Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאַחַר כָּךְ חָטָא מֵבִיא פַּר, חָטָא וְאַחַר כָּךְ עָבַר מִמְּשִׁיחוּתוֹ צְרִיכָא לְמֵימַר? מִשּׁוּם דְּקָתָנֵי גַּבֵּי נָשִׂיא, דְּכִי עָבַר מִנְּשִׂיאוּתוֹ וְאַחַר כָּךְ חָטָא – כְּהֶדְיוֹט מַיְיתֵי, אַהָכִי תָּנֵי גַּבֵּי מָשִׁיחַ [חָטָא וְאַחַר כָּךְ עָבַר] מֵבִיא פַּר.et a ensuite fauté, il apporte un taureau ; qu'il ait fauté et ait ensuite quitté son onction, faut-il le dire ? La Guemara répond : C'est parce qu'il est enseigné à propos du nassi (le roi) que lorsqu'il a quitté sa royauté et a ensuite fauté, il apporte comme un hédyot (un homme du commun) : c'est pourquoi il est enseigné à propos du machia'h (le Cohen Gadol oint) : s'il [a fauté et a ensuite quitté sa charge], il apporte un taureau.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְהִקְרִיב עַל חַטָּאתוֹ״, מְלַמֵּד שֶׁמֵּבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר,D'où savons-nous cela ? Comme nos Maîtres l'ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Et il offrira pour sa faute » (Lévitique 4, 3) : cela enseigne qu'il apporte son 'hatat (sacrifice expiatoire) même après avoir quitté sa charge,
- שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה נָשִׂיא שֶׁמֵּבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – אֵין מֵבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר, מָשִׁיחַ שֶׁאֵין מֵבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה אֶלָּא עַל הֶעְלֵם דָּבָר עִם שִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – [לֹא] כׇּל שֶׁכֵּן! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהִקְרִיב עַל חַטָּאתוֹ״, מְלַמֵּד שֶׁמֵּבִיא עַל חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר.car on aurait pu penser : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si le nassi, qui apporte son offrande pour une inadvertance de l'acte, n'apporte pas son 'hatat une fois qu'il a quitté sa charge, le machia'h, qui n'apporte pas pour une inadvertance de l'acte, mais seulement pour l'ignorance de la règle jointe à l'inadvertance de l'acte, [n'en sera-t-il pas] à plus forte raison ainsi ! Le verset enseigne : « Et il offrira pour sa faute » : cela enseigne qu'il apporte l'offrande pour sa faute même après avoir quitté sa charge.
- וְנַיְיתֵי נָמֵי נָשִׂיא מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה מָשִׁיחַ שֶׁאֵין מֵבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – מֵבִיא חַטָּאת מִשֶּׁעָבַר, נָשִׂיא שֶׁמֵּבִיא חַטָּאת בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – אֵינוֹ דִּין שֶׁמֵּבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר נָשִׂיא יֶחֱטָא״, כְּשֶׁהוּא נָשִׂיא – אִין, כְּשֶׁהוּא הֶדְיוֹט – לָא.Et que le nassi aussi apporte son offrande par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si le machia'h, qui n'apporte pas pour une inadvertance de l'acte, apporte un 'hatat après avoir quitté sa charge, le nassi, qui apporte un 'hatat pour une inadvertance de l'acte, n'est-il pas logique qu'il apporte son 'hatat après avoir quitté sa charge ! Le verset enseigne : « Lorsqu'un nassi faute » (Lévitique 4, 22) : quand il est nassi, oui ; quand il est hédyot, non.
- מַתְנִי׳ חָטְאוּ עַד שֶׁלֹּא נִתְמַנּוּ, וְאַחַר כָּךְ נִתְמַנּוּ – הֲרֵי אֵלּוּ כְּהֶדְיוֹטוֹת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם נוֹדַע לָהֶם עַד שֶׁלֹּא נִתְמַנּוּ – חַיָּיבִים, וּמִשֶּׁנִּתְמַנּוּ – פְּטוּרִים.MICHNA : S'ils ont fauté avant d'être nommés et ont été nommés ensuite, ils sont comme des hédyotot et apportent l'offrande du particulier. Rabbi Chimon dit : Si la chose leur a été connue avant d'être nommés, ils sont passibles ; si c'est après avoir été nommés, ils sont exempts.
