Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שחייב כל אדם בתלמוד תורה והיאך לומדים בשכר. ובו כ"ו סעיפים:
כל איש ישראל חייב בתלמוד תורה בין עני בין עשיר בין שלם בגופו בין בעל יסורים בין בחור בין זקן גדול אפי' עני המחזר על הפתחים אפילו בעל אשה ובנים חייב לקבוע לו זמן לתלמוד תורה ביום ובלילה שנאמר והגית בו יומם ולילה. (ובשעת הדחק אפילו לא קרא רק ק"ש שחרית וערבית לא ימושו מפיך קרינן ביה) (הגהות מיימוני פ"א וסמ"ג עשין י"ב) ומי שא"א לו ללמוד מפני שאינו יודע כלל ללמוד או מפני הטרדות שיש לו יספיק לאחרים הלומדים: הגה ותחשב לו כאילו לומד בעצמו (טור) ויכול אדם להתנות עם חבירו שהוא יעסוק בתורה והוא ימציא לו פרנסה ויחלוק עמו בשכר אבל אם כבר עסק בתורה אינו יכול למכור לו חלקו בשביל ממון שיתן לו (תא"ו נתיב ב' מש"ס דסוטה):Que tout homme est tenu d'étudier la Torah, et comment l'on étudie contre rémunération. Il contient 26 séifim.
Tout homme d'Israël est tenu d'étudier la Torah (talmoud Torah), qu'il soit pauvre ou riche, sain de corps ou accablé de souffrances, jeune homme ou vieillard très âgé ; même un pauvre qui mendie aux portes, même un homme qui a femme et enfants, est tenu de se fixer un temps pour l'étude de la Torah, le jour et la nuit, comme il est dit : « Et tu le méditeras jour et nuit » (Josué 1, 8). (Et en cas de nécessité pressante, même s'il n'a lu que le Chema du matin et du soir, on lui applique le verset « [Ce livre de la Torah] ne quittera pas ta bouche ») (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1, et Smag, commandements positifs 12). Et celui à qui il est impossible d'étudier, parce qu'il ne sait pas du tout étudier ou à cause des tracas qu'il a, subviendra aux besoins d'autres qui étudient. Haga (Rema) : Et cela lui sera compté comme s'il étudiait lui-même (Tour). Et un homme peut convenir avec son prochain que celui-ci s'occupera de Torah et que lui-même lui fournira sa subsistance, et il partagera avec lui la récompense ; mais si l'un s'est déjà occupé de Torah, il ne peut pas vendre à l'autre sa part de récompense contre de l'argent que celui-ci lui donnerait (Toledot Adam VeHava, netiv 2, d'après la Guemara de Sota).séif 1
- ילמוד אדם תורה ואח"כ ישא אשה שאם ישא אשה תחילה א"א לו לעסוק בתורה מאחר שרחיים בצוארו ואם א"א לו בלא אשה מפני שיצרו מתגבר עליו ישא אשה תחילה:Un homme étudiera la Torah et ensuite épousera une femme, car s'il épouse une femme d'abord, il lui est impossible de s'occuper de Torah, puisqu'il a comme une meule au cou (la charge de subvenir aux besoins du foyer). Mais s'il ne peut rester sans femme parce que son penchant le domine, il épousera une femme d'abord.
séif 2
- עד אימתי חייב ללמוד עד יום מותו שנאמר ופן יסורו מלבבך כל ימי חייך וכל זמן שלא יעסוק בתורה הוא שוכח:Jusqu'à quand est-on tenu d'étudier ? Jusqu'au jour de sa mort, comme il est dit : « Et de peur qu'ils ne s'écartent de ton cœur, tous les jours de ta vie » (Deutéronome 4, 9). Et tout le temps qu'on ne s'occupe pas de Torah, on oublie.
