Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַמַּפְרִישׁ חַטָּאתוֹ וָמֵת – לֹא יְבִיאֶנּוּ בְּנוֹ תַּחְתָּיו. לֹא יְבִיאֶנּוּ מֵחֵטְא אֶל חֵטְא. אֲפִילּוּ הִפְרִישׁ עַל חֵלֶב שֶׁאָכַל אֶמֶשׁ – לֹא יְבִיאֶנָּה עַל חֵלֶב שֶׁאָכַל הַיּוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״קׇרְבָּנוֹ עַל חַטָּאתוֹ״ – עַד שֶׁיְּהֵא קׇרְבָּנוֹ לְשֵׁם חַטָּאתוֹ.MICHNA (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Celui qui met de côté son 'hatat (sacrifice expiatoire) pour une faute involontaire et meurt, son fils ne l'apportera pas à sa place, ni pour son père ni pour sa propre faute, même identique. De même, on ne l'apportera pas d'une faute pour une autre faute : même s'il l'a mis de côté pour de la graisse interdite ('helev) qu'il a mangée hier, il ne l'apportera pas pour de la graisse qu'il a mangée aujourd'hui, comme il est dit : « son offrande pour sa faute » (Lévitique 4, 28) : il n'est quitte que lorsque son offrande est apportée au nom de sa faute précise pour laquelle elle a été désignée.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״קׇרְבָּנוֹ״ – בְּקׇרְבָּנוֹ הוּא יוֹצֵא, וְאֵינוֹ יוֹצֵא בְּקׇרְבַּן אָבִיו.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna) : D'où savons-nous cela ? Comme nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « son offrande » (Lévitique 4, 23) : c'est par son propre offrande qu'il s'acquitte, et il ne s'acquitte pas par l'offrande de son père, si celui-ci est mort après l'avoir désignée.
- יָכוֹל לֹא יֵצֵא בְּקׇרְבַּן אָבִיו בִּבְהֵמָה שֶׁהִפְרִישׁ אָבִיו, מִן הַקַּלָּה עַל הַחֲמוּרָה, אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַקַּלָּה, אֲבָל יוֹצֵא בְּקׇרְבָּן שֶׁהִפְרִישׁ אָבִיו מִן הַקַּלָּה עַל הַקַּלָּה, אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַחֲמוּרָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ״ – בְּקׇרְבָּנוֹ הוּא יוֹצֵא, וְאֵינוֹ יוֹצֵא בְּקׇרְבָּנוֹ שֶׁל אָבִיו.On aurait pu penser qu'il ne s'acquitte pas par l'offrande de son père, avec une bête que son père a mise de côté, seulement lorsque les fautes diffèrent en gravité, d'une faute légère du père pour une grave du fils, ou d'une grave pour une légère, mais qu'il s'acquitte par l'offrande que son père a mise de côté d'une légère pour une légère, ou d'une grave pour une grave ? Le verset dit une seconde fois : « son offrande » (Lévitique 4, 28) : c'est par son propre offrande qu'il s'acquitte, et il ne s'acquitte pas par l'offrande de son père, même pour des fautes semblables.
- יָכוֹל לֹא יֵצֵא בְּקׇרְבַּן אָבִיו בִּבְהֵמָה שֶׁהִפְרִישׁ, אֲפִילּוּ מִן הַקַּלָּה עַל הַקַּלָּה, אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַחֲמוּרָה, שֶׁהֲרֵי אֵין מְגַלֵּחַ נְזִירוּתוֹ עַל בְּהֵמָה שֶׁהִפְרִישׁ אָבִיו,On aurait pu penser qu'il ne s'acquitte pas par l'offrande de son père, avec une bête que celui-ci a mise de côté, même d'une légère pour une légère, ou d'une grave pour une grave, puisque l'on ne se rase pas au terme de son naziréat (c'est-à-dire qu'on n'apporte pas les sacrifices de clôture) avec une bête que son père a mise de côté pour son propre naziréat,
- אֲבָל יוֹצֵא בְּמָעוֹת שֶׁהִפְרִישׁ אָבִיו, אֲפִילּוּ מִן הַקַּלָּה עַל הַחֲמוּרָה, אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַקַּלָּה, שֶׁהֲרֵי אָדָם מְגַלֵּחַ נְזִירוֹתָיו עַל מָעוֹת שֶׁהִפְרִישׁ אָבִיו, בִּזְמַן שֶׁהֵן סְתוּמִים, וְלֹא בִּזְמַן שֶׁהֵן מְפוֹרָשִׁין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ״ – בְּקׇרְבָּנוֹ הוּא יוֹצֵא, וְאֵין יוֹצֵא בְּקׇרְבַּן אָבִיו.mais qu'il s'acquitte avec de l'argent que son père a mis de côté, même d'une légère pour une grave, ou d'une grave pour une légère, puisque l'on se rase au terme de ses naziréats avec l'argent que son père a mis de côté, du moins lorsqu'il est non affecté (sans précision de quel sacrifice acheter), et non lorsqu'il est affecté ? Le verset dit : « son offrande » (Lévitique 4, 32) : c'est par son propre offrande qu'il s'acquitte, et il ne s'acquitte pas par l'offrande de son père, pas même avec l'argent destiné à celle-ci.
