Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלָא מִבַּעְיָא לְמַאן דְּאָמַר צִבּוּר מַיְיתֵי, דִּמְפַרְסְמָא מִלְּתָא. אֶלָּא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר בֵּית דִּין מְבִיאִין, דְּלָא מְפַרְסְמָא מִלְּתָא – אִי הֲוָה שָׁאֵיל, הֲווֹ אָמְרִין לֵיהּ.Et il n'est pas nécessaire de le dire selon celui qui dit que la communauté apporte le sacrifice, car la chose est rendue publique. Mais même selon celui qui dit que le tribunal apporte, où la chose n'est pas rendue publique, s'il avait demandé, on le lui aurait dit. Il est donc considéré comme se rattachant à lui-même et apporte un acham talouï (sacrifice de culpabilité conditionnel).
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי בַּר זְבִידָא: מָשָׁל דְּסוֹמְכוֹס לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְאָדָם שֶׁהֵבִיא כַּפָּרָתוֹ בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, סָפֵק מִבְּעוֹד יוֹם נִתְכַּפֵּר לוֹ, סָפֵק מִשֶּׁחָשֵׁכָה נִתְכַּפֵּר לוֹ, שֶׁאֵין מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי.Rabbi Yossé bar Avin a dit, et certains disent Rabbi Yossé bar Zevida : la parabole de Soumkhos, à quoi la chose ressemble-t-elle ? À un homme qui a apporté son expiation au crépuscule : peut-être a-t-il obtenu l'expiation alors qu'il faisait encore jour, peut-être a-t-il obtenu l'expiation alors qu'il faisait nuit, et il n'apporte pas d'acham talouï. Ce doute, qu'on ne peut jamais lever, n'est pas un doute ordinaire.
- וְלָא מִבַּעְיָא לְמַאן דְּאָמַר בֵּית דִּין מְבִיאִין דְּלָא אִפַּרְסְמָא מִלְּתָא, אֶלָּא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר צִבּוּר מְבִיאִין, דִּמְפַרְסְמָא מִלְּתָא, וַהֲווֹ אָמְרִינַן לֵיהּ, דְּהָכָא בְּסָפֵק מִבְּעוֹד יוֹם סָפֵק מִשֶּׁחָשֵׁכָה, אִי שָׁאֵיל לָא אַשְׁכַּח אִינָשׁ דִּמְשַׁיֵּילֵּיהּ.Et il n'est pas nécessaire de le dire selon celui qui dit que le tribunal apporte, où la chose n'est pas rendue publique ; mais même selon celui qui dit que la communauté apporte, où la chose est rendue publique et nous le lui aurions dit ; car ici, dans le cas du doute entre le jour et la nuit, s'il demandait, il ne trouverait personne à qui demander.
- אָמַר לוֹ בֶּן עַזַּאי: מַאי שְׁנָא מִן הַיּוֹשֵׁב כּוּ׳. שַׁפִּיר קָאָמַר לֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְבֶן עַזַּאי?La Michna enseigne : « Ben Azaï lui a dit : en quoi diffère-t-il de celui qui reste, etc. » Rabbi Akiva a bien répondu à Ben Azaï ! Comment un savant comme Ben Azaï n'a-t-il pas saisi cette distinction ?
- אָמַר רָבָא: הֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, לְבֶן עַזַּאי חַיָּיב – דְּהָא בְּבֵיתֵיהּ אִיתֵיהּ, לְרַבִּי עֲקִיבָא פָּטוּר – דְּהָא הֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ.Rava a dit : la différence entre eux est celui qui s'est engagé sur la route, mais n'a pas encore quitté sa ville. Selon Ben Azaï, il est passible, car il est encore chez lui ; selon Rabbi Akiva, il est exempt, car il s'est engagé sur la route.
