Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הלוקח עבד אסור לקיימו ערל וטבילתו וברכתו ומילתו וכל דיני עבד ושפחה. ובו פ"ה סעיפים:
מ"ע על הרב למול עבדיו עבר הרב ולא מלו מצוה על בית דין למולו אחד עבד שנולד בבית ישראל ואחד שקנאו מהעובד כוכבים חייב למולו ואינם נימולים אלא ביום ויליד בית נימול לח' ומקנת כסף נימול ביום שנלקח אפי' לקחו ביום שנולד נימול ביומו (לקח אחד השפחה ואחד לקח [העובר] נימול לאחד (טור) כ"ש קנה שפחה וולדה עמה שנימול לאחד) (ב"י) ויש מקנת כסף שנימול לח' ויש יליד בית שנימול לאותו יום שנולד כיצד לקח שפחה ועוברה עמה וילדה הרי זה נימול לשמונה ואע"פ שלקח העובר בפני עצמו והרי העובר מקנת כסף הואיל ולקח אמו קודם שנולד נימול לשמונה לקח שפחה לעובריה או שלקח שפחה על מנת שלא להטבילה לשם עבדות אע"פ שנולד ברשותו (ונתעברה בביתו) (טור) נימול ביום שנולד שהרי הנולד הזה כאלו הוא מקנת כסף לבדו וכאילו היום קנאו שאין אמו בכלל שפחות ישראל כדי שיהיה הבן יליד בית ואם טבלה אמו אחר שילדה הרי זה נימול לשמונה:Celui qui acquiert un esclave : il est interdit de le garder incirconcis ; son immersion, sa bénédiction, sa circoncision, et toutes les lois de l'esclave et de la servante. Ce siman contient 85 séifim.
C'est un commandement positif (mitsvat assé) incombant au maître de circoncire ses esclaves. Si le maître a transgressé et ne les a pas circoncis, c'est une mitsva pour le tribunal (beit din) de le circoncire. Que ce soit un esclave né dans la maison d'un Juif ou un esclave qu'il a acheté à un idolâtre, il est obligé de le circoncire ; et ils ne sont circoncis que de jour. L'esclave né dans la maison (yelid bayit) est circoncis au huitième jour, et celui acquis à prix d'argent (miknat kessef) est circoncis le jour où il a été acquis ; même s'il l'a acquis le jour où il est né, il est circoncis le jour même. (Haga (Rema) : si l'un a acheté la servante et un autre a acheté [le fœtus], il est circoncis au premier jour (Tour) ; à plus forte raison s'il a acheté une servante et son enfant avec elle, qu'il est circoncis au premier jour (Beit Yossef).) Mais il y a un esclave acquis à prix d'argent qui est circoncis au huitième jour, et il y a un esclave né dans la maison qui est circoncis le jour même où il est né. Comment ? S'il a acheté une servante, et son fœtus avec elle, et qu'elle a accouché chez lui, celui-ci est circoncis au huitième jour ; et bien qu'il ait acheté le fœtus séparément, et que le fœtus soit donc un esclave acquis à prix d'argent, puisqu'il a acheté sa mère avant qu'il ne naisse, il est circoncis au huitième jour. S'il a acheté une servante uniquement pour ses enfants à naître, ou s'il a acheté une servante à condition de ne pas l'immerger au titre de l'esclavage, même si l'enfant est né en sa possession (Haga (Rema) : et qu'elle a conçu dans sa maison (Tour)), il est circoncis le jour où il est né, car ce nouveau-né est comme un esclave acquis à prix d'argent à lui seul, et comme s'il l'avait acquis ce jour-là, puisque sa mère n'est pas comprise parmi les servantes d'Israël pour que le fils soit considéré comme né dans la maison. Et si sa mère s'est immergée après avoir accouché, il est circoncis au huitième jour.séif 1
- כשם שמילת הבנים דוחה את השבת כך מילת העבדים שהם נימולים לשמונה דוחה את השבת חוץ מיליד בית ומקנת כסף שלא טבלה אמו עד שילדה שאף על פי שהם נימולים לשמונה אינם דוחים את השבת:De même que la circoncision des fils repousse le Chabbat, ainsi la circoncision des esclaves qui sont circoncis au huitième jour repousse le Chabbat, sauf l'esclave né dans la maison et celui acquis à prix d'argent dont la mère ne s'est immergée qu'après avoir accouché : bien qu'ils soient circoncis au huitième jour, ils ne repoussent pas le Chabbat.
séif 2
- העבד הנלקח מהעובד כוכבים אומרים לו רצונך שתכנס לכלל עבדי ישראל ותהיה מהכשרים או לא אם רצה מודיעין לו עקרי הדת ומקצת מצות קלות וחמורות וענשן ושכרן כמו שמודיעין את הגר ומטבילין אותו כגר ומודיעין אותו כשהוא במים. (והעבד מברך על הטבילה ולא האדון) (נ"י פ' החולץ ובמגיד משנה פרק י"ג מאיסורי ביאה):À l'esclave acheté à un idolâtre, on dit : « Veux-tu entrer dans la communauté des esclaves d'Israël et être parmi les gens convenables, ou non ? » S'il le veut, on lui fait connaître les principes fondamentaux de la religion, et quelques mitsvot légères et graves, leur punition et leur récompense, comme on les fait connaître au converti (guer) ; on l'immerge comme un converti, et on les lui fait connaître à nouveau pendant qu'il est dans l'eau. (Haga (Rema) : et c'est l'esclave qui récite la bénédiction sur l'immersion, et non le maître (Nimoukei Yossef, chapitre Ha'Holets ; Maguid Michné, chapitre 13 des lois des Relations interdites).)
séif 3
- לקח עבד גדול מהעובד כוכבים ולא רצה העבד לימול מגלגל עמו כל י"ב חדש יתר על כן אסור לקיימו כשהוא ערל אלא חוזר ומוכרו לעובד כוכבים: הגה ודוקא במקום שקנאו כדי לגיירו לעבד אבל אם התנה בפירוש שלא למולו (טור ומרדכי ס"פ החולץ ורמב"ם בפ"א מהל' מילה ופי"ד מהא"ב וראב"ד שם) וכן במדינות אלו שאסור לגייר שום עובד כוכבים הוה כאלו התנה עמו שלא למולו ומותר לקיימו ערל כל זמן שירצה (ג"ז במרדכי שם ור' ירוחם) וכן הוא המנהג פשוט:S'il a acheté à un idolâtre un esclave adulte et que l'esclave n'a pas voulu être circoncis, il le garde et tente de le convaincre pendant douze mois ; au-delà, il est interdit de le garder alors qu'il est incirconcis, mais il doit le revendre à un idolâtre. Haga (Rema) : cela ne s'applique qu'au cas où il l'a acheté pour le convertir au statut d'esclave ; mais s'il a stipulé explicitement de ne pas le circoncire (Tour et Mordekhaï, fin du chapitre Ha'Holets ; Rambam, chapitre 1 des lois de la Circoncision et chapitre 14 des lois des Relations interdites ; le Raavad, ibid.) – et de même dans ces pays-ci où il est interdit de convertir un quelconque idolâtre, c'est comme s'il avait stipulé avec lui de ne pas le circoncire –, il est permis de le garder incirconcis aussi longtemps qu'il le veut (cela aussi dans le Mordekhaï, ibid., et Rabbénou Yero'ham) ; et tel est l'usage répandu.
séif 4
- אם מל את עבדו והטבילו בעל כרחו לשם עבדות לא עשה כלום (מיהו אם עשה מרצונו ונהג במצות של עבד יכול לשחררו אח"כ בע"כ) . (טור):S'il a circoncis son esclave et l'a immergé contre son gré au titre de l'esclavage, il n'a rien fait. (Haga (Rema) : toutefois, s'il l'a fait de son plein gré et s'est conduit selon les mitsvot d'un esclave, il peut l'affranchir ensuite contre son gré (Tour).)
séif 5
- עבד קטן או שוטה מטבילין אותו על דעת בית דין:Un esclave mineur ou un esclave simple d'esprit, on l'immerge sur décision du tribunal.
séif 6
- כשישתחרר העבד צריך טבילה אחר כך בפני שלשה ואין צריך לקבל עליו מצות ולהודיעו עקרי הדת שכבר הודיעוהו כשטבל לשם עבדות:Lorsque l'esclave sera affranchi, il lui faut une nouvelle immersion ensuite, devant trois personnes ; mais il n'a pas besoin d'accepter sur lui les mitsvot, ni qu'on lui fasse connaître les principes de la religion, car on les lui a déjà fait connaître lorsqu'il s'est immergé au titre de l'esclavage.
séif 7
- עבד עובד כוכבים שמלו רבו וחזר לגיותו ומכרו לעובד כוכבים וחזר ישראל וקנאו ממנו הרי הוא כישראל מומר ואינו צריך טבילה אלא מלקות (וי"א שמ"מ לכתחלה חוזרין ומטבילין אותו למעלה בעלמא) (נ"י פ' החולץ) :Un esclave idolâtre que son maître a circoncis, puis qui est retourné à son état de non-Juif, que son maître a vendu à un idolâtre, et qu'un Juif a ensuite racheté de lui : il est comme un Juif renégat (mechoumad), et n'a pas besoin d'immersion, mais seulement de flagellation (malkout). (Haga (Rema) : et certains disent que néanmoins, lekhat'hila (a priori), on l'immerge à nouveau, par simple surcroît de rigueur (Nimoukei Yossef, chapitre Ha'Holets).)