- יָכוֹל לֹא יֵצֵא אֲפִילּוּ בְּמָעוֹת שֶׁהִפְרִישׁ, אֲפִילּוּ מִן הַקַּלָּה עַל הַקַּלָּה אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַחֲמוּרָה, אֲבָל יוֹצֵא בְּקׇרְבָּן שֶׁהִפְרִישׁ לְעַצְמוֹ, אֲפִילּוּ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַקַּלָּה אוֹ מִן הַקַּלָּה עַל הַחֲמוּרָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ עַל חַטָּאתוֹ״ – עַד שֶׁיְּהֵא לְשֵׁם חַטָּאת.On aurait pu penser qu'il ne s'acquitte pas même avec l'argent que son père a mis de côté, même d'une légère pour une légère ou d'une grave pour une grave, mais qu'il s'acquitte avec l'offrande qu'il a mise de côté pour lui-même, même d'une grave pour une légère ou d'une légère pour une grave ? Le verset dit : « son offrande pour sa faute » (Lévitique 4, 28) : il ne s'acquitte pas tant qu'elle n'est pas offerte au nom de la faute précise pour laquelle elle a été désignée.
- יָכוֹל לֹא יֵצֵא בְּקׇרְבָּן עַצְמוֹ בִּבְהֵמָה שֶׁהִפְרִישׁ לְעַצְמוֹ, אֲפִילּוּ מִן הַקַּלָּה עַל הַקַּלָּה, אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַחֲמוּרָה, שֶׁכֵּן אִם הִפְרִישׁ בְּהֵמָה עַל הַחֵלֶב וֶהֱבִיאָהּ עַל הַדָּם, עַל הַדָּם וֶהֱבִיאָהּ עַל הַחֵלֶב – שֶׁהֲרֵי לֹא מָעַל וְלֹא כִּיפֵּר,On aurait pu penser qu'il ne s'acquitte pas par sa propre offrande avec une bête qu'il a mise de côté pour lui-même, même d'une légère pour une légère, ou d'une grave pour une grave, car si l'on a mis de côté une bête pour la graisse interdite et qu'on l'a apportée pour le sang consommé, ou pour le sang et qu'on l'a apportée pour la graisse, voici qu'il n'a pas commis de me'ila (usage profane d'un bien consacré) et qu'elle n'a pas fait expiation – ce que la Guemara expliquera plus loin,
- אֲבָל יוֹצֵא בְּמָעוֹת שֶׁהִפְרִישׁ לְעַצְמוֹ מִן הַקַּלָּה עַל הַקַּלָּה וּמִן הַחֲמוּרָה עַל הַחֲמוּרָה, אוֹ מִן הַחֲמוּרָה עַל הַקַּלָּה וּמִן הַקַּלָּה עַל הַחֲמוּרָה,mais qu'il s'acquitte avec de l'argent qu'il a mis de côté pour lui-même, d'une légère pour une légère et d'une grave pour une grave, ou d'une grave pour une légère et d'une légère pour une grave,
- שֶׁכֵּן אִם הִפְרִישׁ לְעַצְמוֹ מָעוֹת עַל הַחֵלֶב וֶהֱבִיאָן עַל הַדָּם, עַל הַדָּם וֶהֱבִיאָן עַל הַחֵלֶב – שֶׁהֲרֵי מָעַל, וְכִיפֵּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבָּנוֹ עַל חַטָּאתוֹ״ – עַד שֶׁיְּהֵא קׇרְבָּנוֹ לְשֵׁם חֶטְאוֹ.car si l'on a mis de côté pour soi de l'argent pour la graisse et qu'on l'a apporté pour le sang, ou pour le sang et qu'on l'a apporté pour la graisse, voici qu'il a commis une me'ila, et l'argent a fait expiation ? Le verset dit : « son offrande pour sa faute » : il ne s'acquitte pas tant que son offrande, et même l'argent qui y est destiné, n'est pas au nom de sa faute précise.
