Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמִפְשְׁטַהּ לָא מִדְּרַב דִּימִי וְלָא מִדְּאַבַּיֵּי,et la trancher, ni d'après Rav Dimi ni d'après Abayé,
- אֶלָּא מֵהָא: חֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם – יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, וּמִינַּהּ: חֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם הוּא דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, אֲבָל דְּיָדַע בֵּהּ – לָא מְכַפַּר.mais d'après ceci : une faute que seul le Makom (l'Omniprésent) connaît, Yom Kippour l'expie ; et on en déduit : c'est seulement une faute que seul le Makom connaît que Yom Kippour expie, mais une faute qu'il connaît, il ne l'expie pas.
- וְאָמַר רַב תַּחְלִיפָא אֲבוּהּ דְּרַב הוּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: חַיָּיבֵי מַלְקִיּוֹת שֶׁעָבַר עֲלֵיהֶן יוֹם הַכִּפּוּרִים – חַיָּיב. פְּשִׁיטָא! מַאי שְׁנָא מֵחַיָּיבֵי חַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת וַדָּאִין?Et Rav Ta'hlifa, père de Rav Houna, a dit au nom de Rava : Ceux qui sont passibles de flagellation, sur lesquels Yom Kippour est passé, y restent passibles. La Guemara demande : C'est évident ! En quoi est-ce différent de ceux qui sont passibles de 'hatatot (offrandes expiatoires) et d'achamot (offrandes de culpabilité) certains, qui les apportent après Yom Kippour ?
- סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הָתָם – מָמוֹנָא הוּא, אֲבָל הָכָא דְּגוּפָא הוּא – אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Il te viendrait à l'esprit de dire : là, c'est une obligation pécuniaire, que Yom Kippour n'efface pas ; mais ici, où la peine porte sur le corps, dis que non – il ne serait plus flagellé. Il nous enseigne donc qu'il l'est.
- וְהָא אֲנַן תְּנַן: הוֹדַע וְלֹא הוֹדַע, עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה!La Guemara objecte : Mais n'avons-nous pas appris (Chevouot 2b) que pour les autres transgressions de la Torah, qu'il en ait pris connaissance ou non avant Yom Kippour, qu'il s'agisse d'un commandement positif ou d'un interdit, Yom Kippour expie ! Or celui qui transgresse un interdit est passible de flagellation.
- לָא קַשְׁיָא: הָא – דְּאַתְרוֹ בֵּיהּ, הָא – דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ.Ce n'est pas difficile : ici (Rava), il s'agit d'un cas où on l'a averti devant témoins, et il est passible de flagellation ; là (la Michna), d'un cas où on ne l'a pas averti, et Yom Kippour expie pleinement.
- אֶלָּא מֵעַתָּה (סִימָן יוֹלֶדֶת מְצוֹרָע נָזִיר סוֹטָה בְּעֶגְלָה),Mais alors (si Yom Kippour expie la faute que seul D.ieu connaît)… La Guemara donne d'abord un (moyen mnémotechnique : accouchée, lépreux, naziréen, sota, avec la génisse) pour la série d'objections qui suit.
- סָפֵק יוֹלֶדֶת שֶׁעָבַר עָלֶיהָ יוֹם הַכִּפּוּרִים לָא תַּיְיתֵי, דְּהָא כַּפַּר עֲלֵיהּ יוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּחֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם הוּא! אָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: ״לְכׇל חַטֹּאתָם״ – וְלֹא לְכׇל טוּמְאֹתָם.Une accouchée douteuse (qui ne sait si sa fausse couche l'oblige à une offrande) sur laquelle Yom Kippour est passé ne devrait pas apporter son offrande, puisque Yom Kippour a expié pour elle, car c'est une faute que seul le Makom connaît ! Rav Hochaya a dit : le verset dit « pour tous leurs péchés » (Lévitique 16, 16) – et non pour toutes leurs impuretés ; or l'accouchée apporte son offrande pour sa purification.
- וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, דְּאָמַר יוֹלֶדֶת חוֹטֵאת הִיא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? יוֹלֶדֶת כִּי קָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן – לְאִישְׁתְּרוֹיֵי בַּאֲכִילַת קָדָשִׁים הוּא, וְלָא לְכַפָּרָה מֵתְיָא.Et selon Rabbi Chimon ben Yo'haï, qui dit : l'accouchée est une pécheresse, que peut-on dire ? – Même selon lui, quand l'accouchée apporte une offrande, c'est pour être autorisée à manger des kodachim (aliments consacrés), et elle ne l'apporte pas pour l'expiation.
- אָמַר רַב אָשֵׁי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הָאִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ חַטַּאת הָעוֹף סָפֵק, וְעָבַר עָלֶיהָ יוֹם הַכִּפּוּרִים – חַיֶּיבֶת לְהָבִיא לְאַחַר יוֹם הַכִּפּוּרִים, מִפְּנֵי שֶׁמַכְשַׁרְתָּהּ לֶאֱכוֹל בִּזְבָחִים.Rav Achi a dit : Nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna (25a) : La femme qui doit une 'hatat d'oiseau en cas de doute, et sur laquelle Yom Kippour est passé, est tenue de l'apporter après Yom Kippour, car cette offrande la rend apte à manger des sacrifices.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, סְפֵק מְצוֹרָע שֶׁעָבַר יוֹם הַכִּפּוּרִים לָא מַיְיתֵי, דְּהָא עֲבַר עֲלֵיהּ יוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּחֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם הוּא! אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: ״לְכׇל חַטֹּאתָם״ – וְלֹא לְכׇל טוּמְאֹתָם.Mais alors, un lépreux douteux sur lequel Yom Kippour est passé ne devrait pas apporter son offrande, puisque Yom Kippour est passé sur lui, car c'est une faute que seul le Makom connaît ! Rabbi Ochaya a dit : « pour tous leurs péchés » – et non pour toutes leurs impuretés ; or cette offrande aussi vient pour la purification.
- וְהָא אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַל שִׁבְעָה דְּבָרִים נְגָעִים בָּאִים! (סִימָן גג״ג ששל״ץ) מְצוֹרָע כִּי מַיְיתֵי לָאו לְכַפָּרָה מַיְיתֵי, אֶלָּא לְאִישְׁתְּרוֹיֵי בַּאֲכִילַת קָדָשִׁים הוּא.La Guemara objecte : Mais Rabbi Chmouel bar Na'hmani n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Les plaies de la lèpre viennent à cause de sept choses ! (Moyen mnémotechnique : guimel, guimel, guimel, chin, chin, lamed, tsadi) – à savoir : guilouy arayot (unions interdites), gassout haroua'h (orgueil), guézel (vol), chefikhout damim (meurtre), chevouat chav (serment vain), lachon hara (médisance) et tsarout ha'ayin (avarice) (voir Arakhin 16a). La lèpre vient donc d'une faute ! – Quand le lépreux apporte son offrande, il ne l'apporte pas pour l'expiation, mais c'est pour être autorisé à manger des kodachim.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, סְפֵק נָזִיר שֶׁעָבַר עָלָיו יוֹם הַכִּפּוּרִים לָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן, דְּהָא כַּפַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּחֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם הוּא! אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: לְכׇל חַטָּאת״ – וְלֹא לְכׇל טוּמְאָה.Mais alors, un naziréen douteux (dont on ne sait s'il s'est rendu impur par un mort) sur lequel Yom Kippour est passé ne devrait pas apporter d'offrande, puisque Yom Kippour a expié, car c'est une faute que seul le Makom connaît ! Rabbi Ochaya a dit : « pour tous leurs péchés » – et non pour toute impureté.
- וּלְרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן הַקַּפָּר, דְּאָמַר: נָזִיר חוֹטֵא הוּא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? נָזִיר כִּי קָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן, לָאו לְכַפָּרָה מַיְיתֵי, לְאִשְׁתְּרוֹיֵי בַּאֲכִילַת קָדָשִׁים הוּא.Et selon Rabbi Elazar HaKappar, qui dit : le naziréen est un pécheur (car il s'est privé de vin), que peut-on dire ? – Quand le naziréen apporte une offrande, il ne l'apporte pas pour l'expiation : c'est pour être autorisé à manger des kodachim.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, סְפֵק סוֹטָה, שֶׁעָבַר עָלֶיהָ יוֹם הַכִּפּוּרִים לָא תַּיְיתֵי, דְּהָא כַּפַּר עֲלַהּ יוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּחֵטְא שֶׁאֵינוֹ מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם! אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: ״לְכׇל חַטֹּאתָם״ – וְלֹא לְכׇל טוּמְאֹתָם.Mais alors, une sota douteuse (femme soupçonnée d'adultère par son mari, qui s'est isolée avec un autre homme) sur laquelle Yom Kippour est passé ne devrait pas apporter son offrande, puisque Yom Kippour a expié pour elle, car c'est une faute que seul le Makom connaît ! Rabbi Hochaya a dit : « pour tous leurs péchés » – et non pour toutes leurs impuretés ; or la faute de la sota est appelée impureté (Nombres 5, 13).
- אָמַר אַבָּיֵי: בּוֹעֵל מַכִּיר בּוֹ. רָבָא אָמַר: סוֹטָה כִּי מֵתְיָיא – לְבָרֵר עָוֹן (קָא אָתְיָא).Abayé a dit autrement : l'amant le sait ; ce n'est donc pas une faute que seul D.ieu connaît. Rava a dit : Quand la sota apporte son offrande, c'est pour clarifier la faute qu'elle vient, non pour l'expiation.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, עֶגְלָה עֲרוּפָה שֶׁעָבַר עָלֶיהָ יוֹם הַכִּפּוּרִים! וְכוּ׳ אָמַר אַבָּיֵי: הוֹרֵג מַכִּיר. רָבָא אָמַר: אָמַר קְרָא: ״וְלָאָרֶץ לֹא יְכוּפַּר לַדָּם אֲשֶׁר שֻׁפַּךְ בָּהּ וְגוֹ׳״.Mais alors, la égla aroufa (génisse à la nuque brisée, pour un meurtre dont l'auteur est inconnu) sur laquelle Yom Kippour est passé ne devrait pas être apportée, etc. ! Abayé a dit : Le meurtrier le sait. Rava a dit : Le verset dit : « Et pour la terre, il n'y aura pas d'expiation pour le sang qui y a été versé, etc. » (Nombres 35, 33) – si ce n'est par le sang de celui qui l'a versé, et non par Yom Kippour.
- רַב פָּפָּא אָמַר: אָמַר קְרָא: ״כַּפֵּר לְעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״ – רְאוּיָה כַּפָּרָה זוֹ שֶׁתְּכַפֵּר עַל יוֹצְאֵי מִצְרַיִם.Rav Pappa a dit : Le verset dit : « Pardonne à Ton peuple Israël, etc. » (Deutéronome 21, 8) : cette expiation est apte à expier même pour ceux qui sont sortis d'Égypte ; tous les Yom Kippour passés depuis n'ont donc pas expié un tel meurtre.
- הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ: חֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא הַמָּקוֹם יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, אֵימָא: כִּי מִתְיְידַע לֵיהּ בָּתַר יוֹם הַכִּפּוּרִים נָמֵי לָא מַיְיתֵי חַטָּאת! אָמַר רַבִּי זְעֵירָא: לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, דִּכְתִיב קְרָא יְדִיעָה גַּבֵּי חַטָּאת, וְגַבֵּי נְשִׂיא, וְגַבֵּי צִבּוּר.La Guemara objecte : Maintenant que tu as dit : une faute que seul le Makom connaît, Yom Kippour l'expie, dis que même quand la faute lui devient connue après Yom Kippour, il n'apporte pas de 'hatat ! Rabbi Zeira a dit : Tu ne peux pas dire cela, car le verset écrit l'expression de la connaissance (« ou s'il lui est fait connaître ») à propos de la 'hatat du particulier, à propos du Nassi (le prince) et à propos de la communauté (Lévitique 4, 14.23.28) ; cette répétition enseigne que dès qu'il l'apprend, même après Yom Kippour, il apporte une 'hatat.
- צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב קְרָא גַּבֵּי יָחִיד, הֲוָה אָמֵינָא: כּוּלְּהוֹן מִיָּחִיד לָא אָתְאָן, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְיָחִיד, שֶׁכׇּל קׇרְבָּנוֹ נְקֵבָה.La Guemara rejette : Ils sont nécessaires tous les trois. Car si le verset l'avait écrit seulement à propos du particulier, j'aurais dit : tous les autres ne se déduisent pas du particulier, car on peut objecter : Qu'en est-il du particulier ? Il est à part en ce que toutes ses offrandes expiatoires sont femelles (brebis ou chèvre), alors que le Nassi apporte un bouc et la communauté un taureau.
- נִכְתּוֹב גַּבֵּי נָשִׂיא, וְנַיְיתֵי הָנָךְ מִנָּשִׂיא!Et si l'on dit : Que le verset l'écrive alors à propos du Nassi, et que l'on déduise ceux-là du Nassi !
- יָחִיד מִנָּשִׂיא לָא אָתֵי, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְנָשִׂיא, שֶׁכֵּן אֵין בִּשְׁמִיעַת קוֹל, תֹּאמַר בְּיָחִיד שֶׁכֵּן יֶשְׁנוֹ בִּשְׁמִיעַת קוֹל!Le particulier ne se déduit pas du Nassi, car on peut objecter : Qu'en est-il du Nassi ? Son cas est plus léger en ce qu'il n'est pas concerné par l'offrande pour « l'audition de la voix » (le faux serment de témoignage, Lévitique 5, 1), puisqu'un roi ne témoigne pas ; diras-tu la même chose du particulier, qui est concerné par « l'audition de la voix » ?
- וְצִבּוּר מִנָּשִׂיא לָא אָתֵי, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְנָשִׂיא, שֶׁכֵּן בְּקׇרְבָּנוֹ נְקֵבָה!Et la communauté ne se déduit pas du Nassi, car on peut objecter : Qu'en est-il du Nassi ? Il est à part en ce que, parmi ses offrandes, il y a une femelle (pour l'idolâtrie), alors que l'offrande de la communauté est toujours mâle.
- נִכְתּוֹב גַּבֵּי צִבּוּר, [וְנַיְיתֵי] יָחִיד וְנָשִׂיא מִינַּהּ! אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְצִבּוּר, שֶׁכֵּן אֵין חַיָּיבִין אֶלָּא עַל הֶעֱלֵם דָּבָר עִם שִׁגְגַת מַעֲשֶׂה.Que le verset l'écrive alors à propos de la communauté, et que l'on en déduise le particulier et le Nassi ! On peut objecter : Qu'en est-il de la communauté ? Son cas est plus léger, en ce qu'elle n'est passible que pour une erreur d'enseignement du Sanhédrin accompagnée d'un acte involontaire de la communauté.
- מֵחֲדָא יְדִיעָה לָא אָתְיָא, תֵּיתֵי חֲדָא יְדִיעָה מִתַּרְתֵּי – לָא נִכְתּוֹב יְדִיעָה גַּבֵּי יָחִיד, וְתֵיתֵי מִנָּשִׂיא וְצִבּוּר.La Guemara propose : certes, deux mentions de la connaissance ne se déduisent pas d'une seule ; qu'une mention de la connaissance se déduise alors des deux autres : que le verset n'écrive pas la connaissance à propos du particulier, et qu'on la déduise du Nassi et de la communauté !