séif 8
- הלוקח עבד מן העובד כוכבים אין הגוף קנוי לו עד שיטבילנו לשם עבדות הלכך אם קדם וטבל לשם בן חורין הרי הוא בן חורין: הגה ומכל מקום צריך לשלם לרבו דמיו שנתן בעדו (נ"י פ' החולץ ובמ"מ פי"ג דא"ב ובשם רבו של ריטב"א ור' ירוחם וע"פ עב"י) ואם טבלו ב"ד או אחר לשם בן חורין צריך לשלם לו אם ידע שהוא עבדו של זה (שם בב"י) אבל אם לא טבלו אלא שהשיא עצה לעבד לטבול לשם בן חורין פטור (תשובת הרשב"א ולא כב"י שכתב שחולק ארבינו ירוחם ועיין ב"ח) : לפיכך צריך להטיל עליו שום עבודה בעודו במים שיהא נראה כעבד שלא יקדים ויאמר אני טובל לשם בן חורין אבל עובד כוכבים שמוכר את עצמו לישראל קונה גופו מיד ואינו יכול להקדים לטבול לשם בן חורין:Celui qui achète un esclave à un idolâtre, le corps de l'esclave ne lui est pas acquis tant qu'il ne l'a pas immergé au titre de l'esclavage. C'est pourquoi, s'il l'a devancé et s'est immergé au titre d'homme libre, il est un homme libre. Haga (Rema) : toutefois, il doit payer à son maître le prix qu'il a donné pour lui (Nimoukei Yossef, chapitre Ha'Holets ; Maguid Michné, chapitre 13 des lois des Relations interdites, au nom du maître du Ritva ; Rabbénou Yero'ham ; voir le Beit Yossef). Et si le tribunal ou un autre l'a immergé au titre d'homme libre, il doit le payer au maître, s'il savait qu'il était l'esclave de celui-ci (ibid., dans le Beit Yossef) ; mais s'il ne l'a pas immergé, mais a seulement conseillé à l'esclave de s'immerger au titre d'homme libre, il est exempt (Responsa du Rachba ; et non comme le Beit Yossef qui a écrit qu'il est en désaccord avec Rabbénou Yero'ham ; voir le Ba'h). C'est pourquoi il faut lui imposer une tâche quelconque pendant qu'il est dans l'eau, pour qu'il apparaisse comme un esclave, afin qu'il ne devance pas le maître en disant : « Je m'immerge au titre d'homme libre. » Mais un idolâtre qui se vend lui-même à un Juif, celui-ci acquiert son corps immédiatement, et il ne peut pas le devancer en s'immergeant au titre d'homme libre.
séif 9
- במה דברים אמורים שכשלקח עבד מהעובד כוכבים אין הגוף קנוי לו כשאותו עובד כוכבים קנה אותו עבד על ידי שנמכר לו הוא עצמו אבל אם קנאו בדינא דמלכותא דקני ליה גופיה ולקחו ממנו ישראל אם קדם וטבל לשם בן חורין לא קנה עצמו בן חורין:De quoi parle-t-on en disant que, lorsqu'il a acheté un esclave à un idolâtre, le corps ne lui est pas acquis ? Lorsque cet idolâtre a acquis cet esclave du fait que celui-ci s'est vendu lui-même à lui (et l'idolâtre n'a donc acquis que son travail). Mais s'il l'a acquis par la loi du royaume (dina demalkhouta), qui lui fait acquérir son corps même, et qu'un Juif l'a acheté de lui, s'il l'a devancé et s'est immergé au titre d'homme libre, il ne s'est pas acquis lui-même comme homme libre.
séif 10
- מי שיש לו שפחה ועדיין לא טבלה לשם עבדות אסור לאחר להטבילה בלא רשות האדון: הגה דשמא האדון אינו רוצה לטבלה לשם עבדות דעדיפא ליה שהיא עובדת כוכבים דיכולה לעשות צרכיו בשבת גם יוכל למכרה לעובד כוכבים ואם עבר וטבלה צריך לשלם לאדון הזיקו שעשה לו (רבינו ירוחם נתיב י"ג):Celui qui possède une servante qui ne s'est pas encore immergée au titre de l'esclavage, il est interdit à un autre de l'immerger sans la permission du maître. Haga (Rema) : car peut-être le maître ne veut-il pas l'immerger au titre de l'esclavage, parce qu'il préfère qu'elle soit idolâtre, car elle peut alors faire ce dont il a besoin le Chabbat ; il pourra aussi la vendre à un idolâtre. Et si l'autre a transgressé et l'a immergée, il doit payer au maître le dommage qu'il lui a causé (Rabbénou Yero'ham, netiv 13).
séif 11
- המל את עבדים מברך אשר קדשנו במצותיו וצונו למול את העבדים [ואם מל עבד של אחרים מברך על מילת העבדים] ואחר כך מברך אקב"ו למול את העבדים ולהטיף מהם דם ברית וכו' ברוך אתה ה' כורת הברית:Celui qui circoncit des esclaves récite : « … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de circoncire les esclaves » [et s'il circoncit l'esclave d'autrui, il dit : « … au sujet de la circoncision des esclaves »] ; et ensuite il récite : « … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de circoncire les esclaves et de faire couler d'eux le sang de l'alliance, etc. Béni sois-Tu, Hachem, qui conclut l'alliance. »
séif 12
- צריך לכסות ערותו בשעת ברכה כיון שהוא גדול:Il faut que l'esclave couvre sa nudité au moment de la bénédiction, puisqu'il est adulte.
séif 13
- אין עבד עברי נוהג אלא בזמן שהיובל נוהג והני מילי למקנייה גופיה לשאר דיני עבד עברי אבל היכא דקנייה שבאי למעשה ידיו בדינא דמלכותא כגון שנשבה במלחמה שמכרוהו גובי המס הדר מצי לזבוני ישראל למעשה ידיו ומצי האי עבד למיהב לרביה ישראל דמי מקנתו או דמי שוויו ונפיק ויד האדון על התחתונה ליקח הפחות:La loi de l'esclave hébreu (éved ivri) ne s'applique qu'à l'époque où la loi du jubilé (yovel) s'applique. Et cela vaut pour l'acquisition de son corps même, pour les autres lois de l'esclave hébreu ; mais lorsqu'un ravisseur l'a acquis pour le travail de ses mains par la loi du royaume – par exemple s'il a été fait captif à la guerre, ou que les percepteurs d'impôts l'ont vendu –, il peut ensuite le vendre à un Juif pour le travail de ses mains ; et cet esclave peut donner à son maître juif le prix de son acquisition ou le prix de sa valeur présente et sortir libre, et le maître a le dessous : il prend le montant le moins élevé.
séif 14
- אנשים שאינם נוהגים כשורה מותר לרדותן בחזקה ולהשתעבד בהם:Des gens qui ne se conduisent pas correctement, il est permis de les soumettre par la force et de les asservir.
séif 15
- מלך שגזר שכל מי שלא יתן המס הקצוב על כל איש ואיש ישתעבד לזה שנתן המס על ידו ה"ז מותר להשתמש בו יותר מדאי אבל לא כעבד ואם אינו נוהג כשורה מותר להשתמש בו כעבד:Un roi qui a décrété que quiconque ne paierait pas l'impôt fixé pour chaque individu serait asservi à celui qui a payé l'impôt à sa place : il est permis à ce dernier de se servir de lui davantage que d'un salarié, mais pas comme d'un esclave ; et s'il ne se conduit pas correctement, il est permis de se servir de lui comme d'un esclave.
séif 16
- הקונה עבד עובד כוכבים מישראל או מעובד כוכבים וכן עובד כוכבים שמכר עצמו לישראל או שמכר בניו ובנותיו הרי הוא כעבד כנעני אלא שאותו שלוקח מעובד כוכבים אין גופו קנוי אלא למעשה ידיו אלא אם כן קנאו בדינא דמלכותא (ממשמעות התוספות וד"ע לדעת הרמב"ם ועב"י) ובכולם כל זמן שלא הטבילו לשם עבדות דינו כעובד כוכבים לכל דבר ולאחר שיטבילנו לשם עבדות הוא עבד וחייב במצות שהאשה חייבת בהן ובעבד זה מותר לעבוד בפרך ואף על פי שהדין כך ממדת חסידות ודרכי החכמה שיהא אדם רחמן ולא יכביד עולו על עבדו ולא יצר לו ויאכילהו וישקהו מכל מאכל ומשקה ולא יבזהו לא ביד ולא בדברים ולא ירבה עליו צעקות וכעס אלא ידבר עמו בנחת וישמע טענותיו:Celui qui achète un esclave idolâtre à un Juif ou à un idolâtre, et de même un idolâtre qui s'est vendu lui-même à un Juif, ou qui a vendu ses fils et ses filles à un Juif : il est comme un esclave cananéen (éved kenaani) ; sauf que celui qui l'achète à un idolâtre, son corps ne lui est acquis que pour le travail de ses mains, à moins qu'il (l'idolâtre) ne l'ait acquis par la loi du royaume (Haga (Rema) : d'après ce qui ressort des Tossefot, et c'est aussi l'avis du Rambam ; voir le Beit Yossef). Et dans tous ces cas, tant qu'il ne l'a pas immergé au titre de l'esclavage, il a le statut d'un idolâtre à tout point de vue ; et après qu'il l'a immergé au titre de l'esclavage, il est esclave et est obligé dans les mitsvot auxquelles la femme est obligée. Il est permis de faire travailler cet esclave avec dureté ; mais bien que la loi soit ainsi, la mesure de piété et les voies de la sagesse exigent que l'homme soit miséricordieux, qu'il n'alourdisse pas son joug sur son esclave et ne l'oppresse pas ; qu'il lui donne à manger et à boire de toute nourriture et de toute boisson (qu'il consomme lui-même) ; qu'il ne l'humilie ni par la main ni par des paroles ; qu'il ne multiplie pas contre lui les cris et la colère, mais qu'il lui parle avec douceur et écoute ses arguments.
