִים בִּכְלָל הַקֳּדָשִׁים הָיוּ. לָמָּה יָצְאוּ?La baraïta explique : comment ? « Et la personne qui mangera de la chair du sacrifice de chelamim qui est à Hachem, avec son impureté sur elle, sera retranchée » etc. (Lévitique 7, 20). Or les chelamim n'étaient-ils pas inclus dans l'ensemble des choses saintes ? Pourquoi sont-ils sortis pour être mentionnés à part ?
- לְהַקִּישׁ אֲלֵיהֶן: מָה שְּׁלָמִים שֶׁהֵן קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ וְחַיָּיבִין עֲלֵיהֶן – אַף כׇּל שֶׁהֵן קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן, יָצְאוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת!Pour leur comparer les autres sacrifices : de même que les chelamim sont des choses saintes de l'autel et qu'on est passible du karet pour eux si l'on en mange en état d'impureté, de même pour toutes les choses saintes de l'autel, on est passible du karet pour elles ; ce qui exclut les choses consacrées à l'entretien du Temple ! De même ici, la sœur devrait enseigner sur toutes les unions interdites.
- אֲמַר לֵיהּ רַב בִּיבִי: בַּר מִינַּהּ. לָאו מִי אָמְרַתְּ הָתָם יָצְאוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת?Rav Bivi lui a dit : laisse cette baraïta de côté. N'as-tu pas dit là-bas que cela exclut les choses consacrées à l'entretien du Temple ? Ce qui est sorti du principe n'enseigne que sur les cas qui lui sont semblables.
- הָכָא נָמֵי: מָה אֲחוֹתוֹ מְיוּחֶדֶת שֶׁהִיא עֶרְוָה וְאֵין לָהּ הֶיתֵּר בְּחַיֵּי אוֹסְרָהּ, אַף כֹּל שֶׁאֵין לָהּ הֶיתֵּר בְּחַיֵּי אוֹסְרָהּ, יָצְאָה אֵשֶׁת אִישׁ, שֶׁיֵּשׁ לָהּ הֶיתֵּר בְּחַיֵּי בַעֲלָהּ!Ici aussi : de même que sa sœur se distingue en ce qu'elle est une union interdite qui n'a pas de permission du vivant de celui qui la rend interdite (son frère), de même pour toute femme qui n'a pas de permission du vivant de celui qui la rend interdite ; ce qui exclut la femme mariée, qui a une permission du vivant de son mari, par le divorce ! Or Rabbi Yo'hanan tient qu'on est passible séparément pour chacune, y compris la femme mariée.
- אָמַר רַבִּי יוֹנָה וְאִיתֵּימָא רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ, אָמַר קְרָא: ״כִּי כׇּל אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבֹת וְגוֹ׳״, הוֹאִיל וְכָךְ הִקִּישׁ הוּא, הוּקְשׁוּ כׇּל הָעֲרָיוֹת כּוּלָּן לַאֲחוֹתוֹ: מָה אֲחוֹתוֹ חַיָּיבִין עָלֶיהָ בִּפְנֵי עַצְמָהּ, אַף כֹּל חַיָּיבִין עָלֶיהָ בִּפְנֵי עַצְמָהּ.Rabbi Yona a dit, et certains disent que c'est Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : le verset dit : « Car quiconque fera l'une de toutes ces abominations, les personnes qui les commettent seront retranchées » etc. (Lévitique 18, 29). Puisque le verset les a ainsi rapprochées dans un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset), toutes les unions interdites sont comparées à sa sœur : de même que pour sa sœur on est passible pour elle seule, de même pour toutes, on est passible pour chacune seule. Dans un hékech, les cas n'ont pas besoin d'être entièrement semblables.
- וּלְרַבִּי יִצְחָק דְּאָמַר: חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת בִּכְלָל הָיוּ, וְלָמָּה יָצְאָה כָּרֵת בַּאֲחוֹתוֹ – לְדוּנָהּ בְּכָרֵת וְלֹא בְּמַלְקוֹת,La Guemara objecte : mais selon Rabbi Its'hak, qui dit : tous les passibles de karet étaient inclus dans le principe général (Lévitique 18, 29) ; et pourquoi le karet de sa sœur est-il sorti à part ? Pour la juger par le karet et non par la flagellation —
- לְחַלֵּק מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״וְּאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טוּמְאָתָהּ לֹא תִקְרַב״ – לְחַלֵּק עַל כׇּל אִשָּׁה וְאִשָּׁה.d'où tire-t-il qu'il faut séparer les interdits ? La Guemara répond : il le tire de : « Et d'une femme, dans l'impureté de sa nidda, tu ne t'approcheras pas » (Lévitique 18, 19) : l'expression « une femme » vient séparer, pour rendre passible pour chaque femme.
- וְרַבָּנַן נָמֵי, תִּיפּוֹק לְהוּ מִ״וְּאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טוּמְאָתָהּ״! אִין הָכִי נָמֵי. אֶלָּא כָּרֵת דַּאֲחוֹתוֹ לְמַאי אָתָא? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְחַלֵּק עַל אֲחוֹתוֹ וְעַל אֲחוֹת אָבִיו וְעַל אֲחוֹת אִמּוֹ.La Guemara demande : et les Sages aussi, qu'ils le tirent de : « Et d'une femme, dans l'impureté de sa nidda » ! La Guemara répond : oui, c'est bien ainsi. La Guemara demande : mais alors, pourquoi vient le karet de sa sœur ? La Guemara répond : ils en ont besoin pour séparer les 'hatat pour la relation avec sa sœur, avec la sœur de son père et avec la sœur de sa mère.
- הָנֵי לְמָה לְהוּ לְחַלֵּק? הֲרֵי שֵׁמוֹת מוּחְלָקִין וַהֲרֵי גּוּפִים מוּחְלָקִים! אֶלָּא אֵימָא: לְחַלֵּק עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ.La Guemara demande : pourquoi faut-il séparer celles-ci ? Ce sont des noms distincts et des personnes distinctes ! Dis plutôt : pour séparer les 'hatat pour la relation avec sa sœur qui est aussi la sœur de son père et qui est aussi la sœur de sa mère : il est passible de trois 'hatat pour une seule relation avec une même personne.
- וְרַבִּי יִצְחָק, הָא מִילְּתָא מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִן סֵיפָא דִּקְרָא, דִּכְתִיב: ״עֶרְוַת אֲחֹתוֹ גִּלָּה״.Et Rabbi Its'hak, d'où tire-t-il cette chose ? La Guemara répond : il la tire de la fin du verset, où il est écrit : « Il a découvert la nudité de sa sœur » (Lévitique 20, 17).
- וְרַבָּנַן, ״אֲחֹתוֹ״ דְּסֵיפָא דִּקְרָא מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּEt les Sages, que font-ils de « sa sœur » à la fin du verset ? Ils en ont besoin
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