- מַאי לֹא מָעַל וְלֹא כִּיפֵּר? תַּרְגְּמַהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר שִׁימִי קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, הָכִי קָאָמַר: כֵּיוָן דְּלָא מָצֵי מָעֵיל, כַּפּוֹרֵי נָמֵי לָא מְכַפַּר, הוֹאִיל וְכָךְ לָא מָצֵי מְשַׁנֵּי.Que signifie « il n'a pas commis de me'ila et elle n'a pas fait expiation » ? Rav Chmouel bar Chimi l'a expliqué devant Rav Pappa : voici ce qu'il veut dire : puisqu'on ne peut pas y commettre de me'ila – une bête consacrée pour l'autel ne sort jamais de sa sainteté pour devenir profane –, elle ne fait pas non plus expiation pour une autre faute : puisqu'il en est ainsi, on ne peut pas la changer d'affectation.
- אֲבָל מָעוֹת, כֵּיוָן דְּאִי מְשַׁנֵּי מָעֵיל וּמַיְיתֵי קׇרְבַּן מְעִילָה – אֵימָא בַּתְּחִלָּה נָמֵי מַיְיתֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais pour l'argent, puisque si on le change d'affectation on commet une me'ila (l'argent devient alors profane) et l'on apporte un sacrifice de me'ila, on aurait pu dire que dès le départ aussi on peut l'utiliser pour apporter une offrande pour une autre faute ; c'est pourquoi la baraïta nous enseigne qu'on ne le peut pas.
- מַתְנִי׳ מְבִיאִין מֵהֶקְדֵּשׁ כִּשְׂבָּה – שְׂעִירָה, מֵהֶקְדֵּשׁ שְׂעִירָה – כִּשְׂבָּה, וּמֵהֶקְדֵּשׁ כִּשְׂבָּה וּשְׂעִירָה – תּוֹרִין וּבְנֵי יוֹנָה, וּמֵהֶקְדֵּשׁ תּוֹרִין וּבְנֵי יוֹנָה – עֲשִׂירִית הָאֵיפָה.MICHNA : On apporte, avec l'argent consacré pour une brebis, une chèvre ; avec l'argent consacré pour une chèvre, une brebis ; avec l'argent consacré pour une brebis ou une chèvre, des tourterelles et des jeunes colombes ; et avec l'argent consacré pour des tourterelles et des jeunes colombes, un dixième d'épha de fleur de farine.
- כֵּיצַד? הִפְרִישׁ לְכִשְׂבָּה אוֹ לִשְׂעִירָה, הֶעֱנִי – יָבִיא עוֹף, הֶעֱנִי – יָבִיא עֲשִׂירִית הָאֵיפָה. הִפְרִישׁ לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה, הֶעֱשִׁיר – יָבִיא עוֹף, הֶעֱשִׁיר – יָבִיא כִּשְׂבָּה וּשְׂעִירָה.Comment cela ? Celui qui doit un korban olé veyored (sacrifice « montant et descendant », proportionné aux moyens) a mis de côté de l'argent pour une brebis ou pour une chèvre puis s'est appauvri : il apportera un oiseau, et le reste de l'argent est profane ; s'est encore appauvri : il apportera un dixième d'épha. S'il a mis de côté de l'argent pour un dixième d'épha et s'est enrichi : il apportera un oiseau ; s'est encore enrichi : il apportera une brebis ou une chèvre.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״מֵחַטָּאתוֹ״, ״מֵחַטָּאתוֹ״, ״עַל חַטָּאתוֹ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר?GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Comme nos Maîtres ont enseigné : « de sa faute » (Lévitique 5, 6, au sujet de la brebis), « de sa faute » (Lévitique 5, 10, au sujet de l'oiseau), « pour sa faute » (Lévitique 5, 13, au sujet du dixième d'épha) : pourquoi le verset dit-il cela ?
- מִנַּיִן אַתָּה אוֹמֵר שֶׁמְּבִיאִין מֵהֶקְדֵּשׁ כִּשְׂבָּה – שְׂעִירָה, וּמֵהֶקְדֵּשׁ שְׂעִירָה – כִּשְׂבָּה, וּמֵהֶקְדֵּשׁ כִּשְׂבָּה וּשְׂעִירָה – תּוֹרִים וּבְנֵי יוֹנָה, וּמֵהֶקְדֵּשׁ תּוֹרִין וּבְנֵי יוֹנָה – עֲשִׂירִית הָאֵיפָה,D'où dis-tu qu'on apporte, avec l'argent consacré pour une brebis, une chèvre ; avec l'argent consacré pour une chèvre, une brebis ; avec l'argent consacré pour une brebis ou une chèvre, des tourterelles et des jeunes colombes ; et avec l'argent consacré pour des tourterelles et des jeunes colombes, un dixième d'épha ?