séif 17
- מלך עובד כוכבים שעשה מלחמה והביא שבויים ומכרם וכן אם הרשה לכל מי שירצה שילך ויגנוב מאומה שהיה עושה עמו מלחמה יביא וימכור לעצמו וכן אם היו דיניו דכל מי שלא יתן המס ימכר או מי שיעשה כך וכך או לא יעשה ימכר הרי דיניו דין ועבד הנלקח בדינים אלו הרי הוא כעבד כנעני לכל דבר:Un roi idolâtre qui a fait la guerre, a ramené des captifs et les a vendus ; et de même s'il a autorisé quiconque le voudrait à aller voler des gens du peuple contre lequel il faisait la guerre, à les ramener et à les vendre pour lui-même ; et de même si ses lois étaient que quiconque ne paierait pas l'impôt serait vendu, ou que celui qui ferait telle et telle chose, ou ne la ferait pas, serait vendu : ses lois ont force de loi, et l'esclave acquis par ces lois est comme un esclave cananéen à tout point de vue.
séif 18
- האשה קונה שפחות אבל אינה קונה עבדים אפי' קטנים מפני החשד:La femme peut acquérir des servantes, mais elle n'acquiert pas d'esclaves (mâles), même mineurs, à cause du soupçon (de relations interdites).
séif 19
- יכול הרב לומר לעבדו עשה עמי ואיני זנך אבל עבדי נכסי מלוג (פירוש נכסי מלוג כענין מליגת הראש שתולשין השער ועוזבין הראש כך הבעל אוכל פירות ומניח הקרן ואין לו רשות בזו) חייב לזונם: הגה ויש אומרים הא דיכול לומר איני זנך היינו כשהשנים כתיקונן אבל בשנת בצורת שאין מרחמים עליו לא אבל יכול לומר לו צא מעשה ידיך במזונותיך אע"פ שאינן מספיקין (טור והתוס' והרא"ש והרשב"א):Le maître peut dire à son esclave : « Travaille pour moi, et je ne te nourris pas. » Mais les esclaves faisant partie des biens melog de son épouse (Haga (Rema) : explication de « biens melog » : comme l'action de plumer (meligat) la tête, où l'on arrache les cheveux et laisse la tête ; de même le mari consomme les fruits et laisse le capital, sur lequel il n'a pas de droit), il est obligé de les nourrir. Haga (Rema) : et certains disent que le fait qu'il puisse dire « je ne te nourris pas », c'est lorsque les années sont normales ; mais en une année de famine, où l'on n'a pas pitié de lui, non. Mais il peut lui dire : « Prends ce que produit le travail de tes mains pour ta nourriture », même si cela ne suffit pas (Tour, Tossefot, Roch et Rachba).
séif 20
- הקוטע יד עבד כנעני של חבירו נותן חמשה דברים לאדון והעבד ניזון מהצדקה אף על פי שהאדון לוקח השבת שהרי יכול לומר לו עשה [עמי] ואיני זנך והריפוי נותן לרפואתו ואם אמדוהו להתרפאות בה' ימים ועשו לו סמים חזקים שמיהר להתרפאות בג' ימים האדון לוקח היתרון אף על פי שהעבד נצטער בסמים החזקים (וכל שכן אם חבל בו האדון דפטור) (מישרים ני"ג ועיין ס"ק ל"ז):Celui qui coupe la main de l'esclave cananéen de son prochain donne au maître les cinq indemnités (dommage, douleur, soins, chômage, humiliation), et l'esclave est nourri par la charité, bien que le maître prenne l'indemnité de chômage, car le maître peut lui dire : « Travaille [pour moi] et je ne te nourris pas. » Les frais de soins, il les donne pour sa guérison ; et si l'on a estimé qu'il guérirait en cinq jours, et qu'on lui a fait des remèdes puissants grâce auxquels il a guéri plus vite, en trois jours, c'est le maître qui prend le surplus, bien que l'esclave ait souffert des remèdes puissants. (Haga (Rema) : et à plus forte raison si c'est le maître qui l'a blessé, il est exempt (Meicharim, netiv 13 ; voir séif katan 37).)
séif 21
- כל מה שקנה עבד קנה רבו בין שמצא מציאה או נתנו לו מתנה בין שנתנה לו האדון או אחר לא זכה בה אלא הכל לאדון בין גוף בין פירות אפי' אמר ליה על מנת שאין לרבך רשות בו אני נותן לך אינו כלום אלא אם כן יאמר אני נותן לך ע"מ שתצא בו לחירות: (ולכן אין יכול לקבל מתנה מרבו אבל מקבל מתנה מאחר לרבו ומרבו לאחר) (הגהות מיימוני פ"ה מהלכות עבדים ובסמ"ג סימן פ"ו מ"ע):Tout ce qu'un esclave acquiert, son maître l'acquiert : qu'il ait trouvé un objet perdu ou qu'on lui ait fait un cadeau, que ce soit le maître ou un autre qui le lui ait donné, il ne l'acquiert pas, mais tout revient au maître, aussi bien le capital que les fruits. Même s'il lui a dit : « Je te le donne à condition que ton maître n'y ait aucun droit », cela n'a aucune valeur, à moins qu'il ne dise : « Je te le donne à condition que tu sortes par lui en liberté. » (Haga (Rema) : c'est pourquoi il ne peut pas recevoir un cadeau en tant qu'intermédiaire de la part de son maître (pour un tiers), mais il reçoit un cadeau de la part d'un autre pour son maître, et de son maître pour un autre (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 5 des lois des Esclaves ; Smag, commandement positif 86).)
séif 22
- עבד כנעני בין קנאו בעודו עובד כוכבים בין קנאו אחר שהטבילו רבו נקנה בכסף או בשטר או בחזקה בין קנאו מעובד כוכבים בין קנאו מישראל וחזקה הוא שישתמש בו כגון שיתיר לו מנעלו או ינעילנו או שהוליך כליו לבית המרחץ או הלבישו או הפשיטו הרחיצו סכו או גרדו: הגה ודוקא אלו שהם שמוש לגופו אבל עשה לו שאר מלאכה כגון שתפר בגדיו לא (טור וע"פ עב"י):L'esclave cananéen, qu'on l'ait acquis alors qu'il était encore idolâtre, ou qu'on l'ait acquis après que son maître l'a immergé, s'acquiert par l'argent, par un acte écrit (chtar) ou par 'hazaka (prise de possession), qu'on l'ait acquis d'un idolâtre ou d'un Juif. La 'hazaka, c'est qu'il se serve de lui ; par exemple que l'esclave lui délace sa chaussure ou la lui mette, ou qu'il porte ses affaires au bain, ou qu'il l'habille ou le déshabille, le lave, l'oigne ou le frotte. Haga (Rema) : et cela seulement pour ces actes qui sont un service pour sa personne ; mais s'il lui a fait un autre travail, par exemple s'il a cousu ses vêtements, non (Tour ; voir le Beit Yossef).
séif 23
- הגביה העבד לרב לצורך תשמיש קנאו הגביה הרב לעבד לא קנאו:Si l'esclave a soulevé le maître pour le servir, il l'a acquis ; si le maître a soulevé l'esclave, il ne l'a pas acquis.
séif 24
- נקנה בחליפין (פירוש בחליפין בקנין והוא ענין חלוף שמחליף לו הדבר שמקנה לו בכנף בגדו) וכן נקנה במשיכה שתקפו ומשכו אליו אבל אם קראו והוא בא אליו לא קנאו אלא א"כ הוא קטן:Il s'acquiert par 'halipin (Haga (Rema) : explication de « par 'halipin » : par un kinyan ; c'est un échange, par lequel l'acquéreur lui échange la chose qu'il lui fait acquérir contre le pan de son vêtement), et de même il s'acquiert par mechikha (traction), en le saisissant et en le tirant à lui ; mais s'il l'a appelé et qu'il est venu à lui, il ne l'a pas acquis, sauf s'il est mineur.
séif 25
- העבד קונה את עצמו בכסף או בראשי אברים או בשטר כיצד קונה את עצמו בכסף כגון שנתן אחד לרבו מעות ואמר ליה על מנת שיצא עבדך בהם לחירות כיון שקבל הרב הכסף או שוה כסף יצא העבד לחירות ואין צריך דעת העבד וכן אם נתן אחר לעבד מעות ואמר על מנת שתצא בהם לחירות אם רצה האדון לקבל המעות יצא העבד לחירות ואם לא רצה לא קנה העבד המעות (רמב"ם פ"ה מה"ע ד"ב) . (וי"א דאף קונה עצמו בחליפין אם יש לו כלי לעשות בו חליפין כגון שנתנו לו לצאת בו לחירות) (טור בשם ר"ת וכ"ד ראב"ד בהשגות ורבינו ירוחם):L'esclave s'acquiert lui-même (sa liberté) par l'argent, par la perte de membres extrêmes (rachei evarim), ou par un acte écrit. Comment s'acquiert-il lui-même par l'argent ? Par exemple, si quelqu'un a donné de l'argent à son maître en lui disant : « À condition que ton esclave sorte par cet argent en liberté », dès que le maître a reçu l'argent ou la valeur d'argent, l'esclave sort en liberté, et il n'est pas besoin du consentement de l'esclave. De même, si un autre a donné de l'argent à l'esclave en disant : « À condition que tu sortes par lui en liberté », si le maître veut recevoir l'argent, l'esclave sort en liberté ; et s'il ne veut pas, l'esclave n'a pas acquis l'argent. (Rambam, chapitre 5 des lois des Esclaves, loi 2.) (Haga (Rema) : et certains disent qu'il s'acquiert aussi lui-même par 'halipin, s'il a un objet avec lequel faire les 'halipin, par exemple si on le lui a donné pour sortir par lui en liberté (Tour au nom de Rabbénou Tam ; c'est aussi l'avis du Raavad dans ses Hassagot et de Rabbénou Yero'ham).)
