Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חיוב ההספד וגודל שכרו וכיצד ועל מי מספידין. ובו כ' סעיפים:
מצוה גדולה להספיד על המת כראוי ומצותו שירים קולו לומר עליו דברים המשברים את הלב כדי להרבות בכיה ולהזכיר שבחו ואסור להפליג בשבחו יותר מדאי אלא מזכירין מדות טובות שבו ומוסיפין בהם קצת רק שלא יפליג ואם לא היו בו מדות טובות כלל לא יזכיר עליו וחכם וחסיד מזכירין להם חכמתם וחסידותם וכל המזכיר על מי שלא היה בו כלל או שמוסיף להפליג יותר מדאי על מה שהיה בו גורם רעה לעצמו ולמת:L'obligation de l'oraison funèbre (hesped), la grandeur de sa récompense, comment et pour qui l'on prononce une oraison funèbre. Il contient 20 séifim.
C'est une grande mitsva de prononcer l'oraison funèbre du mort comme il convient. Sa mitsva consiste à élever la voix pour dire à son sujet des paroles qui brisent le cœur, afin de multiplier les pleurs, et à rappeler ses louanges. Il est interdit d'exagérer ses louanges outre mesure ; mais on rappelle les bonnes qualités qu'il avait et l'on y ajoute un peu, pourvu qu'on n'exagère pas. S'il n'avait aucune bonne qualité, on n'en mentionne pas à son sujet. Pour un sage et un homme pieux ('hassid), on rappelle leur sagesse et leur piété. Quiconque mentionne des qualités à propos de celui qui ne les avait pas du tout, ou ajoute en exagérant outre mesure ce qu'il avait, cause du mal à lui-même et au mort.séif 1
- כשם שמספידין על האנשים כך מספידין על הנשים כראוי להן. (ונספדות בין האנשים וחכמים) (טור):De même que l'on prononce l'oraison funèbre des hommes, de même on prononce celle des femmes, comme il leur convient (Rema : et l'on prononce leur oraison funèbre devant les hommes et les sages (Tour)).
séif 2
- במקום שרגילין להשכיר מקוננות להספיד חייב להשכיר מקוננות להספיד על אשתו ואם לא רצה בא אביה ומשכיר ומוציא ממנו בעל כרחו:Dans un endroit où l'on a l'habitude de louer des pleureuses pour l'oraison funèbre, le mari est tenu de louer des pleureuses pour l'oraison funèbre de sa femme ; et s'il ne le veut pas, le père de celle-ci vient, les loue, et se fait rembourser par lui contre son gré.
séif 3
- קטן בן כמה שנים יהיה כשמספידין עליו עניים בני חמשה עשירים בני ששה בני זקנים כבני עניים אבל צדוק הדין וקדיש אומרים על תינוק משעברו עליו שלשים יום: הגה ואין נוהגים כן אלא עד שיהיה בן י"ב חדש שיוצא במטה כדלקמן סימן שנ"ג סעיף ה':Un enfant, quel âge doit-il avoir pour qu'on prononce son oraison funèbre ? Pour les enfants des pauvres, cinq ans ; pour ceux des riches, six ans ; les enfants de vieillards sont comme les enfants des pauvres. Mais le Tsidouk HaDin (proclamation de la justice divine) et le Kaddich, on les dit pour un nourrisson dès qu'il a dépassé trente jours. Haga (Rema) : Mais on n'a pas cet usage, sinon à partir du moment où il a douze mois, où on le sort sur un lit funéraire, comme il sera dit plus loin (siman 353, séif 5).
séif 4
- בני עשירים ובני חכמים מוסיפין קצת על שבח מעשיהם:Pour les enfants des riches et les enfants des sages, on ajoute un peu à l'éloge de leurs actes.
