Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תלמיד חכם היה פטור ממס ומכירת סחורתו מוקדם. ובו ט' סעיפים:
תלמידי חכמים לא היו יוצאין בעצמם עם שאר העם לעשות בבנין ובחפירות העיר וכיוצא בזה שלא יתבזו בפני עמי הארץ וכיון שהם פטורים אפילו אחרים במקומם אין שוכרין:L'érudit était exempt d'impôt, et la vente de sa marchandise passe en premier. Il comporte 9 séifim.
Les érudits (talmidei 'hakhamim) ne sortaient pas eux-mêmes avec le reste du peuple pour travailler à la construction et aux fossés de la ville et autres choses semblables, afin de ne pas être humiliés devant les ignorants (amei haarets) ; et puisqu'ils sont exempts, on ne loue pas même d'autres travailleurs à leur place.séif 1
- במה דברים אמורים כשכל אדם יוצא בעצמו אבל אם אין יוצאין בעצמם אלא שוכרים אחרים במקומם או גובים ממון מבני העיר לעשותו אם דבר שצריך לחיי האדם כגון בארות מים וכיוצא בהם חייבים לתת חלקם (ואם בתחלה הלכו בעצמן ואח"כ נמלכו לשכור אחרים ת"ח חייבים ליתן חלקם) (תשו' מהר"מ במרדכי פ' השותפין) אבל דבר שהוא צריך לשמירת העיר כגון חומות העיר ומגדלותיה ושכר השומרים לא היו חייבין לתת להם כלום שאין צריכין שמירה שתורתן שמירתם ולכן היו פטורים מכל מיני מסים בין מסים הקצובים על כל בני העיר בין מס שהוא קצוב על כל איש לבדו בין הקבועים בין שאינם קבועים וחייבים בני העיר לפרוע בשבילם אפילו הקבועים על כל איש ואיש: הגה ואפי' אם אמר ההגמון שת"ח עצמם יתנו חייב הצבור לתת בעדם ואם החרימו הצבור על ת"ח ליתן אין בחרם שלהם כלום ות"ח היה יכול להחרים ולשמת הצבור שיתנו בעדו דמיו (ב"י בשם ת' ה"ר נחמיה באלשקר סי' י"ט) ואין חילוק אם הת"ח עשיר או עני (ב"י בשם הרמב"ם ורמ"ה ור"י הלוי) : ודוקא תלמידי חכמים שתורתם אומנותם אבל אין תורתם אומנותם חייבין ומיהו אם יש לו מעט אומנות או מעט משא ומתן להתפרנס בו כדי חייו ולא להתעשר ובכל שעה שהוא פנוי מעסקיו חוזר על ד"ת ולומד תדיר נקרא תורתו אומנותו: הגה ואין חילוק בין שהוא תופס ישיבה או לא רק שהוא מוחזק לת"ח בדורו שיודע לישא וליתן בתורה ומבין מדעתו ברוב מקומות התלמוד ופירושיו ובפסקי הגאונים ותורתו אומנותו כדרך שנתבאר (ת"ה סי' שמ"ב) ואע"ג דאין בדורינו עכשיו חכם לענין שיתנו לו ליטרא דדהבא אם מביישו מ"מ לענין לפטרו ממס אין מדקדקים בזה רק שיהא מוחזק לת"ח כמו שנתבאר (שם סי' שמ"א) ומ"מ יש מקומות שנהגו לפטור ת"ח ממס ויש מקומות שנהגו שלא לפטרן (שם שמ"ב):De quel cas parle-t-on ? Lorsque chacun sort en personne ; mais si l'on ne sort pas en personne, et qu'on loue plutôt d'autres travailleurs à sa place, ou qu'on perçoit de l'argent auprès des habitants de la ville pour faire l'ouvrage : s'il s'agit d'une chose nécessaire à la vie des gens, comme des puits d'eau et autres choses semblables, ils sont tenus de donner leur part. Haga (Rema) : (et si au début les habitants sont allés eux-mêmes, puis ont décidé de louer d'autres travailleurs, les érudits sont tenus de donner leur part) (Responsa du Maharam, dans le Mordekhaï, chapitre HaChoutafin). Mais pour une chose nécessaire à la garde de la ville, comme les murailles de la ville, ses tours et le salaire des gardiens, ils n'étaient tenus de rien donner, car ils n'ont pas besoin de garde : leur Torah est leur garde. C'est pourquoi ils étaient exempts de toutes sortes d'impôts, qu'il s'agisse d'impôts fixés globalement sur tous les habitants de la ville ou d'un impôt fixé sur chaque personne individuellement, qu'ils soient permanents ou non ; et les habitants de la ville sont tenus de payer pour eux, même les impôts fixés sur chaque personne. Haga (Rema) : et même si le gouverneur (heguemon) a dit que les érudits eux-mêmes devaient payer, la communauté est tenue de payer pour eux ; et si la communauté a prononcé un 'hérem (excommunication) pour obliger