séif 3
- חייב אדם לשלש למודו שליש בתורה שבכתב דהיינו הארבעה ועשרים שליש במשנה דהיינו תורה שבעל פה ופי' תורה שבכתב בכלל זה שליש בתלמוד דהיינו שיבין וישכיל אחרית דבר מראשיתו ויוציא דבר מתוך דבר וידמה דבר לדבר וידון במדות שהתורה נדרשת בהם עד שידע היאך עיקר המצות והיאך יוצא האסור והמותר וכיוצא בזה דברים שלמד מפי השמועה כיצד היה בעל אומנות ועוסק במלאכתו ג' שעות ביום וט' בתורה קורא ג' מהם בתורה שבכתב ובג' תורה שבעל פה ובג' יבין דבר מתוך דבר במה דברים אמורים בתחילת לימודו של אדם אבל כשיגדיל בתורה ולא יהא צריך ללמוד תורה שבכתב ולא לעסוק תמיד בתורה שבעל פה יקרא בעתים מזומנים תורה שבכתב ודברי תורה שבעל פה כדי שלא ישכח דבר מדיני התורה ויפנה כל ימיו לתלמוד בלבד לפי רוחב לבו וישוב דעתו: הגה וי"א שבתלמוד בבלי שהוא בלול במקרא במשנה וגמרא אדם יוצא ידי חובתו בשביל הכל (טור בשם ר"ת וע"פ ע"ל סי' רמ"ה ס"ו) ואין לאדם ללמוד כי אם מקרא משנה וגמרא והפוסקים הנמשכים אחריהם ובזה יקנה העולם הזה והעוה"ב אבל לא בלמוד שאר החכמות (ריב"ש סי' מ"ה ותלמידי רשב"א) ומ"מ מותר ללמוד באקראי בשאר חכמות ובלבד שלא יהיו ספרי מינים וזהו נקרא בין החכמים טיול בפרדס ואין לאדם לטייל בפרדס רק לאחר שמלא כריסו בשר ויין והוא לידע איסור והיתר ודיני המצות (רמב"ם סוף מדע ס"פ ד' מהל' יסודי התורה):Un homme est tenu de répartir son étude en trois : un tiers pour la Torah écrite, c'est-à-dire les vingt-quatre livres (de la Bible) ; un tiers pour la Michna, c'est-à-dire la Torah orale, et l'explication de la Torah écrite est incluse dans cette partie ; un tiers pour le Talmud, c'est-à-dire qu'il comprenne et discerne la fin d'une chose à partir de son commencement, déduise une chose d'une autre, compare une chose à une autre et raisonne selon les règles par lesquelles la Torah est interprétée, jusqu'à savoir quel est le fondement des mitsvot et comment se dégagent l'interdit et le permis, et de même pour les choses qu'il a apprises par tradition orale. Comment cela ? S'il était artisan et occupé à son travail trois heures par jour, et neuf heures à la Torah, il en lira trois dans la Torah écrite, trois dans la Torah orale, et pendant trois il comprendra une chose à partir d'une autre. De quoi parle-t-on ? Du début de l'étude d'un homme ; mais quand il aura grandi en Torah et n'aura plus besoin d'étudier la Torah écrite ni de s'occuper constamment de la Torah orale, il lira à des moments fixés la Torah écrite et les paroles de la Torah orale, afin de n'oublier aucune chose des lois de la Torah, et consacrera tous ses jours au Talmud seul, selon l'ampleur de son cœur et la sérénité de son esprit. Haga (Rema) : Et certains disent que par le Talmud de Babylone, qui mêle Écriture, Michna et Guemara, on s'acquitte de son obligation pour l'ensemble (Tour au nom de Rabbénou Tam ; et voir plus haut, siman 245, séif 6). Et l'homme ne doit étudier que l'Écriture, la Michna, la Guemara et les décisionnaires qui leur font suite ; par cela il acquiert ce monde-ci et le monde futur, mais non par l'étude des autres sciences (Rivach, siman 45, et les élèves du Rachba). Néanmoins, il est permis d'étudier occasionnellement les autres sciences, pourvu que ce ne soient pas des livres d'hérétiques ; c'est ce qu'on appelle chez les Sages « la promenade dans le verger » (tiyoul baPardès), et l'homme ne doit se promener dans le verger qu'après s'être rempli le ventre de viande et de vin, c'est-à-dire après avoir appris à connaître l'interdit et le permis et les lois des mitsvot (Rambam, fin du livre Mada, fin du chapitre 4 des lois des fondements de la Torah).
séif 4
- מקום שנהגו ללמד תורה שבכתב בשכר מותר ללמד בשכר אבל תורה שבע"פ אסור ללמד בשכר לא מצא מי שילמדנו בחנם ילמוד בשכר ואע"פ שהוצרך ללמוד בשכר לא יאמר כשם שלמדתי בשכר כך אלמד בשכר אלא ילמד לאחרים בחנם ומה שנהגו האידנא ללמד הכל בשכר אם אין לו במה להתפרנס שרי ואפי' יש לו אם הוא שכר בטלה דמוכח שמניח כל עסקיו ומשאו ומתנו שרי (וכל חידושי סופרים דהיינו מה שנתקן מדרבנן מותר ליטול שכר ללמדו) (הגהות מיימוני פ"א):Là où l'on a l'usage d'enseigner la Torah écrite contre rémunération, il est permis de l'enseigner contre rémunération ; mais la Torah orale, il est interdit de l'enseigner contre rémunération. S'il n'a trouvé personne pour lui enseigner gratuitement, il étudiera contre rémunération ; et bien qu'il ait dû étudier contre rémunération, il ne dira pas : « De même que j'ai appris contre rémunération, ainsi j'enseignerai contre rémunération », mais il enseignera aux autres gratuitement. Et quant à l'usage actuel d'enseigner tout contre rémunération : s'il n'a pas de quoi subsister, c'est permis ; et même s'il en a, si c'est un dédommagement pour son temps perdu (sekhar batala), lorsqu'il est manifeste qu'il délaisse toutes ses affaires et son commerce, c'est permis. (Et pour toutes les innovations des scribes, c'est-à-dire ce qui a été institué d'ordre rabbinique, il est permis de prendre une rémunération pour l'enseigner) (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1).
