Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹצִיא דַּם שְׁרָצִים – שֶׁאֵין בָּהֶם טוּמְאָה חֲמוּרָה. אוֹצִיא דַּם בֵּיצִים – שֶׁאֵין מִין בָּשָׂר, דַּם דָּגִים דַּם חֲגָבִים – שֶׁכּוּלּוֹ הֶיתֵּר.J'exclurai aussi le sang des reptiles (cheratsim), en qui il n'y a pas d'impureté grave (ils ne rendent pas impurs les vêtements) ; j'exclurai le sang des œufs, qui ne sont pas une sorte de viande ; et le sang des poissons et le sang des sauterelles, qui sont entièrement permis.
- ״לָעוֹף וְלַבְּהֵמָה״? אִי מָה עוֹף שֶׁאֵין בָּהּ כִּלְאַיִם, אַף בְּהֵמָה – שֶׁאֵין בָּהּ כִּלְאַיִם! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלַבְּהֵמָה״.Pourquoi le verset dit-il « d'oiseau ou d'animal » ? Si seul « oiseau » était écrit, on dirait : de même que l'oiseau est ce en quoi il n'y a pas d'interdit de mélange (kilayim), de même seul serait visé l'animal en qui il n'y a pas d'interdit de mélange ! Le verset dit donc : « ou d'animal ».
- אִי מָה בְּהֵמָה שֶׁאֵינָהּ בְּאֵם עַל הַבָּנִים, אַף עוֹף שֶׁאֵינוֹ בְּאֵם עַל הַבָּנִים! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לָעוֹף וְלַבְּהֵמָה״.Si seul « animal » était écrit, on dirait : de même que l'animal n'est pas concerné par l'interdit de prendre la mère avec les petits (Deutéronome 22, 6-7), de même seul serait visé l'oiseau qui n'est pas concerné par l'interdit de prendre la mère avec les petits ! Le verset dit donc : « d'oiseau ou d'animal ».
- וְאֵימָא: ״כׇּל דָּם״ – כָּלַל, ״עוֹף וּבְהֵמָה״ – פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט, אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מַה שֶּׁבַּפְּרָט, עוֹף וּבְהֵמָה – אִין, מִידִּי אַחֲרִינָא – לָא!La Guemara objecte : mais dis plutôt : « aucun sang » est un général, « oiseau ou animal » est un particulier ; général et particulier (klal ou-prat) : il n'y a dans le général que ce qui est dans le particulier ; l'oiseau et l'animal, oui ; autre chose, non !
- ״נֶפֶשׁ אֲשֶׁר תֹּאכַל כׇּל דָּם״ – חָזַר וְכָלַל, כְּלָל וּפְרָט וְכָלַל, אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט.Elle répond : « Toute personne qui mangera tout sang » (Lévitique 7, 27) : le verset a de nouveau généralisé. Général, particulier et général : tu ne déduis que ce qui ressemble au particulier.
- וְהָא לָא דָּמֵי כְּלָלָא בָּתְרָא לִכְלָלָא קַמָּא, כְּלָלָא קַמָּא לָאו, כְּלָלָא בָּתְרָא כָּרֵת!La Guemara objecte : mais le dernier général ne ressemble pas au premier général : le premier général est un simple interdit (lav), le dernier général entraîne le retranchement (karèt) !
- הַאי תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל [בְּרִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי וּ]כְלָלֵי וּפְרָטֵי דָּרְשִׁינַן מִן הָדֵין גַּוְונָא, וְאַף עַל גַּב דְּלָא דָּמֵי כְּלָלָא בָּתְרָא לִכְלָלָא קַמָּא.Elle répond : ce Tanna est de l'école de Rabbi Ichmaël, qui interprète les [inclusions et exclusions et les] généraux et particuliers de cette manière, même si le dernier général ne ressemble pas au premier général.
