Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא מֵעַתָּה נַיְיתוֹ פַּר בְּהוֹרָאָה! וְכִי תֵּימָא, הָכִי נָמֵי – טָפִי לְהוּ שְׁבָטִים.La Guemara objecte : Mais alors, si les Cohanim (prêtres) sont appelés « assemblée », qu'ils apportent un taureau lorsqu'ils fautent sur la base d'une décision du tribunal ! Et si tu dis : en effet, il en est ainsi, c'est impossible, car il y aurait pour eux des tribus en trop, soit treize tribus.
- אֶלָּא אָמַר רַב אַחָא בְּרַבִּי יַעֲקֹב: שִׁבְטוֹ שֶׁל לֵוִי לָא אִיקְּרוּ קָהָל, דִּכְתִיב: ״הִנְנִי מַפְרְךָ וְהִרְבִּיתִךָ וּנְתַתִּיךָ לִקְהַל עַמִּים וְגוֹ׳״. כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ אֲחוּזָּה – אִיקְּרִי קָהָל, וְכֹל שֶׁאֵין לוֹ אֲחוּזָּה – לָא אִיקְּרִי קָהָל.Mais plutôt, Rav A'ha, fils de Rabbi Yaakov, a dit : La tribu de Lévi n'est pas appelée « assemblée », comme il est écrit : « Voici que Je te ferai fructifier, Je te multiplierai et Je ferai de toi une assemblée de peuples, etc. », et le verset poursuit : « et Je donnerai ce pays à ta descendance après toi en possession éternelle » (Genèse 48, 4). On en déduit : toute tribu qui a une possession de terre est appelée « assemblée », et toute tribu qui n'a pas de possession n'est pas appelée « assemblée ». Or la tribu de Lévi, dont font partie les Cohanim, n'a pas de terre en héritage.
- אִם כֵּן, חָסְרִי לְהוּ שְׁנֵים עָשָׂר שְׁבָטִים! אָמַר אַבָּיֵי: ״אֶפְרַיִם וּמְנַשֶּׁה כִּרְאוּבֵן וְשִׁמְעוֹן יִהְיוּ לִי״. אָמַר רָבָא, וְהָא כְּתִיב: ״עַל שֵׁם אֲחֵיהֶם יִקָּרְאוּ בְּנַחֲלָתָם״, לְנַחֲלָה הוּקְשׁוּ וְלֹא לְדָבָר אַחֵר!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il leur manque une tribu pour atteindre les douze tribus ! Abayé a dit : Il est écrit : « Éphraïm et Ménaché seront pour Moi comme Réouven et Chimon » (Genèse 48, 5), et ils comptent donc pour deux tribus. Rava a dit : Mais n'est-il pas écrit : « C'est au nom de leurs frères qu'ils seront appelés dans leur héritage » (Genèse 48, 6) ? C'est pour l'héritage qu'ils ont été comparés aux tribus, et non pour autre chose !
- וְלָא? וְהָא חֲלוּקִין בַּדְּגָלִים! כְּנַחֲלָתָן כָּךְ חֲנִיָּיתָן, כְּדֵי לְחַלֵּק כָּבוֹד לַדְּגָלִים.La Guemara s'étonne : Et non ? Ne sont-ils pas des tribus distinctes pour d'autres sujets ? Mais voici qu'ils sont séparés pour les bannières sous lesquelles le peuple campait au désert ! La Guemara répond : Comme leur héritage, ainsi était leur campement, et cela afin d'attribuer de l'honneur aux bannières, pour que chacune compte trois tribus.