séif 5
- אשה שלמדה תורה יש לה שכר אבל לא כשכר האיש מפני שאינה מצווה ועושה ואע"פ שיש לה שכר צוו חז"ל שלא ילמד אדם את בתו תורה מפני שרוב הנשים אין דעתן מכוונת להתלמד ומוציאות דברי תורה לדברי הבאי לפי עניות דעתן אמרו חכמים כל המלמד את בתו תורה כאילו מלמדה תיפלות (פי' דבר עבירה) בד"א תורה שבע"פ אבל תורה שבכתב לא ילמד אותה לכתחלה ואם מלמדה אינו כמלמד' תיפלות (רמב"ם וסמ"ג ולא כמקצת ספרי הטור) : הגה ומ"מ חייבת האשה ללמוד דינים השייכים לאשה (אגור בשם סמ"ג) ואשה אינה חייבת ללמד את בנה תורה ומ"מ אם עוזרת לבנה או לבעלה שיעסקו בתורה חולקת שכר בהדייהו (הגהות מיי' פ"א דת"ת וסמ"ג):Une femme qui a étudié la Torah a une récompense, mais non comme la récompense de l'homme, parce qu'elle n'est pas de ceux qui sont ordonnés et accomplissent. Et bien qu'elle ait une récompense, nos Sages ont prescrit qu'un homme n'enseigne pas la Torah à sa fille, parce que la plupart des femmes n'ont pas l'esprit disposé à être instruites, et elles détournent les paroles de la Torah en paroles futiles selon la pauvreté de leur compréhension. Les Sages ont dit : quiconque enseigne la Torah à sa fille, c'est comme s'il lui enseignait la frivolité (tiflout) (c'est-à-dire une chose de transgression). De quoi parle-t-on ? De la Torah orale ; mais la Torah écrite, il ne la lui enseignera pas lekhat'hila (a priori), et s'il la lui enseigne, ce n'est pas comme s'il lui enseignait la frivolité (Rambam et Smag, et non comme certaines éditions du Tour). Haga (Rema) : Et néanmoins, la femme est tenue d'apprendre les lois qui concernent la femme (Agour au nom du Smag). Et la femme n'est pas tenue d'enseigner la Torah à son fils ; néanmoins, si elle aide son fils ou son mari à s'occuper de Torah, elle partage la récompense avec eux (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1 des lois de l'étude de la Torah, et Smag).
séif 6
- אין מלמדין תורה לתלמיד שאינו הגון אלא מחזירין אותו למוטב ומנהיגין אותו בדרך ישרה ובודקין אותו ואח"כ מכניסין אותו לבית המדרש ומלמדין אותו:On n'enseigne pas la Torah à un élève qui n'est pas convenable ; mais on le ramène au bien, on le conduit sur la voie droite, on l'examine, et ensuite on le fait entrer au beit hamidrach (maison d'étude) et on lui enseigne.
séif 7
- הרב שאינו הולך בדרך טובה אע"פ שחכם גדול הוא וכל העם צריכים לו אין למדין ממנו עד שיחזור למוטב:Un maître qui ne suit pas la bonne voie, bien qu'il soit un grand sage et que tout le peuple ait besoin de lui, on n'apprend pas de lui jusqu'à ce qu'il revienne au bien.
