Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי לָאו ״דְּבָרָיו קַיָּימִין״ – דְּהָדְרָא לְמָרַהּ? לָא, דְּבָרָיו קַיָּימִין – וְהוּא נָמֵי לָא קָנֵי לַהּ, וְכׇל הַמַּחֲזִיק בָּהּ זָכָה בָּהּ.N'est-ce pas que « ses paroles sont valables » signifie qu'il (le cadeau) retourne à son premier propriétaire ? Cela contredirait Rech Lakich. La Guemara répond : non ; « ses paroles sont valables » signifie que lui non plus (le donateur) ne l'acquiert pas, et quiconque s'en empare l'acquiert.
- מֵיתִיבִי: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי עַל שָׂדֶה זוֹ״, ״אֵין לִי עֵסֶק בָּהּ״, וְ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. וְהָא ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ כְּאִי אֶפְשִׁי דָּמֵי, וְקָתָנֵי: לֹא אָמַר כְּלוּם!On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui dit à son prochain (son associé) : « Je n'ai ni procès ni discussion au sujet de ce champ », « Je n'ai pas d'affaire avec lui », ou « Ma main en est retirée » – il n'a rien dit. Or « Ma main en est retirée » est comme « Je n'en veux pas », et pourtant il est enseigné : il n'a rien dit !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר: כִּי סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ מִדִּין וּדְבָרִים, מִגּוּפַהּ דְּשָׂדֶה לָא סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ.La Guemara répond : c'est différent là-bas, car il dit en fait : lorsqu'il s'est retiré, c'est du procès et de la discussion ; du champ lui-même, il ne s'est pas retiré.
- מֵיתִיבִי: הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לַאֲחֵרִים וְהָיוּ בָּהֶן עֲבָדִים, וְאָמַר הַלָּה: ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״, אִם הָיָה רַבּוֹ שֵׁנִי כֹּהֵן – אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁאָמַר: ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כְּבָר זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין.On a objecté à partir d'une autre baraïta : celui qui, mourant, écrit un acte donnant ses biens à d'autres, et il y avait parmi eux des esclaves, et l'autre dit : « Je n'en veux pas » – son refus n'est pas pris en compte ; si leur second maître (le bénéficiaire) est Cohen (prêtre), ils mangent de la terouma (prélèvement réservé aux Cohanim). Rabban Chimon ben Gamliel dit : dès qu'il a dit « Je n'en veux pas », les héritiers du donateur les ont déjà acquis.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, קָסָבַר: כִּי יָהֵיב אִינִישׁ מַתָּנָה אַדַּעְתָּא דִּמְקַבְּלִין לַהּ מִינֵּיהּ, כִּי לָא מְקַבְּלִין לַהּ מִינֵּיהּ הָדְרָא לְמָרַהּ.Certes, selon Rabban Chimon ben Gamliel, il n'y a pas de difficulté : il estime que lorsqu'une personne fait un cadeau, c'est en vue qu'on l'accepte de sa part ; si on ne l'accepte pas de sa part, il retourne à son propriétaire.