séif 26
- כיצד בראשי אברים עבד שמל וטבל לשם עבדות אם סימא אדוניו את עינו או הפיל שינו או חסרו אחד מראשי אצבעותיו ידיו ורגליו או ראשי אזניו או ראש החוטם או ראש הגויה או ראשי הדדים שבאשה יוצא לחירות וצריך גט שחרור (וכופין רבו לכתוב לו גט שחרור) (ב"י בשם רבי' ירוחם) . אבל חתך לשונו אינו יוצא לחרות:Comment sort-il par la perte de membres extrêmes ? Un esclave qui a été circoncis et s'est immergé au titre de l'esclavage, si son maître lui a crevé l'œil, ou lui a fait tomber une dent, ou l'a privé de l'une des extrémités des doigts de ses mains ou de ses pieds, ou des extrémités des oreilles, ou du bout du nez, ou du bout du membre, ou des bouts des seins chez la femme, il sort en liberté, et il lui faut un acte d'affranchissement (guet chi'hrour) (Haga (Rema) : et l'on contraint son maître à lui écrire un acte d'affranchissement (Beit Yossef au nom de Rabbénou Yero'ham)). Mais s'il lui a coupé la langue, il ne sort pas en liberté.
séif 27
- סרסו בביצים ונתקן מהכיס לגמרי יוצא לחירות אבל אם כרתם ועדיין תלויים בכיס אינו יוצא לחירות:S'il l'a castré par les testicules et les a arrachés complètement de la bourse, il sort en liberté ; mais s'il les a coupés et qu'ils pendent encore dans la bourse, il ne sort pas en liberté.
séif 28
- היתה לו אצבע יתירה וחתכה אם עומדת בסדר האצבעות יוצא לחירות:S'il avait un doigt surnuméraire et que le maître l'a coupé, s'il est situé dans l'alignement des doigts, il sort en liberté.
séif 29
- תלש בזקנו ודלדל בו עצם מהלחי יוצא לחרות:S'il lui a arraché la barbe et a détaché par là un os de la mâchoire, il sort en liberté.
séif 30
- הכהו על ידו וצמתה וסופה לחזור אינו יוצא לחירות:S'il l'a frappé à la main et qu'elle s'est atrophiée, mais qu'elle est destinée à se rétablir, il ne sort pas en liberté.
séif 31
- הפיל שינו של קטן שעתיד להחליפה אינו יוצא לחירות:S'il a fait tomber la dent d'un enfant, qui est destinée à être remplacée, il ne sort pas en liberté.
séif 32
- היתה עינו כהויה קצת והכהו בה וסמאה אם מתחילה היה יכול להשתמש בו קצת יוצא בו לחירות אבל אם חטטה אפילו לא היה יכול להשתמש בו כלל יוצא לחירות שהרי חסרו אבר והוא הדין באחד מראשי אברים שהיה בטל ואינו עושה בו מלאכה אם חתכו יוצא בו לחירות שהרי חסרו אבר:Si son œil était un peu faible, et qu'il l'a frappé et l'a aveuglé : si auparavant il pouvait s'en servir un peu, il sort en liberté par là ; mais s'il l'a arraché, même s'il ne pouvait pas du tout s'en servir, il sort en liberté, car il l'a privé d'un membre. Il en est de même pour l'un des membres extrêmes qui était inutilisable et avec lequel il ne faisait aucun travail : s'il l'a coupé, il sort en liberté par là, car il l'a privé d'un membre.
séif 33
- הכהו על עינו וחסר מאורה על שינו ונדדה אם יכול להשתמש בו עדיין אינו יוצא לחירות:S'il l'a frappé à l'œil et que sa vue a diminué, à la dent et qu'elle s'est ébranlée, s'il peut encore s'en servir, il ne sort pas en liberté.
séif 34
- הכהו על עינו וסימאה על אזנו וחרשה יוצא לחירות אבל אם הכה בכותל כנגד עינו או כנגד אזנו ונבעת עד שאינו רואה ואינו שומע אינו יוצא לחרות:S'il l'a frappé à l'œil et l'a aveuglé, à l'oreille et l'a rendu sourd, il sort en liberté. Mais s'il a frappé le mur en face de son œil ou en face de son oreille, et que l'esclave a été effrayé au point de ne plus voir et de ne plus entendre, il ne sort pas en liberté.
séif 35
- בכל אלו אינו יוצא לחירות עד שיעשה האדון בכוונה לפיכך אם כוון לזרוק אבן בבהמה ונפלה בעבד וחתכה אצבעו או הפיל שינו אינו יוצא לחירות וכן אם הושיט ידו למעי שפחתו וסימא עין עובר שבמעיה אינו יוצא לחירות שהרי לא ידע דבר שיתכוון לו אבל אם היה רבו רופא ואמר ליה כחול עיני וסימאה יוצא לחירות שהרי כוון לאבד:Dans tous ces cas, il ne sort en liberté que si le maître l'a fait intentionnellement. C'est pourquoi, s'il a voulu jeter une pierre sur un animal et qu'elle est tombée sur l'esclave et lui a coupé un doigt ou fait tomber une dent, il ne sort pas en liberté. De même, s'il a tendu la main dans le ventre de sa servante et a aveuglé l'œil du fœtus qui est dans son ventre, il ne sort pas en liberté, car il ne savait pas qu'il y avait là une chose à laquelle il aurait pu viser. Mais si son maître était médecin et que l'esclave lui a dit : « Mets du fard sur mon œil », et qu'il l'a aveuglé, il sort en liberté, car il a eu l'intention de détruire (l'esclave lui ayant confié son œil, il devait agir avec soin, et sa faute est assimilée à un acte intentionnel).
séif 36
- מי שחציו עבד וחציו בן חורין או עבד של ב' שותפין אין יוצאין בראשי אברים משום דאמר קרא עבדו המיוחד לו:Celui qui est à moitié esclave et à moitié libre, ou l'esclave de deux associés, ne sortent pas en liberté par la perte des membres extrêmes, car le verset dit : « son esclave » (Exode 21, 26), c'est-à-dire celui qui lui appartient en propre.
séif 37
- עבדי צאן ברזל (פירוש צאן ברזל כל נדוניא שאשה מכנסת לבעלה ושמה אותו עליו בדמים וקבל אחריותן ואפי' כלה חייב לשלם כענין צאן ברזל שהן הצאן שקבל עליו הרועה אחריותן ומחלק הולדות והצמר והחלב עם הבעלים) יוצאים בראשי אברים לאיש אבל לא לאשה ושל נכסי מלוג אין יוצאין לא לאיש ולא לאשה:Les esclaves de tson barzel (Haga (Rema) : explication de « tson barzel » : toute dot que la femme apporte à son mari et qu'elle lui évalue en argent, et dont il a accepté la responsabilité, de sorte que, même si elle a péri, il est obligé de la payer ; c'est comme le « bétail de fer » (tson barzel), c'est-à-dire le bétail dont le berger a accepté la responsabilité et dont il partage les petits, la laine et le lait avec les propriétaires) sortent en liberté par la perte des membres extrêmes lorsqu'ils sont mutilés par l'homme (le mari), mais non par la femme ; et ceux des biens melog ne sortent en liberté ni par l'acte de l'homme ni par celui de la femme.
séif 38
- הפיל שן עבדו וסימא עינו יוצא בשינו ואינו נותן דמי עינו ואם תפס אין מוציאין מידו ואם כתב לו גט שחרור בין הפיל שינו לסימא עינו חייב ליתן לו דמי עינו:S'il a fait tomber la dent de son esclave et a ensuite aveuglé son œil, il sort en liberté par sa dent, et le maître ne paie pas le prix de son œil ; mais si l'esclave a saisi (des biens du maître pour ce prix), on ne les lui retire pas. Et s'il lui a écrit un acte d'affranchissement entre le moment où il a fait tomber sa dent et celui où il a aveuglé son œil, il est obligé de lui donner le prix de son œil.
séif 39
- יציאת העבד בראשי אברים אע"פ שהוא קנס נוהג בזמן הזה שאם באו עדים בדבר אינו יכול להשתמש בו ויש מי שכתב שמשמתין אותו עד שיכתוב לו גט שחרור (וה"ה אם הודה האדון מעצמו) (טור בשם הרמב"ם והרא"ש):La sortie de l'esclave par la perte des membres extrêmes, bien que ce soit une amende (kenass), s'applique à notre époque : si des témoins sont venus attester de la chose, il ne peut plus se servir de lui ; et il y a un avis selon lequel on le met au ban (niddouï) jusqu'à ce qu'il lui écrive un acte d'affranchissement. (Haga (Rema) : et il en est de même si le maître l'a reconnu de lui-même (Tour au nom du Rambam et du Roch).)
séif 40
- כיצד בשטר כותב על הנייר או על החרס הרי אתה בן חורין או הרי אתה לעצמך או אין לי עסק בך ומוסרו לידו או לאחר בשבילו אפילו בלא ידיעת העבד שזכות הוא לו שיצא מתחת יד רבו לחירות ואם מוחה בידו מלקבלו לא יצא בו לחירות:Comment sort-il par un acte écrit ? Il écrit sur du papier ou sur un tesson : « Te voici libre », ou « Te voici à toi-même », ou « Je n'ai plus affaire à toi », et le remet en sa main, ou à un autre pour lui, même à l'insu de l'esclave, car c'est un avantage pour lui de sortir de sous la main de son maître pour la liberté. Mais s'il s'oppose à le recevoir, il ne sort pas en liberté par lui.
séif 41
- אמר לו א' מאלו הלשונות על פה אינו כלום:S'il lui a dit l'une de ces formules oralement, cela n'a aucune valeur.
séif 42
- הכותב לשפחתו הרי את מותרת לכל אדם אין זה לשון שחרור:Celui qui écrit à sa servante : « Te voici permise à tout homme », ce n'est pas une formule d'affranchissement.