séif 8
- כיצד מלמדין הרב יושב בראש והתלמידים לפניו מוקפים כעטרה כדי שיהיו כולם רואים את הרב ושומעין דבריו ולא ישב הרב על הכסא ותלמידיו על הקרקע אלא או הכל על הארץ או הכל על הכסאות: הגה וי"א דוקא כשהגיעו התלמידים לכלל סמיכה (הר"ן פ"ב דמגילה) ורב הלומד על ידי מתורגמן ודיניו נתבארו בפנים ולא כתבן הרב כי אינן שכיחין:Comment enseigne-t-on ? Le maître est assis en tête, et les élèves devant lui, disposés en cercle comme une couronne, afin qu'ils voient tous le maître et entendent ses paroles. Et le maître ne s'assiéra pas sur un siège tandis que ses élèves sont assis par terre, mais ou bien tous par terre, ou bien tous sur des sièges. Haga (Rema) : Et certains disent : cela ne vaut que lorsque les élèves ont atteint le niveau de l'ordination (semikha) (le Ran, chapitre 2 de Méguila). Et quant au maître qui enseigne par l'intermédiaire d'un interprète (meturguman), ses lois ont été exposées dans les sources, et le Rav (l'auteur du Choulhan Aroukh) ne les a pas écrites, car elles ne sont pas courantes.
séif 9
- הרב שלימד ולא הבינו התלמידים לא יכעוס עליהם אלא שונה וחוזר הדבר כמה פעמים עד שיבינו עומק ההלכה ולא יאמר התלמיד הבנתי והוא לא הבין אלא שואל וחוזר ושואל כמה פעמים ואם יכעוס עליו רבו יאמר לו רבי תורה היא וללמוד אני צריך ודעתי קצרה:Un maître qui a enseigné et dont les élèves n'ont pas compris ne se mettra pas en colère contre eux, mais il répète et reprend la chose plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils comprennent la profondeur de la halakha. Et l'élève ne dira pas « J'ai compris » alors qu'il n'a pas compris, mais il demande et redemande plusieurs fois ; et si son maître se fâche contre lui, il lui dira : « Rabbi, c'est la Torah, j'ai besoin d'apprendre, et mon esprit est limité. »
séif 10
- ולא יהא התלמיד בוש מחבירו שלמד בפעם ראשונה או שניה והוא לא למד אפי' אחר כמה פעמים שאם נתבייש מדבר זה נמצא נכנס ויוצא לבית המדרש והוא לא למד כלום ועל כן אמרו לא הביישן למד ולא הקפדן מלמד בד"א שלא הבינו התלמידים הדבר מפני עמקו או מפני דעתן שהיא קצרה אבל אם ניכר לרב שהם מתרשלים בדברי תורה ומתרפים עליהם ולפיכך לא הבינו חייב לכעוס עליהם ולהכלימם בדברים כדי לחדדן ועל זה אמרו זרוק מרה בתלמידים לפיכך אין ראוי לרב לנהוג קלות ראש בפני התלמידים ולא לשחוק בפניהם ולא לאכול ולשתות עמהם כדי שתהא אימתו מוטלת עליהם וילמדו ממנו מהרה:Et l'élève n'aura pas honte devant son camarade qui a appris dès la première ou la deuxième fois alors que lui n'a pas appris même après plusieurs fois ; car s'il a honte de cela, il se trouvera entrer et sortir du beit hamidrach sans avoir rien appris. C'est pourquoi on a dit : « Le timide n'apprend pas, et l'irascible n'enseigne pas. » De quoi parle-t-on ? Lorsque les élèves n'ont pas compris la chose à cause de sa profondeur ou à cause de leur esprit limité ; mais s'il est manifeste au maître qu'ils sont négligents envers les paroles de la Torah et s'y relâchent, et que c'est pour cela qu'ils n'ont pas compris, il doit se fâcher contre eux et les confondre par des paroles afin de les aiguiser ; et c'est à ce sujet qu'on a dit : « Jette de l'amertume parmi les élèves. » C'est pourquoi il ne convient pas au maître de se conduire avec légèreté devant les élèves, ni de rire devant eux, ni de manger et boire avec eux, afin que sa crainte pèse sur eux et qu'ils apprennent de lui rapidement.
séif 11
- אין שואלין את הרב כשיכנס לבית המדרש מיד עד שתתישב דעתו עליו ואין התלמיד שואל כשיכנס עד [שיתיישב] וינוח ואין שואלים שנים כאחד ואין שואלים את הרב מענין אחר אלא מאותו ענין שהם עוסקים בו כדי שלא יתבייש ויש לרב להטעות את התלמידים בשאלותיו ובמעשים שעושה לפניהם כדי לחדדם וכדי שידע אם הם זוכרים מה שלומדים ואין צריך לומר שיש לו רשות לשאול אותם בענין אחר שאין עוסקים בו כדי לזרזם:On n'interroge pas le maître dès qu'il entre au beit hamidrach, jusqu'à ce que son esprit soit posé ; et l'élève n'interroge pas dès qu'il entre, jusqu'à ce qu'il se soit installé et reposé. Et deux ne posent pas de question ensemble. Et on n'interroge pas le maître sur un autre sujet, mais seulement sur le sujet dont ils s'occupent, afin qu'il n'ait pas honte (s'il ne sait pas répondre). Et le maître peut induire les élèves en erreur par ses questions et par les actes qu'il accomplit devant eux, afin de les aiguiser et de savoir s'ils se souviennent de ce qu'ils apprennent ; et inutile de dire qu'il a la permission de les interroger sur un autre sujet dont ils ne s'occupent pas, afin de les stimuler.
