Paracha Ki Tavo
כי תבואDevarim 26, 1 – 29, 8 · Deutéronome
L’histoire de la paracha
Une fois installé dans le pays, l'agriculteur apporte ses prémices (bikourim) au Kohen et prononce une déclaration qui retrace l'histoire d'Israël, de l'esclavage en Égypte jusqu'au don de la terre. Il déclare aussi avoir donné les maasserot comme il convient. Israël et Hachem s'engagent l'un envers l'autre (ch. 26).
Après la traversée du Jourdain, le peuple devra dresser de grandes pierres et y écrire les paroles de la Torah. Six tribus se tiendront sur le mont Guerizim et six sur le mont Eval, et les Léviim proclameront des malédictions auxquelles tout le peuple répondra « Amen » (ch. 27). Moché détaille ensuite les bénédictions promises à ceux qui écoutent, puis une longue série d'avertissements : maladies, défaites, exil et souffrances si le peuple abandonne l'alliance (ch. 28).
Moché rappelle enfin les prodiges vus en Égypte et dans le désert, et constate que jusqu'à ce jour, Hachem ne leur a pas donné « un cœur pour savoir » (ch. 29).
Un enseignement
Des mitsvot toujours nouvelles
Moché dit au peuple : « Ce jour, Hachem ton D.ieu t'ordonne d'accomplir ces lois ». Pourtant, les mitsvot avaient été données depuis longtemps. Rachi explique : « chaque jour, qu'ils soient à tes yeux nouveaux, comme si tu en avais reçu l'ordre ce jour même ». Il fait une remarque semblable un peu plus loin, sur les mots « En ce jour tu es devenu un peuple ».
L'habitude est une force, puisqu'elle permet la régularité, mais elle peut aussi éteindre l'intérêt : on finit par accomplir sans y penser, ou par étudier sans rien attendre. Rachi demande de recevoir les mitsvot chaque matin comme un ordre neuf. Pour celui qui étudie, cela peut signifier aborder un passage déjà connu en se demandant ce qu'il a encore à nous apprendre aujourd'hui, au lieu de le considérer comme acquis.
D’après Rachi sur Devarim 26, 16
Résumé et enseignement rédigés avec l’aide de l’intelligence artificielle à partir du texte et de Rachi.