- אָמַר מָר: כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְעֵין הַפְּרָט, מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ – דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ טוּמְאָה קַלָּה וְטוּמְאָה חֲמוּרָה, וְיֵשׁ בָּהֶ[ן] אִיסּוּר וְהֶיתֵּר וְיֵשׁ בָּהֶן מִין בָּשָׂר, אַף כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ טוּמְאָה קַלָּה וְטוּמְאָה חֲמוּרָה וְכוּ׳.Le Maître a dit (dans la baraïta) : général, particulier et général : tu ne déduis que ce qui ressemble au particulier. De même que le particulier explicité est une chose en laquelle il y a une impureté légère et une impureté grave, en qui il y a un interdit et une permission, et qui sont une sorte de viande, de même toute chose en laquelle il y a une impureté légère et une impureté grave, etc.
- ״אַף כֹּל״ דְּקָתָנֵי לְאֵיתוֹיֵי מַאי?« De même tout » qu'elle enseigne, vient inclure quoi ? Les autres cas ont déjà été exclus.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אָבִין: לְאֵתוֹיֵי דָּמוֹ שֶׁל כּוֹי. מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר כּוֹי סְפֵיקָא הוּא, אִיצְטְרִיךְ קְרָא לְמֵיסַר סְפֵיקָא? אֶלָּא קָסָבַר כּוֹי בְּרִיָּה בִּפְנֵי עַצְמוֹ הוּא.Rav Adda bar Avin dit : cela vient inclure le sang du koy (animal dont on ne sait s'il est domestique ou sauvage). La Guemara demande : qu'estime-t-il ? S'il estime que le koy est un doute (entre les deux catégories), faut-il un verset pour interdire un doute ? Mais plutôt, il estime que le koy est une créature à part, ni domestique ni sauvage.
- אַשְׁכְּחַן דָּמוֹ, חֶלְבּוֹ מְנָלַן? ״מִכׇּל חֵלֶב״. נִבְלָתוֹ מְנָלַן? ״מִכׇּל נְבֵלָה״.Nous avons trouvé l'interdit de son sang ; son suif (graisse interdite), d'où le savons-nous ? De « aucune graisse » (Lévitique 7, 23). Sa charogne, d'où le savons-nous ? De « aucune charogne » (Deutéronome 14, 21).
- גִּיד הַנָּשֶׁה מְנָלַן? בְּכַף הַיָּרֵךְ תַּלְיֵהּ רַחֲמָנָא, וְהָא אִית לֵיהּ כַּף הַיָּרֵךְ.Le nerf sciatique (guid hanaché), d'où le savons-nous ? Le Miséricordieux (la Torah) l'a fait dépendre de la cavité de la hanche (Genèse 32, 33), et celui-ci a une cavité de la hanche.
- טוּמְאָתוֹ וּשְׁחִיטָה, מְנָלַן? סְבָרָא, מִדִּלְכֹל מִילֵּי רַבְּיֵיהּ רַחֲמָנָא כִּבְהֵמָה, טוּמְאָתוֹ וּשְׁחִיטָתוֹ נָמֵי כִּבְהֵמָה.Son impureté et son abattage rituel, d'où le savons-nous ? Par le raisonnement : puisque pour toutes les autres choses le Miséricordieux l'a inclus comme un animal domestique, son impureté et son abattage sont aussi comme ceux d'un animal domestique.
- אָמַר מָר: אוֹצִיא דַּם מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם, שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן טוּמְאָה חֲמוּרָה וְאֵין בָּהֶן טוּמְאָה קַלָּה. וּרְמִינְהִי: הַחוֹתֵךְ מִן הָאָדָם – צָרִיךְ מַחְשָׁבָה וְהֶכְשֵׁר.Le Maître a dit (dans la baraïta) : j'exclurai le sang des bipèdes, en qui il y a une impureté grave mais pas d'impureté légère. Et opposons-lui une contradiction (Michna Oukatsin 3, 2) : celui qui coupe de la chair d'un être humain vivant, celle-ci requiert une intention de la manger et un hekhcher (contact avec un liquide qui la rend réceptive à l'impureté des aliments).