- הוֹרוּ לוֹ בֵּית דִּין לַעֲקוֹר אֶת כָּל הַגּוּף. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְנֶעֱלַם דָּבָר״ – וְלֹא שֶׁיֵּעָקֵר הַמִּצְוָה כּוּלָּהּ. כֵּיצַד? אָמְרוּ: אֵין נִדָּה בַּתּוֹרָה, אֵין שַׁבָּת בַּתּוֹרָה, אֵין עֲבוֹדָה זָרָה בַּתּוֹרָה, יָכוֹל יְהוּ חַיָּיבִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנֶעֱלַם דָּבָר״ – וְלֹא שֶׁתִּתְעַלֵּם מִצְוָה כּוּלָּהּ. הֲרֵי אֵלּוּ פְּטוּרִין.La Michna enseigne : « Si le tribunal lui a décidé d'abolir tout le corps de la mitsva. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et une chose est cachée » (Lévitique 4, 13), et non que la mitsva soit abolie tout entière. Comment cela ? S'ils ont dit : il n'y a pas de nidda (femme en état de menstruation) dans la Torah, il n'y a pas de Chabbat dans la Torah, il n'y a pas d'idolâtrie dans la Torah, on pourrait penser qu'ils seraient passibles ? Le verset enseigne : « Et une chose est cachée », et non que la mitsva soit cachée tout entière : ils sont exempts.
- אֲבָל אָמְרוּ: יֵשׁ נִדָּה בַּתּוֹרָה אֲבָל הַבָּא עַל שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם פָּטוּר, יֵשׁ שַׁבָּת בַּתּוֹרָה אֲבָל הַמּוֹצִיא מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הָרַבִּים פָּטוּר, יֵשׁ עֲבוֹדָה זָרָה בַּתּוֹרָה אֲבָל הַמִּשְׁתַּחֲוֶה פָּטוּר – יָכוֹל יְהוּ פְּטוּרִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנֶעֱלַם דָּבָר״ וְלֹא כָּל הַגּוּף.Mais s'ils ont dit : il y a la nidda dans la Torah, mais celui qui a une relation avec une chomérèt yom kenégued yom (femme qui observe un jour pur pour un jour d'écoulement) est exempt ; il y a le Chabbat dans la Torah, mais celui qui transporte du domaine privé au domaine public est exempt ; il y a l'idolâtrie dans la Torah, mais celui qui se prosterne est exempt : on pourrait penser qu'ils seraient exempts ? Le verset enseigne : « Et une chose est cachée », et non tout le corps de la mitsva : ici, ils sont donc passibles.
- אָמַר מָר: יָכוֹל יְהוּ פְּטוּרִין. וְאִי בְּקִיּוּם מִקְצָת וּבִיטּוּל מִקְצָת פְּטוּרִין, וּבַעֲקִירַת כָּל הַגּוּף פְּטוּרִין – בְּמַאי חַיָּיבִין? תַּנָּא הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ, אֵימָא: ״דָּבָר״ כּוּלַּהּ מִילְּתָא מַשְׁמַע! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנֶעֱלַם דָּבָר״.Le Maître a dit : on pourrait penser qu'ils seraient exempts. Mais si, pour le maintien d'une partie et l'annulation d'une partie, ils sont exempts, et que pour l'abolition de tout le corps ils sont exempts, pour quoi seraient-ils passibles ? Voici ce qui était difficile pour le Tanna : dis que « chose » signifie la chose tout entière ! Le verset enseigne : « Et une chose est cachée ».
- מַאי מַשְׁמַע? אָמַר עוּלָּא: קְרִי בֵּיהּ ״וְנֶעֱלַם מִדָּבָר״.D'où cela ressort-il ? Oulla a dit : lis dans le verset : « Et une partie de chose est cachée » (venéélam middavar) : le mèm final de venéélam vaut aussi devant davar.