séif 5
- תינוק שיודע לישא וליתן מספידין אותו במעשה עצמו ואם אין לו מעשים מספידין אותו במעשה אבותיו ואם אין להם מעשים מספידין להם במעשה קרוביו:Un enfant qui sait commercer (qui sait mener ses affaires), on prononce son oraison funèbre sur ses propres actes ; s'il n'a pas d'actes, on la prononce sur les actes de ses parents ; et s'ils n'ont pas d'actes, on la prononce sur les actes de ses proches.
séif 6
- הכלה מספידין אותה בין במעשה אביה בין במעשה בעלה:La fiancée, on prononce son oraison funèbre aussi bien sur les actes de son père que sur les actes de son mari.
séif 7
- המחותך והמסורס והנפלים ובן ח' וכן בן ט' מת והעובד כוכבים והעבדים אין מתעסקין להספד וללוות:Pour le démembré, le mesouras, les avortons (nefalim), l'enfant né à huit mois, de même l'enfant né à neuf mois mort-né, l'idolâtre et les esclaves, on ne s'occupe pas de prononcer l'oraison funèbre ni d'accompagner le corps.
séif 8
- יורשים שאינן רוצים לפרוע שכר הספדן מוציאין מהם בעל כרחם:Des héritiers qui ne veulent pas payer le salaire de celui qui prononce l'oraison funèbre, on le leur fait payer contre leur gré.
séif 9
- מי שצוה שלא יספדוהו שומעין לו. (אבל אם צוה שלא לנהוג עליו ז' וגזירת שלשים אין שומעין לו) (מהרי"ו סימן ד'):Celui qui a ordonné qu'on ne prononce pas son oraison funèbre, on l'écoute (Rema : mais s'il a ordonné qu'on n'observe pas pour lui les sept jours de deuil et les règles des trente jours, on ne l'écoute pas (Maharyo, siman 4)).
séif 10
- איסור תלישת שיער וכן שריטה על מת בסימן ק"פ:L'interdiction de s'arracher les cheveux, ainsi que de se lacérer, pour un mort, est exposée au siman 180.
séif 11
- העם העוסקים בהספד כל זמן שהמת מוטל לפניהם נשמטים אחד אחד וקורין את שמע ומתפללין אין המת מוטל לפניהם הם יושבים וקורין והאונן יושב ודומם הם עומדים ומתפללין והוא מצדיק עליו את הדין ואומר יהי רצון מלפניך ה' אלהי שתגדור פרצותינו ופרצות עמך בית ישראל:Les gens occupés à l'oraison funèbre, tant que le mort gît devant eux, s'esquivent un à un, récitent le Chema et prient. Si le mort ne gît pas devant eux, ils s'assoient et récitent le Chema, tandis que l'onen (le proche du mort avant l'enterrement) reste assis en silence ; ils se lèvent et prient, et lui proclame la justice divine sur lui-même et dit : « Qu'il soit agréé devant Toi, Hachem mon D.ieu, que Tu répares nos brèches et les brèches de Ton peuple, la maison d'Israël. »
séif 12
- לאחר קבורה מפסיקין ההספד בין לקריאת שמע בין לתפלה. (ועיין באורח חיים סימן ע"ב):Après l'enterrement, on interrompt l'oraison funèbre, tant pour la lecture du Chema que pour la prière (Rema : voir Ora'h 'Hayim, siman 72).
séif 13
- אין עושין שני הספדין בעיר אחת אלא א"כ יש שם רוב עם ליחלק לשנים ויהיה בכל הספד עם כדי צרכו:On ne fait pas deux oraisons funèbres dans une même ville, à moins qu'il n'y ait là une foule nombreuse pouvant se partager en deux, de sorte qu'il y ait à chaque oraison funèbre autant de gens qu'il en faut.
séif 14
- אין עושים שני הספדים בעיר אחת אלא אם כן יש כדי לספר שבחיו של זה ושבחיו של זה:On ne fait pas deux oraisons funèbres dans une même ville, pour deux morts, à moins qu'il n'y ait de quoi raconter les louanges de l'un et les louanges de l'autre.