- וְקַשְׁיָא לַן: מַחְשָׁבָה לְמָה לִי? תֵּעָשֶׂה חֲתִיכָה שֶׁלּוֹ מַחְשָׁבָה! וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בְּחוֹתְכוֹ לַכֶּלֶב, וּמַחְשָׁבָה לַכֶּלֶב לָאו מַחְשָׁבָה הִיא.Et cela nous était difficile : pourquoi ai-je besoin d'une intention ? Que son acte de couper tienne lieu d'intention ! Et Rech Lakich a dit : il s'agit d'un cas où il la coupe pour un chien, et l'intention de la donner à un chien n'est pas une intention qui en fait un aliment.
- וְלָא? וְהָתְנַן, כְּלָל אָמְרוּ בְּטוּמְאָה: כֹּל הַמְיוּחָד לֶאֱכוֹל אָדָם – טָמֵא, עַד שֶׁיִּפָּסֵל מֵאֲכִילַת כֶּלֶב!La Guemara demande : et ce n'est pas une intention ? Or nous avons appris (Michna Tahorot 8, 6) : ils ont énoncé une règle en matière d'impureté : tout ce qui est destiné à la nourriture de l'homme est impur (reste réceptif à l'impureté) jusqu'à ce qu'il devienne impropre à la consommation d'un chien !
- הָהוּא לְאַסּוֹקֵי טוּמְאָה מִינֵּיהּ, דְּכֵיוָן דְּמֵעִיקָּרָא הֲוָה חֲזֵי לְאָדָם, לְאַסּוֹקֵי מִטּוּמְאָה עַד שֶׁיִּפָּסֵל מֵאֲכִילַת כֶּלֶב. הָכָא לְאַחוֹתֵי לֵיהּ טוּמְאָה, אִי חֲזֵי לְאָדָם – חֲזֵי לְכֶלֶב, אִי לָא חֲזֵי לְאָדָם – לָא חֲזֵי לְכֶלֶב.Elle répond : celle-là concerne le fait de faire sortir l'aliment de l'impureté : puisqu'au départ il était propre à la consommation de l'homme, pour le faire sortir de l'impureté, il faut attendre qu'il devienne impropre à la consommation d'un chien. Ici, il s'agit de lui faire acquérir la réceptivité à l'impureté : s'il est propre à l'homme, il est propre au chien ; s'il n'est pas propre à l'homme, il n'est pas propre au chien.
- מִכׇּל מָקוֹם קָתָנֵי מַחְשָׁבָה, וּמַחְשָׁבָה – לְטוּמְאָה קַלָּה הִיא! הָנֵי מִילֵּי מֵחַיִּים, אֲבָל לְאַחַר מִיתָה – טָמֵא הוּא טוּמְאָה חֲמוּרָה.Revenons à la contradiction : de toute façon, cette Michna enseigne qu'il faut une intention ; et l'intention concerne l'impureté légère ! La Guemara répond : cela vaut du vivant de l'homme ; mais après la mort, il est impur d'une impureté grave, et c'est ce que vise la baraïta.
- דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי בְּהֵמָה לְאַחַר מִיתָה, אִי בָּשָׂר – מְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, וְאִם דָּם – מְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה,La Guemara objecte : de façon correspondante, pour l'animal après la mort, si c'est sa chair, elle rend impur d'une impureté grave ; et si c'est son sang, il rend aussi impur d'une impureté grave,
- דִּתְנַן: דַּם נְבֵילוֹת – בֵּית שַׁמַּאי מְטַהֲרִין, וּבֵית הִלֵּל מְטַמְּאִין.comme nous avons appris (Michna Edouyot 5, 1) : le sang des charognes, l'école de Chamaï le déclare pur, et l'école de Hillel le déclare impur. Où donc l'animal mort aurait-il une impureté légère ?
- לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לִכְדִתְנַן: נִבְלַת בְּהֵמָה טְמֵאָה בְּכׇל מָקוֹם, נִבְלַת [הָ]עוֹף הַטָּהוֹר בַּכְּפָרִים – צָרִיךְ מַחְשָׁבָה, וְאֵין צָרִיךְ הֶכְשֵׁר.Elle répond : ce n'est nécessaire que pour ce que nous avons appris (Michna Oukatsin 3, 3) : la charogne d'un animal impur trouvée en tout lieu, et la charogne d'un oiseau pur trouvée dans les villages, requièrent une intention pour être considérées comme aliment, et ne requièrent pas de hekhcher.
- נִבְלַת בְּהֵמָה טְהוֹרָה בְּכׇל מָקוֹם, וְנִבְלַת עוֹף טָהוֹר וְחֵלֶב בַּשְּׁוָקִים – אֵין צְרִיכִין לֹא מַחְשָׁבָה וְלֹא הֶכְשֵׁר.La charogne d'un animal pur en tout lieu, et la charogne d'un oiseau pur et la graisse interdite dans les marchés, ne requièrent ni intention ni hekhcher.
- וַאֲמַר לֵיהּ רַב לְרַבִּי חִיָּיא: מַחְשָׁבָה, לְמָה לִי לְטוּמְאָה קַלָּה? הִיא גּוּפַהּ טוּמְאָה הִיא! אֲמַר לֵיהּ: כְּגוֹן דְּאִיכָּא פָּחוֹת מִכְּזַיִת נְבֵילָה, וְצֵרְפָהּ לְפָחוֹת מִכְּבֵיצָה אוֹכָלִין, דְּהַאי וְהַאי הָוֵי כְּבֵיצָה.Et Rav dit à Rabbi 'Hiya : pourquoi ai-je besoin d'une intention pour l'impureté légère ? Elle-même est déjà impure d'une impureté grave ! Rabbi 'Hiya lui dit : c'est par exemple quand il y a moins d'un olive (kazayit) de charogne, et qu'on l'a jointe à moins d'un œuf (kabeitsa) d'aliments, de sorte que l'un et l'autre ensemble font le volume d'un œuf.
- אִי הָכִי, לִיבְעֵי נָמֵי הֶכְשֵׁר, דְּהָא תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״עַל כׇּל זֶרַע [זֵרוּעַ] אֲשֶׁר יִזָּרֵעַ״ – מָה זְרָעִים מְיוּחָדִין שֶׁאֵין סוֹפָן לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה וְצָרִיךְ הֶכְשֵׁר, אַף כֹּל שֶׁאֵין סוֹפָן לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה צָרִיךְ הֶכְשֵׁר!Rav objecte : s'il en est ainsi, qu'il faille aussi un hekhcher ! Car un Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « sur toute semence qui sera semée » (Lévitique 11, 37) : de même que les semences se distinguent en ce qu'elles ne finiront pas par rendre impur d'une impureté grave, et requièrent un hekhcher, de même tout ce qui ne finira pas par rendre impur d'une impureté grave requiert un hekhcher !
- אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי בָּאוֹכָלִין דְּעָלְמָא, דְּלֵית בְּהוּ פָּחוֹת מִכְּזַיִת נְבֵלָה, אֲבָל הָכָא, דְּאִיכָּא בְּגַוֵּיהּ פָּחוֹת מִכְּזַיִת נְבֵילָה, כֵּיוָן דְּאִילּוּ מְצָרֵף לֵיהּ כְּזַיִת – לָא בָּעֵי הֶכְשֵׁר.Rabbi 'Hiya lui dit : cela vaut pour les aliments ordinaires, qui ne contiennent pas moins d'un olive de charogne ; mais ici, où il y a en eux moins d'un olive de charogne, puisque si on la complétait jusqu'à un olive elle rendrait impur d'une impureté grave, elle ne requiert pas de hekhcher.
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