Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- למי נותנין הצדקה ואיזה קודם לחבירו. ובו י"ד סעיפים:
מי שהוא עבריין במזיד על אחת מכל מצות האמורות בתורה ולא עשה תשובה אינו חייב להחיותו ולא להלוותו (ומפרנסים עניי עובדי כוכבים עם עניי ישראל מפני דרכי שלום) (טור בגמרא פ' הניזקין):À qui l'on donne la tsedaka, et lequel passe avant l'autre. Il contient 14 séifim.
Celui qui est transgresseur (avaryan) délibérément de l'une quelconque des mitsvot mentionnées dans la Torah, et n'a pas fait techouva (repentir), on n'est pas tenu de le faire vivre ni de lui prêter. (Et on entretient les pauvres idolâtres avec les pauvres d'Israël, à cause des voies de la paix (darkhei chalom)) (Tour, d'après la Guemara, chapitre HaNizakin).séif 1
- מי שהוא עבריין להכעיס אפילו למצוה אחת כגון שאוכל נבילה היכא דשכיח בשר כשרה אסור לפדותו אם נשבה. (כ"מ בש"ס ס"פ השולח וטור ס"ס רנ"ב) (אבל עבריין לתיאבון אין איסור בדבר אם רוצים לפדותו אבל אין מחויבים בכך) (ב"י דקדק מלשון הרמב"ם וספר יראים סימן מ"ז):Celui qui est transgresseur par provocation (lehakh'is), même d'une seule mitsva, par exemple qu'il mange de la nevéla (bête morte sans abattage rituel) là où l'on trouve couramment de la viande cachère, il est interdit de le racheter s'il a été fait captif (c'est ce qui ressort de la Guemara, fin du chapitre HaChole'ah, et du Tour, fin du siman 252). (Mais pour un transgresseur par convoitise (letéavon), il n'y a pas d'interdit si l'on veut le racheter, mais on n'y est pas tenu) (le Beit Yossef l'a déduit du langage du Rambam et du Séfer Yereïm, siman 47).
séif 2
- הנותן לבניו ובנותיו הגדולים שאינו חייב במזונותיהם כדי ללמד את הבנים תורה ולהנהיג הבנות בדרך ישרה וכן הנותן מתנות לאביו והם צריכים להם הרי זה בכלל צדקה ולא עוד אלא שצריך להקדימו לאחרים ואפילו אינו בנו ולא אביו אלא קרובו צריך להקדימו לכל אדם ואחיו מאביו קודם לאחיו מאמו ועניי ביתו קודמין לעניי עירו ועניי עירו קודמין לעניי עיר אחרת (כ"מ בסמ"ג וסמ"ק וטור) : הגה והקבועים בעיר קרויים עניי העיר והם קודמין לעניים אחרים הבאים לשם ממקומות אחרים (טור דלא כר"י בר ברוך) ויושבי ארץ ישראל קודמין ליושבי חוצה לארץ: הגה פרנסת עצמו קודמת לכל אדם ואינו חייב לתת צדקה עד שיהיה לו פרנסתו ואח"כ יקדים פרנסת אביו ואמו אם הם עניים והם קודמים לפרנסת בניו ואח"כ בניו והם קודמים לאחיו והם קודמין לשאר קרובים והקרובים קודמים לשכיניו ושכיניו לאנשי עירו ואנשי עירו לעיר אחרת והוא הדין אם היו שבוים וצריך לפדותן (הכל בטור):Celui qui donne à ses fils et à ses filles adultes, dont il n'est pas tenu d'assurer la nourriture, afin d'enseigner la Torah aux fils et de conduire les filles sur la voie droite, et de même celui qui fait des dons à son père, alors qu'ils en ont besoin, cela entre dans la catégorie de la tsedaka ; et plus encore, il faut les faire passer avant les autres. Et même s'il ne s'agit ni de son fils ni de son père mais d'un parent, il faut le faire passer avant tout homme. Et son frère de père passe avant son frère de mère ; les pauvres de sa maison passent avant les pauvres de sa ville, et les pauvres de sa ville passent avant les pauvres d'une autre ville (c'est ce qui ressort du Smag, du Smak et du Tour). Haga (Rema) : Et ceux qui sont établis dans la ville sont appelés pauvres de la ville, et ils passent avant les autres pauvres qui y viennent d'autres endroits (Tour, contrairement à Rabbi Yits'hak bar Baroukh). Et les habitants de la terre d'Israël passent avant les habitants de l'extérieur de la Terre. Haga (Rema) : Sa propre subsistance passe avant tout homme, et il n'est pas tenu de donner la tsedaka avant d'avoir sa subsistance. Ensuite, il fera passer en premier la subsistance de son père et de sa mère, s'ils sont pauvres, et ils passent avant la subsistance de ses fils ; ensuite ses fils, et ils passent avant ses frères ; ceux-ci passent avant les autres parents ; les parents passent avant ses voisins, ses voisins avant les gens de sa ville, et les gens de sa ville avant ceux d'une autre ville. Et il en est de même s'ils étaient captifs et qu'il faille les racheter (tout cela dans le Tour).