- וְהָא חֲלוּקִים בַּנְּשִׂיאִים! הָהוּא, לַחֲלוֹק כָּבוֹד לַנְּשִׂיאִים. דְּתַנְיָא: שְׁלֹמֹה עָשָׂה שִׁבְעָה יְמֵי חֲנוּכָּה, וּמָה רָאָה מֹשֶׁה לַעֲשׂוֹת שְׁנֵים עָשָׂר יְמֵי חֲנוּכָּה? כְּדֵי לַחֲלוֹק כָּבוֹד לַנְּשִׂיאִים.La Guemara objecte : Mais voici qu'ils sont séparés pour les princes des tribus, Éphraïm et Ménaché ayant chacun le sien ! La Guemara répond : Cela était pour attribuer de l'honneur aux princes, et ne prouve rien pour les autres sujets, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Chlomo a fait sept jours d'inauguration du Temple ; et qu'a vu Moché pour faire douze jours d'inauguration du Tabernacle ? Il l'a fait afin d'attribuer de l'honneur aux princes, chacun apportant son offrande en son propre jour.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ?La Guemara demande : Qu'en est-il à ce sujet ? Quelle est la conclusion sur l'opinion de Rabbi Chimon : pour lui, le 'hatat (sacrifice expiatoire) offert par des associés diffère-t-il de celui de la communauté, comme l'a expliqué Rav Yossef, ou non, comme l'a expliqué Abayé ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, חָמֵשׁ חַטָּאוֹת מֵתוֹת: וְלַד חַטָּאת, וּתְמוּרַת חַטָּאת, וְחַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ, וְחַטָּאת שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ, וְחַטָּאת שֶׁעָבְרָה שְׁנָתָהּ. וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר וְלַד חַטָּאת בְּצִבּוּר, שֶׁאֵין צִבּוּר מַפְרִישִׁין נְקֵבָה. וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר תְּמוּרַת חַטָּאת בְּצִבּוּר, שֶׁאֵין תְּמוּרָה בְּצִבּוּר. וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ בְּצִבּוּר, שֶׁאֵין צִבּוּר מֵתִים.Viens et entends une preuve, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : Cinq 'hatat meurent, c'est-à-dire sont laissés sans être offerts jusqu'à leur mort : le petit d'une 'hatat, né de l'animal consacré ; le substitut d'une 'hatat, animal sur lequel on a transféré la sainteté d'une 'hatat ; la 'hatat dont les propriétaires sont morts ; la 'hatat dont les propriétaires ont obtenu l'expiation par un autre animal ; et la 'hatat dont l'année est passée, car elle doit être offerte dans sa première année. Et tu ne peux pas parler du petit d'une 'hatat pour la communauté, car la communauté ne désigne pas de femelle comme sacrifice. Et tu ne peux pas parler du substitut d'une 'hatat pour la communauté, car il n'y a pas de substitution pour la communauté. Et tu ne peux pas parler de la 'hatat dont les propriétaires sont morts pour la communauté, car la communauté ne meurt pas.
- שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ וְשֶׁעָבְרָה שְׁנָתָהּ – לֹא שָׁמַעְנוּ, יָכוֹל יָמוּתוּ? אָמַרְתָּ: יִלְמוֹד סָתוּם מִן הַמְפוֹרָשׁ, מַה מָּצִינוּ בִּוְלַד חַטָּאת וּתְמוּרַת חַטָּאת וְשֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ – בְּיָחִיד דְּבָרִים אֲמוּרִים וְלֹא בְּצִבּוּר, אַף שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ וְשֶׁעָבְרָה שְׁנָתָהּ – בְּיָחִיד דְּבָרִים אֲמוּרִים וְלֹא בְּצִבּוּר.Quant à la 'hatat dont les propriétaires ont obtenu l'expiation et à celle dont l'année est passée, nous n'avons pas entendu si la règle vaut pour la communauté. Pourrait-on penser qu'elles mourront ? Tu as dit : On apprendra ce qui n'est pas précisé de ce qui est explicite. Ce que nous avons trouvé pour le petit d'une 'hatat, le substitut d'une 'hatat et celle dont les propriétaires sont morts, à savoir que ces paroles sont dites pour un individu et non pour la communauté, de même, pour celle dont les propriétaires ont obtenu l'expiation et celle dont l'année est passée, ces paroles sont dites pour un individu et non pour la communauté.
