Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּטוּמְאָה יְשָׁנָה, מַאי שְׁנָא חֲלָבִין וּבִיאַת מִקְדָּשׁ דְּמוֹדוּ לֵיהּ, דְּאִם רָצָה יֹאמַר: ״מֵזִיד הָיִיתִי״? טוּמְאָה יְשָׁנָה נָמֵי מְתָרֵץ דִּיבּוּרֵיהּ, דְּאִם רָצָה יֹאמַר: ״לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֶלָּא טָבַלְתִּי״!qu'il s'agit d'une impureté ancienne, quelle différence y a-t-il avec les graisses et l'entrée dans le Sanctuaire, où les Sages lui concèdent qu'il est exempt, parce que, s'il le voulait, il dirait : « j'ai agi intentionnellement » ? Pour l'impureté ancienne aussi, il explique sa parole, car, s'il le voulait, il dirait : « je ne suis pas resté dans mon impureté, mais je me suis immergé » !
- אָמַר רָבִינָא: לְעוֹלָם בְּטוּמְאָה יְשָׁנָה, וּכְגוֹן דְּאָמְרִי לֵיהּ עֵדִים: אָכַלְתָּ קָדָשִׁים בְּטוּמְאַת הַגּוּף, וְהוּא אָמַר לְהוֹן: ״לֹא נִטְמֵאתִי״, דְּהָכָא לָא מְתָרֵיץ דִּיבּוּרֵיהּ. דְּלֵיכָּא לְמֵימַר לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָה אֲבָל טָבַלְתִּי,Ravina a dit : en réalité, il s'agit d'une impureté ancienne, et d'un cas où les témoins lui disent : « tu as mangé des viandes sacrées en état d'impureté corporelle », et lui leur dit : « je ne me suis pas rendu impur ». Car ici, il ne peut pas expliquer sa parole, puisqu'on ne peut pas dire qu'il veut dire : « je ne suis pas resté dans l'impureté, mais je me suis immergé ».
- מַאי אָמַר לְהוֹן? ״טָבַלְתִּי וְאָכַלְתִּי״, כִּי אָמַר לְהוֹן הָכִי, אִיתַּכְחַשׁ לֵיהּ דִּבּוּרֵיהּ קַמָּא מִיהָא בְּטוּמְאַת מַגָּעוֹ!Que leur dirait-il ? « Je me suis immergé et j'ai mangé » ? Lorsqu'il leur dit cela, sa première parole se trouve démentie, en tout cas pour son impureté de contact !
- אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא אֲמָרָהּ [רַבִּי יְהוּדָה] אֶלָּא בֵּינוֹ לְבֵין עַצְמוֹ וּלְעַצְמוֹ.Rav Na'hman a dit : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda. Rav Yossef a dit : Rabbi Yehouda ne l'a dit (qu'il est cru) que lorsqu'il est seul avec lui-même et pour lui-même, mais vis-à-vis des autres il est considéré comme impur.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים, שֶׁאִם אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: בָּעַלְתָּ שִׁפְחָה חֲרוּפָה, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא בָּעַלְתִּי – מְהֵימַן, דְּאִי בָּעֵי אָמַר לְהוֹן: לֹא גָּמַרְתִּי בִּיאָתִי.Rech Lakich a dit : Rabbi Méïr concède aux Sages que si deux témoins lui ont dit : « tu as eu un rapport avec une servante fiancée (chif'ha 'haroufa) », et lui dit : « je n'ai pas eu de rapport », il est cru, car, s'il le voulait, il leur dirait : « je n'ai pas achevé mon rapport », et il serait exempt de l'acham.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים בְּנָזִיר טָמֵא, שֶׁאָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר, דְּאִי בָּעֵי אָמַר: נִשְׁאַלְתִּי עַל נִזְירִי.Rav Chéchet a dit : Rabbi Méïr concède aux Sages dans le cas d'un nazir (naziréen) impur : si deux témoins lui ont dit : « tu t'es rendu impur », et lui dit : « je ne me suis pas rendu impur », il est exempt, car, s'il le voulait, il dirait : « j'ai demandé à un Sage l'annulation de mon naziréat ».
- אָמַר אַבָּיֵי: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים, שֶׁאִם אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: יוֹדֵעַ אַתָּה בְּעֵדוּת פְּלוֹנִי, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא יָדַעְתִּי – פָּטוּר, דְּאִי בָּעֵי אָמַר: לֹא נִתְכַּוַּונְתִּי לְעֵדוּת.Abayé a dit : Rabbi Méïr concède aux Sages que si deux témoins lui ont dit : « tu connais un témoignage concernant untel », et lui dit, sous serment, « je ne le connais pas », il est exempt du sacrifice du serment de témoignage, car, s'il le voulait, il dirait : « je n'avais pas l'intention de servir de témoin ».