- כֵּיצַד? הִפְרִישׁ לְכִשְׂבָּה וְלִשְׂעִירָה וְהֶעֱנִי – יָבִיא עוֹף, הֶעֱנִי – יָבִיא עֲשִׂירִית הָאֵיפָה, הִפְרִישׁ עֲשִׂירִית הָאֵיפָה וְהֶעֱשִׁיר – יָבִיא עוֹף, הֶעֱשִׁיר – יָבִיא כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה.Comment cela ? S'il a mis de côté de l'argent pour une brebis ou pour une chèvre et s'est appauvri, il apportera un oiseau (le reste étant profane) ; s'est encore appauvri, il apportera un dixième d'épha. S'il a mis de côté pour un dixième d'épha et s'est enrichi, il apportera un oiseau ; s'est encore enrichi, il apportera une brebis ou une chèvre.
- הִפְרִישׁ כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה וְנִסְתָּאֲבוּ – יָבִיא בִּדְמֵיהֶן עוֹף, הִפְרִישׁ עוֹף וְנִסְתָּאֵב – לֹא יָבִיא בְּדָמָיו עֲשִׂירִית הָאֵיפָה, שֶׁאֵין לָעוֹף פִּדְיוֹן.S'il a mis de côté une brebis ou une chèvre et qu'elles ont contracté un défaut, il les rachète et, s'il s'est appauvri, il apportera avec leur valeur un oiseau. S'il a mis de côté un oiseau et qu'il a contracté un défaut, il n'apportera pas avec sa valeur un dixième d'épha, car l'oiseau n'a pas de rachat.
- לָכֵן נֶאֱמַר ״מֵחַטָּאתוֹ״ ״עַל חַטָּאתוֹ״.C'est pourquoi il est dit : « de sa faute » (pour la brebis et pour l'oiseau), ce qui indique qu'on s'acquitte même avec une partie de l'argent désigné, et « pour sa faute » (pour le dixième d'épha), ce qui indique que s'il s'enrichit il ajoute à cet argent.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״מֵחַטָּאתוֹ״ גַּבֵּי כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב גַּבֵּי עוֹף. דְּאִי כְּתִיב קְרָא גַּבֵּי הֶקְדֵּשׁ כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה, הֲוָה אָמֵינָא: הִפְרִישׁ כִּשְׂבָּה, כִּי מִיעֲנֵי מֵהָלֵין מָעוֹת נַחֲלִינּוּן עַל עוֹף, דְּנַיְיתֵי עוֹף, דְּכִשְׂבָּה וָעוֹף תַּרְוַיְיהוּ מִינֵי דָּמִים נִינְהוּ.Et il fallait écrire « de sa faute » au sujet de la brebis ou de la chèvre, et il fallait l'écrire au sujet de l'oiseau. Car si le verset ne l'avait écrit qu'au sujet de l'argent consacré pour une brebis ou une chèvre, j'aurais dit : s'il a mis de côté pour une brebis, quand il s'appauvrit, nous transférons cet argent sur un oiseau, pour qu'il apporte un oiseau, car la brebis et l'oiseau sont tous deux des sortes de sacrifices de sang.
- אֲבָל עֲשִׂירִית הָאֵיפָה דְּלָאו מִינֵי דְּדָמִים נִינְהוּ, אִי לָא כְּתִיב קְרָא ״מֵחַטָּאתוֹ״ גַּבֵּי עוֹף, הֲוָה אָמֵינָא: כִּי מַפְרֵישׁ מָעוֹת לְקִינּוֹ וּמִיעֲנֵי – לָא מַיְיתֵי עֲשִׂירִית הָאֵיפָה, דְּלָאו מִינֵי דְּדָמִים הוּא, אֶלָּא מַיְיתֵי עֲשִׂירִית הָאֵיפָה מִן בֵּיתֵיהּ, וְהָלֵין מָעוֹת דְּאַפְרֵישׁ יִפְּלוּ לִנְדָבָה – אַהָכִי הֲדַר כְּתִיב קְרָא ״מֵחַטָּאתוֹ״ גַּבֵּי עוֹף, לְמֵימְרָא דְּמֵהֶקְדֵּשׁ דְּעוֹף נָמֵי מַיְיתֵי עֲשִׂירִית הָאֵיפָה,Mais le dixième d'épha, qui n'est pas une sorte de sacrifice de sang (c'est une offrande de farine), si le verset n'avait pas écrit « de sa faute » au sujet de l'oiseau, j'aurais dit : lorsqu'on met de côté de l'argent pour son nid (sa paire d'oiseaux) et qu'on s'appauvrit, on n'apporte pas avec cet argent un dixième d'épha, car ce n'est pas une sorte de sacrifice de sang ; mais on apporte un dixième d'épha de chez soi (avec un autre argent), et cet argent qu'on a mis de côté tombera au fonds des offrandes volontaires de la communauté. C'est pourquoi le verset a de nouveau écrit « de sa faute » au sujet de l'oiseau, pour dire qu'avec l'argent consacré pour l'oiseau aussi on apporte un dixième d'épha.
