Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין שְׁנַיִם מְבִיאִין אָשָׁם אֶחָד.deux personnes n'apportent pas un seul sacrifice de culpabilité (acham), car on ne pose pas de condition dans les sacrifices d'expiation.
- חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת חוּלִּין, אָכַל אַחַת מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן אָכַל – מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי. אָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – מֵבִיא חַטָּאת. אָכַל אֶחָד אֶת הָרִאשׁוֹנָה וּבָא אַחֵר וְאָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – זֶה מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי וְזֶה מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶם מְבִיאִין חַטָּאת אַחַת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין שְׁנַיִם מְבִיאִין חַטָּאת אַחַת.Si l'on avait un morceau de graisse interdite ('helev) et un morceau de viande profane, qu'on ait mangé l'un d'eux sans savoir lequel on a mangé, on apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel (acham talouï). Si l'on a mangé le second, on apporte un sacrifice expiatoire ('hatat). Si l'un a mangé le premier et qu'un autre est venu et a mangé le second, celui-ci apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel et celui-là apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel ; ce sont les paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Chimon dit : tous deux apportent en association un seul sacrifice expiatoire. Rabbi Yossé dit : deux personnes n'apportent pas un seul sacrifice expiatoire.
- חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת קוֹדֶשׁ, אָכַל אַחַת מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן אָכַל – מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי. אָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – מֵבִיא חַטָּאת וְאָשָׁם וַדַּאי. אָכַל אֶחָד אֶת הָרִאשׁוֹנָה וּבָא אַחֵר וְאָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – זֶה מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי וְזֶה מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶן מְבִיאִין חַטָּאת וְאָשָׁם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין שְׁנַיִם מְבִיאִין חַטָּאת וְאָשָׁם אֶחָד.Si l'on avait un morceau de graisse interdite et un morceau consacré (de graisse permise d'un sacrifice), qu'on ait mangé l'un d'eux sans savoir lequel on a mangé, on apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel. Si l'on a mangé le second, on apporte un sacrifice expiatoire pour la graisse et un sacrifice de culpabilité certain pour le détournement (me'ila). Si l'un a mangé le premier et qu'un autre est venu et a mangé le second, celui-ci apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel et celui-là apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel. Rabbi Chimon dit : tous deux apportent ensemble un sacrifice expiatoire et un sacrifice de culpabilité. Rabbi Yossé dit : deux personnes n'apportent pas un seul sacrifice expiatoire et un seul sacrifice de culpabilité.
- חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת חֵלֶב קוֹדֶשׁ, אָכַל אַחַת מֵהֶן וְאֵין יוֹדֵעַ אֵיזוֹ מֵהֶן אָכַל – מֵבִיא חַטָּאת, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף אָשָׁם תָּלוּי. אָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – מֵבִיא שְׁנֵי חַטָּאוֹת וְאָשָׁם וַדַּאי.Si l'on avait un morceau de graisse interdite et un morceau de graisse consacrée, qu'on ait mangé l'un d'eux sans savoir lequel on a mangé, on apporte un sacrifice expiatoire, car on a de toute façon mangé de la graisse. Rabbi Akiva dit : on apporte aussi un sacrifice de culpabilité conditionnel, pour le doute de détournement. Si l'on a mangé le second, on apporte deux sacrifices expiatoires et un sacrifice de culpabilité certain.
- אָכַל אֶחָד אֶת הָרִאשׁוֹנָה וּבָא אַחֵר וְאָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – זֶה מֵבִיא חַטָּאת וְזֶה מֵבִיא חַטָּאת. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: זֶה וָזֶה מְבִיאִין אָשָׁם תָּלוּי. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: זֶה מֵבִיא חַטָּאת וְזֶה מֵבִיא חַטָּאת, וּשְׁנֵיהֶן מְבִיאִין אָשָׁם אֶחָד. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין שְׁנֵיהֶן מְבִיאִין אָשָׁם אֶחָד.Si l'un a mangé le premier et qu'un autre est venu et a mangé le second, celui-ci apporte un sacrifice expiatoire et celui-là apporte un sacrifice expiatoire. Rabbi Akiva dit : l'un et l'autre apportent en plus un sacrifice de culpabilité conditionnel. Rabbi Chimon dit : celui-ci apporte un sacrifice expiatoire et celui-là apporte un sacrifice expiatoire, et tous deux apportent ensemble un seul sacrifice de culpabilité. Rabbi Yossé dit : tous deux n'apportent pas un seul sacrifice de culpabilité.
- חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת חֵלֶב נוֹתָר, אָכַל אַחַת מֵהֶן וְאֵין יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן אָכַל – מֵבִיא חַטָּאת וְאָשָׁם תָּלוּי. אָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – מֵבִיא שָׁלֹשׁ חַטָּאוֹת.Si l'on avait un morceau de graisse interdite et un morceau de graisse devenue notar (reste d'un sacrifice dont le temps de consommation est dépassé), qu'on ait mangé l'un d'eux sans savoir lequel on a mangé, on apporte un sacrifice expiatoire pour la graisse et un sacrifice de culpabilité conditionnel pour le doute de notar. Si l'on a mangé le second, on apporte trois sacrifices expiatoires : deux pour la graisse et un pour le notar.
- אָכַל אֶחָד אֶת הָרִאשׁוֹנָה וּבָא אַחֵר וְאָכַל אֶת הַשְּׁנִיָּה – זֶה מֵבִיא חַטָּאת וְאָשָׁם תָּלוּי, וְזֶה מֵבִיא חַטָּאת וְאָשָׁם תָּלוּי. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: זֶה מֵבִיא חַטָּאת וְזֶה מֵבִיא חַטָּאת, וּשְׁנֵיהֶן מְבִיאִין חַטָּאת אַחַת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל חַטָּאת שֶׁהִיא בָּאָה עַל חֵטְא – אֵין שְׁנַיִם מְבִיאִין אוֹתָהּ.Si l'un a mangé le premier et qu'un autre est venu et a mangé le second, celui-ci apporte un sacrifice expiatoire et un sacrifice de culpabilité conditionnel, et celui-là apporte un sacrifice expiatoire et un sacrifice de culpabilité conditionnel. Rabbi Chimon dit : celui-ci apporte un sacrifice expiatoire et celui-là apporte un sacrifice expiatoire, et tous deux apportent ensemble un seul sacrifice expiatoire supplémentaire, pour le notar. Rabbi Yossé dit : tout sacrifice expiatoire qui vient pour une faute, deux personnes ne l'apportent pas ensemble.
- גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: לְרַבִּי יוֹסֵי, חַטָּאת הוּא דְּלָא מַיְיתוּ שְׁנֵיהֶן, הָא אָשָׁם תָּלוּי מַיְיתוּ שְׁנֵיהֶם? הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא!GUEMARA : Rava dit à Rav Na'hman : Selon Rabbi Yossé, c'est le sacrifice expiatoire que tous deux n'apportent pas ensemble ; mais le sacrifice de culpabilité conditionnel, tous deux l'apportent ? C'est alors l'opinion du premier Tanna (Rabbi Akiva) !
- וְכִי תֵימָא: חֲתִיכָה מִשְׁתֵּי חֲתִיכוֹת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, וְהָתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: זֶה מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי וְזֶה מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי! אֲמַר לֵיהּ: הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּמַאן תַּנָּא קַמָּא – רַבִּי יוֹסֵי.Et si tu dis : ils divergent sur l'exigence d'un morceau mangé parmi deux morceaux (selon Rabbi Yossé, seul le premier, qui avait deux morceaux devant lui, apporterait un acham talouï), n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : « Rabbi Yossé dit : celui-ci apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel et celui-là apporte un sacrifice de culpabilité conditionnel » ? Rav Na'hman lui dit : Voici ce que la Michna nous apprend : qui est le premier Tanna ? C'est Rabbi Yossé.
- חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת קֹדֶשׁ, חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת חֵלֶב קוֹדֶשׁ כּוּ׳ חֲתִיכַת חֵלֶב וַחֲתִיכַת חֵלֶב נוֹתָר כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: וְלַיְתֵי נָמֵי אָשָׁם וַדַּאי, דְּנוֹתָר דְּקֹדֶשׁ הוּא! אֲמַר לֵיהּ: דְּלֵית בֵּיהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה.La Michna enseigne : « Un morceau de graisse et un morceau consacré ; un morceau de graisse et un morceau de graisse consacrée, etc. ; un morceau de graisse et un morceau de graisse notar, etc. » Rava dit à Rav Na'hman : Qu'il apporte aussi un sacrifice de culpabilité certain pour détournement, puisque le notar est consacré ! Rav Na'hman lui dit : il s'agit d'un morceau qui ne vaut pas une perouta (la plus petite pièce), seuil du détournement.