les érudits à payer, leur 'hérem est sans effet ; et l'érudit pourrait prononcer un 'hérem et une mise au ban (chamta) contre la communauté pour qu'elle paie pour lui sa part (Beit Yossef au nom des Responsa de Rabbi Ne'hémia Alachkar, siman 19). Et il n'y a pas de différence entre un érudit riche ou pauvre (Beit Yossef au nom du Rambam, du Ramah et du Ri HaLévi). Et ce n'est que pour les érudits dont la Torah est le métier ; mais ceux dont la Torah n'est pas le métier sont tenus de payer. Toutefois, s'il a un petit métier ou un petit commerce pour gagner de quoi vivre, et non pour s'enrichir, et qu'à chaque moment où il est libre de ses occupations il revient aux paroles de Torah et étudie constamment, on dit de lui que sa Torah est son métier. Haga (Rema) : et il n'y a pas de différence selon qu'il dirige une yechiva ou non, pourvu qu'il soit reconnu comme érudit dans sa génération, qu'il sache débattre en Torah et comprenne par lui-même la plupart des passages du Talmud, de ses commentaires et des décisions des Guéonim, et que sa Torah soit son métier, comme il a été expliqué (Terumat HaDéchen, siman 342). Et bien qu'il n'y ait pas aujourd'hui dans notre génération de sage au sens où on devrait lui donner une livre d'or (litra dedahava) si on l'humilie, néanmoins, pour l'exempter d'impôt, on n'est pas aussi exigeant : il suffit qu'il soit reconnu comme érudit, ainsi qu'il a été expliqué (ibid., siman 341). Toutefois, il y a des endroits où l'on a l'usage d'exempter les érudits d'impôt, et des endroits où l'on a l'usage de ne pas les exempter (ibid., 342).
séif 2
- ותלמיד חכם המזלזל במצות ואין בו יראת שמים הרי הוא כקל שבצבור:Et un érudit qui fait peu de cas des mitsvot et n'a pas en lui la crainte du Ciel est comme le plus insignifiant de la communauté.
séif 3
- תלמיד חכם שיש לו סחורה למכור לא היו מניחין לשום אדם למכור מאותה סחורה עד שימכור הוא תחלה את שלו ודוקא דליכא עובדי כוכבים דמזבני אבל אי איכא עובדי כוכבים דמזבני לא דהא לית רווחה לצורבא מרבנן ואפסודי להנך בכדי לא מפסדינן:Un érudit qui a de la marchandise à vendre : on ne laissait personne vendre de cette marchandise jusqu'à ce qu'il ait d'abord vendu la sienne. Et ce, seulement lorsqu'il n'y a pas d'idolâtres (non-Juifs) qui vendent la même marchandise ; mais s'il y a des idolâtres qui vendent, non, puisque l'érudit n'en tire aucun profit, et causer une perte à ceux-là pour rien, nous ne le faisons pas.
séif 4
- תלמיד חכם שיש לו דין עם אחד ועומד לפני הדיין ויש שם בעלי דינים אחרים שקדמו לפניו תחלה מקדימים דינו של ת"ח ומושיבין אותו:Un érudit qui a un procès avec quelqu'un et se tient devant le juge, alors qu'il y a là d'autres plaideurs arrivés avant lui : on fait passer en premier le procès de l'érudit, et on le fait asseoir.
séif 5
- עון גדול הוא לבזות תלמידי חכמים או לשנאותן וכל המבזה את החכמים אין לו חלק לעולם הבא והוא בכלל כי דבר ה' בזה: הגה ואסור לשמש במי ששונה הלכות וכ"ש במי ששונה תלמוד שהוא הגמ' ויקדים לשמש במי ששונה הלכות קודם שישמש במי ששונה גמ' (רבינו ירוחם נתיב ב'):C'est une grande faute que d'humilier les érudits ou de les haïr ; et quiconque humilie les sages n'a pas de part au monde futur, et il est inclus dans le verset : « Car il a méprisé la parole de Hachem » (Nombres 15, 31). Haga (Rema) : et il est interdit (sic ; le sens attendu est : il convient) de servir celui qui étudie les halakhot, et à plus forte raison celui qui étudie le Talmud, c'est-à-dire la Guemara ; et l'on servira celui qui étudie les halakhot avant de servir celui qui étudie la Guemara (Rabbénou Yero'ham, netiv 2).
