Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאַפּוֹקֵי מֵת, אַף עַל גַּב דִּמְמַלֵּיא לֵיהּ – לָא מְטַמֵּא טוּמְאַת אוֹכָלִין, מִשּׁוּם דְּבָטְלָה דַּעְתּוֹ אֵצֶל כׇּל אָדָם.Selon Rabbi 'Hiya, c'est pour exclure moins d'un kazayit (volume d'une olive) de cadavre humain : bien qu'on le complète avec d'autres aliments pour atteindre le volume d'un œuf, il ne rend pas impur de l'impureté des aliments, parce que l'intention de celui qui voudrait le manger est annulée face à celle de tout homme, car personne ne mange de chair humaine. C'est pourquoi la baraïta dit que l'homme n'a pas d'impureté légère.
- רַב חֲנַנְיָא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא דְּהָוֵי כְּזַיִת, הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁחִיפָּהוּ בְּבָצֵק.Rav 'Hanania a dit : Tu peux même dire qu'il s'agit d'un kazayit de charogne d'animal impur ; de quoi traitons-nous ici ? Du cas où on l'a recouvert de pâte d'un volume inférieur à un œuf. Recouverte, la charogne ne peut plus transmettre d'impureté par contact ; mais jointe à la pâte, elle forme le volume d'un œuf et est susceptible de l'impureté des aliments.
- אִי הָכִי, הֶכְשֵׁר נָמֵי נִיבְעֵי! הָנֵי מִילֵּי בָּאוֹכָלִין אַחֲרִינֵי, דְּלָא מְטַמּוּ לָא בְּמַגָּע וְלָא בְּמַשָּׂא. אֲבָל הָכָא, נְהִי דְּלָא מְטַמֵּא בְּמַגָּע, דְּקָמְחַפֵּי בְּבָצֵק, בְּמַשָּׂא מִיהַת לִיטַמֵּא, דְּהָא טָעֵון לֵיהּ.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, qu'elle exige aussi la préparation (hekhchèr : contact avec un liquide qui rend l'aliment susceptible d'impureté) ! La Guemara répond : Cela ne vaut que pour les autres aliments, qui ne rendent impurs ni par contact ni par port. Mais ici, admettons qu'elle ne rende pas impur par contact, puisqu'elle est recouverte de pâte ; par le port, au moins, elle devrait rendre impur, puisqu'on la porte. Elle a donc une impureté propre et n'a pas besoin de hekhchèr.
- לְאַפּוֹקֵי מֵת, דְּאַף עַל גַּב דְּחִיפָּהוּ בְּבָצֵק מְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, דְּטוּמְאָה בּוֹקַעַת וְעוֹלָה בּוֹקַעַת וְיוֹרֶדֶת.Selon Rav 'Hanania, c'est pour exclure le cadavre humain, qui, même si on l'a recouvert de pâte, rend impur d'une impureté grave, car son impureté perce et monte, perce et descend, même à travers une couverture.
- אָמַר מָר: יָצְאוּ שְׁרָצִים שֶׁאֵין בָּהֶן טוּמְאָה. וְלָא? שֶׁרֶץ מְטַמֵּא בְּמַגָּע! בְּמַשָּׂא לָא מְטַמֵּא.Le Maître a dit dans la baraïta : Sont exclus les reptiles (cheratsim), qui n'ont pas d'impureté grave. La Guemara demande : Et n'en ont-ils pas ? Le reptile mort rend impur par contact ! La Guemara répond : Par le port, il ne rend pas impur, comme le fait la charogne.