- וְכִי דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר? רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּחַד מָקוֹם גְּמִיר.La Guemara objecte : Mais juge-t-on ce qui est possible d'après ce qui est impossible ? Certains de ces cas ne peuvent par nature pas exister pour la communauté ; comment en déduire la règle de ceux qui le pourraient ? La Guemara répond : Rabbi Chimon les a appris en un seul lieu, c'est-à-dire comme une seule tradition : toutes ces règles vont ensemble et, là où elles ne peuvent s'appliquer toutes, aucune ne s'applique.
- הַדְרָן עֲלָךְ הוֹרוּ בֵּית דִּיןNous reviendrons vers toi, chapitre « Horou Beit Din ».
- מַתְנִי׳ הוֹרָה כֹּהֵן מָשִׁיחַ לְעַצְמוֹ שׁוֹגֵג וְעָשָׂה שׁוֹגֵג – מֵבִיא פַּר. שׁוֹגֵג וְעָשָׂה מֵזִיד, מֵזִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג – פָּטוּר, שֶׁהוֹרָאַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ לְעַצְמוֹ כְּהוֹרָאַת בֵּית דִּין לַצִּבּוּר.Michna (enseignement des Tannaïm) : Si un Cohen oint, c'est-à-dire le Cohen Gadol, a décidé pour lui-même de permettre un interdit de la Torah, s'il a décidé par inadvertance et a agi par inadvertance selon sa décision, il apporte un taureau en 'hatat (sacrifice expiatoire). S'il a décidé par inadvertance et a agi délibérément, ou s'il a décidé délibérément et a agi par inadvertance, il est patour (exempt) de tout sacrifice, car la décision d'un Cohen oint pour lui-même est comme la décision du tribunal pour la communauté : il n'est tenu que là où le tribunal le serait.
- גְּמָ׳ שׁוֹגֵג וְעָשָׂה שׁוֹגֵג – מֵבִיא פַּר. פְּשִׁיטָא!Guemara (discussion des Amoraïm) : La Michna enseigne : S'il a décidé par inadvertance et a agi par inadvertance, il apporte un taureau. La Guemara demande : C'est évident ! N'est-ce pas le cas type de la faute involontaire ?
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁהוֹרָה, וְשָׁכַח מֵאֵיזֶה טַעַם הוֹרָה, וּבְשָׁעָה שֶׁטָּעָה אָמַר: הֲרֵינִי עוֹשֶׂה עַל דַּעַת הוֹרָאָתוֹ, דְּמַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּאִילּוּ מִתְיְדַע לֵיהּ, [שֶׁמָּא] הָדַר בֵּיהּ – כְּמֵזִיד דָּמֵי וְלָא לִחַיַּיב, קָא מַשְׁמַע לַן.Abayé a dit : De quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où il a décidé, a oublié pour quelle raison il a décidé, et au moment où il a fauté, il a dit : Me voici agissant selon ma décision. Car tu aurais pu dire : Puisque, si la raison lui était connue, peut-être serait-il revenu sur sa décision, il est comme un fauteur délibéré et ne devrait pas être passible d'un sacrifice. La Michna nous enseigne que c'est tout de même une inadvertance.
- מֵזִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״לְאַשְׁמַת הָעָם״, הֲרֵי מָשִׁיחַ כְּצִבּוּר. שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִין הוּא:La Michna enseigne : S'il a décidé délibérément et a agi par inadvertance, etc., il est exempt. La Guemara demande : D'où savons-nous cela ? Comme nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Il est écrit : si le Cohen oint faute « pour la culpabilité du peuple » (Lévitique 4, 3) : voici que l'oint est comme la communauté. Car on pourrait penser que ce verset est superflu : n'est-ce pas déduit par un raisonnement ?
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