- וְהָכִי קָאָמַר: כִּי מַפְרִישׁ לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה, וְאַדְּמַיְיתֵי הֶעֱשִׁיר – נוֹסֵיף עֲלֵיהוֹן וְנַיְיתֵי עוֹף, הֶעֱשִׁיר – נוֹסֵיף עֲלֵיהוֹן וְנַיְיתֵי כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה.Et voici ce qu'il veut dire par « pour sa faute » : lorsqu'on met de côté de l'argent pour un dixième d'épha et qu'avant de l'apporter on s'est enrichi, on ajoute à cet argent et on apporte un oiseau ; s'est encore enrichi, on y ajoute et on apporte une brebis ou une chèvre.
- וּמַאי טַעְמָא כְּתִיב ״עַל חַטָּאתוֹ״ גַּבֵּי עֲשִׂירִית הָאֵיפָה? דְּאִי כְּתַיב ״עַל חַטָּאתוֹ״ גַּבֵּי עוֹף, הֲוָה אָמֵינָא: כִּי מַפְרֵישׁ מָעוֹת לְקִינּוֹ וְהֶעֱשִׁיר – הוּא דְּמוֹסֵיף עֲלֵיהוֹן וּמַיְיתֵי כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה, דְּתַרְוַיְיהוּ מִינֵי דָמִים נִינְהוּ,Et pour quelle raison est-il écrit « pour sa faute » au sujet du dixième d'épha (et non de l'oiseau) ? Car s'il était écrit « pour sa faute » au sujet de l'oiseau, j'aurais dit : c'est lorsqu'on met de côté de l'argent pour son nid et qu'on s'enrichit qu'on y ajoute et qu'on apporte une brebis ou une chèvre, car ce sont toutes deux des sortes de sacrifices de sang,
- אֲבָל הִפְרִישׁ מָעוֹת לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה וְהֶעֱשִׁיר, הָלֵין דְּמַפְרֵישׁ, אִי לָא הֶעֱשִׁיר טוּבָא – נַיְיתֵי עוֹף, וְאִם הֶעֱשִׁיר טוּבָא – נַיְיתֵי כִּשְׂבָּה אוֹ שְׂעִירָה, וְהָלֵין מָעוֹת דְּאַפְרֵישׁ יִפְּלוּ לִנְדָבָה, אַהָכִי כְּתִיב קְרָא בְּהָדֵין חַטָּאת בַּעֲשִׁירוּת וְדַלּוּת ״מֵחַטָּאתוֹ״, וְגַבֵּי דַּלֵּי דַלּוּת ״עַל חַטָּאתוֹ״ – לְמִדְרַשׁ כִּדְאָמְרִינַן.mais s'il a mis de côté de l'argent pour un dixième d'épha et s'est enrichi, on n'ajouterait pas à cet argent qu'il a mis de côté : s'il ne s'est pas beaucoup enrichi, il apporterait un oiseau de chez lui, et s'il s'est beaucoup enrichi, il apporterait une brebis ou une chèvre, et cet argent qu'il a mis de côté tomberait au fonds des offrandes volontaires. C'est pourquoi le verset écrit, à propos de ce 'hatat de richesse et de pauvreté (la brebis et l'oiseau), « de sa faute », et à propos de celui de l'extrême pauvreté (le dixième d'épha), « pour sa faute » – pour l'interpréter comme nous l'avons dit.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מְטַמֵּא מִקְדָּשׁ עָשִׁיר שֶׁהִפְרִישׁ קֵןRabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Ochaya : Celui qui rend impur le Sanctuaire (en y entrant en état d'impureté) alors qu'il est riche – et doit donc une brebis ou une chèvre –, et qui a mis de côté un nid (une paire d'oiseaux)
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