séif 6
- מי שהעידו עליו שביזה ת"ח אפי' בדברים (אפי' שלא בפניו) בית דין היו מנדין אותו ואין מתירים לו עד שירצה החכם שנדוהו בשבילו ואם ביזה את החכם לאחר מותו בית דין היו מנדין אותו והם מתירים לו משיחזור בתשובה: הגה אבל אין דין ת"ח בזמן הזה לענין שיתן לו המבייש ליטרא דדהבא (מהרי"ק שורש קס"ג ומהרי"ו סי' קס"ג) ומ"מ יקנסו הב"ד המבייש לפי המבייש והמתבייש (ריב"ש) ובלבד שלא יתחיל החכם במריבה לבזות בני אדם שלא כדין ויגרום בזה שיבזוהו ויתרסו נגדו (ג"ז שם) ומ"מ אף אם התחיל החכם קצת אין רשות לכל אדם להחציף נגדו לענות לו בעזות (הגהות מרדכי דקדושין) והכל לפי ראות הדיינים:Celui contre qui on a témoigné qu'il a humilié un érudit, même par des paroles — Haga (Rema) : (même hors de sa présence) — le tribunal le mettait au ban (nidouï), et on ne le lui lève pas jusqu'à ce que le sage pour lequel on l'a mis au ban soit apaisé. Et s'il a humilié le sage après sa mort, le tribunal le mettait au ban, et ce sont les juges qui le lui lèvent dès qu'il se repent. Haga (Rema) : mais l'érudit n'a pas, à notre époque, le statut qui oblige celui qui l'humilie à lui donner une livre d'or (Maharik, chorech 163 ; Mahari Weil, siman 163) ; néanmoins le tribunal infligera une amende à celui qui humilie, selon la condition de celui qui humilie et de celui qui est humilié (Rivach). Pourvu toutefois que le sage n'ait pas commencé la querelle en humiliant les gens indûment, provoquant ainsi qu'on l'humilie et qu'on lui tienne tête (cela aussi, ibid.). Et néanmoins, même si le sage a quelque peu commencé, nul n'a le droit de faire preuve d'insolence à son égard en lui répondant avec effronterie (Hagahot Mordekhaï sur Kiddouchin). Et tout dépend de l'appréciation des juges.
séif 7
- החכם עצמו היה מנדה לכבודו לעם הארץ שהפקיר כנגדו ואין צריך לא עדות ולא התראה ואין מתירין לו עד שירצה החכם ואם מת החכם באים שלשה ומתירין לו ואם רצה החכם למחול לו ולא נידהו הרשות בידו: הגה י"א שבזמן הזה אין ת"ח יכול לנדות לכבוד עצמו ולא לעשות דינא לנפשיה (מהרי"ק ומהרי"ו שם ובפסקי מהרא"י סי' רצ"ה) ויש חולקים ובלבד שיהא מוחזק וראוי לכך (ריב"ש ומהר"ד כהן) (ועי' לקמן סוף סי' של"ד):Le sage lui-même mettait au ban, pour son honneur, un ignorant qui s'est montré insolent envers lui, sans qu'il soit besoin de témoignage ni d'avertissement ; et on ne le lui lève pas jusqu'à ce que le sage l'accepte. Si le sage meurt, trois personnes viennent et le lui lèvent. Et si le sage veut lui pardonner et ne pas le mettre au ban, il en a le droit. Haga (Rema) : certains disent qu'à notre époque, un érudit ne peut pas mettre au ban pour son propre honneur, ni se faire justice à lui-même (Maharik et Mahari Weil, ibid. ; Pessakim du Maharaï, siman 295) ; et certains contestent, pourvu qu'il soit reconnu comme érudit et digne de cela (Rivach et Maharad Cohen). (Et voir plus loin, fin du siman 334.)
séif 8
- אע"פ שיש רשות לחכם לנדות לכבודו אינו שבח לת"ח שינהיג עצמו בדבר זה בד"א שחירפוהו בסתר אבל אם חירפוהו בפרהסיא אסור לו למחול על כבודו אלא נוקם ונוטר הדבר כנחש עד שיבקש ממנו מחילה ויסלח לו:Bien que le sage ait le droit de mettre au ban pour son honneur, ce n'est pas une qualité pour un érudit de se conduire de la sorte. De quel cas parle-t-on ? Lorsqu'on l'a outragé en privé ; mais si on l'a outragé en public, il lui est interdit de renoncer à son honneur ; il doit au contraire se venger et garder rancune de la chose comme un serpent, jusqu'à ce que l'offenseur lui demande pardon, et alors il lui pardonnera.
séif 9