séif 43
- מסר לו השטר בפני עדים או שהעדים חתומין בו ומסרו לו בינו לבין עצמו יצא בו לחירות וי"א שצריך שימסרנו לו בפני עדים ואם אנו רואים אותו חתום א"צ שיבואו לפנינו עדי מסירה שאנו תולים שבדין נמסר:S'il lui a remis l'acte devant témoins, ou si les témoins y sont signés et qu'il le lui a remis en privé, il sort par lui en liberté. Et certains disent qu'il faut qu'il le lui remette devant témoins ; mais si nous le voyons signé, il n'est pas nécessaire que les témoins de la remise viennent devant nous, car nous présumons qu'il a été remis selon la loi.
séif 44
- בששה דברים שוים שחרורי עבדים לגיטי נשים ובשאר הדברים הרי הם כשאר כל השטרות ואלו הם הששה פסולים בערכאות של עובדי כוכבים וכשרים בעד כותי וצריכים כתיבה לשם המשתחרר עצמו ואין נכתבים במחובר ואין חותמים עדיהם אלא זה בפני זה אחד גיטי נשים ואחד שחרורי עבדים שוים במוליך ומביא:En six points, les actes d'affranchissement des esclaves sont semblables aux actes de divorce des femmes ; pour le reste, ils sont comme tous les autres actes. Voici les six : ils sont invalides s'ils sont établis dans les tribunaux des idolâtres ; ils sont valides avec un témoin samaritain (Kouti) ; ils doivent être écrits au nom de celui-là même qui est affranchi ; ils ne s'écrivent pas sur un support attaché au sol ; leurs témoins ne signent que l'un en présence de l'autre ; et les actes de divorce des femmes et les actes d'affranchissement des esclaves sont semblables pour la loi de celui qui apporte l'acte et l'emmène (le messager).
séif 45
- כיצד כל השטרות העולים בערכאות של עובדי כוכבים כשרים בתנאים שנתבארו בהלכות הלואה חוץ מגיטי נשים ושחרורי עבדים:Comment cela ? Tous les actes qui sont établis dans les tribunaux des idolâtres sont valides, aux conditions qui ont été expliquées dans les lois du prêt (Choulhan Aroukh, 'Hochen Michpat, siman 68), sauf les actes de divorce des femmes et les actes d'affranchissement des esclaves.
séif 46
- כל שטר שיש עליו אפילו עד אחד כותי פסול חוץ מגיטי נשים ושחרורי עבדים שהם כשרים בעד א' ישראל ועד א' כותי והוא שיהיה כותי חבר ובזמן הזה שהכותים כעובדי כוכבים לכל דבריהם אנו למדים מהם לצדוקים שהצדוקים בזמן הזה כמו כותים באותו זמן קודם שגזרו עליהם שיהיו כעובדי כוכבים:Tout acte sur lequel figure ne serait-ce qu'un seul témoin samaritain est invalide, sauf les actes de divorce des femmes et les actes d'affranchissement des esclaves, qui sont valides avec un témoin juif et un témoin samaritain, à condition que le Samaritain soit un 'haver (scrupuleux dans l'observance). Et à notre époque, où les Samaritains sont comme les idolâtres en toutes leurs affaires, nous apprenons d'eux pour les Saducéens : les Saducéens à notre époque sont comme les Samaritains à cette époque-là, avant qu'on ne décrète à leur sujet qu'ils seraient comme des idolâtres.
séif 47
- בגט אשה הוא אומר וכתב לה לשמה ובגט שחרור הוא אומר או חפשה לא ניתן לה עד שיכתוב לשמה:Pour l'acte de divorce de la femme, il est dit : « et il lui écrira » (Deutéronome 24, 1), c'est-à-dire à son nom à elle ; et pour l'acte d'affranchissement, il est dit : « ou que la liberté ne lui a pas été donnée » (Lévitique 19, 20) : la liberté ne lui est donnée que s'il écrit à son nom.
séif 48
- בגט אשה הוא אומר וכתב ונתן מי שאינו מחוסר אלא נתינה יצא הכותב במחובר ואח"כ קצץ שהרי מחוסר קציצה ונתינה ובגט שחרור הוא אומר ניתן לה לא יהא מחוסר אלא נתינה:Pour l'acte de divorce de la femme, il est dit : « il écrira et donnera » (Deutéronome 24, 1) : est valide l'acte auquel ne manque que la remise ; est exclu celui qui l'écrit sur un support attaché au sol et le coupe ensuite, car il lui manque la coupe et la remise. Et pour l'acte d'affranchissement, il est dit : « ne lui a pas été donnée » (Lévitique 19, 20) : qu'il ne lui manque que la remise.
séif 49
- אחד גיטי נשים ושחרורי עבדים אינם חותמים אלא זה בפני זה:Tant les actes de divorce des femmes que les actes d'affranchissement des esclaves, leurs témoins ne signent que l'un en présence de l'autre.
séif 50
- כיצד שוין במוליך ומביא שהמביא גט שחרור בא"י אינו צריך לומר בפני נכתב ובפני נחתם ובח"ל אם אין עדים מצויים לקיימו ואמר השליח בפני נכתב ובפני נחתם זה קיומו ואם בא האדון וערער אח"כ אין משגיחין בו:Comment sont-ils semblables pour celui qui apporte et emmène l'acte ? Celui qui apporte un acte d'affranchissement en terre d'Israël n'a pas besoin de dire : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi » ; et en dehors de la Terre, s'il ne se trouve pas de témoins pour le valider, et que le messager a dit : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi », c'est là sa validation ; et si le maître vient contester ensuite, on n'en tient pas compte.
séif 51
- כשם שהאשה מביאה גיטה ואינה צריכה לקיימו הואיל והגט יוצא מתחת ידה כך העבד ששטר שחרור יוצא מתחת ידו אינו צריך לקיימו:De même que la femme apporte elle-même son acte de divorce et n'a pas besoin de le valider, puisque l'acte sort de sa main, ainsi l'esclave, de la main duquel sort l'acte d'affranchissement, n'a pas besoin de le valider.
séif 52
- וכשם שהאשה אומרת בפני נכתב ובפני נחתם אם התנה עליה כן העבד:Et de même que la femme dit : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi », si le mari lui a imposé cette condition, ainsi l'esclave.
séif 53
- כל הכשר להביא גט האשה כשר להביא גט העבד:Quiconque est apte à apporter l'acte de divorce de la femme est apte à apporter l'acte de l'esclave.
séif 54
- העבד מקבל לחבירו גט מיד רבו של חבירו אבל לא מיד רבו של עצמו:L'esclave peut recevoir pour son compagnon esclave un acte d'affranchissement de la main du maître de son compagnon, mais non de la main de son propre maître.
séif 55
- המוסר גט שחרור לעבד על מנת שישתחרר בבית דין לא שנא אם כתוב בו עצמך ונכסי קנויים לך לא שנא אם כתוב בו כל נכסי קנויים לך עצמו קנה על פי דבורו שיאמר בפני נכתב ובפני נחתם נכסים לא קנה עד שיתקיים בחותמיו:Celui qui remet un acte d'affranchissement pour un esclave, afin qu'il soit affranchi au tribunal par l'intermédiaire du messager qui l'apporte : peu importe qu'il y soit écrit « Toi-même et mes biens te sont acquis », ou qu'il y soit écrit « Tous mes biens te sont acquis », il s'acquiert lui-même sur la parole du messager, qui dit : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi » ; mais les biens, il ne les acquiert pas tant que l'acte n'est pas validé par ses signataires.
séif 56
- הכותב כל נכסיו לעבדו יצא לחרות שהוא בכלל הנכסים וקונה עצמו בכלל הנכסים אבל אם שייר מקצת הנכסים בין קרקע בין מטלטלין בין פירש השיור בין לא פירשו בין היו לו נכסים אחרים חוץ מאלו ששייר בין לא היו לו נכסים אחרים ואפילו כתב לו עצמך וכל נכסי קנויים לך חוץ מדבר פלוני לא יצא לחירות ולא קנה הנכסים:Celui qui écrit un acte attribuant tous ses biens à son esclave, celui-ci sort en liberté, car il est inclus dans les biens, et il s'acquiert lui-même en tant que partie des biens. Mais s'il a réservé une partie des biens, que ce soit un terrain ou des biens meubles, qu'il ait précisé la réserve ou ne l'ait pas précisée, qu'il ait eu d'autres biens en dehors de ceux qu'il a réservés ou qu'il n'ait pas eu d'autres biens, et même s'il lui a écrit : « Toi-même et tous mes biens te sont acquis, sauf telle chose », il ne sort pas en liberté et n'acquiert pas les biens.
séif 57
- הכותב שטר אירוסין לשפחתו אף על פי שאמר לה צאי בו לחירות והתקדשי בו אין זה לשון שחרור ואינה לא מקודשת ולא משוחררת (שם ספ"ו מה"ע) (אבל אם אמר לה התקדשי גרידא אמרינן ודאי שחררה מעיקרא וחלו הקידושין) (ב"י בשם רש"י וכן משמע בגמרא פרק השולח):Celui qui écrit un acte de fiançailles (chtar iroussin) à sa servante, même s'il lui a dit : « Sors par lui en liberté et sois-moi consacrée par lui », ce n'est pas une formule d'affranchissement, et elle n'est ni consacrée ni affranchie (ibid., fin du chapitre 6 des lois des Esclaves). (Haga (Rema) : mais s'il lui a dit simplement « Sois-moi consacrée », nous disons qu'il l'a certainement affranchie au préalable, et les fiançailles prennent effet (Beit Yossef au nom de Rachi ; c'est aussi ce qui ressort de la Guemara, chapitre Hacholea'h).)