- חִזְקִיָּה אָמַר, אָמַר קְרָא: ״וְעָשׂוּ אַחַת מִכׇּל מִצְוֹת״, ״מִכׇּל מִצְוֹת״ – וְלֹא כׇּל מִצְוֹת. מִצְוֹת תַּרְתֵּי מַשְׁמַע! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: ״מִצְוַת״ כְּתִיב.'Hizkiya a dit : le verset dit : « Et ils ont fait l'une de toutes les mitsvot » (Lévitique 4, 13) : « de toutes les mitsvot », et non toutes les mitsvot. Mais « mitsvot » signifie deux ! Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : c'est écrit « mitsvat », avec un seul vav, comme un singulier.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: יָלֵיף ״דָּבָר״ ״דָּבָר״ מִזָּקֵן מַמְרֵא, דִּכְתִיב בֵּיהּ בְּזָקֵן מַמְרֵא: ״כִּי יִפָּלֵא מִמְּךָ דָבָר... לֹא תָסוּר מִן הַדָּבָר אֲשֶׁר יַגִּידוּ לְךָ יָמִין וּשְׂמֹאל״, מָה מַמְרֵא – ״מִן הַדָּבָר״ וְלֹא כׇּל דָּבָר, אַף בְּהוֹרָאָה – ״דָּבָר״ וְלֹא כָּל הַגּוּף.Rav Achi a dit : il apprend « chose » de « chose » du zakèn mamré (Sage rebelle), car il est écrit au sujet du zakèn mamré : « Si une chose t'est trop difficile… tu ne t'écarteras pas de la chose qu'ils te diront, ni à droite ni à gauche » (Deutéronome 17, 8-11). De même que pour le rebelle, c'est « de la chose » et non toute la chose, de même pour la décision : « chose » et non tout le corps.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין בֵּית דִּין חַיָּיבִין עַד שֶׁיּוֹרוּ בְּדָבָר שֶׁאֵין הַצַּדּוּקִין מוֹדִין בּוֹ. אֲבָל בְּדָבָר שֶׁהַצַּדּוּקִין מוֹדִין בּוֹ – פְּטוּרִין. מַאי טַעְמָא? זִיל קְרִי בֵּי רַב הוּא.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : le tribunal n'est passible que s'il décide d'une chose que les Sadducéens n'admettent pas. Mais pour une chose que les Sadducéens admettent, ils sont exempts. Quelle est la raison ? Va lire à l'école, c'est cela : une chose aussi évidente relève de l'ignorance et non d'une décision légale.
- תְּנַן: יֵשׁ נִדָּה בַּתּוֹרָה, אֲבָל הַבָּא עַל שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם פָּטוּר. וְאַמַּאי? שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם, הָא כְּתִיב ״וְסָפְרָה לָּהּ״, מְלַמֵּד שֶׁסּוֹפֶרֶת אֶחָד לְאֶחָד!Nous avons appris dans la Michna : il y a la nidda dans la Torah, mais celui qui a une relation avec une chomérèt yom kenégued yom est exempt. Mais pourquoi seraient-ils passibles ? La chomérèt yom kenégued yom, c'est pourtant écrit : « Et elle comptera pour elle » (Lévitique 15, 28), ce qui enseigne qu'elle compte un pour un ! Même les Sadducéens l'admettraient.
- דְּאָמְרִי: הַעֲרָאָה שַׁרְיָא, גְּמַר בִּיאָה הוּא דַּאֲסִירָא. הָא נָמֵי כְּתִיב: ״אֶת מְקוֹרָהּ הֶעֱרָה״!C'est le cas où ils ont dit : le début de la relation (haaraa) est permis, c'est l'achèvement de la relation qui est interdit. Cela aussi est écrit : « Il a découvert sa source » (Lévitique 20, 18) !
- דְּאָמְרִי: כְּדַרְכָּהּ – אֲסִירָא, שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ – שַׁרְיָא. הָא כְּתִיב: ״מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה״!C'est le cas où ils ont dit : selon sa voie naturelle, c'est interdit ; de manière non naturelle, c'est permis. Il est pourtant écrit : « les couches d'une femme » (Lévitique 18, 22), au pluriel !
- דְּאָמְרִי: כְּדַרְכָּהּ – אָסוּר אֲפִילּוּ הַעֲרָאָה, בְּשֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ – גְּמַר בִּיאָה הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל הַעֲרָאָה שַׁרְיָא. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ נִדָּה נָמֵי!C'est le cas où ils ont dit : selon sa voie naturelle, c'est interdit, même le début de la relation ; de manière non naturelle, c'est l'achèvement de la relation qui est interdit, mais le début de la relation est permis. S'il en est ainsi, même pour la nidda ils seraient passibles ! Pourquoi la Michna parle-t-elle de la chomérèt yom ?