- אָכַל חֵלֶב וָחֵלֶב בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד]. מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: אַמַּאי אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת וְהָא שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב אָכַל!La Michna enseigne : s'il a mangé de la graisse puis de la graisse dans un seul oubli, il n'est passible que d'un seul sacrifice. Rabbi Zeira objecte : pourquoi n'est-il passible que d'un seul 'hatat, alors qu'il a mangé deux kazayit de graisse !
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֶעְלֵמוֹת מְחוּלָּקוֹת, וְהָכָא הֶעְלֵם אֶחָד הוּא דְּאִיכָּא.Abayé lui dit : ce sont les oublis distincts qui divisent les fautes, et ici il n'y a qu'un seul oubli.
- אִיכָּא דְּמַקְשֵׁי לֵיהּ הָכִי: טַעְמָא דְּהֶעְלֵם אֶחָד, הָא בִּשְׁתֵּי הֶעְלֵמוֹת חַיָּיב שְׁתַּיִם. אַמַּאי? שֵׁם חֵלֶב אֶחָד הוּא! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֶעְלֵמוֹת מְחוּלָּקִין.Il y a ceux qui rapportent que Rabbi Zeira a posé la difficulté ainsi : la raison pour laquelle il n'est passible que d'un sacrifice est qu'il y a un seul oubli ; mais avec deux oublis, il est passible de deux. Pourquoi ? C'est un seul nom d'interdit, la graisse ! Abayé lui dit : les oublis divisent.
- אָכַל חֵלֶב וָדָם פִּיגּוּל וְנוֹתָר – חַיָּיב כּוּ׳.La Michna enseigne : s'il a mangé de la graisse, du sang, du piggoul et du notar, il est passible, etc.
- מִמִּין אֶחָד חַיָּיב, פְּשִׁיטָא! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵינִי: כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחוּלָּקִין.« Deux demi-kazayit d'une même espèce : il est passible » – c'est évident ! Rech Lakich a dit au nom de Bar Toutini : il s'agit du cas où il les a mangés dans deux plats, et selon Rabbi Yehochoua, qui dit : les plats divisent les consommations.
- מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ – לָא שְׁנָא לְקוּלָּא, וְלָא שְׁנָא לְחוּמְרָא. קָא מַשְׁמַע לַן דְּחַיָּיב, אַלְמָא: לְחוּמְרָא אָמַר, לְקוּלָּא לָא אָמַר.On aurait pu dire que lorsque Rabbi Yehochoua l'a dit, il n'y a pas de différence entre l'appliquer pour alléger ou pour aggraver ; il nous apprend qu'il est passible. Il en ressort que Rabbi Yehochoua l'a dit pour aggraver, mais ne l'a pas dit pour alléger.
- אִיכָּא דְּאָמַר עַל סֵיפָא: מִשְּׁנֵי מִינִין – פָּטוּר. פְּשִׁיטָא! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵינִי: כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחוּלָּקִין.Il y a celui qui rapporte cela sur la fin de la Michna : « de deux espèces, il est exempt » – c'est évident ! Rech Lakich a dit au nom de Bar Toutini : il s'agit du cas où il l'a mangé dans deux plats, et selon Rabbi Yehochoua, qui dit : les plats divisent.
- דְּמַהוּ דְּתֵימָא: כִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ – לְחוּמְרָא אָמַר, לְקוּלָּא לָא אָמַר. קָא מַשְׁמַע לַן: מִשְּׁנֵי מִינִין פָּטוּר.Car on aurait pu dire que lorsque Rabbi Yehochoua l'a dit, il l'a dit pour aggraver, mais ne l'a pas dit pour alléger ; il nous apprend que « de deux espèces, il est exempt ».
- מַאי מִשְּׁנֵי מִינִין? מִמִּין אֶחָד הוּא, וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ שְׁנֵי מִינִים – מִשּׁוּם דַּאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְקָתָנֵי: פָּטוּר, אַלְמָא לָא שְׁנָא לְקוּלָּא וְלָא שְׁנָא לְחוּמְרָא קָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Que signifie « de deux espèces » ? C'est d'une seule espèce ; et pourquoi l'appelle-t-il « deux espèces » ? Parce qu'il l'a mangé dans deux plats ; et il enseigne : il est exempt. Il en ressort qu'il n'y a pas de différence entre alléger et aggraver dans ce que dit Rabbi Yehochoua.
- מִדְּסֵיפָא מִין אֶחָד וּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, רֵישָׁא מִין אֶחָד וְתַמְחוּי אֶחָד. פְּשִׁיטָא!Puisque la fin traite d'une même espèce et de deux plats, le début traite d'une même espèce et d'un seul plat. C'est évident !
