Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּתַנְיָא: ״אֲשֶׁר לַה׳״ – לְרַבּוֹת אֶת הָאֵימוּרִין.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), au sujet de l'interdit de manger de la viande sacrée en état d'impureté : « Et la personne qui mangera de la chair du sacrifice de paix, qui est à Hachem, alors que son impureté est sur elle, cette personne sera retranchée de son peuple » (Lévitique 7, 20). L'expression « qui est à Hachem » vient inclure les émourim (les parties du sacrifice destinées à être brûlées sur l'autel), qui ne sont mangées par personne : celui qui les mange en état d'impureté est passible de karèt (retranchement).
- וְאֵימוּרִין קָאֵי עֲלַיְיהוּ בְּאִיסּוּר עוֹלִין, וְחֵלֶב קָאֵי עֲלֵייהּו בְּאִיסּוּר כָּרֵת, וְקָאָתֵי אִיסּוּר טוּמְאָה חָיֵיל עֲלֵיהּ.La Guemara explique la preuve : or, sur les émourim pèse déjà l'interdit des parties qui montent sur l'autel, et sur la partie qui est de la graisse interdite ('hélèv) pèse déjà l'interdit puni de karèt, et pourtant l'interdit d'impureté vient s'appliquer en plus sur elle. Cela montre que pour les choses sacrées, un interdit s'applique là où un autre interdit existe déjà.
- תֵּדַע שֶׁכֵּן הוּא, דְּהָא רַבִּי סְבִירָא לֵיהּ אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, (וְאֵימָא) וְהָנֵי מִילֵּי אִיסּוּר חָמוּר עַל אִיסּוּר קַל, אֲבָל אִיסּוּר קַל חָל עַל אִיסּוּר וְהוּא אִיסּוּר חָמוּר – לָא. וּבְקׇדָשִׁים שָׁמְעִינַן לֵיהּ דְּאָמַר: אִיסּוּר קַל עַל אִיסּוּר חָמוּר נָמֵי חָיֵיל,La Guemara ajoute : sache qu'il en est ainsi, car Rabbi (Yehouda HaNassi) estime en général qu'un interdit s'applique sur un autre interdit, mais cela ne vaut que pour un interdit grave s'appliquant sur un interdit léger ; en revanche, un interdit léger s'appliquant sur un interdit préexistant qui est un interdit grave – non. Et pourtant, pour les choses sacrées, nous l'avons entendu dire : même un interdit léger s'applique sur un interdit grave,
- דְּהָא אִיסּוּר מְעִילָה קַל הוּא – מִיתָה, וְאִיסּוּר קָדָשִׁים אִיסּוּר חָמוּר – כָּרֵת, וְאָתֵי אִיסּוּר מִיתָה חָיֵיל עַל אִיסּוּר כָּרֵת.car l'interdit de meïla (usage profane d'un bien consacré) est léger, puni de mort par le Ciel selon Rabbi, et l'interdit des choses sacrées (de manger la graisse d'un sacrifice) est un interdit grave, puni de karèt, et pourtant l'interdit puni de mort vient s'appliquer sur l'interdit puni de karèt.
- דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: ״כׇּל חֵלֶב לַה׳״ – לְרַבּוֹת אֵימוּרֵי קָדָשִׁים קַלִּים לִמְעִילָה.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi dit : au sujet des sacrifices de paix, il est écrit : « Toute graisse est à Hachem » (Lévitique 3, 16) ; ce verset vient inclure les émourim des sacrifices de sainteté mineure (kodachim kalim) dans la loi de meïla.
- וּמְעִילָה אִיסּוּר מִיתָה, וְקָא חָיֵיל עַל אִיסּוּר חֵלֶב, דְּאִיסּוּר כָּרֵת הוּא, שְׁמַע מִינַּהּ: בְּקָדָשִׁים גַּלִּי קְרָא.Or la meïla est, selon Rabbi, un interdit puni de mort par le Ciel, et pourtant il s'applique sur l'interdit de la graisse, qui est un interdit puni de karèt. Déduis-en : pour les choses sacrées, le verset a révélé qu'un interdit s'applique sur un autre interdit. C'est pourquoi Rabbi Chimon, dans la Michna, rend passible de deux sacrifices expiatoires celui qui mange de la graisse qui est notar.
- וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵין פִּיגּוּל בָּעוֹלִין וְאֵין נוֹתָר בָּעוֹלִין!La Guemara objecte : mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : il n'y a pas d'interdit de pigoul (sacrifice offert avec l'intention de le consommer hors de son temps) pour les parties qui montent sur l'autel, et il n'y a pas d'interdit de notar (reste de sacrifice au-delà du temps permis) pour les parties qui montent sur l'autel ! Cela montre que même pour les choses sacrées, un interdit ne s'applique pas sur un autre interdit.