séif 12
- אין שואלים מעומד ואין משיבים מעומד (וי"א כששואלים דבר הלכה צריך לעמוד) (תוספת פרק פסולי המוקדשין בשם הירושלמי) ולא מגבוה ולא מרחוק ולא מאחורי הזקנים ואין שואלים אלא בענין ואין שואלים אלא מיראה ולא ישאל בענין יותר מג' הלכות:On n'interroge pas debout et on ne répond pas debout (et certains disent que lorsqu'on interroge sur une question de halakha, il faut se tenir debout) (Tossefot, chapitre Pessoulé HaMoukdachin, au nom du Yerouchalmi), ni d'un endroit élevé, ni de loin, ni de derrière les anciens ; on n'interroge que sur le sujet, on n'interroge qu'avec crainte (révérencielle), et on ne posera pas de question sur le sujet portant sur plus de trois halakhot.
séif 13
- שנים ששאלו אחד שאל כענין ואחד שאל שלא כענין נזקקים לכענין מעשה ושאינו מעשה נזקקים למעשה הלכה ומדרש נזקקין להלכה מדרש ואגדה נזקקין למדרש אגדה וקל וחומר נזקקין לקל וחומר קל וחומר וגזרה שוה נזקקין לקל וחומר:Deux personnes ont interrogé : l'une a interrogé sur le sujet et l'autre hors du sujet, on s'occupe de celle qui interroge sur le sujet ; un cas pratique et une question qui n'est pas un cas pratique, on s'occupe du cas pratique ; halakha et midrach, on s'occupe de la halakha ; midrach et aggada, on s'occupe du midrach ; aggada et kal va'homer (raisonnement a fortiori), on s'occupe du kal va'homer ; kal va'homer et guezéra chava (analogie textuelle), on s'occupe du kal va'homer.
séif 14
- היו השואלים אחד חכם ואחד ת"ח נזקקין לחכם תלמיד חכם ועם הארץ נזקקין לת"ח שניהם חכמים שניהם תלמידים שניהם עמי הארץ שאלו שנים בשתי הלכות או בשתי שאלות שתי תשובות שני מעשים הרשות ביד המשיב למי שירצה יקדים. (ממזר ת"ח קודם לכהן עם הארץ) (לשון הטור בשם חז"ל):Si ceux qui interrogent étaient l'un un sage ('hakham) et l'autre un élève sage (talmid 'hakham), on s'occupe du sage ; un talmid 'hakham et un ignorant (am haarets), on s'occupe du talmid 'hakham. Tous deux sages, tous deux élèves, tous deux ignorants ; ou s'ils ont posé deux questions portant sur deux halakhot, ou deux questions de fond, deux réponses (objections), deux cas pratiques : celui qui répond a le choix de faire passer en premier qui il veut. (Un mamzer (enfant né d'une union interdite) qui est talmid 'hakham passe avant un Cohen ignorant) (langage du Tour au nom de nos Sages).
séif 15
- אין ישנים בבית המדרש וכל המתנמנם בבית המדרש חכמתו נעשית קרעים שנאמר וקרעים תלביש נומה:On ne dort pas au beit hamidrach ; et quiconque somnole au beit hamidrach, sa sagesse se réduit en lambeaux, comme il est dit : « Et la somnolence revêt de haillons » (Proverbes 23, 21).
séif 16
- אין משיחין בבית המדרש אלא בדברי תורה אפילו מי שנתעטש אין אומרים לו רפואה בבית המדרש וקדושת בית המדרש חמורה מקדושת בית הכנסת:On ne converse pas au beit hamidrach, sinon de paroles de Torah ; même à celui qui a éternué, on ne dit pas « Santé ! » (refoua) au beit hamidrach. Et la sainteté du beit hamidrach est plus grave que la sainteté de la synagogue (beit hakenesset).