- אֵיזֶהוּ נָשִׂיא? זֶה מֶלֶךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִכׇּל מִצְוֹת ה׳ אֱלֹהָיו״, שֶׁאֵין עַל גַּבָּיו אֶלָּא ה׳ אֱלֹהָיו.Qui est le nassi ? C'est le roi, comme il est dit : « l'un de tous les commandements de Hachem son D.ieu » (Lévitique 4, 22) : celui qui n'a au-dessus de lui que Hachem son D.ieu.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אִם הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ יֶחֱטָא (לְאַשְׁמַת)״ – פְּרָט לַקּוֹדְמוֹת,GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Comme nos Maîtres l'ont enseigné : « Si le Cohen oint faute (entraînant la culpabilité) » (Lévitique 4, 3) : cela exclut les fautes antérieures à sa nomination,
- שֶׁיָּכוֹל, וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה נָשִׂיא שֶׁמֵּבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – אֵין מֵבִיא עַל הַקּוֹדְמוֹת, מָשִׁיחַ שֶׁאֵין מֵבִיא אֶלָּא עַל הֶעְלֵם דָּבָר עִם שִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יָבִיא עַל הַקּוֹדְמוֹת!car on aurait pu penser : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si le nassi, qui apporte pour une inadvertance de l'acte, n'apporte pas pour les fautes antérieures, le machia'h, qui n'apporte que pour l'ignorance de la règle jointe à l'inadvertance de l'acte, n'est-il pas logique qu'il n'apporte pas pour les fautes antérieures !
- לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּנָשִׂיא – שֶׁכֵּן אֵין מֵבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר, תֹּאמַר בְּמָשִׁיחַ – שֶׁמֵּבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר, הוֹאִיל וּמֵבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר – יָבִיא עַל הַקּוֹדְמוֹת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַמָּשִׁיחַ יֶחֱטָא״, חָטָא כְּשֶׁהוּא מָשִׁיחַ – מֵבִיא, כְּשֶׁהוּא הֶדְיוֹט – אֵינוֹ מֵבִיא.Non : si tu l'as dit du nassi, c'est qu'il n'apporte pas son 'hatat une fois qu'il a quitté sa charge ; le diras-tu du machia'h, qui apporte son 'hatat même après avoir quitté sa charge ? Puisqu'il apporte son 'hatat après avoir quitté sa charge, qu'il apporte pour les fautes antérieures ! Le verset enseigne : « le Cohen oint faute » : s'il a fauté lorsqu'il était oint, il apporte le taureau ; lorsqu'il était hédyot, il ne l'apporte pas.
- וְתַנְיָא נָמֵי גַּבֵּי נָשִׂיא כְּהַאי גַּוְונָא: ״אֲשֶׁר נָשִׂיא יֶחֱטָא״ – פְּרָט לַקּוֹדְמוֹת,Et il a également été enseigné de la même manière à propos du nassi : « Lorsqu'un nassi faute » : cela exclut les fautes antérieures,
- שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה מָשִׁיחַ שֶׁמֵּבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר – אֵינוֹ מֵבִיא עַל הַקּוֹדְמוֹת, נָשִׂיא שֶׁאֵין מֵבִיא חַטָּאתוֹ מִשֶּׁעָבַר – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יָבִיא עַל הַקּוֹדְמוֹת?car on aurait pu penser : n'est-ce pas un raisonnement logique ? Si le machia'h, qui apporte son 'hatat même après avoir quitté sa charge, n'apporte pas pour les fautes antérieures, le nassi, qui n'apporte pas son 'hatat après avoir quitté sa charge, n'est-il pas logique qu'il n'apporte pas pour les fautes antérieures ?
- מָה לְמָשִׁיחַ שֶׁכֵּן אֵין מֵבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה, תֹּאמַר בְּנָשִׂיא שֶׁמֵּבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה? הוֹאִיל וּמֵבִיא בְּשִׁגְגַת מַעֲשֶׂה – יָבִיא עַל הַקּוֹדְמוֹת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר נָשִׂיא יֶחֱטָא״ – שֶׁחָטָא וַהֲרֵי הוּא נָשִׂיא, וְלֹא שֶׁחָטָא וְעוֹדֵהוּ הֶדְיוֹט.Que dire du machia'h, qui n'apporte pas pour une inadvertance de l'acte ? Le diras-tu du nassi, qui apporte pour une inadvertance de l'acte ? Puisqu'il apporte pour une inadvertance de l'acte, qu'il apporte pour les fautes antérieures ! Le verset enseigne : « Lorsqu'un nassi faute » : il a fauté alors qu'il est nassi, et non il a fauté alors qu'il est encore hédyot.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר נָשִׂיא יֶחֱטָא״, יָכוֹל גְּזֵרָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ יֶחֱטָא״, מָה לְהַלָּן לִכְשֶׁיֶּחֱטָא – אַף כָּאן לִכְשֶׁיֶּחֱטָא.Nos Maîtres ont enseigné : « Lorsque (acher) un nassi faute » : serait-ce un décret que le nassi fautera ? Le verset enseigne : « Si le Cohen oint faute » : de même que là-bas il s'agit du cas où il fauterait, de même ici il s'agit du cas où il fauterait.
