Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- טומאת כהן למת מצוה לנשיא ולרבו ועל איזה מת מתאבלין. ובו י"א סעיפים:
מצוה להטמאות למת מצוה אפילו הוא כהן גדול ונזיר והולך לשחוט את פסחו ולמול את בנו ומצא מת מצוה הרי זה מיטמא לו:L'impureté du Cohen pour un met mitsva, pour le Nassi et pour son maître ; et pour quel mort on prend le deuil. Ce siman contient 11 séifim.
C'est une mitsva de se rendre impur pour un met mitsva (mort abandonné que personne d'autre ne peut enterrer), même si l'on est Cohen gadol (grand prêtre) et nazir. Et si quelqu'un allait égorger son sacrifice de Pessa'h ou circoncire son fils et qu'il a trouvé un met mitsva, il se rend impur pour lui.séif 1
- אינו נקרא מת מצוה לענין זה אלא אם כן מצא ראשו ורובו ואם מצא ראשו ורובו חוץ מאבר אחד חוזר ליטמא בשביל אותו אבר:Il n'est appelé met mitsva à cet égard que si l'on a trouvé sa tête et la majeure partie de son corps. Et si l'on a trouvé sa tête et la majeure partie de son corps sauf un membre, il se rend de nouveau impur pour ce membre.
séif 2
- איזהו מת מצוה שמצאו בדרך או בעיר של עובדי כוכבים ואין לו קוברים וממקום שמצאו אינו יכול לקרות ישראל שיענהו ויבא ליטפל בו ולקוברו אסו' לו לזוז משם ולהניח את המת אפי' לילך לעיר להביא קוברי' אלא יטמא עצמו ויקברנו אבל אם היו ישראל קרובים למקום המת שהמוצא את המת קורא אותם והם עונים לו ובאים לקברו אין זה מת מצוה שיטמא עליו הכהן אלא קורא אותם והם קוברים באו בני העיר אם יש לו כל צרכו מושך את ידיו. (ל' רמב"ן בתה"א ורא"ש בהלכות טומאה) : הגה יש אומרים אם אינו מוצא שיקברוהו רק בשכר אינו חייב לשכור משלו אלא מטמא אם ירצה (נ"י פרק האשה רבה בשם ריטב"א) מת הנמצא ולא ידעינן אם עובד כוכבים אם ישראל הוא אזלינן בתר רובא הנמצאים שם אם יש שלא נוכל לומר כל קבוע כמחצה על מחצה (בית יוסף בשם תשוב' הרשב"א):Qu'est-ce qu'un met mitsva ? Celui qu'on a trouvé sur la route ou dans une ville d'idolâtres, qui n'a personne pour l'enterrer, et lorsque, depuis l'endroit où on l'a trouvé, on ne peut appeler un Juif qui lui réponde et vienne s'occuper de lui et l'enterrer. Il lui est interdit de bouger de là et de laisser le mort, même pour aller à la ville chercher des fossoyeurs ; il doit plutôt se rendre impur et l'enterrer. Mais si des Juifs se trouvaient près de l'endroit du mort, de sorte que celui qui a trouvé le mort les appelle, qu'ils lui répondent et viennent l'enterrer, ce n'est pas un met mitsva pour lequel le Cohen se rendrait impur ; il les appelle plutôt et ce sont eux qui l'enterrent. Si les gens de la ville sont venus et qu'il (le mort) a tout ce dont il a besoin, il (le Cohen) retire ses mains (se retire). (Formulation du Ramban dans Torat HaAdam, et du Roch dans les lois de l'impureté.) Haga (Rema) : Certains disent que s'il ne trouve personne pour l'enterrer, sinon contre salaire, il n'est pas obligé d'engager des gens à ses frais, mais il se rend impur s'il le veut (le Nimoukei Yossef, chapitre « HaIcha Rabba », au nom du Ritva). Un mort que l'on a trouvé sans savoir s'il est idolâtre ou juif : on suit la majorité de ceux qui se trouvent là, s'il en est ainsi que nous ne puissions pas dire : « Tout ce qui est fixe (kavoua) est comme moitié-moitié » (le Beit Yossef, au nom des Responsa du Rachba).
