Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר בָּזוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה פּוֹטֵר בְּכוּלָּן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן.Rabbi Chimon exempte dans ce cas-ci, car il n'a jamais eu de connaissance certaine de son impureté. Rabbi Chimon ben Yehouda exempte dans tous ces cas, au nom de Rabbi Chimon.
- וַאֲפִילּוּ בְּקַמַּיְיתָא? אָמַר רָבָא: הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁהָלַךְ בָּרִאשׁוֹן וּבִשְׁעַת הִילּוּכוֹ בַּשֵּׁנִי שָׁכַח שֶׁהָלַךְ בָּרִאשׁוֹן, וּבְהָא פְּלִיגִי, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מִקְצָת יְדִיעָה כִּידִיעָה דָּמְיָא, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: מִקְצָת יְדִיעָה לָאו כִּידִיעָה דָּמְיָא.Et même dans le premier cas ? Il avait pourtant une connaissance certaine ! – Rava dit : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où il a marché sur le premier chemin, et, au moment où il marchait sur le second, il a oublié qu'il avait marché sur le premier. Et c'est sur ce point qu'ils divergent : le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense qu'une connaissance partielle équivaut à une connaissance complète, et Rabbi Chimon ben Yehouda pense qu'une connaissance partielle n'équivaut pas à une connaissance.
- אָמַר מָר: הָלַךְ בָּרִאשׁוֹן וְנִכְנַס, וְהִיזָּה וְטָבַל, וְהָלַךְ בַּשֵּׁנִי וְנִכְנַס – חַיָּיב. אַמַּאי חַיָּיב? הָא לָא הֲוַי לֵיהּ יְדִיעָה!Le Maître a dit : S'il a marché sur le premier chemin et qu'il est entré au Temple, puis a reçu l'aspersion et s'est immergé, puis a marché sur le second et est entré, il est passible. Pourquoi est-il passible ? Il n'a pas eu de connaissance certaine de son impureté !
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הָא מַנִּי – רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּלָא בָּעֵי יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כָּאן עָשׂוּ סְפֵק יְדִיעָה כִּידִיעָה.Rech Lakich dit : Selon qui est-ce ? C'est Rabbi Ichmaël, qui n'exige pas de connaissance au départ. Rabbi Yo'hanan dit : Tu peux même dire que c'est selon les Sages : ici, ils ont fait d'une connaissance douteuse l'équivalent d'une connaissance certaine.
- סָלְקָא דַעְתָּךְ: כָּאן עָשׂוּ, וְהוּא הַדִּין לְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, קַשְׁיָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן.Tu pourrais penser : « ici, ils ont fait » cela, et il en est de même pour toute la Torah ; il y a alors une difficulté entre une parole de Rabbi Yo'hanan et une autre de Rabbi Yo'hanan.
- קַשְׁיָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ אַדְּרֵישׁ לָקִישׁ.Et il y a une difficulté entre une parole de Rech Lakich et une autre de Rech Lakich.
- בִּשְׁלָמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן לָא קַשְׁיָא: כָּאן עָשׂוּ, אֲבָל בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ – לָא,Certes, entre les paroles de Rabbi Yo'hanan, ce n'est pas difficile : ici, ils ont fait ainsi, mais dans toute la Torah, non.
- מַאי טַעְמָא? הָכָא, גַּבֵּי טוּמְאָה כְּתִיב: ״וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ וְהוּא טָמֵא״ – יְדִיעָה דְּאִית בַּהּ נָמֵי סָפֵק חַיָּיב קְרָא, אֲבָל בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ כְּתִיב: ״אוֹ הוֹדַע אֵלָיו חַטָּאתוֹ״ – אִי אִית לֵיהּ יְדִיעָה הוּא דְּמִחַיַּיב.Pour quelle raison ? Ici, à propos de l'impureté, il est écrit : « et cela lui a été caché, et il est impur » (Lévitique 5, 2) : même une connaissance qui comporte un doute, le verset en rend passible ; mais dans toute la Torah, il est écrit : « ou si sa faute lui est révélée » (Lévitique 4, 28) : c'est seulement s'il en a une véritable connaissance qu'il est passible.
- אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ קַשְׁיָא, אַדְּמוֹקֵים לַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, לוֹקְמַהּ כְּרַבִּי! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל נָמֵי לָא בָּעֵי יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה.Mais selon Rech Lakich, c'est difficile : au lieu de l'établir selon Rabbi Ichmaël, qu'il l'établisse selon Rabbi ! – Il nous apprend ceci : que Rabbi Ichmaël non plus n'exige pas de connaissance au départ.
- הָא מַתְנִיתִין הִיא! דִּתְנַן, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ״ שְׁתֵּי פְּעָמִים – לְחַיֵּיב עַל הֶעְלֵם טוּמְאָה וְעַל הֶעְלֵם מִקְדָּשׁ!Mais c'est une Michna explicite ! Car nous avons appris (Chevouot 14b) : Rabbi Ichmaël dit : « et cela lui a été caché » est écrit deux fois (Lévitique 5, 2-3) : pour rendre passible pour l'oubli de l'impureté et pour l'oubli du Sanctuaire ! Il n'en tire donc pas l'exigence d'une connaissance au départ.
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אֲמִינָא: מִקְרָא לֵית לֵיהּ, מִגְּמָרָא אִית לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Il fallait le dire : tu aurais pu penser : il n'a pas cette exigence par un verset, mais il l'a par tradition (guemara) ; il nous apprend donc que non.
- מַתְנִי׳ חֵלֶב וְנוֹתָר לְפָנָיו, וְאָכַל אֶחָד מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן אָכַל, אִשְׁתּוֹ נִדָּה וַאֲחוֹתוֹ עִמּוֹ בַּבַּיִת, שָׁגַג בְּאַחַת מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה מֵהֶן שָׁגַג, שַׁבָּת וְיוֹם הַכִּיפּוּרִים, וְעָשָׂה מְלָאכָה בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּאֵיזֶה מֵהֶן עָשָׂה – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְחַיֵּיב חַטָּאת, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פּוֹטֵר.MICHNA – Si de la graisse interdite ('hélev) et du notar (reste de sacrifice au-delà du délai permis) se trouvaient devant lui, et qu'il a mangé l'un d'eux sans savoir lequel d'entre eux il a mangé ; si sa femme nidda (menstruée) et sa sœur se trouvaient avec lui dans la maison, et qu'il a fauté par inadvertance avec l'une d'elles sans savoir avec laquelle d'entre elles il a fauté ; si un Chabbat et un Yom Kippour se suivaient, et qu'il a fait un travail au crépuscule (bein hachmachot) sans savoir en lequel d'entre eux il l'a fait – Rabbi Eliézer le rend passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire), car il a certainement fauté, et Rabbi Yehochoua l'exempte.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא נֶחְלְקוּ עַל הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת שֶׁהוּא פָּטוּר, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: מִקְצָת עָשָׂה הַיּוֹם וּמִקְצָת עָשָׂה לְמָחָר.Rabbi Yossé dit : Ils n'ont pas divergé au sujet de celui qui fait un travail au crépuscule : il est exempt, car je dis : il a fait une partie du travail aujourd'hui et une partie le lendemain.
- עַל מָה נֶחְלְקוּ? עַל הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּתוֹךְ הַיּוֹם וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ אִם בְּשַׁבָּת עָשָׂה אִם בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים עָשָׂה, אוֹ עַל הָעוֹשֶׂה וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ מֵעֵין אֵיזוֹ מְלָאכָה עָשָׂה. שֶׁרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְחַיֵּיב חַטָּאת, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פּוֹטֵר. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: פּוֹטְרוֹ הָיָה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אַף מֵאָשָׁם תָּלוּי.Sur quoi ont-ils divergé ? Sur celui qui fait un travail au cours de la journée sans savoir s'il l'a fait le Chabbat ou s'il l'a fait le jour de Yom Kippour, ou sur celui qui fait un travail sans savoir quel type de travail il a fait : Rabbi Eliézer le rend passible d'un 'hatat, et Rabbi Yehochoua l'exempte. Rabbi Yehouda dit : Rabbi Yehochoua l'exemptait même de l'acham talouy (sacrifice de culpabilité « en suspens », apporté en cas de doute).
- רַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמְרִים: לֹא נֶחְלְקוּ עַל דָּבָר שֶׁהוּא מִשֵּׁם אֶחָד שֶׁהוּא חַיָּיב, עַל מָה נֶחְלְקוּ – עַל דָּבָר שֶׁהוּא מִשּׁוּם שְׁנֵי שֵׁמוֹת, שֶׁרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְחַיֵּיב חַטָּאת, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פּוֹטֵר.Rabbi Chimon et Rabbi Chimon Chezouri disent : Ils n'ont pas divergé au sujet d'une chose qui relève d'une seule catégorie : il est passible. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur une chose qui relève de deux catégories : Rabbi Eliézer le rend passible d'un 'hatat, et Rabbi Yehochoua l'exempte.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲפִילּוּ נִתְכַּוֵּון לִלְקוֹט תְּאֵנִים וְלִיקֵּט עֲנָבִים, עֲנָבִים וְלִיקֵּט תְּאֵנִים, שְׁחוֹרוֹת וְלִיקֵּט לְבָנוֹת, לְבָנוֹת וְלִיקֵּט שְׁחוֹרוֹת – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְחַיֵּיב חַטָּאת, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פּוֹטֵר. תְּמֵיהַנִי אִם פָּטַר בָּהּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. אִם כֵּן, לָמָּה נֶאֱמַר ״אֲשֶׁר חָטָא בָּהּ״? פְּרָט לַמִּתְעַסֵּק.Rabbi Yehouda dit : Même s'il avait l'intention de cueillir des figues et qu'il a cueilli des raisins, ou des raisins et qu'il a cueilli des figues, ou des figues noires et qu'il a cueilli des blanches, ou des blanches et qu'il a cueilli des noires, Rabbi Eliézer le rend passible d'un 'hatat, et Rabbi Yehochoua l'exempte. Je m'étonne que Rabbi Yehochoua ait exempté dans ce cas. S'il en est ainsi, qu'il soit passible, pourquoi est-il dit : « en quoi il a fauté » (Lévitique 4, 23) ? – Pour exclure celui qui agit sans intention (mitassek).
- גְּמָ׳ תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: מָה נַפְשָׁךְ? אִי חֵלֶב אָכַל – חַיָּיב, אִי נוֹתָר אָכַל – חַיָּיב! אִי אִשְׁתּוֹ נִדָּה בָּעַל – חַיָּיב, אִי אֲחוֹתוֹ בָּעַל – חַיָּיב! אִי בְּשַׁבָּת עָשָׂה מְלָאכָה – חַיָּיב, אִי בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים עָשָׂה מְלָאכָה – חַיָּיב!GUEMARA – Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Eliézer dit : De toute façon il est passible : s'il a mangé de la graisse interdite, il est passible ; s'il a mangé du notar, il est passible ! S'il a eu des relations avec sa femme nidda, il est passible ; s'il a eu des relations avec sa sœur, il est passible ! S'il a fait le travail le Chabbat, il est passible ; s'il a fait le travail le jour de Yom Kippour, il est passible !
- אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״אֲשֶׁר חָטָא בָּהּ״ – עַד שֶׁיִּוָּדַע לוֹ בַּמֶּה חָטָא. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הַאי ״בָּהּ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ: פְּרָט לַמִּתְעַסֵּק.Rabbi Yehochoua lui dit : Voici qu'il est dit : « en quoi il a fauté » (Lévitique 4, 23) : il n'est passible que lorsqu'il sait en quoi il a fauté. – Et Rabbi Eliézer, que fait-il de ce mot « en quoi » (bah) ? – Il en a besoin pour exclure celui qui agit sans intention.
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