séif 15
- אין אומרים בפני המת אלא דברים של מת כגון צרכי קבורתו והספד אבל שאר כל דבר אסור והני מילי בדברי תורה אבל במילי דעלמא לית לן בה:On ne dit en présence du mort que des paroles concernant le mort, comme les besoins de son enterrement et l'oraison funèbre ; mais toute autre parole est interdite. Cela ne vaut que pour les paroles de Torah ; mais pour les affaires profanes, il n'y a pas de problème.
séif 16
- מותר לומר פסוקים ודרשה לכבוד המת בתוך ארבע אמותיו או בבית הקברות (מהרא"י בביאור מא"ח לדעת רמ"ה):Il est permis de dire des versets et un commentaire (drasha) en l'honneur du mort dans ses quatre coudées ou au cimetière (Maharaï, dans le Biour, selon l'avis du Ramah).
séif 17
- חכם שמת בית מדרשו בטל שסופדין אותו כל שבעה אבל שאר מדרשות עוסקין בתורה אפי' בשעת הספד ואחר ההספד אין תלמידיו מתקבצים בבית מדרשו אלא מתחברים שנים שנים ולומדים בבתיהם. אב בית דין שמת כל מדרשות שבעיר בטלין והרגילין להתפלל בב"ה משנים מקומם. נשיא שמת כל בתי מדרשות שבכל מקום שמספידין אותו בטלים ואחר ההספד אין נכנסים לבית המדרש אלא מתחברי' שנים שנים ולומדין בבתיה' וכל בני העיר מתפללים בבית האבל בין בחול בין בשבת חוץ מקריאת התורה בשבת ושני וחמישי שקורין בב"ה ולא [יטיילו] בשוק אלא יושבים משפחות משפחות ודוים כל היום:Un sage qui est mort, sa maison d'étude (beit midrach) chôme, car on prononce son oraison funèbre durant tous les sept jours ; mais les autres maisons d'étude s'occupent de Torah, même au moment de l'oraison funèbre. Et après l'oraison funèbre, ses élèves ne se rassemblent pas dans sa maison d'étude, mais se réunissent deux par deux et étudient chez eux. Pour un président du tribunal qui est mort, toutes les maisons d'étude de la ville chôment, et ceux qui ont l'habitude de prier à la synagogue changent de place. Pour un Nassi qui est mort, toutes les maisons d'étude de tous les endroits où l'on prononce son oraison funèbre chôment ; après l'oraison funèbre, on n'entre pas à la maison d'étude, mais on se réunit deux par deux et l'on étudie chez soi. Et tous les habitants de la ville prient dans la maison de l'endeuillé, tant en semaine que le Chabbat, sauf pour la lecture de la Torah du Chabbat, du lundi et du jeudi, que l'on fait à la synagogue. Et l'on ne [se promène] pas au marché, mais l'on reste assis, famille par famille, affligés toute la journée.
séif 18
- מספידין תלמידי חכמי' ונשותיהם בב"ה ובבית המדרש אבל לא שאר העם:On prononce l'oraison funèbre des érudits et de leurs épouses à la synagogue et à la maison d'étude, mais pas celle du reste du peuple.
séif 19
- חכם ואלוף וגאון מכניסין אותו לבית המדרש ומניחין המטה במקום שהיה דורש וסופדין אותו שם וכשמוציאים המטה סופדים אותו עד בית הקברות וביום הז' עולים לבית הקברות ומבקרין אותו וכן ביום שלשים ותכלית י"ב חדש מבקרין ומשכיבין אותו:Un sage, un chef (alouf) et un gaon, on le fait entrer dans la maison d'étude, on pose le lit funéraire à l'endroit où il enseignait et l'on y prononce son oraison funèbre. Quand on sort le lit, on prononce son oraison funèbre jusqu'au cimetière. Le septième jour, on monte au cimetière et on le visite ; de même le trentième jour ; et au terme de douze mois, on le visite et on le « couche » (on récite pour lui la prière de l'hachkava).
séif 20