- אָמַר מָר: יָצָא דַּם דָּגִים וְדַם חֲגָבִים שֶׁכּוּלּוֹ הֶיתֵּר. מַאי כּוּלּוֹ הֶיתֵּר? אִילֵימָא דְּחֶלְבּוֹ מוּתָּר – הֲרֵי חַיָּה דְּחֶלְבָּהּ מוּתָּר וְדָמָהּ אָסוּר! וְאֶלָּא: מִשּׁוּם דְּלֵית בְּהוּ אִיסּוּר גִּיד הַנָּשֶׁה? וַהֲרֵי עוֹף דְּלֵית בֵּיהּ אִיסּוּר גִּיד הַנָּשֶׁה, וְדָמוֹ אָסוּר!Le Maître a dit dans la baraïta : Sont exclus le sang des poissons et le sang des sauterelles, qui sont entièrement permis. Que signifie « entièrement permis » ? Si l'on dit que leur graisse est permise – voici la bête sauvage ('haya), dont la graisse est permise et dont le sang est interdit ! Et si, plutôt, c'est parce que l'interdit du nerf sciatique (guid hanaché) ne s'applique pas à eux – voici l'oiseau, auquel l'interdit du nerf sciatique ne s'applique pas, et dont le sang est interdit !
- אֶלָּא מַאי כּוּלּוֹ הֶיתֵּר – דְּלָא בָּעֵי שְׁחִיטָה.Mais alors, que signifie « entièrement permis » ? Qu'ils n'exigent pas d'abattage rituel (che'hita) pour être consommés.
- אָמַר מָר: מָה עוֹף שֶׁאֵין בּוֹ כִּלְאַיִם, אַף בְּהֵמָה – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּהֵמָה״.Le Maître a dit dans la baraïta : Si le verset avait dit seulement « oiseau », on aurait pu dire : de même que l'oiseau n'est pas soumis à l'interdit des mélanges (kilayim), de même seul l'animal domestique qui n'y est pas soumis serait visé ; c'est pourquoi le verset dit : « animal domestique » (Lévitique 7, 26).
- כִּלְאַיִם דְּמַאי? אִילֵּימָא כִּלְאַיִם דְּהַרְבָּעָה וְכִלְאַיִם דַּחֲרִישָׁה, וְהָתְנַן: חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן!La Guemara demande : Les mélanges de quoi ? Si l'on dit les mélanges d'accouplement et les mélanges de labour, n'avons-nous pas appris dans la Michna (Bava Kama 54b) : « la bête sauvage et l'oiseau sont semblables à eux » ? Ces interdits s'appliquent donc aussi à l'oiseau.
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁצִּימְרוֹ אֵין חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם כִּלְאַיִם.Mais Abayé a dit : il s'agit de l'oiseau dont la laine, c'est-à-dire le plumage mêlé au lin, n'entraîne pas de culpabilité au titre des mélanges (cha'atnez), qui ne concernent que la laine de mouton.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: דַּם שְׁרָצִים לוֹקִין עָלָיו בִּכְזַיִת. מֵיתִיבִי: דַּם הַטְּחוֹל, דַּם הַלֵּב, דַּם הַכְּלָיוֹת, דַּם אֵבָרִים – הֲרֵי אֵלּוּ בְּלֹא תַעֲשֶׂה. דַּם מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם, דַּם שְׁרָצִים וּרְמָשִׂים – אָסוּר, וְאֵין חַיָּיבִין עָלָיו!Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Pour le sang des reptiles, on reçoit la flagellation pour en avoir consommé un kazayit. On objecta d'une baraïta : « Le sang de la rate, le sang du cœur, le sang des reins, le sang des membres – ceux-ci relèvent d'un interdit simple (lav, puni de flagellation, sans karèt). Le sang des bipèdes (l'homme), le sang des reptiles et des rampants est interdit, mais on n'est pas passible pour lui ! » On n'est donc même pas flagellé pour le sang des reptiles.
- מַאי אֵין חַיָּיבִין עָלָיו – כָּרֵת, אֲ[בָל] לָאו – מִחַיַּיב.La Guemara répond : Que signifie « on n'est pas passible pour lui » ? Pas passible de karèt (retranchement) ; mais pour l'interdit simple, on est passible de flagellation.