séif 58
- המשחרר שני עבדים בשטר אחד לא קנו עצמם לפיכך הכותב כל נכסיו לשני עבדיו בשטר אחד אף עצמם לא קנו ואם כתב בשני שטרות קנו ומשחררין זה את זה במה דברים אמורים כשכתב בכל שטר משניהם כל נכסי נתונים לפלוני ופלוני עבדי (ונתן לאדם אחד ב' השטרות ביחד) (טור) אבל אם כתב חצי נכסי לפלוני עבדי וחצי [נכסי] לפלוני עבדי אף בשני שטרות לא קנו כלום:Celui qui affranchit deux esclaves par un seul acte, ils ne se sont pas acquis eux-mêmes. C'est pourquoi celui qui écrit tous ses biens à ses deux esclaves dans un seul acte, ils ne se sont même pas acquis eux-mêmes. Mais s'il a écrit dans deux actes, ils se sont acquis chacun l'autre, et ils s'affranchissent l'un l'autre. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'il a écrit dans chacun des deux actes : « Tous mes biens sont donnés à untel et untel, mes esclaves » (Haga (Rema) : et qu'il a donné à une seule personne les deux actes ensemble (Tour)) ; mais s'il a écrit « La moitié de mes biens à untel, mon esclave, et la moitié [de mes biens] à untel, mon esclave », même avec deux actes ils n'ont rien acquis.
séif 59
- המשחרר חצי עבדו בשטר לא קנה העבד את חציו ונשאר עבד כמו שהיה אבל אם שחרר חציו בכסף שנתן לו דמי חציו כדי להשתחרר קנה והוא חציו בן חורין במה דברים אמורים בשחרר חציו בשטר ונשאר בו חצי האחר אבל אם מכרו או נתנו לאחר בין שהיה השחרור והמכירה או הנתינה כאחד בין שקדם המכירה או הנתינה לשחרור קנה העבד את חציו והלוקח או המקבל חצי האחר וכן עבד של שני שותפים ששחרר אחד מהם את חלקו אפילו בשטר קנה והוא חצי בן חורין:Celui qui affranchit la moitié de son esclave par un acte, l'esclave n'a pas acquis sa moitié et reste esclave comme il l'était. Mais s'il a affranchi sa moitié contre de l'argent, l'esclave lui ayant donné le prix de sa moitié pour être affranchi, il l'a acquise, et il est à moitié libre. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'il a affranchi sa moitié par un acte et qu'il a gardé en lui l'autre moitié ; mais s'il l'a vendue ou donnée à un autre, que l'affranchissement et la vente ou le don aient été simultanés, ou que la vente ou le don aient précédé l'affranchissement, l'esclave a acquis sa moitié, et l'acheteur ou le bénéficiaire l'autre moitié. De même, l'esclave de deux associés dont l'un a affranchi sa part, même par un acte, il l'a acquise et il est à moitié libre.
séif 60
- הכותב לשפחתו מעוברת הרי את בת חורין וולדך עבד דבריו קיימים את שפחה וולדך בן חורין לא אמר כלום:Celui qui écrit à sa servante enceinte : « Te voici libre, et ton enfant esclave », ses paroles sont valables ; « Toi servante et ton enfant libre », il n'a rien dit.
séif 61
- מי שחציו עבד וחציו בן חורין אינו יכול לישא לא שפחה ולא בת חורין לפיכך כופין את רבו לשחררו וכותב לו שטר על חצי דמיו ובעוד שלא כתב לו גט שחרור מעשה ידיו לעצמו ואם המיתו שור אינו משלם לא קנס ולא כופר במה דברים אמורים בעבד מפני שהוא מצווה על פריה ורביה אבל שפחה תשאר כמו שהיתה ועובדת את עצמה יום אחד ואת רבה יום אחד ואם הכה אדם על ידה וצמתה וסופה לחזור אם הכה ביום שעובדת את רבה הנזק לרבה ואם ביומה הנזק לעצמה אבל אם נקטעה ידה וכן כל דבר שאין סופו לחזור חולקין הנזק היא והאדון ואם המיתה נותן חצי הקנס לאדון ופטור מחצי הכופר:Celui qui est à moitié esclave et à moitié libre ne peut épouser ni une servante ni une femme libre. C'est pourquoi on contraint son maître à l'affranchir, et l'esclave lui écrit une reconnaissance de dette pour la moitié de sa valeur. Et tant qu'il ne lui a pas écrit l'acte d'affranchissement, le produit du travail de ses mains est pour lui-même (pour sa moitié libre) ; et si un bœuf l'a tué, le propriétaire du bœuf ne paie ni l'amende (kenass) ni la rançon (kofer). De quoi parle-t-on ? De l'esclave mâle, parce qu'il est astreint à la mitsva de procréer ; mais la servante reste comme elle était, et elle travaille pour elle-même un jour et pour son maître un jour. Si quelqu'un l'a frappée à la main et qu'elle s'est atrophiée, mais est destinée à se rétablir : s'il l'a frappée le jour où elle travaille pour son maître, l'indemnité est pour son maître, et si c'est son jour à elle, l'indemnité est pour elle-même. Mais si sa main a été coupée, et de même toute atteinte qui n'est pas destinée à se rétablir, elle et le maître partagent l'indemnité. Et si un bœuf l'a tuée, le propriétaire donne la moitié de l'amende au maître et est exempt de la moitié de la rançon.
séif 62
- עבד של ב' שותפים ששחרר אחד מהם חלקו כופין את הב' שישחרר גם הוא חלקו ואם ידע מחבירו שרצה לשחרר חלקו והקנה חלקו לבנו קטן ואח"כ שחרר חבירו אין ב"ד יכולין לכוף לקטן לשחרר אבל מעמידים לו אפוטרופוס ושם את העבד בדמים ונותן קצת מהדמים לקטן כדי שיתרצה בשחרורו וישחררנו האפוטרופוס בדמים שקבל הקטן ויכתוב לו האפוטרופוס שטר שחרור על שמו ודוקא כהאי גוונא שכיון להפקיע תקנת חכמים אבל אם מת והניח בן קטן ואחר כך שחרר השותף חלקו אין מעמידים אפוטרופוס לקטן לשחררו אלא עובד את עצמו יום אחד ואת הקטן יום אחד עד שיגדיל:L'esclave de deux associés dont l'un a affranchi sa part : on contraint le second à affranchir lui aussi sa part. Et si ce dernier a su que son associé voulait affranchir sa part, et a transféré sa part à son fils mineur, puis que son associé a affranchi la sienne, le tribunal ne peut pas contraindre le mineur à affranchir (car un mineur n'est pas soumis à la contrainte) ; mais on lui désigne un tuteur (apotropos), on estime la valeur de l'esclave, et l'esclave donne une partie de la valeur au mineur afin que le tuteur consente à son affranchissement ; le tuteur l'affranchit contre la valeur reçue par le mineur, et le tuteur lui écrit l'acte d'affranchissement au nom du mineur. Et cela seulement dans un cas comme celui-ci, où l'associé a eu l'intention de contourner l'institution des Sages ; mais s'il est mort en laissant un fils mineur, et qu'ensuite l'associé a affranchi sa part, on ne désigne pas de tuteur pour le mineur afin de l'affranchir, mais l'esclave travaille pour lui-même un jour et pour le mineur un jour, jusqu'à ce qu'il grandisse.
séif 63
- המפקיר עבדו יצא לחירות וצריך גט שחרור ואם מת קודם ששחררו היורש כותב לו גט שחרור:Celui qui abandonne (mafkir) son esclave, celui-ci sort en liberté, mais il lui faut un acte d'affranchissement ; et si le maître est mort avant de l'avoir affranchi, l'héritier lui écrit l'acte d'affranchissement.
séif 64
- גר שמת ואין לו יורשים והיו לו עבדים גדולים זכו בעצמם והרי הם בני חורים קטנים אין להם יד לזכות בעצמם וכל הקודם בהם זכה. (ואם לא זכה בהם אדם עד שיגדלו אין להם תקנה) (טור בשם הרמ"ה):Un converti qui est mort sans héritiers et qui avait des esclaves : les adultes se sont acquis eux-mêmes et sont libres ; les mineurs n'ont pas la capacité de s'acquérir eux-mêmes, et quiconque s'empare d'eux le premier les acquiert. (Haga (Rema) : et si personne ne les a acquis avant qu'ils ne grandissent, il n'y a pas de remède pour eux (Tour au nom du Rama).)
séif 65
- עבד שנשבה (וברח) ובא אחר שנתייאש רבו ממנו אינו יכול להשתעבד בו עוד וכופין אותו לכתוב לו גט שחרור:Un esclave qui a été fait captif (Haga (Rema) : et s'est enfui) et est revenu après que son maître a désespéré de lui, celui-ci ne peut plus l'asservir, et on le contraint à lui écrire un acte d'affranchissement.
séif 66
- עבד שנשבה אם נתייאש ממנו רבו ראשון כל הפודה אותו לשם עבד ישתעבד בו והרי הוא שלו ואם פדהו לשם בן חורין ה"ז בן חורין ואם לא נתייאש ממנו רבו ראשון הפודה אותו לשם עבד נוטל פדיונו מרבו וחוזר לרבו ואם פדהו לשם בן חורין חוזר לרבו ראשון בלא כלום:Un esclave qui a été fait captif : si son premier maître a désespéré de lui, quiconque le rachète au titre d'esclave l'asservit, et il est à lui ; et s'il l'a racheté au titre d'homme libre, il est libre. Et si son premier maître n'a pas désespéré de lui, celui qui le rachète au titre d'esclave prend le prix de son rachat de son maître, et l'esclave retourne à son maître ; et s'il l'a racheté au titre d'homme libre, il retourne à son premier maître sans rien payer.