- אֶלָּא לְתַנָּא קַמָּא, אִי כִּי אָמַר ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כׇּל הַמַּחֲזִיק בָּהֶן זָכָה בָּהֶן, הָכָא, דְּאָמַר שֵׁנִי ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – הָווּ לְהוּ זָרִים, וְקָאָכְלִי זָרִים תְּרוּמָה! קָסָבַר: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ – יָצָא לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר מֵרַבּוֹ, וְקָסָבַר: מְעוּכָּב לְגֵט שִׁחְרוּר – אוֹכֵל בִּתְרוּמָה.Mais selon le premier Tanna, si, lorsqu'il dit « Je n'en veux pas », quiconque s'en empare l'acquiert (comme le dit Rech Lakich), ici, où le second a dit « Je n'en veux pas », ils (les esclaves) sont devenus des étrangers (non-Cohanim), et des étrangers mangent de la terouma ! La Guemara répond : il estime que celui qui abandonne son esclave – celui-ci est libéré, mais il a besoin d'un acte d'affranchissement de son maître ; et il estime que celui qui est retenu seulement dans l'attente de l'acte d'affranchissement mange de la terouma.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִקְרַב כּוּ׳. לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, לְמָה לִי חֵטְא? הָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אָשָׁם תָּלוּי בִּנְדָבָה אָתֵי, דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִתְנַדֵּב אָדָם אָשָׁם תָּלוּי בְּכׇל יוֹם!« Rabbi Eliézer dit : il sera offert, etc. » La Guemara demande : selon Rabbi Eliézer, pourquoi ai-je besoin d'une autre faute ? Rabbi Eliézer n'a-t-il pas dit : l'acham talouy vient en don volontaire, comme nous avons appris dans la Michna (25a) : « Rabbi Eliézer dit : une personne peut offrir volontairement un acham talouy chaque jour » !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמְרוּ לוֹ הוּא, דִּתְנַן: אֶלָּא אוֹמְרִים לוֹ: הַמְתֵּן עַד שֶׁתִּכָּנֵס לְבֵית הַסָּפֵק.Rav Achi a dit : le Rabbi Eliézer de notre Michna, c'est l'opinion de « ceux qui lui ont dit » (à Bava ben Bouta), comme nous avons appris : « Mais on me disait : Attends d'entrer dans une situation de doute. »
- אִם מִשֶּׁנִּשְׁחַט נוֹדַע כּוּ׳. קָתָנֵי: הַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵפָה. אַלְמָא: חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה – בִּשְׂרֵיפָה.« S'il l'apprend après qu'il a été abattu, etc. » : il est enseigné : la viande sortira vers le lieu de crémation. Il en ressort que des animaux profanes abattus dans la cour du Temple sont voués à la crémation.
- וּרְמִינְהִי: אָשָׁם וַדַּאי אֵינוֹ כֵּן, אִם עַד שֶׁלֹּא נִשְׁחַט – יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר, מִשֶּׁנִּשְׁחַט – הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תִּבְרַאּ, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.Et on a opposé : « Un acham certain n'est pas ainsi : si l'on apprend avant qu'il ait été abattu, il sortira et paîtra dans le troupeau ; après qu'il a été abattu, celui-ci sera enterré » ! Il en ressort que des animaux profanes abattus dans la cour sont enterrés. Rabbi Elazar a dit : c'est une rupture (la Michna est composée de deux opinions) : celui qui a enseigné ceci n'a pas enseigné cela.
- אָמַר רַבָּה: אָשָׁם וַדַּאי עַל אָשָׁם תָּלוּי קָרָמֵית? אָשָׁם וַדַּאי, כֵּיוָן דְּלָא צְרִיךְ לֵיהּ – לָא מַקְדֵּישׁ לֵיהּ. אָשָׁם תָּלוּי, מִתּוֹךְ שֶׁלִּבּוֹ נוֹקְפוֹ – גּוֹמֵר וּמַקְדִּשׁוֹ.Rabba a dit : tu opposes l'acham certain à l'acham talouy ? L'acham certain : puisqu'il n'en a pas besoin, il ne l'a pas consacré, et l'animal est profane. L'acham talouy : du fait que son cœur le frappe (de remords), il résout de le consacrer, et c'est donc un sacrifice invalidé.
- אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, אָשָׁם וַדַּאי עַל אָשָׁם וַדַּאי קַשְׁיָא, דְּקָתָנֵי: הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר, אֵימָא סֵיפָא: וְהַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה! הָא וַדַּאי תִּבְרַאּ, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.Mais s'il y a une difficulté, c'est celle de l'acham certain avec l'acham certain qui est difficile : car il est enseigné : « Celui-ci sera enterré », et dis la fin : « Et la viande sortira vers le lieu de crémation » ! Celle-ci est certainement une rupture : celui qui a enseigné ceci n'a pas enseigné cela.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: רֵישָׁא דְּקָתָנֵי בְּאָשָׁם תָּלוּי: ״וְהַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה״ – לָא קַשְׁיָא, מִשּׁוּם דְּמִיתְחֲזֵי כְּזֶבַח פָּסוּל.Rav Achi a dit : le début, qui enseigne au sujet de l'acham talouy : « Et la viande sortira vers le lieu de crémation », n'est pas difficile : on ne le brûle pas parce que ce serait la loi d'un animal profane abattu dans la cour, mais parce qu'il a l'apparence d'un sacrifice invalidé. Il en va de même pour l'acham certain lorsqu'on l'apprend après l'aspersion ; mais avant l'aspersion, il n'a pas cette apparence et il est enterré.