- אָמַר מָר: יָכוֹל גְּזֵרָה, גְּזֵרָה מֵהֵיכָא תֵּיתֵי?Le Maître a dit : Serait-ce un décret ? D'où pourrait venir l'idée d'un décret ?
- אָמְרִי אִין, אַשְׁכְּחַן, דִּכְתִיב: ״וְנָתַתִּי נֶגַע צָרַעַת בְּבֵית אֶרֶץ אֲחֻזַּתְכֶם״, בְּשׂוֹרָה הִיא לָהֶם שֶׁנְּגָעִים בָּאִים עֲלֵיהֶם, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: פְּרָט לְנִגְעֵי אוֹנָסִין. לָאו אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּשׂוֹרָה? הָכָא נָמֵי אֵימָא גְּזֵרָה הִיא! הִלְכָּךְ כְּתִיב: ״אִם״.Ils ont dit : Oui, nous trouvons une telle chose, comme il est écrit : « Et Je placerai une plaie de tsaraat (lèpre) dans une maison du pays de votre possession » (Lévitique 14, 34) : c'est une annonce pour eux que des plaies viendront sur eux : telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : cela exclut les plaies dues à une contrainte extérieure. Rabbi Yehouda n'a-t-il pas dit « une annonce » ? Ici aussi, dis que c'est un décret ! C'est pourquoi il est écrit : « Si ».
- וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן, נִגְעֵי אוֹנָסִין מִי לָא מְטַמּוּ? וְהָא תַּנְיָא: ״אָדָם כִּי יִהְיֶה״ – מִן הַדִּבּוּר וְאֵילָךְ. וַהֲלֹא דִּין הוּא: טָמֵא בְּזָב וְטָמֵא בִּנְגָעִים, מָה זָב – מִן הַדִּבּוּר וְאֵילָךְ, אַף נְגָעִים – מִן הַדִּבּוּר וְאֵילָךְ?Et selon Rabbi Chimon, les plaies dues à une contrainte ne rendent-elles pas impur ? N'a-t-il pas été enseigné : « Un homme, lorsqu'il aura » (Lévitique 13, 2) : à partir de la Parole et au-delà seulement. N'est-ce pas un raisonnement logique ? Il a déclaré impur pour le zav (l'homme atteint d'écoulement) et il a déclaré impur pour les plaies : de même que le zav ne l'est qu'à partir de la Parole et au-delà, de même les plaies ne le sont qu'à partir de la Parole et au-delà ?
- לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּזָב שֶׁכֵּן אֵין מְטַמֵּא בְּאוֹנֶס, תֹּאמַר בִּנְגָעִים שֶׁמְּטַמְּאִין בְּאוֹנֶס? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אָדָם כִּי יִהְיֶה״, מִן הַדִּבּוּר וְאֵילָךְ. רָבָא אָמַר: פְּרָט לְנִגְעֵי רוּחוֹת. רַב פָּפָּא אָמַר: פְּרָט לְנִגְעֵי כְשָׁפִים.Non : si tu l'as dit du zav, c'est qu'il ne rend pas impur en cas de contrainte ; le diras-tu des plaies, qui rendent impur en cas de contrainte ? Le verset enseigne : « Un homme, lorsqu'il aura » : à partir de la Parole et au-delà. On voit que les plaies dues à une contrainte rendent impur. Rava a dit : Rabbi Chimon exclut les plaies causées par les esprits. Rav Pappa a dit : Il exclut les plaies causées par la sorcellerie.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר נָשִׂיא יֶחֱטָא״ – פְּרָט לְחוֹלֶה. מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ חוֹלֶה, אִידְּחִי לֵיהּ מִנְּשִׂיאוּתֵיהּ? אָמַר רַב אַבְדִּימִי בַּר חָמָא: פְּרָט לְנָשִׂיא שֶׁנִּצְטָרַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְנַגַּע ה׳ אֶת הַמֶּלֶךְ וַיְהִי מְצֹרָע עַד יוֹם מֹתוֹ וַיֵּשֶׁב בְּבֵית הַחׇפְשִׁית וְיוֹתָם בֶּן הַמֶּלֶךְ עַל הַבַּיִת״. מִדְּקָאָמַר ״בְּבֵית הַחׇפְשִׁית״, מִכְּלָל דְּעַד הַשְׁתָּא עֶבֶד הֲוָה.Nos Maîtres ont enseigné : « Lorsqu'un nassi faute » : cela exclut le malade. Parce qu'il est malade, serait-il écarté de sa royauté ? Rav Avdimi bar 'Hama a dit : Cela exclut le nassi atteint de tsaraat, comme il est dit : « Et Hachem frappa le roi, et il fut lépreux jusqu'au jour de sa mort, et il demeura dans la maison d'affranchissement, et Yotam, fils du roi, était à la tête de la maison » (II Rois 15, 5). Puisqu'il est dit « dans la maison d'affranchissement », on en déduit que jusque-là il était esclave, au service du peuple.