- אֶלָּא תַּנָּאֵי הִיא, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאִיכָּא דְאָמְרִי: בְּקָדָשִׁים אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וְאִיכָּא דְאָמְרִי: בְּקָדָשִׁים נָמֵי אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר.La Guemara répond : c'est plutôt une machlokèt (divergence d'opinions) entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) sur l'opinion de Rabbi Chimon : certains disent qu'il estime que pour les choses sacrées, un interdit s'applique sur un autre interdit, comme dans la Michna ; et certains disent que selon lui, même pour les choses sacrées, un interdit ne s'applique pas sur un autre interdit.
- וּלְמַאן דְּאָמַר: בְּקָדָשִׁים נָמֵי אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, ״כׇּל חֵלֶב לַה׳״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ?La Guemara demande : et selon celui qui dit que même pour les choses sacrées un interdit ne s'applique pas sur un autre interdit, que fait-il du verset « Toute graisse est à Hachem », d'où l'on a déduit que les émourim des sacrifices de sainteté mineure sont soumis à la meïla ?
- מוֹקֵים לֵיהּ בְּוַלְדֵי קָדָשִׁים, דְּקָסָבְרִי: וַלְדֵי קָדָשִׁים – בַּהֲוָיָיתָן יְהוּ קְדוֹשִׁים, דְּתַרְוַיְיהוּ בַּהֲדָדֵי אָתוּ.Elle répond : il l'applique aux petits des animaux consacrés, car il estime que les petits des animaux consacrés sont saints dès leur venue à l'existence, c'est-à-dire dès leur naissance ; or l'interdit de la graisse s'applique aussi à ce moment-là, si bien que les deux interdits (graisse et meïla) viennent simultanément.
- הֲדַרַן עֲלָךְ דַּם שְׁחִיטָהNous reviendrons à toi, « Le sang de l'abattage » (fin du chapitre).
- מַתְנִי׳ הַמֵּבִיא אָשָׁם תָּלוּי, וְנוֹדַע לוֹ שֶׁלֹּא חָטָא, אִם עַד שֶׁלֹּא נִשְׁחַט – יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.MICHNA : Celui qui apporte un acham talouy (sacrifice de culpabilité « en suspens », offert en cas de doute sur une faute), et il apprend qu'il n'a pas fauté : si c'est avant qu'il (le bélier) ait été abattu, il sortira et paîtra dans le troupeau comme un animal profane, car sa consécration était une erreur ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב וְיִמָּכֵר וְיִפְּלוּ דָּמָיו לִנְדָבָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִקְרַב, שֶׁאִם אֵינוֹ בָּא עַל חֵטְא זֶה – הֲרֵי הוּא בָּא עַל חֵטְא אַחֵר.Et les Sages disent : il n'est pas profane, mais c'est un acham devenu impropre ; aussi il paîtra jusqu'à ce qu'il ait un défaut, et alors il sera vendu et son prix sera affecté aux sacrifices de don volontaire (nedava) de la communauté. Rabbi Eliézer dit : il sera offert comme acham talouy, car s'il ne vient pas pour cette faute-ci, il vient pour une autre faute que l'homme ignore.
- אִם מִשֶּׁנִּשְׁחַט נוֹדַע לוֹ – יִשָּׁפֵךְ הַדָּם, וְהַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה. נִזְרַק הַדָּם וְהַבָּשָׂר קַיָּים – יֵאָכֵל. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ הַדָּם בַּכּוֹס – יִזָּרֵק, וְהַבָּשָׂר יֵאָכֵל.S'il l'apprend après qu'il (le bélier) a été abattu, et son sang recueilli dans un récipient, le sang sera répandu dans la rigole de la cour du Temple, et la viande sortira vers le lieu de crémation, comme tout sacrifice invalidé. Si le sang a été aspergé avant qu'il l'apprenne, et la viande existe encore, elle sera mangée par les Cohanim (prêtres). Rabbi Yossé dit : même si le sang est encore dans la coupe lorsqu'il l'apprend, il sera aspergé, et la viande sera mangée.
- אָשָׁם וַדַּאי אֵינוֹ כֵּן, עַד שֶׁלֹּא נִשְׁחַט – יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר. מִשֶּׁנִּשְׁחַט – הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר. נִזְרַק הַדָּם – הַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה.Un acham certain n'est pas ainsi : si l'homme apprend qu'il n'a pas fauté avant qu'il (le bélier) ait été abattu, il sortira et paîtra dans le troupeau ; s'il l'apprend après qu'il a été abattu, celui-ci sera enterré, comme un animal profane abattu dans la cour du Temple ; s'il l'apprend après que le sang a été aspergé, la viande sortira vers le lieu de crémation.