séif 3
- כל הקרובים שהכהן מיטמא להם שהם אביו ואמו ובנו ובתו ואחיו ואחותו מאביו הבתולה ואשתו מתאבלים עליהם ועוד הוסיפו עליהם אחיו מאמו ואחותו מאמו בין בתולה בין נשואה ואחותו נשואה מאביו שמתאבלים עליהם אף על פי שאין כהן מיטמא להם וכשם שהוא מתאבל על אשתו כך היא מתאבלת עליו ודוקא אשתו כשרה ונשואה אבל פסולה או ארוסה לא אבל בנו ובתו ואחיו ואחותו אפילו הם פסולים מתאבל עליהם חוץ מבנו ובתו ואחיו ואחותו משפחה וכותית שאינו מתאבל עליהם:Tous les proches pour lesquels le Cohen se rend impur, à savoir son père, sa mère, son fils, sa fille, son frère et sa sœur vierge de même père, et sa femme, on prend le deuil pour eux. Et les Sages leur ont encore ajouté son frère de même mère et sa sœur de même mère, qu'elle soit vierge ou mariée, et sa sœur mariée de même père : on prend le deuil pour eux bien que le Cohen ne se rende pas impur pour eux. Et de même qu'il prend le deuil pour sa femme, de même elle prend le deuil pour lui ; et cela seulement pour sa femme apte à lui et mariée (nessoua), mais pas pour une femme inapte ou seulement fiancée. Mais pour son fils, sa fille, son frère et sa sœur, même s'ils sont inaptes (pessoulim), il prend le deuil pour eux, sauf pour son fils, sa fille, son frère et sa sœur nés d'une servante ou d'une non-Juive, pour lesquels il ne prend pas le deuil.
séif 4
- הגר שנתגייר הוא ובניו או עבד שנשתחרר הוא ואמו אין מתאבלין זה על זה (והוא הדין גר שנתגייר עם אמו אין מתאבל עליהם) (סברת הרב מהמרדכי הל' שמחות ממעשה שבא לפני ר"י למאי דקי"ל אבילות יום ראשון דרבנן):Le converti (guer) qui s'est converti avec ses fils, ou un esclave qui a été affranchi ainsi que sa mère, ne prennent pas le deuil les uns pour les autres (Haga (Rema) : et de même, un converti qui s'est converti avec sa mère ne prend pas le deuil pour eux) (opinion du Rav d'après le Mordekhaï, lois du deuil, à partir d'un cas présenté devant le Ri, selon ce que nous tenons, que le deuil du premier jour est d'ordre rabbinique).
séif 5
- כל מי שמתאבל עליו מתאבל עמו אם מת לו מת ודוקא בעודו בפניו אבל שלא בפניו אין צריך לנהוג אבלות חוץ מאשתו שאע"פ שמתאבל עליה אינו מתאבל עמה אלא על אביה או על אמה משום כבוד חמיו וחמותו אבל על אחיה ואחותה או בנה ובתה מאיש אחר אינו מתאבל עמה ומ"מ אינו יכול לכופה להתקשט אבל יכולה למזוג לו הכוס ולהציע לו המטה ולרחוץ פניו ידיו ורגליו וכן היא אינה מתאבלת עמו אלא כשמתו חמיה או חמותה אבל שאר קרוביו שמתו אינה מתאבלת עמו: הגה וי"א דהאידנא נוהגין להקל באבילות זה של המתאבלים עמו דאין זה אלא משום כבוד המתאבלים ועכשיו נהגו כולם למחול וכן נוהגין האידנא שלא להתאבל כלל עם המתאבלים (טור בשם הרא"ש והוא בפ' א"מ ורמב"ן בת"ה והגמי"י פ"א) וכל המחמיר בזה אינו אלא מן המתמיהים (הגהות מיימוני פ"ב) ומ"מ נהגו שכל קרובי המת הפסולים לו לעדות מראים קצת אבילות בעצמן כל שבוע הראשונה דהיינו עד אחר שבת הראשון שאינם רוחצים ואין משנים קצת בגדיהם כמו בשאר שבת (גדולי אושטריי"ך נהגו כך) ויש מקומות שנהגו עוד להחמיר בענינים אחרים והעיקר כמו שכתבתי וכל זה בשמועה קרובה או שהיה אצל המיתה אבל בשמועה רחוקה אין לאבילות זה מקום כלל (תמצא הכל מבואר בת"ה סימן רנ"א) מי שרוצה להחמיר על עצמו להתאבל על מי שאינו צריך או ללבוש שחורים על קרובו אין