- אָמַר רָבִינָא: כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה לוֹ יְדִיעָה בֵּינְתַיִים, וְאַלִּיבָּא דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, דְּאָמַר: אֵין יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר.Ravina a dit : il s'agit du cas où il a eu une prise de conscience entre-temps, et selon Rabban Gamliel, qui dit : il n'y a pas de prise de conscience pour un demi-chiour (une demi-mesure).
- דִּתְנַן: הַכּוֹתֵב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת בִּשְׁתֵּי הֶעְלֵמוֹת, אַחַת שַׁחֲרִית וְאַחַת עַרְבִית – רַבָּן גַּמְלִיאֵל מִחַיַּיב, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.Comme nous avons appris (Chabbat 105a) : celui qui écrit deux lettres le Chabbat en deux oublis, l'une le matin et l'autre le soir : Rabban Gamliel le déclare passible, et les Sages l'exemptent.
- רַבָּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: אֵין יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר, וְרַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר.Rabban Gamliel pense : il n'y a pas de prise de conscience pour un demi-chiour ; et les Sages pensent : il y a une prise de conscience pour un demi-chiour.
- מַתְנִי׳ כַּמָּה יִשְׁהֶא בָּאוֹכָלִין? כְּאִילּוּ אוֹכֵל קְלָיוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁיִּשְׁהֶא מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – חַיָּיב.MICHNA. Combien de temps peut-il s'attarder en mangeant des aliments interdits, tout en étant passible ? Comme s'il mangeait des grains grillés, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : il faut qu'il s'attarde, du début à la fin, le temps de manger un pras (demi-pain) ; il est alors passible.
- אָכַל אוֹכָלִין טְמֵאִין וְשָׁתָה מַשְׁקִין טְמֵאִין, שָׁתָה רְבִיעִית יַיִן וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ וְשָׁהָה כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – חַיָּיב, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אִם פָּסֵק בָּהּ אוֹ אִם נָתַן בּוֹ מַיִם כׇּל שֶׁהוּא – פָּטוּר.S'il a mangé des aliments impurs ou bu des liquides impurs, ou bu un reviit (quart de log) de vin et est entré dans le Sanctuaire, et s'est attardé le temps de manger un pras, il est passible. Rabbi Elazar dit : s'il s'est interrompu en buvant le vin, ou s'il y a mis la moindre quantité d'eau, il est exempt.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבִּי מֵאִיר, לְחוּמְרָא קָאָמַר אוֹ לְקוּלָּא קָאָמַר? לְחוּמְרָא קָאָמַר, וְהָכִי קָתָנֵי: כְּאִילּוּ אוֹכֵל קְלָיוֹת, דַּאֲפִילּוּ כּוּלֵּיהּ יוֹמָא. וְאַף עַל גַּב דְּמִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף יוֹתֵר מִכְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס, כֵּיוָן דִּמְשִׁיכָה אֲכִילְתֵיהּ – מִחַיַּיב. וַאֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: דְּעַד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס הוּא דְּחַיָּיב יוֹתֵר מִכְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – פָּטוּר.GUEMARA. Ils ont posé la question : Rabbi Méïr le dit-il pour aggraver ou pour alléger ? Le dit-il pour aggraver, et voici ce qu'il enseigne : « comme s'il mangeait des grains grillés », un à un, même pendant toute une journée ; et bien que, du début à la fin, cela dure plus que le temps de manger un pras, puisque sa consommation est continue, il est passible ; et les Sages lui ont dit : c'est seulement s'il s'attarde le temps de manger un pras qu'il est passible ; s'il dépasse le temps de manger un pras, il est exempt ?
- אוֹ דִלְמָא לְקוּלָּא קָאָמַר, דְּהָכִי קָתָנֵי: כְּאִילּוּ אוֹכֵל קְלָיוֹת, וְהוּא דְּלָא אַיפְסֵיק בֵּינֵי וּבֵינֵי, אֲבָל דְּאַיפְסֵיק בֵּינֵי וּבֵינֵי, אַף עַל גַּב דְּמִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס – פָּטוּר. וְאָמְרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: כֵּיוָן דְּמִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס הוּא – חַיָּיב?Ou peut-être le dit-il pour alléger, car voici ce qu'il enseigne : « comme s'il mangeait des grains grillés », et c'est à condition qu'il ne se soit pas interrompu entre-temps ; mais s'il s'est interrompu entre-temps, bien que, du début à la fin, cela n'ait pas dépassé le temps de manger un pras, il est exempt ; et les Sages lui ont dit : puisque, du début à la fin, c'est dans le temps de manger un pras, il est passible ?
- תָּא שְׁמַע: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עֵד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף.Viens et entends : « Et les Sages disent : il faut qu'il s'attarde le temps de manger un pras, du début à la fin. »
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