- חֲדָא, דְּהַיְינוּ רֵישָׁא. וְעוֹד, תַּנָּא מִלָּאו נָמֵי קָא מְמַעֵט לֵיהּ, דְּקָתָנֵי: יָצָא דַּם שְׁרָצִים, שֶׁאֵין בָּהֶן טוּמְאָה חֲמוּרָה!La Guemara réfute : D'une part, c'est alors identique au début de la baraïta, qui énumère déjà les sangs relevant d'un interdit simple sans karèt ; pourquoi les séparer ? Et d'autre part, le Tanna de la baraïta citée plus haut l'exclut aussi de l'interdit simple, puisqu'il enseigne : « Est exclu le sang des reptiles, qui n'ont pas d'impureté grave » !
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: הִתְרוּ בּוֹ מִשּׁוּם שֶׁרֶץ – לוֹקֶה, מִשּׁוּם דָּם – אֵינוֹ לוֹקֶה.Rabbi Zeira a dit : Rav parle du cas où on l'a averti qu'il serait puni au titre de l'interdit du reptile : il est flagellé, car l'interdit de manger un reptile inclut son sang ; mais si on l'a averti au titre de l'interdit du sang, il n'est pas flagellé.
- אָמַר רַב: דַּם דָּגִים שֶׁכִּינְּסוֹ – אָסוּר. מֵיתִיבִי: דַּם דָּגִים, דַּם חֲגָבִים – מוּתָּר, וַאֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה! הָהִיא בְּשֶׁלֹּא כִּינְּסוֹ, כִּי קָא אָמַר רַב – בְּשֶׁכִּינְּסוֹ.Rav a dit : Le sang de poissons qu'on a recueilli dans un récipient est interdit, car on pourrait le confondre avec du sang d'animal. On objecta : « Le sang des poissons, le sang des sauterelles est permis, même lekhate'hila (a priori) » ! La Guemara répond : Celle-là parle du cas où on ne l'a pas recueilli ; lorsque Rav a parlé, c'est du cas où on l'a recueilli.
- דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם – בְּשֶׁלֹּא כִּינְּסוֹ, מִי אָסוּר? וְהָא תַּנְיָא: דָּם שֶׁעַל גַּבֵּי כִּכָּר – גּוֹרְרוֹ וְאוֹכְלוֹ, שֶׁל בֵּין הַשִּׁינַּיִם – מוֹצְצוֹ וּבוֹלְעוֹ וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ!La Guemara objecte : De manière correspondante, pour le sang des bipèdes, que la baraïta déclare interdit, il s'agirait du cas où on ne l'a pas recueilli : est-il alors interdit ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : « Le sang qui est sur un pain, on le gratte et on mange le pain ; celui qui est entre les dents, on le suce et on l'avale sans s'inquiéter » ?
- אֶלָּא: כִּי תַּנְיָא הַהִיא מַתְנִיתָא – דְּאִית בֵּיהּ קַשְׂקַשִּׂים, כִּי קָאָמַר רַב אָסוּר – דְּלֵית בֵּיהּ קַשְׂקַשִּׂים.Mais plutôt : lorsque cette baraïta est enseignée (permettant le sang de poisson même recueilli), il s'agit de sang dans lequel il y a des écailles, si bien qu'on voit que c'est du sang de poisson ; lorsque Rav dit « interdit », c'est quand il n'y a pas d'écailles dedans.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: דַּם מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם – אֲפִילּוּ מִצְוַת פְּרוֹשׁ אֵין בּוֹ. מֵיתִיבִי: דַּם הַטְּחוֹל, דַּם הַלֵּב, דַּם הַכְּלָיוֹת, דַּם אֵבָרִים – הֲרֵי אֵלּוּ בְּלֹא תַעֲשֶׂה. דַּם מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם, דַּם שְׁרָצִים וּרְמָשִׂים – אָסוּר וְאֵין חַיָּיבִ[ין] עָלָיו! כִּי תַּנְיָא אָסוּר –Rav Chéchèt a dit : Le sang des bipèdes – il n'y a même pas de mitsva de s'en écarter. On objecta : « Le sang de la rate, le sang du cœur, le sang des reins, le sang des membres – ceux-ci relèvent d'un interdit simple. Le sang des bipèdes, le sang des reptiles et des rampants est interdit, et on n'est pas passible pour lui ! » La Guemara répond : Lorsqu'il est enseigné « interdit », il s'agit du sang humain…
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