- כִּי הָא דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הֲווֹ אָזְלִי בִּסְפִינְתָּא, בַּהֲדֵי דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל הֲוָה פִּיתָּא, בַּהֲדֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הֲוָה פִּיתָּא וְסוּלְתָּא. שְׁלִים פִּיתֵּיהּ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, סְמַךְ אַסּוּלְתֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. אֲמַר לֵיהּ: מִי הֲוָה יָדְעַתְּ דְּהָוֵה לַן עִכּוּבָא כּוּלֵּי הַאי דְּאַיְתֵית סוּלְתָּא? אֲמַר לֵיהּ: כּוֹכָב אֶחָד לְשִׁבְעִים שָׁנָה עוֹלֶה וּמַתְעֶה אֶת (הַסְּפִינוֹת) [הַסַּפָּנִים], וְאָמַרְתִּי: שֶׁמָּא יַעֲלֶה וְיַתְעֶה [אוֹתָנוּ].Comme dans ce récit : Rabban Gamliel et Rabbi Yehochoua voyageaient sur un bateau. Rabban Gamliel avait du pain ; Rabbi Yehochoua avait du pain et de la farine. Le pain de Rabban Gamliel s'étant épuisé, il compta sur la farine de Rabbi Yehochoua. Il lui dit : Savais-tu que nous aurions un si grand retard, pour que tu aies apporté de la farine ? Il lui répondit : Il y a une étoile qui se lève une fois tous les soixante-dix ans et qui égare (les bateaux) [les marins], et je me suis dit : Peut-être se lèvera-t-elle et [nous] égarera-t-elle.
- אֲמַר לֵיהּ: כׇּל כָּךְ בְּיָדְךָ, וְאַתָּה עוֹלֶה בִּסְפִינָה? אֲמַר לֵיהּ: עַד שֶׁאַתָּה תָּמֵהַּ עָלַי, תְּמַהּ עַל שְׁנֵי תַּלְמִידִים שֶׁיֵּשׁ לְךָ בַּיַּבָּשָׁה, רַבִּי אֶלְעָזָר חַסָּמָא וְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן גּוּדְגְּדָא, שֶׁיּוֹדְעִין לְשַׁעֵר כַּמָּה טִפּוֹת יֵשׁ בַּיָּם, וְאֵין לָהֶם פַּת לֶאֱכוֹל וְלֹא בֶּגֶד לִלְבּוֹשׁ! נָתַן דַּעְתּוֹ לְהוֹשִׁיבָם בָּרֹאשׁ.Il lui dit : Tu as tant de science entre les mains, et tu montes sur un bateau pour gagner ta vie ? Il lui répondit : Avant de t'étonner à mon sujet, étonne-toi de deux disciples que tu as sur la terre ferme, Rabbi Elazar 'Hisma et Rabbi Yo'hanan ben Goudgeda, qui savent évaluer combien il y a de gouttes dans la mer, et qui n'ont ni pain à manger ni vêtement à porter ! Il résolut de les faire asseoir en tête de l'académie.
- כְּשֶׁעָלָה, שָׁלַח לָהֶם וְלֹא בָּאוּ, חָזַר וְשָׁלַח וּבָאוּ. אָמַר לָהֶם: כִּמְדוּמִּין אַתֶּם שֶׁשְּׂרָרָה אֲנִי נוֹתֵן לָכֶם?Lorsqu'il débarqua, il les envoya chercher et ils ne vinrent pas ; il envoya de nouveau et ils vinrent. Il leur dit : Vous imaginez-vous que c'est une domination que je vous donne ?
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