מוחין בידו (הרא"ש כלל כ'):Quiconque prend le deuil pour un parent prend le deuil avec lui si celui-ci a perdu un proche (pour lequel il est lui-même endeuillé), et cela seulement en sa présence ; mais hors de sa présence, il n'est pas tenu d'observer le deuil. Sauf sa femme : bien qu'il prenne le deuil pour elle, il ne prend le deuil avec elle que pour son père ou sa mère, par respect pour son beau-père et sa belle-mère ; mais pour son frère, sa sœur, ou son fils et sa fille nés d'un autre homme, il ne prend pas le deuil avec elle. Néanmoins, il ne peut pas la contraindre à se parer ; mais elle peut lui verser la coupe, lui préparer le lit et lui laver le visage, les mains et les pieds. Et de même, elle ne prend le deuil avec lui que lorsque son beau-père ou sa belle-mère sont morts ; mais pour ses autres proches décédés, elle ne prend pas le deuil avec lui. Haga (Rema) : Et certains disent qu'aujourd'hui, on a l'usage d'être indulgent pour ce deuil de ceux qui prennent le deuil avec lui, car il n'est dû qu'à l'honneur des endeuillés, et maintenant, tous ont l'usage d'y renoncer. Et ainsi, on a l'usage aujourd'hui de ne pas prendre du tout le deuil avec les endeuillés (le Tour, au nom du Roch, et cela se trouve au chapitre « Elou Megal'hin » ; le Ramban dans Torat HaAdam ; et les Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1). Et quiconque est rigoureux en cela n'est que de ceux qui suscitent l'étonnement (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 2). Néanmoins, on a l'usage que tous les proches du mort, qui sont inaptes à témoigner pour lui, manifestent un peu de deuil durant toute la première semaine, c'est-à-dire jusqu'après le premier Chabbat : ils ne se lavent pas et ne changent pas leurs vêtements, quelque peu, comme ils le font les autres Chabbatot (les grands d'Autriche avaient cet usage). Et il y a des endroits où l'on a l'usage d'être encore rigoureux en d'autres domaines ; mais l'essentiel est comme je l'ai écrit. Et tout cela, en cas de nouvelle proche (chemoua kerova, apprise dans les trente jours) ou s'il était présent au décès ; mais en cas de nouvelle lointaine, ce deuil n'a pas lieu du tout (tu trouveras tout cela expliqué dans Teroumat HaDéchen, siman 251). Celui qui veut être rigoureux envers lui-même en prenant le deuil pour quelqu'un pour qui ce n'est pas nécessaire, ou en portant du noir pour un proche, on ne l'en empêche pas (le Roch, Responsa, règle 20).
séif 6
- אין מתאבלין עם הקרובים שמתאבלים עליהם אלא כשמתאבלים על הקורבה דשאר כגון בנו ואחיו שמתאבל על בן ובת שלהם אבל על קורבה דקדושין שלהם כגון שמתה אשת בנו או אשת אחיו או בעל בתו או בעל אחותו אינו מתאבל עליהם:On ne prend le deuil avec les proches pour qui on prend le deuil que lorsqu'ils prennent le deuil pour un lien de sang, par exemple son fils ou son frère qui prend le deuil pour son fils ou sa fille ; mais pour leurs liens par le mariage, par exemple si la femme de son fils, la femme de son frère, le mari de sa fille ou le mari de sa sœur est mort, il ne prend pas le deuil pour eux.