- שׁוֹר הַנִּסְקָל אֵינוֹ כֵּן, עַד שֶׁלֹּא נִסְקָל – יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר. מִשֶּׁנִּסְקַל – מוּתָּר בַּהֲנָאָה.Le bœuf condamné à être lapidé (cf. Exode 21, 28-32) n'est pas ainsi : s'il apparaît que le témoignage contre lui était faux avant qu'il ait été lapidé, il sortira et paîtra dans le troupeau ; si on l'apprend après qu'il a été lapidé, il est permis d'en tirer profit.
- עֶגְלָה עֲרוּפָה אֵינוֹ כֵּן, עַד שֶׁלֹּא נֶעֶרְפָה – תֵּצֵא וְתִרְעֶה בָּעֵדֶר, מִשֶּׁנֶּעֶרְפָה – תִּקָּבֵר בִּמְקוֹמָהּ, שֶׁעַל סָפֵק בָּאָה מִתְּחִלָּה, כִּיפְּרָה סְפֵקָהּ וְהָלְכָה לָהּ.La génisse dont on brise la nuque (égla aroufa, lorsqu'un cadavre est trouvé entre deux villes sans que le meurtrier soit connu, cf. Deutéronome 21, 1-9) n'est pas ainsi : si le meurtrier est découvert avant que sa nuque ait été brisée, elle sortira et paîtra dans le troupeau ; s'il est découvert après que sa nuque a été brisée, elle sera enterrée sur place, car dès le départ elle vient pour un doute : elle a expié son doute, et ce doute s'en est allé.
- גְּמָ׳ בְּמַאי פְּלִיגִי? רַבִּי מֵאִיר סָבַר: כֵּיוָן דְּלָא צְרִיךְ לֵיהּ, לָא מַקְדֵּישׁ לֵיהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: מִתּוֹךְ שֶׁלִּבּוֹ נוֹקְפוֹ, גּוֹמֵר וּמַקְדִּישׁ.GUEMARA : au sujet de celui qui apporte un acham talouy et apprend avant l'abattage qu'il n'a pas fauté : sur quoi divergent-ils ? Rabbi Méïr estime : puisqu'il n'en a pas besoin, il est considéré comme ne l'ayant pas consacré. Et les Sages estiment : du fait que son cœur le frappait (nokfo, ses remords sur une faute possible), il a résolu pleinement de le consacrer, et cette consécration n'est pas annulée.
- תָּנָא: בֵּין שֶׁנּוֹדַע לוֹ שֶׁחָטָא וּבֵין נוֹדַע לוֹ שֶׁלֹּא חָטָא פְּלִיגִי רַבִּי מֵאִיר וְרַבָּנַן. בְּנוֹדַע לוֹ שֶׁחָטָא – לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאַף עַל גַּב דְּיָדַע דַּחֲטָא, כֵּיוָן דִּבְעִידָּנָא דְּאַפְרְשֵׁיהּ [לָא יְדַע – תֵּצֵא וְתִרְעֶה בָּעֵדֶר.Un Sage a enseigné dans une baraïta : qu'il apprenne qu'il a fauté ou qu'il apprenne qu'il n'a pas fauté, Rabbi Méïr et les Sages divergent. La Guemara explique : la divergence est citée dans le cas où il apprend qu'il a fauté, pour te faire connaître la force de l'opinion de Rabbi Méïr : bien qu'il sache maintenant qu'il a fauté (et doive donc apporter un 'hatat, sacrifice expiatoire), puisqu'au moment où il l'a mis à part comme acham talouy, il ne savait pas avec certitude, l'animal sortira et paîtra dans le troupeau, comme profane.
- וּבְנוֹדַע לוֹ שֶׁלֹּא חָטָא – לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחָן דְּרַבָּנַן, דְּאַף עַל גַּב דְּלָא חֲטָא, כֵּיוָן דִּבְעִידָּנָא דְּאַפְרְשֵׁיהּ לָא יְדַע] – לִבּוֹ נוֹקְפוֹ הֲוָה, הִלְכָּךְ גָּמַר וּמַקְדֵּישׁ.Et elle est citée dans le cas où il apprend qu'il n'a pas fauté, pour te faire connaître la force de l'opinion des Sages : bien qu'il n'ait pas fauté, puisqu'au moment où il l'a mis à part il ne savait pas, son cœur le frappait de remords ; c'est pourquoi il a résolu pleinement de le consacrer.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִיםRav Chéchet a dit : Rabbi Méïr reconnaît aux Sages
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.