séif 67
- עבד שעשאו רבו אפותיקי (פי' אפה תהא קאי כלומר לא יהיה לך פרעון אלא מזה) לבעל חובו ואחר כך שחררו הפקיעו מידי שעבוד והרי הוא בן חורין וצריך לשלם לבעל חובו וכופין לבעל חובו שיכתוב לו גט שחרור:Un esclave dont son maître a fait un apotiki (Haga (Rema) : explication : « ici tu te tiendras » (apo tehé kaï), c'est-à-dire : tu n'auras de paiement que sur celui-ci) pour son créancier, et qu'ensuite il a affranchi : il l'a dégagé de l'hypothèque, et il est libre ; mais le maître doit payer son créancier, et l'on contraint le créancier à lui écrire (à l'esclave) un acte d'affranchissement.
séif 68
- ישראל שבא על שפחה אפי' היא שפחתו הולד עבד וי"א שאם בא על שפחתו או קדשה הולד בן חורין לכל הדברים (רב נטראי גאון ורא"ש וע"פ) ויש מי שאומר שאע"פ שלשאר דברים דינו כבן חורין אינו מותר בבת חורין עד שיקבל גט שחרור:Un Juif qui a eu des relations avec une servante, même si c'est sa propre servante, l'enfant est esclave. Et certains disent que s'il a eu des relations avec sa servante ou s'il l'a consacrée en mariage, l'enfant est libre à tout point de vue (Haga (Rema) : Rav Natronaï Gaon et le Roch ; voir ibid.) ; et il y a un avis selon lequel, bien que pour les autres questions il ait le statut d'un homme libre, il ne lui est pas permis d'épouser une femme libre tant qu'il n'a pas reçu un acte d'affranchissement.
séif 69
- עבד שהשיאו רבו בת חורין (וכ"ש אם נושא שפחתו) (טור) או שהניח לו רבו תפילין בראשו או שאמר לו רבו לקרות ג' פסוקים בספר תורה בפני הצבור וכן כל כיוצא באלו הדברים שאינו חייב בהן אלא בן חורין יצא לחירות וכופין את רבו לכתוב לו גט שחרור אבל אם לוה מעבדו או שעשאו אפוטרופוס או שהניח תפילין בפני רבו או שקרא ג' פסוקים בצבור בפני רבו (או שנשא בת חורין לפניו) (טור) ולא מיחה בו לא יצא לחירות:Un esclave à qui son maître a fait épouser une femme libre (Haga (Rema) : et à plus forte raison s'il épouse sa servante (Tour)), ou à qui son maître a mis les tefilin sur la tête, ou à qui son maître a dit de lire trois versets dans le Séfer Torah devant l'assemblée, et de même pour toutes choses semblables auxquelles seul un homme libre est obligé : il sort en liberté, et l'on contraint son maître à lui écrire un acte d'affranchissement. Mais si le maître a emprunté à son esclave, ou en a fait un tuteur, ou si l'esclave a mis les tefilin devant son maître, ou a lu trois versets en public devant son maître (Haga (Rema) : ou a épousé une femme libre devant lui (Tour)), et qu'il ne l'en a pas empêché, il ne sort pas en liberté.
séif 70
- אסור ללמד את עבדו תורה ואם למדו לא יצא לחירות:Il est interdit d'enseigner la Torah à son esclave ; et s'il la lui a enseignée, il ne sort pas en liberté.
séif 71
- יש מי שאומר שעבד שנדר נדר שכופין אותו לעבור עליו כגון שנדר שלא לאכול בשר וכיוצא בו ואמר לו רבו מופר לך יצא לחירות שכיון שלא כפה אותו במקום שיש לכפותו גילה דעתו שהפקיע שעבודו:Il y a un avis selon lequel un esclave qui a fait un vœu d'un genre qu'on le contraint à transgresser – par exemple s'il a fait vœu de ne pas manger de viande, ou une chose semblable –, et que son maître lui a dit : « Il t'est annulé », il sort en liberté ; car puisqu'il ne l'a pas contraint là où il y avait lieu de le contraindre, il a montré son intention de supprimer son asservissement.
séif 72
- המשחרר עבדו בכל לשון והוציא מפיו דברים שמשמען שלא נשאר לו עליו שעבוד כלל ושגמר בלבו לדבר זה אינו יכול לחזור בו וכופין אותו לכתוב גט שחרור:Celui qui affranchit son esclave dans n'importe quelle langue, et a prononcé des paroles qui signifient qu'il ne lui reste plus aucun droit d'asservissement sur lui, et qu'il a pris cette décision dans son cœur, ne peut pas revenir sur sa parole, et l'on le contraint à écrire un acte d'affranchissement.
séif 73
- כתב בשטר אעשה פלוני עבדי בן חורין ומסרו לידו לא יצא לחירות אבל אם כתב עשיתי פלוני עבדי בן חורין או עשוי הוא בן חורין או הרי הוא בן חורין או יהא בן חורין ומסרו לידו יצא לחירות אבל אם אמר לו על פה אחד מלשונות אלו לא יצא לחירות והני מילי בבריא אבל שכיב מרע שאמר א' מלשונות אלו יצא לחירות וצריך גט שחרור להתירו בבת חורין וכופין את היורשים לכתבו לו ואפילו בריא אם אמרו דרך הודאה יצא לחירות וצריך גט שחרור וכופין את רבו לכתבו לו:S'il a écrit dans un acte : « Je ferai d'untel, mon esclave, un homme libre », et le lui a remis, il ne sort pas en liberté. Mais s'il a écrit : « J'ai fait d'untel, mon esclave, un homme libre », ou « Il est fait homme libre », ou « Le voici homme libre », ou « Qu'il soit homme libre », et le lui a remis, il sort en liberté. Mais s'il lui a dit oralement l'une de ces formules, il ne sort pas en liberté. Cela s'applique à un homme en bonne santé ; mais un malade en danger de mort (chekhiv mera) qui a dit l'une de ces formules, l'esclave sort en liberté ; il lui faut un acte d'affranchissement pour lui permettre d'épouser une femme libre, et l'on contraint les héritiers à le lui écrire. Et même un homme en bonne santé, s'il l'a dit sous forme d'aveu, l'esclave sort en liberté ; il lui faut un acte d'affranchissement, et l'on contraint son maître à le lui écrire.
séif 74
- האומר עשיתי פלוני עבדי בן חורין והוא אומר לא עשאני חוששין שמא זיכה לו על ידי אחר אבל אם אמר כתבתי גט שחרור ונתתי לו והוא אומר לא כתב ולא נתן הודאת בעל דין כמאה עדים והרי זה עבד: הגה [ואם חזר רבו ואמר לא נתתיו] לא יוכל העבד לחזור ולומר קבלתיו ואם רבו עומד בדבורו כופין אותו וכותב לו גט שחרור (טור בשם הרמ"ה):Celui qui dit : « J'ai fait d'untel, mon esclave, un homme libre », et que l'esclave dit : « Il ne m'a pas fait libre », on craint qu'il ne lui ait fait acquérir la liberté par l'intermédiaire d'un autre. Mais s'il a dit : « J'ai écrit un acte d'affranchissement et je le lui ai donné », et que l'esclave dit : « Il ne l'a ni écrit ni donné », l'aveu d'une partie vaut cent témoins, et il est esclave. Haga (Rema) : [et si son maître s'est rétracté en disant « Je ne le lui ai pas donné »], l'esclave ne peut pas revenir sur ses propos en disant « Je l'ai reçu » ; et si son maître maintient sa parole, on le contraint, et il lui écrit un acte d'affranchissement (Tour au nom du Rama).
séif 75
- אמר לאחר זכה בגט שחרור זה לעבדי יצא לחירות אע"פ שלא הגיע ליד העבד אבל אם אמר תנו גט זה לעבדי אינו יכול לחזור בו ולא יצא העבד לחירות עד שיגיע הגט לידו לפיכך האומר תנו גט זה לעבדי לא יתן לאחר מיתה: הגה וי"א דאם נתן הגט ליד השליח ואמר תן לעבדי גט זה הוי כאלו אמר לו זכה לו (טור בשם ר"ת ורא"ש ורשב"א ור"ן):S'il a dit à un autre : « Acquiers cet acte d'affranchissement pour mon esclave », celui-ci sort en liberté, même si l'acte n'est pas parvenu dans la main de l'esclave. Mais s'il a dit : « Donnez cet acte à mon esclave », il ne peut pas revenir sur sa parole, mais l'esclave ne sort pas en liberté avant que l'acte ne parvienne dans sa main. C'est pourquoi, si quelqu'un a dit : « Donnez cet acte à mon esclave », le messager ne doit pas le donner après sa mort. Haga (Rema) : et certains disent que s'il a donné l'acte dans la main du messager en disant : « Donne cet acte à mon esclave », c'est comme s'il lui avait dit : « Acquiers-le pour lui » (Tour au nom de Rabbénou Tam, du Roch, du Rachba et du Ran).
séif 76
- מי שצוה בשעת מיתתו פלונית שפחתי אל ישתעבדו בה יורשים הרי זו שפחה כמו שהיתה ואסור ליורשים להשתעבד בה ואם אמר עשו לה קורת רוח כופין את היורשין ואין משתעבדין בה אלא במלאכה שהיא רוצה בה (ואין היורשים יכולים למכרה לאחר בין שאמר אל ישתעבדו בה יורשיו בין שאמר עשו לה קורת רוח) (טור בשם הרמ"ה) ואם צוה ואמר שחררוה כופין את היורשים לשחרר אותה:Celui qui a ordonné au moment de sa mort : « Que les héritiers n'asservissent pas telle servante qui est mienne », elle reste servante comme elle était, mais il est interdit aux héritiers de l'asservir. Et s'il a dit : « Procurez-lui du contentement », on contraint les héritiers, et ils ne l'asservissent que pour un travail qu'elle veut bien faire (Haga (Rema) : et les héritiers ne peuvent pas la vendre à un autre, qu'il ait dit « Que ses héritiers ne l'asservissent pas » ou qu'il ait dit « Procurez-lui du contentement » (Tour au nom du Rama)). Et s'il a ordonné en disant : « Affranchissez-la », on contraint les héritiers à l'affranchir.