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְנָשִׂיא וְצִבּוּר, שֶׁכֵּן אֵינָן בִּשְׁמִיעַת קוֹל, תֹּאמַר בְּיָחִיד שֶׁיֶּשְׁנוֹ בִּשְׁמִיעַת קוֹל!On peut objecter : Qu'en est-il du Nassi et de la communauté ? Leur cas est plus léger en ce qu'ils ne sont pas concernés par l'audition de la voix ; diras-tu la même chose du particulier, qui est concerné par l'audition de la voix ?
- לָא נִכְתּוֹב קְרָא יְדִיעָה גַּבֵּי צִבּוּר, וְתֵיתֵי מִידִיעָה דְּיָחִיד וְנָשִׂיא. אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְיָחִיד וְנָשִׂיא שֶׁכֵּן יֵשׁ בְּקׇרְבָּ[נָ]ן נְקֵבָה, תֹּאמַר בְּצִבּוּר שֶׁאֵין בְּקׇרְבָּ[נָ]ן נְקֵבָה!Que le verset n'écrive pas la connaissance à propos de la communauté, et qu'on la déduise de la connaissance du particulier et du Nassi ! On peut objecter : Qu'en est-il du particulier et du Nassi ? Ils sont à part en ce qu'il y a une femelle parmi leurs offrandes ; diras-tu la même chose de la communauté, qui n'a pas de femelle parmi ses offrandes ?
- לָא נִכְתּוֹב גַּבֵּי נָשִׂיא, וְתֵיתֵי מִידִיעָה דְּיָחִיד וְצִבּוּר. מַאי פָּרְכַתְּ? אִי מִשּׁוּם דְּאֵינָן בִּשְׁמִיעַת הַקּוֹל – יָחִיד יוֹכִיחַ, דְּאֵינוֹ בִּשְׁמִיעַת הַקּוֹל,Que le verset n'écrive pas la connaissance à propos du Nassi, et qu'on la déduise de la connaissance du particulier et de la communauté ! Quelle objection ferais-tu ? Si c'est parce qu'ils (la communauté) ne sont pas concernés par l'audition de la voix, le particulier le prouvera, qui lui est concerné par l'audition de la voix ;
- וְאִי מִשּׁוּם דְּיֵשׁ בְּכׇל קׇרְבָּנוֹ נְקֵבָה – צִבּוּר יוֹכִיחַ, דְּאֵין בְּקׇרְבָּנָן נְקֵבָה, עַד דְּאִית לְהוֹן יְדִיעָה לָא מִחַיַּיב, לְמָה לִי דִּכְתִיב יְדִיעָה גַּבֵּי נָשִׂיא?et si c'est parce qu'il y a une femelle dans toute son offrande (celle du particulier), la communauté le prouvera, qui n'a pas de femelle parmi ses offrandes. Or pour tous deux, tant qu'il n'y a pas connaissance, on n'est pas passible ; pourquoi ai-je besoin que la connaissance soit écrite à propos du Nassi ?
- אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְגוּפֵיהּ, דְּהָא אָתְיָא מִיָּחִיד וְצִבּוּר, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְהֵיכָא דְּמִתְיְידַע לֵיהּ בָּתַר יוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּמַיְיתֵי חַטָּאת.Si ce n'est pas nécessaire pour son propre sujet, puisque cela se déduit du particulier et de la communauté, applique-le au cas où la faute lui devient connue après Yom Kippour : il apporte une 'hatat.
- אַבָּיֵי אָמַר: אִי דְּלָא כְּתִיב יְדִיעָה גַּבֵּי נָשִׂיא, מִיָּחִיד וְצִבּוּר לָא אָתֵי, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְיָחִיד וְצִבּוּר שֶׁכֵּן אֵין עֲשׂוּיִין לְהִשְׁתַּנּוֹת, תֹּאמַרAbayé a dit : Si la connaissance n'était pas écrite à propos du Nassi, on ne l'aurait pas déduite du particulier et de la communauté, car on peut objecter : Qu'en est-il du particulier et de la communauté ? Ils sont à part en ce qu'ils ne sont pas susceptibles de changer de statut ; diras-tu
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