- וְהָא מֵעִיקָּרָא דְּאִית בֵּיהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה עָסְקִינַן, דְּקָתָנֵי אָשָׁם וַדַּאי! אֲמַר לֵיהּ: הָהִיא חֲתִיכָה דְּלָא נוֹתָר הִיא שָׁוְיָא פְּרוּטָה.Rava objecta : Mais au début de la Michna, nous traitons d'un morceau qui vaut une perouta, puisqu'il enseigne « un sacrifice de culpabilité certain » ! Rav Na'hman lui dit : Ce morceau-là, qui n'est pas du notar, vaut une perouta ; le notar, déjà gâté, ne la vaut plus.
- וְהָא יֵשׁ אוֹכֵל אֲכִילָה אַחַת דְּקָתָנֵי בֵּיהּ נוֹתָר, וְקָתָנֵי: מֵבִיא אַרְבַּע חַטָּאוֹת וְאָשָׁם אֶחָד!Rava objecta : Mais il y a la Michna (13b) : « Il y a celui qui mange une seule fois et est passible de cinq fautes », dans laquelle il enseigne le cas du notar, et il enseigne : « il apporte quatre sacrifices expiatoires et un sacrifice de culpabilité » ! Le notar vaut donc une perouta.
- אֲמַר לֵיהּ: הָהִיא – בְּגַסָּה, וְהַהִיא – בְּדַקָּה, וְלָא קַשְׁיָא: הָהִיא – בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, הָכָא – בִּימוֹת הַחַמָּה.Rav Na'hman lui dit : Celle-là parle d'une consommation abondante, d'un gros morceau qui vaut une perouta, et celle-ci d'une consommation menue. Autre réponse : Et ce n'est pas difficile : celle-là parle de la saison des pluies, où la viande se conserve, ici de la saison chaude, où elle se gâte vite.
- אָכַל אֶחָד אֶת הָרִאשׁוֹנָה כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: וּמִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן אִיסּוּר חָל אִיסּוּר?La Michna enseigne : « Si l'un a mangé le premier, etc. », et Rabbi Chimon exige un sacrifice expiatoire commun pour le notar. Rava dit à Rav Na'hman : Rabbi Chimon dit-il donc qu'un interdit s'applique sur un interdit (issour 'hal al issour) ? Ici, l'interdit du notar s'ajouterait à celui de la graisse.
- וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הָאוֹכֵל נְבֵלָה בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים – פָּטוּר!N'a-t-il pas été enseigné : « Rabbi Chimon dit : celui qui mange une charogne (nevela) le jour de Yom Kippour est exempt » du sacrifice pour avoir mangé à Yom Kippour, car cet interdit ne s'applique pas sur l'interdit de la charogne ?
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: כְּגוֹן דַּאֲכַל כּוּלְיָא בְּחֶלְבָּהּ. וְכוּלְיָא בְּחֶלְבָּהּ נָמֵי, הָא קָאֵי עֲלַהּ בְּאִיסּוּר עוֹלִין, הֵיכִי אָתֵי אִיסּוּר נוֹתָר חָיֵיל עֲלַהּ?Rav Chéchèt, fils de Rav Idi, a dit : Il s'agit du cas où il a mangé un rein avec sa graisse : le rein, qui n'est pas de la graisse interdite, est soumis à l'interdit du notar. La Guemara objecte : Mais pour le rein avec sa graisse aussi, l'interdit des parties qui montent sur l'autel s'applique déjà à lui ; comment l'interdit du notar vient-il s'appliquer sur lui ?
- וְכִי תֵימָא: סְבִירָא לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּנוֹתָר אִיסּוּר חָמוּר הוּא, וְחָיֵיל עַל אִיסּוּר קַל דְּעוֹלִין, וְהָא נְבֵלָה, דְּאִיסּוּר קַל הוּא, וְיוֹם הַכִּיפּוּרִים, דְּאִיסּוּר חָמוּר הוּא, וְלָא קָאָתֵי אִיסּוּר יוֹם כִּיפּוּרִים דְּחָמוּר וְחָיֵיל עַל נְבֵלָה דְּקַל הוּא!Et si tu dis : Rabbi Chimon pense que le notar est un interdit grave, et qu'il s'applique sur l'interdit léger des parties qui montent sur l'autel – or la charogne est un interdit léger (passible de flagellation), et Yom Kippour est un interdit grave (passible de karèt), et l'interdit de Yom Kippour, qui est grave, ne vient pas s'appliquer sur la charogne, qui est légère !
- אֶלָּא: בְּקָדָשִׁים גַּלִּי רַחֲמָנָא דְּאָתֵי אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר,Mais plutôt : pour les choses saintes (kodachim), le Miséricordieux a révélé qu'un interdit vient s'appliquer sur un interdit,
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