- נִזְרַק הַדָּם – הַבָּשָׂר יֵאָכֵל. וְאַמַּאי? הָא הַוְיָא לֵיהּ יְדִיעָה! אָמַר רָבָא, אֲמַר קְרָא: ״וְהוּא לֹא יָדַע וְנִסְלַח לוֹ״, וְהָא לָא הָוְיָא לֵיהּ יְדִיעָה בִּשְׁעַת סְלִיחָה.« Le sang a été aspergé – la viande sera mangée. » Mais pourquoi ? Il a pourtant maintenant la connaissance (et l'acham talouy ne vient que pour un doute) ! Rava a dit : le verset dit : « Et il ne l'a pas su, et il lui sera pardonné » (Lévitique 5, 18), et celui-ci n'avait pas la connaissance au moment du pardon, c'est-à-dire au moment de l'aspersion du sang.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ הַדָּם בַּכּוֹס כּוּ׳. לְרַבִּי יוֹסֵי, אַמַּאי יִזָּרֵק? הָא הָוְיָא לֵיהּ יְדִיעָה בִּשְׁעַת סְלִיחָה! אָמַר רָבָא: רַבִּי יוֹסֵי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: כׇּל הָעוֹמֵד לִיזָּרֵק – כְּזָרוּק דָּמֵי.« Rabbi Yossé dit : même si le sang est dans la coupe, etc. » Selon Rabbi Yossé, pourquoi sera-t-il aspergé ? Il a pourtant la connaissance au moment du pardon ! Rava a dit : Rabbi Yossé estime comme Rabbi Chimon, qui dit : tout ce qui est destiné à être aspergé est considéré comme aspergé.
- אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, בְּמִידֵּי דְּעוֹמֵד לִיזָּרֵק, אֲבָל הַאי, אֵין עוֹמֵד לִיזָּרֵק! אָמְרִי בְּמַעְרְבָא, קָסָבַר רַבִּי יוֹסֵי: כְּלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁין בּוֹ אֶת הַפָּסוּל בַּתְּחִלָּה לִיקְרַב.La Guemara objecte : dis que Rabbi Chimon l'a dit pour une chose destinée à être aspergée ; mais celle-ci n'est pas destinée à être aspergée ! On dit en Occident (en terre d'Israël) : Rabbi Yossé estime que les ustensiles du service sanctifient ce qui est invalidé pour être offert, même a priori.
- אָשָׁם וַדַּאי אֵינוֹ כֵּן כּוּ׳. אִיתְּמַר: עֶגְלָה עֲרוּפָה אֵימָתַי נֶאֱסֶרֶת? רַב הַמְנוּנָא אָמַר: מֵחַיִּים, רָבָא אָמַר: לְאַחַר עֲרִיפָה.« Un acham certain n'est pas ainsi, etc. » Il a été dit (par les Amoraïm) : la génisse dont on brise la nuque (égla aroufa), à partir de quand devient-elle interdite au profit ? Rav Hamnouna dit : de son vivant ; Rava dit : après qu'on lui a brisé la nuque.
- בִּשְׁלָמָא לְרָבָא – מֵעִידָּנָא דְּאִיתְעֲבִיד בַּהּ מַעֲשֶׂה, אֶלָּא לְרַב הַמְנוּנָא, מֵאֵימָתַי?Certes, selon Rava, l'interdit commence au moment où un acte a été accompli sur elle ; mais selon Rav Hamnouna, à partir de quand ?
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