séif 3
- כופין האב לזון בנו עני ואפילו הוא גדול כופין אותו יותר משאר עשירים שבעיר (וכן שאר קרובים וע"ל סי' רנ"ז סעיף י') (מרדכי פ"ק דב"ב):On contraint le père à nourrir son fils pauvre, et même s'il est adulte ; on le contraint davantage que les autres riches de la ville (et de même pour les autres parents ; et voir plus loin, siman 257, séif 10) (Mordekhaï, chapitre 1 de Baba Batra).
séif 4
- מי שנתן ממון לגבאים לצדקה אין לו ולא ליורשיו שום כח בהם והקהל יעשו הטוב בעיני אלהים ואדם: הגה אבל קודם שבאו ליד גבאי אם נדר צדקה סתם נותנין לקרוביו העניים דאומדין דעתו דכוונתו לקרוביו ודוקא אם היו לו קרובים עניים בשעת הנדר אבל אם היו עשירים אז והענו אין נותנין להם וכל זה בפוסק צדקה לבד אבל אם פוסק צדקה עם בני העיר על דעת בני העיר נדר והם יעשו מה שירצו (הכל במרדכי בפ"ק דב"ב תשובת מהר"ם):Celui qui a donné de l'argent aux administrateurs pour la tsedaka, ni lui ni ses héritiers n'ont plus aucun pouvoir sur lui, et la communauté fera ce qui est bien aux yeux de D.ieu et des hommes. Haga (Rema) : Mais avant que l'argent ne parvienne entre les mains de l'administrateur, s'il a fait vœu de tsedaka sans précision, on le donne à ses parents pauvres, car on évalue son intention : il visait ses parents ; et ce n'est le cas que s'il avait des parents pauvres au moment du vœu ; mais s'ils étaient riches alors et se sont appauvris ensuite, on ne leur donne pas. Et tout cela, lorsqu'il s'engage seul à une tsedaka ; mais s'il s'engage à une tsedaka avec les gens de la ville, il a fait le vœu selon l'intention des gens de la ville, et ils feront ce qu'ils voudront (tout cela dans le Mordekhaï, chapitre 1 de Baba Batra, réponse du Maharam).
séif 5
- יהיו עניים בני ביתך:« Que les pauvres soient les gens de ta maison » (Avot 1, 5).
séif 6
- חייב להקדים להאכיל הרעב מלכסות הערום:On doit faire passer le fait de nourrir l'affamé avant celui de vêtir celui qui est nu.
séif 7
- איש ואשה שבאו לשאול מזון מקדימין אשה לאיש וכן אם באו לשאול כסות וכן אם באו יתום ויתומה לינשא מקדימין להשיא היתומה:Un homme et une femme qui sont venus demander de la nourriture, on fait passer la femme avant l'homme ; et de même s'ils sont venus demander un vêtement ; et de même si un orphelin et une orpheline sont venus pour se marier, on marie en premier l'orpheline.
séif 8
- היו לפניו עניים הרבה ואין בכיס לפרנס או לכסות או לפדות את כולם מקדים הכהן ללוי והלוי לישראל והישראל לחלל והחלל לשתוקי והשתוקי לאסופי והאסופי לממזר והממזר לנתין והנתין לגר והגר לעבד משוחרר במה דברים אמורים בזמן שהם שוים בחכמה אבל אם היה ממזר ת"ח וכ"ג עם הארץ ממזר תלמיד חכם קודם (ואפילו חכם לכסות ועם הארץ להחיות ואשת חבר כחבר) (ב"י מהירושלמי) וכל הגדול בחכמה קודם לחבירו ואם היה אחד מהם רבו או אביו אע"פ שיש שם גדול מהם בחכמה רבו או אביו שהוא תלמיד חכם קודם לזה שהוא גדול ממנו:S'il avait devant lui de nombreux pauvres et qu'il n'y a pas assez dans la caisse pour les entretenir, les vêtir ou les racheter tous, il fait passer le Cohen avant le Lévi, le Lévi avant l'Israël, l'Israël avant le 'halal (fils d'un Cohen né d'une union interdite au Cohen), le 'halal avant le chetouki (dont on connaît la mère mais pas le père), le chetouki avant l'assoufi (enfant trouvé, dont on ne connaît aucun des parents), l'assoufi avant le mamzer, le mamzer avant le natin (descendant des Guibonites), le natin avant le converti (guer), et le converti avant l'esclave affranchi. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'ils sont égaux en sagesse ; mais si le mamzer était un talmid 'hakham et le Grand Prêtre (Cohen gadol) un ignorant, le mamzer talmid 'hakham passe en premier (et même s'il faut donner au sage pour le vêtir et à l'ignorant pour le faire vivre ; et la femme d'un 'haver (érudit) est comme le 'haver) (Beit Yossef, d'après le Yerouchalmi). Et quiconque est plus grand en sagesse passe avant son prochain. Et si l'un d'eux était son maître ou son père, bien qu'il y ait là plus grand qu'eux en sagesse, son maître ou son père, s'il est talmid 'hakham, passe avant celui qui est plus grand que lui.