séif 17
- ת"ת שקול כנגד כל המצות היה לפניו עשיית מצוה ות"ת אם אפשר למצוה להעשות ע"י אחרים לא יפסיק תלמודו ואם לאו יעשה המצוה ויחזור לתורתו:L'étude de la Torah équivaut à toutes les mitsvot. S'il a devant lui l'accomplissement d'une mitsva et l'étude de la Torah : si la mitsva peut être accomplie par d'autres, il n'interrompra pas son étude ; sinon, il accomplira la mitsva et retournera à son étude.
séif 18
- תחלת דינו של אדם על ת"ת ואחר כך על שאר מעשיו:Le jugement de l'homme (après sa mort) commence par l'étude de la Torah, et ensuite porte sur le reste de ses actes.
séif 19
- לעולם יעסוק אדם בתורה אפי' שלא לשמה שמתוך שלא לשמה בא לשמה:Que l'homme s'occupe toujours de Torah, même pas pour elle-même (chelo lichma), car à partir de l'étude pas pour elle-même, il en vient à l'étude pour elle-même (lichma).
séif 20
- אין דברי התורה מתקיימים במי שמתרפה עצמו עליהם ולא בלומדים מתוך עידון ומתוך אכילה ושתייה אלא במי שממית עצמו עליה ומצער גופו תמיד ולא יתן שנה לעיניו ותנומה לעפעפיו: הגה ולא יחשוב האדם לעסוק בתורה ולקנות עושר וכבוד עם הלמוד כי מי שמעלה מחשבה זו בלבו אינו זוכה לכתרה של תורה אלא יעשה תורתו קבע ומלאכתו עראי וימעט בעסק ויעסוק בתורה ויסיר תענוגי הזמן מלבו ויעשה מלאכה כל יום כדי חייו אם אין לו מה יאכל ושאר היום והלילה יעסוק בתורה ומעלה גדולה למי שמתפרנס ממעשה ידיו שנאמר יגיע כפיך כי תאכל וגו' כל המשים על לבו לעסוק בתורה ולא לעשות מלאכה להתפרנס מן הצדקה הרי זה מחלל השם ומבזה התורה שאסור ליהנות מדברי תורה וכל תורה שאין עמה מלאכה גוררת עון וסופו ללסטם הבריות (לשון הטור) וכל זה בבריא ויכול לעסוק במלאכתו או בדרך ארץ קצת ולהחיות עצמו (רבינו יונה ורבינו ירוחם נתיב ב' וכ"כ הרמ"ה) אבל זקן או חולה מותר ליהנות מתורתו ושיספקו לו (לכ"ע) ויש אומרים דאפילו בבריא מותר (בית יוסף בשם תשובת רשב"ץ) ולכן נהגו בכל מקומות ישראל שהרב של עיר יש לו הכנסה וספוק מאנשי העיר כדי שלא יצטרך לעסוק במלאכה בפני הבריות ויתבזה התורה בפני ההמון (אברבנאל בפירוש מסכת אבות) ודוקא חכם הצריך לזה אבל עשיר אסור ויש מקילין עוד לומר דמותר לחכם ולתלמידיו לקבל הספקות מן הנותנים כדי להחזיק ידי לומדי תורה שעל ידי זה יכולין לעסוק בתורה בריוח ומ"מ מי שאפשר לו להתפרנס היטב ממעשה ידיו ולעסוק בתורה מדת חסידות הוא ומתת אלהים היא אך אין זה מדת כל אדם שא"א לכל אדם לעסוק בתורה ולהחכים בה ולהתפרנס בעצמו (גם זה בתשובה הנזכרת) וכל זה דשרי היינו שנוטל פרס מן הצבור או הספקה קבועה אבל אין לו לקבל דורונות מן הבריות והא דאמרי' כל המביא דורון לחכם כאלו מקריב בכורים היינו בדורונות קטנים שכן דרך בני אדם להביא דורון קטן לאדם חשוב אפי' הוא עם הארץ (רבינו ירוחם בשם רבינו יונה) ושרי לתלמיד חכם למטעם מידי מהוראתו כדי לברר הוראתו אבל ליקח מתנה דבר חשוב ממה שהתיר אסור (הגהות אשיר"י פ"ק דעבודת כוכבים) ודאשתמש בתגא חלף (הג"מ וסמ"ג) וי"א דזהו המשתמש בשמות (שם בשם אבות דר' נתן) ומותר לצורבא מרבנן לאודועי נפשיה באתרא דלא ידעי ליה (בנדרים דף ס"ב וסמ"ג והג"מ שם ות' רשב"א סי' פ"ד) אם צריך הוא לכך:Les paroles de la Torah ne se maintiennent pas chez celui qui se relâche à leur égard, ni chez ceux qui étudient dans le raffinement, en mangeant et en buvant, mais chez celui qui se tue pour elle, mortifie constamment son corps, et n'accorde pas de sommeil à ses yeux ni d'assoupissement à ses paupières. Haga (Rema) : Et que l'homme ne pense pas s'occuper de Torah et acquérir richesse et honneur avec l'étude, car celui qui nourrit cette pensée dans son cœur ne mérite pas la couronne de la Torah ; mais il fera de sa Torah une occupation fixe et de son travail une occupation occasionnelle, réduira ses affaires et s'occupera de Torah, écartera de son cœur les plaisirs du temps, travaillera chaque jour autant qu'il faut pour sa subsistance s'il n'a pas de quoi manger, et le reste du jour et de la nuit il s'occupera de Torah. Et c'est une grande vertu pour celui qui vit du travail