séif 7
- תינוק כל שלשים יום ויום שלשים בכלל אין מתאבלים עליו אפילו גמרו שערו וצפרניו ומשם ואילך מתאבל עליו אלא אם כן נודע שהוא בן ח' ואי קים ליה ביה שכלו לו חדשיו כגון שבעל ופירש ונולד חי לט' חדשים גמורי' אפי' מת ביום שנולד מתאבלים עליו (ספק בן ט' לראשון (או) בן ז' לאחרון שניהם מתאבלים עליו) (מרדכי הלכות אבלות והגהות מיימוני פ"א וב"י בשם התוספות):Un nourrisson, durant tous les trente premiers jours, le trentième jour inclus, on ne prend pas le deuil pour lui, même si ses cheveux et ses ongles sont complètement formés ; et à partir de là, on prend le deuil pour lui, à moins qu'on ne sache qu'il est né à huit mois. Et s'il est établi que ses mois de grossesse sont complets, par exemple si le mari a eu une relation puis s'est séparé de sa femme, et que l'enfant est né vivant à neuf mois complets, même s'il est mort le jour de sa naissance, on prend le deuil pour lui. (Haga (Rema) : en cas de doute si l'enfant est né à neuf mois du premier mari (ou) à sept mois du second, tous deux prennent le deuil pour lui) (le Mordekhaï, lois du deuil, les Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1, et le Beit Yossef, au nom des Tossefot).
séif 8
- יש מי שאומר דתאומים שמת א' מהם תוך שלשים יום והשני חי ומת אחר ל' יום אין מתאבלין עליו:Il y a un avis selon lequel pour des jumeaux dont l'un est mort durant les trente premiers jours, et le second a vécu et est mort après trente jours, on ne prend pas le deuil pour lui (car le doute subsiste qu'ils ne soient pas viables).
séif 9
- על רבו שלמדו חכמה נוהג דיני אנינות אלא שמברך ומזמן ומתאבל עליו בחליצת סנדל וכל דיני אבלות יום אחד: (וכתב הב"י בשם רבי שמחה שצריך לשנות מקומו בב"ה מיהו במקצת היום סגי):Pour son maître qui lui a enseigné la sagesse (la Torah), il observe les lois de l'aninout (deuil avant l'enterrement), sauf qu'il récite les bénédictions et participe au zimoun (invitation collective au Birkat HaMazon) ; et il prend le deuil pour lui en retirant ses chaussures et selon toutes les lois du deuil, un jour. (Haga (Rema) : Et le Beit Yossef a écrit, au nom de Rabbi Sim'ha, qu'il doit changer sa place à la synagogue ; toutefois, une partie du jour suffit.)
séif 10
- נשיא אף על פי שהכל מיטמאין לו אין מתאבלין עליו: הגה י"א דאין מתאבלין על בן הראשון או בן הבכור שמת לאדם (כל בו וריב"ש וב"י הביאו מי שנהג כך והם כתבו שהוא טעות) והמנהג הוא מנהג טעות אלא חייבים להתאבל עליהם ומ"מ נשתרבב המנהג בעירנו שאין אב ואם הולכין אחר בניהם הראשון לבית הקברות יש אומרים בשעת הדבר אין מתאבלין משום ביעתותא (תשובת מהרי"ל סימן נ') ושמעתי קצת נהגו כן:Le Nassi (prince, chef du Sanhédrin) : bien que tous se rendent impurs pour lui, on ne prend pas le deuil pour lui. Haga (Rema) : Certains disent qu'on ne prend pas le deuil pour le premier fils, ou le fils premier-né, d'un homme, qui est mort (le Kol Bo, le Rivach et le Beit Yossef ont rapporté quelqu'un qui en avait l'usage, et ils ont écrit que c'est une erreur). Et cet usage est un usage erroné ; on est au contraire tenu de prendre le deuil pour eux. Néanmoins, l'usage s'est répandu dans notre ville que le père et la mère n'accompagnent pas leur premier enfant au cimetière. Certains disent qu'en temps d'épidémie, on ne prend pas le deuil, à cause de la frayeur (Responsa du Maharil, siman 50) ; et j'ai entendu que certains en ont l'usage.
séif 11