- אֶלָּא לְעוֹלָם כְּדַרְכָּהּ, וּדְאָמְרִי: הַעֲרָאָה בְּאִשָּׁה דָּוָה הוּא דִּכְתִיבָא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא, דְּאָמְרִי: זָבָה לָא הָוְיָא אֶלָּא בִּימָמֵי, דִּכְתִיב: ״כׇּל יְמֵי זוֹבָהּ״.Mais en réalité, il s'agit de la voie naturelle, et ils ont dit : le début de la relation, c'est pour la femme indisposée qu'il est écrit, et non pour la chomérèt yom. Et si tu veux, dis : ils ont dit : il n'y a de zava (femme ayant un écoulement hors de la période de règles) que durant les jours, non les nuits, comme il est écrit : « tous les jours de son écoulement » (Lévitique 15, 26).
- תְּנַן: יֵשׁ שַׁבָּת בַּתּוֹרָה, אֲבָל הַמּוֹצִיא מֵרְשׁוּת לִרְשׁוּת פָּטוּר. וְאַמַּאי? הוֹצָאָה הָא כְּתִיבָא: ״לֹא תוֹצִיאוּ מַשָּׂא מִבָּתֵּיכֶם״!Nous avons appris : il y a le Chabbat dans la Torah, mais celui qui transporte d'un domaine à l'autre est exempt. Mais pourquoi ? Le transport, c'est pourtant écrit : « Ne sortez pas de fardeau de vos maisons » (Jérémie 17, 22) !
- [דְּאָמְרִי הוֹצָאָה הוּא דְּאָסוּר, הַכְנָסָה מוּתָּר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא], דְּאָמְרִי: הוֹצָאָה וְהַכְנָסָה הוּא דַּאֲסִירָא, מוֹשִׁיט וְזוֹרֵק שְׁרֵי.[C'est le cas où ils ont dit : c'est sortir un objet qui est interdit, rentrer est permis. Et si tu veux, dis :] où ils ont dit : c'est sortir et rentrer qui est interdit, passer et lancer sont permis.
- תְּנַן: יֵשׁ עֲבוֹדָה זָרָה בַּתּוֹרָה, אֲבָל הַמִּשְׁתַּחֲוֶה פָּטוּר. וְאַמַּאי? הַמִּשְׁתַּחֲוֶה הָא כְּתִיבָא, דִּכְתִיב: ״לֹא תִשְׁתַּחֲוֶה לְאֵל אַחֵר״!Nous avons appris : il y a l'idolâtrie dans la Torah, mais celui qui se prosterne est exempt. Mais pourquoi ? Celui qui se prosterne, c'est pourtant écrit, comme il est écrit : « Tu ne te prosterneras pas devant un autre dieu » (Exode 34, 14) !
- דְּאָמְרִי: כִּי אֲסִירָא הִשְׁתַּחֲוָיָה כְּדַרְכָּהּ, אֲבָל שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ – שַׁרְיָא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא, דְּאָמְרִי: הִשְׁתַּחֲוָיָה גּוּפַהּ כְּדַרְכָּהּ הוּא דַּאֲסִיר, דְּאִית בַּהּ פִּשּׁוּט יָדַיִם וְרַגְלַיִם, הָא הִשְׁתַּחֲוָיָה דְּלֵית בַּהּ פִּשּׁוּט יָדַיִם וְרַגְלַיִם – שַׁרְיָא.C'est le cas où ils ont dit : la prosternation n'est interdite que lorsque c'est le mode de culte de cette idole, mais lorsque ce n'est pas son mode, elle est permise. Et si tu veux, dis : où ils ont dit : la prosternation elle-même n'est interdite que selon sa manière, avec extension des bras et des jambes, mais la prosternation sans extension des bras et des jambes est permise.
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