séif 9
- מי שבא ואמר האכילוני אין בודקין אחריו אם הוא רמאי אלא מאכילין אותו מיד היה ערום ובא ואמר כסוני בודקין אחריו אם הוא רמאי ואם מכירין אותו מכסין אותו מיד:Celui qui vient et dit : « Nourrissez-moi », on ne vérifie pas s'il est un imposteur, mais on le nourrit aussitôt. S'il était nu et est venu dire : « Vêtez-moi », on vérifie s'il est un imposteur ; et si on le connaît, on le vêt aussitôt.
séif 10
- רבי שהיה מצטער שנתן פתו לעם הארץ משום דהוו שני בצורת ומה שהיה אוכל עם הארץ יחסר לתלמיד חכם הא לאו הכי חייב להחיותו אבל אם בא לפנינו מת ברעב חייב להחיותו אע"פ שהוא ספק אם יחסר לתלמיד חכם אחר כך:Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) se désolait d'avoir donné son pain à un ignorant (Baba Batra 8a) parce que c'étaient des années de disette, et ce que l'ignorant mangeait viendrait à manquer au talmid 'hakham ; mais sinon, on est tenu de le faire vivre. Et même en temps de disette, s'il vient devant nous mourant de faim, on est tenu de le faire vivre, bien qu'il soit douteux que cela manquera ensuite à un talmid 'hakham.
séif 11
- שני עניים שחייבים ליתן צדקה יכול כל א' מהם ליתן צדקה שלו לחבירו: הגה ודוקא צדקה אבל אם חייבים כל אחד קנס לצדקה שעברו על איזה דבר אינם יכולים לתת אחד לחבירו דאם כן אין כאן קנס (הגהות מרדכי דב"ב):Deux pauvres qui sont tenus de donner la tsedaka, chacun d'eux peut donner sa tsedaka à l'autre. Haga (Rema) : Et cela ne vaut que pour la tsedaka ; mais si chacun est tenu à une amende payable à la tsedaka, pour avoir transgressé quelque chose, ils ne peuvent pas se la donner l'un à l'autre, car alors il n'y aurait pas là d'amende (Hagahot Mordekhaï sur Baba Batra).
séif 12
- צבור שצריכין לשכור רב ושליח צבור ואין ספוק בידם ליתן לשניהם אם הוא רב מובהק ובקי בהוראות ובדינים הוא קודם ואם לאו שליח צבור קודם: הגה ואין לפרנס הרב שבעיר מכיס של צדקה דגנאי הוא לו וגם לבני העיר אלא יעשו לו ספוק ממקום אחר (גם זה שם) אבל כל יחיד יוכל לשלוח לו מצדקה שלו וזהו דרך כבוד:Une communauté qui doit engager un rabbin et un officiant (chalia'h tsibour) et n'a pas les moyens de payer les deux : s'il est un rabbin éminent, versé dans les décisions et les lois, il passe en premier ; sinon, l'officiant passe en premier. Haga (Rema) : Et on ne doit pas entretenir le rabbin de la ville avec la caisse de tsedaka, car c'est une honte pour lui et aussi pour les gens de la ville ; mais on lui fournira sa subsistance d'une autre source (cela aussi là) ; mais chaque particulier peut lui envoyer une part de sa propre tsedaka, et c'est une manière honorable.
séif 13
- יכולים לשנות אפי' מתלמוד תורה לצורך שלשים פשיטים להגמון בכל שנה לפי שהוא הצלת נפשות שאם לא יתפשרו עמו יש כמה עניים שאין להם ליתן ויכום ויפשיטום ערומים:On peut changer l'affectation des fonds, même de ceux destinés à l'étude de la Torah, pour payer les trente pechitim (pièces) au gouverneur (hegmon) chaque année, parce que c'est un sauvetage de vies ; car si on ne s'arrange pas avec lui, il y a plusieurs pauvres qui n'ont rien à donner, et il les frapperait et les dépouillerait jusqu'à les laisser nus.
séif 14