de ses mains, comme il est dit : « Quand tu manges du labeur de tes mains », etc. (Psaumes 128, 2). Quiconque se met en tête de s'occuper de Torah sans travailler, pour vivre de la charité (tsedaka), profane le Nom divin et méprise la Torah, car il est interdit de tirer profit des paroles de la Torah ; et toute Torah qui ne s'accompagne pas de travail entraîne la faute, et finit par conduire à dépouiller les gens (langage du Tour). Et tout cela vaut pour un homme en bonne santé qui peut s'occuper de son métier ou d'une activité quelque peu et subvenir à ses besoins (Rabbénou Yona et Rabbénou Yerou'ham, netiv 2, et ainsi a écrit le Rama) ; mais un vieillard ou un malade a le droit de tirer profit de sa Torah et d'accepter qu'on subvienne à ses besoins (de l'avis de tous). Et certains disent que même pour un homme en bonne santé c'est permis (Beit Yossef au nom d'une réponse du Rachbats). C'est pourquoi on a l'usage, dans toutes les communautés d'Israël, que le rabbin de la ville ait un revenu et une subsistance fournis par les habitants de la ville, afin qu'il n'ait pas besoin de travailler devant les gens et que la Torah ne soit pas méprisée aux yeux de la foule (Abravanel dans son commentaire du traité Avot). Et ce n'est permis que pour un sage qui en a besoin ; mais pour un riche, c'est interdit. Et certains sont encore plus indulgents et disent qu'il est permis au sage et à ses élèves de recevoir des subsides de ceux qui donnent, pour soutenir ceux qui étudient la Torah, car ainsi ils peuvent s'occuper de Torah dans l'aisance. Néanmoins, celui qui peut bien vivre du travail de ses mains et s'occuper de Torah, c'est une conduite de piété (midat 'hassidout) et un don de D.ieu ; mais ce n'est pas la mesure de tout homme, car il n'est pas possible à tout homme de s'occuper de Torah, de s'y rendre sage et de subvenir lui-même à ses besoins (cela aussi dans la réponse mentionnée). Et tout ce qui est permis, c'est de prendre une allocation de la communauté ou une subsistance fixe ; mais il ne doit pas recevoir de présents des gens. Et ce que nous disons : « Quiconque apporte un présent à un sage, c'est comme s'il offrait des prémices » (bikourim), c'est pour de petits présents, car telle est la manière des gens d'apporter un petit présent à une personne importante, même si c'est un ignorant (Rabbénou Yerou'ham au nom de Rabbénou Yona). Et il est permis à un talmid 'hakham de goûter quelque chose de ce qu'il a déclaré permis par sa décision, afin de prouver la sûreté de sa décision ; mais prendre en cadeau une chose importante de ce qu'il a permis est interdit (Hagahot Acheri, chapitre 1 d'Avoda Zara). Et « celui qui se sert de la couronne (de la Torah pour son profit) disparaît » (Hagahot Maïmoniyot et Smag) ; et certains disent que c'est celui qui se sert des Noms divins (Hagahot Maïmoniyot, là, au nom d'Avot deRabbi Natan). Et il est permis à un érudit (tsourba merabbanan) de se faire connaître comme tel dans un endroit où on ne le connaît pas (Nedarim 62a, Smag, Hagahot Maïmoniyot, là, et réponses du Rachba, siman 84), s'il en a besoin.
séif 21
- ברית כרותה שכל הלומד בבית הכנסת לא במהרה הוא משכח וכל היגע בתלמודו בצנעה מחכים שנא' ואת צנועים חכמה וכל המשמיע קולו בשעת תלמודו מתקיים בידו אבל הקורא בלחש במהרה הוא שוכח:Il y a une alliance conclue (une garantie) que quiconque étudie à la synagogue n'oublie pas rapidement ; et quiconque peine dans son étude en secret devient sage, comme il est dit : « Et avec les modestes est la sagesse » (Proverbes 11, 2). Et quiconque fait entendre sa voix pendant son étude, elle se maintient en lui ; mais celui qui lit à voix basse oublie rapidement.