séif 77
- שכיב מרע שכתב כל נכסיו לעבדו ועמד חוזר בנכסים ואינו חוזר בעבד שהרי כבר יצא עליו שם בן חורין:Un malade en danger de mort qui a écrit tous ses biens à son esclave, puis s'est rétabli, se rétracte pour les biens, mais ne se rétracte pas pour l'esclave, car le nom d'homme libre a déjà été attaché à lui.
séif 78
- המשחרר את עבדו עובר בעשה דלעולם בהם תעבודו ומותר לשחררו לדבר מצוה אפילו היא מדבריהם כגון שלא היו בבית הכנסת י' הרי זה משחרר עבדו ומשלים בו מנין י' וכן כל כיוצא בזה וכן שפחה שנוהגין בה העם מנהג הפקר כופין את רבה ומשחררה כדי שתנשא ויסור המכשול (ל' רמב"ם פ"ט מה"ע דין ו'):Celui qui affranchit son esclave transgresse un commandement positif, « à jamais vous les ferez travailler » (Lévitique 25, 46). Mais il est permis de l'affranchir pour une mitsva, même si elle est d'ordre rabbinique ; par exemple, s'il n'y avait pas dix hommes à la synagogue, il peut affranchir son esclave et compléter avec lui le quorum de dix (minyan) ; et de même pour tout cas semblable. De même, une servante avec laquelle les gens se conduisent de façon licencieuse, on contraint son maître à l'affranchir, afin qu'elle se marie et que l'obstacle (la faute) disparaisse (Haga (Rema) : formulation du Rambam, chapitre 9 des lois des Esclaves, loi 6).
séif 79
- המוכר עבדו לעובד כוכבים או לגר תושב יצא לחירות שאם ברח מהעובד כוכבים אין רבו יכול להשתעבד בו עוד ואם לא ברח קונסים את האדון לפדותו עד י' בדמיו ולכתוב לו גט שחרור להתירו בבת חורין וקנס זה אין גובין אותו ודנין בו אלא בב"ד מומחים ואם מת המוכר אין קונסין היורש להחזיר העבד השחרור (שם רפ"ח מה"ע) : הגה לוה עליו מעות לזמן שאם לא יפרענו לזמן פלוני יהא העבד שלו אם מסרו ליד עובד כוכבים מיד יוצא לחירות מיד ואם לא מסרו ליד עובד כוכבים מיד כשיגיע הזמן ולא פרע לו יוצא לחירות אבל אם גבאו העובד כוכבים בחובו או שקם עליו אנס ופדה עצמו בו לא יצא לחירות מכרו לעבד המלך שרגילין ליקח עבדים ובהמות מאשר ימצאון ונותנין דמיהם לבעלים יוצא לחירות מכרו על תנאי שיחזירנו לו לאחר זמן או חוץ ממלאכתו או חוץ מהמצות או שמכרו לצדוקי ולמומר הרי זה ספק אם יוצא לחירות ואזלינן לקולא דאיסורא דרבנן הוא ולא יצא (הכל בטור והוא מן הש"ס) ויש אומרים דמהני ביה תפיסה דאם תפס משל רבו כדי דמיו לצאת בו לחירות מיד העובד כוכבים אין מוציאין ממנו (שם בשם הרמב"ם דין ה'):Celui qui vend son esclave à un idolâtre ou à un étranger résident (guer tochav), celui-ci sort en liberté : en ce sens que, s'il s'est enfui de chez l'idolâtre, son maître ne peut plus l'asservir ; et s'il ne s'est pas enfui, on met le maître à l'amende de le racheter, jusqu'à dix fois sa valeur, et de lui écrire un acte d'affranchissement pour lui permettre d'épouser une femme libre. Cette amende, on ne la perçoit et on ne la juge que dans un tribunal de juges experts (moum'him). Et si le vendeur est mort, on ne met pas l'héritier à l'amende pour ramener l'esclave à l'affranchissement (Haga (Rema) : ibid., début du chapitre 8 des lois des Esclaves). Haga (Rema) : s'il a emprunté de l'argent en le donnant en gage, pour une échéance, à condition que s'il ne le rembourse pas à telle échéance, l'esclave sera au prêteur : s'il l'a remis aussitôt dans la main de l'idolâtre, il sort en liberté aussitôt ; et s'il ne l'a pas remis aussitôt dans la main de l'idolâtre, lorsque l'échéance arrive et qu'il ne l'a pas remboursé, il sort en liberté. Mais si l'idolâtre l'a saisi pour sa créance, ou si un oppresseur s'est dressé contre le maître et qu'il s'est racheté lui-même par l'esclave, il ne sort pas en liberté. S'il l'a vendu à un serviteur du roi, de ceux qui ont l'habitude de prendre des esclaves et des animaux de quiconque ils trouvent et d'en donner le prix aux propriétaires, il sort en liberté. S'il l'a vendu à condition qu'il le lui rende après un temps, ou s'il l'a vendu à l'exception de son travail, ou à l'exception des mitsvot (en stipulant que l'acheteur ne l'empêchera pas de les accomplir), ou s'il l'a vendu à un Saducéen ou à un renégat, c'est un doute s'il sort en liberté ; et l'on va vers l'allègement, car c'est un interdit d'ordre rabbinique, et il ne sort pas en liberté (tout cela dans le Tour, et cela provient du Talmud). Et certains disent que la saisie (tefissa) est efficace pour lui : s'il a saisi des biens de son maître à hauteur de sa valeur, pour sortir par eux en liberté de la main de l'idolâtre, on ne les lui retire pas (ibid., au nom du Rambam, loi 5).
séif 80
- עבד שמל וטבל לשם עבדות והפיל עצמו ליד עובד כוכבים ואין רבו יכול להוציאו או שנשבה ואין רוצים ליתנו לפדיון מותר ליטול מהם דמיו ויכול לכתוב להם שטר מכירה עליו:Un esclave qui a été circoncis et s'est immergé au titre de l'esclavage, et qui s'est livré lui-même aux mains d'un idolâtre, et que son maître ne peut pas en sortir, ou qui a été fait captif et que les ravisseurs ne veulent pas le remettre contre rançon : il est permis au maître de prendre d'eux sa valeur, et il peut leur écrire un acte de vente à son sujet.
séif 81
- המוכר עבדו לחוצה לארץ או לסוריא או לעכו יצא לחירות וכופין את רבו השני לכתוב לו גט שחרור ומפסיד הדמים ואפי' אם אמר איני רוצה להוציאו לחוצה לארץ אשתעבד בו בארץ ישראל אין שומעין לו (ודין זה נוהג אפילו האידנא) (טור וב"י בשם הרמב"ם דין ט'):Celui qui vend son esclave en dehors de la Terre d'Israël, ou en Syrie, ou à Akko, celui-ci sort en liberté ; on contraint son second maître à lui écrire un acte d'affranchissement, et il perd l'argent du prix. Et même s'il dit : « Je ne veux pas l'emmener en dehors de la Terre, je l'asservirai en terre d'Israël », on ne l'écoute pas. (Haga (Rema) : et cette loi s'applique même aujourd'hui (Tour et Beit Yossef au nom du Rambam, loi 9).)
séif 82
- עבד שיצא אחר רבו לסוריא ומכרו שם איבד זכותו במה דברים אמורים כשיצא רבו על מנת שלא לחזור לא"י אבל אם דעת רבו לחזור ויצא אחריו ומכרו שם יצא לחירות וכופין את הלוקח לשחררו (ל' רמב"ם שם דין ח'):Un esclave qui est sorti de la Terre à la suite de son maître vers la Syrie, et que son maître a vendu là-bas, a perdu son droit. De quoi parle-t-on ? Lorsque son maître est sorti avec l'intention de ne pas revenir en terre d'Israël ; mais si son maître avait l'intention de revenir, et qu'il est sorti à sa suite et qu'il l'a vendu là-bas, il sort en liberté, et l'on contraint l'acheteur à l'affranchir (Haga (Rema) : formulation du Rambam, ibid., loi 8).
séif 83
- עבד שאמר לעלות לארץ ישראל כופין את רבו לעלות עמו או ימכור אותו למי שיעלהו שם רצה האדון לצאת לחוצה לארץ אינו יכול להוציא את עבדו עד שירצה ודין זה בכל זמן אפילו בזמן הזה שהארץ ביד עובדי כוכבים:Un esclave qui a dit vouloir monter en terre d'Israël, on contraint son maître à monter avec lui, ou à le vendre à quelqu'un qui l'y fera monter. Si le maître veut sortir en dehors de la Terre, il ne peut pas emmener son esclave tant que celui-ci n'y consent pas. Et cette loi s'applique en tout temps, même à notre époque où la Terre est aux mains des idolâtres.
séif 84
- עבד שברח מחוצה לארץ לארץ אין מחזירין אותו לעבדות ועליו נאמר לא תסגיר עבד אל אדוניו ואומרים לרבו שיכתוב לו גט שחרור ויכתוב לו שטר חוב בדמיו עד שתשיג ידו ויתן לו ואם לא רצה האדון לשחררו מפקיעים בית דין שעבודו מעליו וילך לו :Un esclave qui s'est enfui de l'extérieur de la Terre vers la Terre d'Israël, on ne le ramène pas à l'esclavage, et c'est à son sujet qu'il est dit : « Tu ne livreras pas un esclave à son maître » (Deutéronome 23, 16). On dit à son maître de lui écrire un acte d'affranchissement, et l'esclave lui écrit une reconnaissance de dette pour sa valeur, à payer lorsqu'il en aura les moyens. Et si le maître ne veut pas l'affranchir, le tribunal supprime son droit d'asservissement sur lui, et il s'en va.
séif 85