séif 22
- מי שרוצה לזכות בכתרה של תורה יזהר בכל לילותיו ולא יאבד אפי' אחת מהן בשינה באכילה ושתיה ושיחה וכיוצא בהם אלא בדברי חכמה ותלמוד תורה: הגה כי אין אדם לומד רוב חכמתו כי אם בלילה (לשון הטור מרמב"ם) ויש לאדם להתחיל ללמוד בלילה מט"ו באב ואילך ומאן דלא מוסיף יסיף (נ"י פרק יש נוחלין וש"ס ורמב"ם [*ליתא ברמב"ם] שם דף קכ"א ע"ב וסוף תענית ע"ש):Celui qui veut mériter la couronne de la Torah prendra garde à toutes ses nuits et n'en perdra pas même une seule dans le sommeil, le manger, le boire, la conversation et autres choses semblables, mais les consacrera aux paroles de sagesse et à l'étude de la Torah. Haga (Rema) : Car l'homme n'apprend l'essentiel de sa sagesse que la nuit (langage du Tour d'après le Rambam). Et l'homme doit commencer à étudier la nuit à partir du 15 Av ; et « celui qui n'ajoute pas (à son étude), sera retranché » (Nimoukei Yossef, chapitre Yech No'halin, la Guemara et le Rachbam [cela ne figure pas dans le Rambam], là, 121b, et fin de Taanit, voir là).
séif 23
- כל בית שאין דברי תורה נשמעים בו בלילה אש אוכלתו:Toute maison dans laquelle on n'entend pas de paroles de Torah la nuit, le feu la dévore.
séif 24
- כל שאפשר לו לעסוק בתורה ואינו עוסק או שקרא ושנה ופירש להבלי העולם והניח תלמודו וזנחו הרי זה בכלל כי דבר ה' בזה (ואסור לדבר בשיחת חולין (הגהות מיימוני פ"ד בשם חז"ל) ועיין בא"ח סימן ש"ז סעיף י"ז):Quiconque peut s'occuper de Torah et ne s'en occupe pas, ou qui a lu et étudié puis s'est détourné vers les vanités du monde, a laissé son étude et l'a délaissée, est compris dans le verset « Car il a méprisé la parole de Hachem » (Nombres 15, 31). (Et il est interdit de tenir des conversations profanes (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 4, au nom de nos Sages) ; et voir dans Ora'h 'Hayim, siman 307, séif 17.)
séif 25
- כל המבטל את התורה מעושר סופו לבטלה מעוני וכל המקיים את התורה מעוני סופו לקיימה מעושר: הגה כשמסיים מסכתא מצוה לשמוח ולעשות סעודה ונקראת סעודת מצוה (נ"י פ' יש נוחלין ומימרא דאביי פ' כל כתבי) ואסור לעסוק בדברי תורה במקומות המטונפים ולכן אמרו שאסור לתלמיד חכם לעמוד במקומות המטונפים מפני שלא יהרהר בדברי תורה (פשוט פ' מי שמתו) ומ"מ מותר ליכנס למרחץ אף מתוך הלכה שאינה פסוקה (ת"ה סי' ס"א) ולא חיישינן שיהרהר דבמרחץ שומר עצמו מהרהור תורה (סברת הרב דלא כמסקנת ת"ה שמגמגם בזה):Quiconque néglige la Torah dans la richesse finira par la négliger dans la pauvreté ; et quiconque accomplit la Torah dans la pauvreté finira par l'accomplir dans la richesse. Haga (Rema) : Lorsqu'on termine un traité, c'est une mitsva de se réjouir et de faire un repas, et il est appelé repas de mitsva (seoudat mitsva) (Nimoukei Yossef, chapitre Yech No'halin, et un enseignement d'Abayé, chapitre Kol Kitvei). Et il est interdit de s'occuper de paroles de Torah dans des endroits souillés ; c'est pourquoi on a dit qu'il est interdit à un talmid 'hakham de se tenir dans des endroits souillés, car il ne pourrait s'empêcher de penser à des paroles de Torah (c'est simple, chapitre Mi Chémétou). Néanmoins, il est permis d'entrer aux bains, même au milieu de l'étude d'une halakha qui n'est pas tranchée (Terumat HaDéchen, siman 61), et on ne craint pas qu'il y pense, car aux bains on se garde de penser à la Torah (avis du Rav, contrairement à la conclusion de la Terumat HaDéchen qui hésite à ce sujet).
séif 26