Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין נדרי זרוזין והבאי ושגגות ואונסין. ובו כ' סעיפים:
יש נדרים שאין צריכין התרה נדרי זרוזין נדרי הבאי נדרי שגגות נדרי אונסין והתולה בדבר ולא נתקיים:Loi des vœux d'incitation (zirouzin), des vœux d'exagération (havaï), des vœux faits par erreur et des vœux faits sous la contrainte. Il contient 20 séifim.
Il y a des vœux qui n'ont pas besoin d'annulation (hatara, déliement par un sage) : les vœux d'incitation, les vœux d'exagération, les vœux faits par erreur, les vœux faits sous la contrainte, et celui qui fait dépendre son vœu d'une chose, et celle-ci ne s'est pas réalisée.séif 1
- נדרי זרוזין כיצד היה מוכר חפץ לחבירו ואמר קונם עלי ככר זה אם אפחות מסלע ואמר הלוקח קונם ככר זה עלי אם אוסיף על שקל ונתרצו שניהם בג' דינרים (או בפחות מעט או יותר מעט) (ר"ן) לא נאסר שום אחד מהם שכן דרך התגרים לידור או לישבע כדי לזרז חבירו ואין בלבו לשום נדר (וי"א אף על גב דאמרינן לזרוזי נתכוונו מכל מקום לא יוכל המוכר ליתנו בשקל ולא יוכל הלוקח לקנותו בסלע) (שם בשם י"א) (ויש מקילין) (שם) ודוקא כשאין מעמידים דבריהם אלא שניהם נתרצו בשלשה דינרים אבל אם לא נתרצו אלא זה בסלע וזה בשקל ונתבטל המקח ודאי לנדר גמור נתכוונו וחל הנדר וכל מי שיעבור על נדרו הרי חילל דבריו ואם האחד העמיד דבריו והשני לא העמיד מתוך שנתבטל לאחד נתבטל גם לשני וכל זה מיירי בסתם אבל אם אומרים שלנדר גמור נתכוונו הוי נדר ואם המוכר אמר קונם אם אפחות מיותר מסלע או שאמר הלוקח קונם אם אוסיף לך על מעט פחות משקל ונתרצו בג' דינרים הרי זה נדר שאין דרך לזרז כשמפליגין כל כך ולנדר גמור נתכוונו: הגה נדר לשנים שרוצים לקנות ממנו ואמר לאחד מהם לנדר גמור כוונתי ולאחר לזירוזין כיון שהנדר בטל לגבי אחד בטל לגבי שני הואיל ונקרא נדר אחד לשניהם. (ב"י בשם הר"ן בפי' הירושלמי):Les vœux d'incitation, comment cela ? S'il vendait un objet à son prochain et a dit : « Konam (formule de vœu) ce pain me soit interdit si je baisse au-dessous d'un séla », et l'acheteur a dit : « Konam ce pain me soit interdit si j'ajoute au-delà d'un chékel » (un demi-séla), et ils se sont mis d'accord tous deux sur trois dinars (Haga (Rema) : ou sur un peu moins ou un peu plus (Ran)), aucun d'eux n'est interdit, car tel est l'usage des marchands de faire un vœu ou de jurer afin d'inciter leur prochain, et ils n'ont dans le cœur aucune intention de vœu. (Haga (Rema) : Certains disent que, bien que l'on dise qu'ils n'avaient l'intention que d'inciter, quoi qu'il en soit, le vendeur ne pourra pas le lui donner pour un chékel, et l'acheteur ne pourra pas l'acheter pour un séla (Ran, au nom de certains) ; et certains sont indulgents (ibid.).) Et cela s'applique seulement lorsqu'ils ne maintiennent pas leurs paroles, mais que tous deux se sont mis d'accord sur trois dinars ; mais s'ils ne se sont mis d'accord sur rien, sinon celui-ci sur un séla et celui-là sur un chékel, et que la vente a été annulée, il est certain qu'ils avaient l'intention d'un vœu véritable, et le vœu prend effet ; et quiconque transgresse son vœu a profané sa parole. Et si l'un a maintenu ses paroles et que l'autre ne les a pas maintenues, puisque le vœu a été annulé pour l'un, il est annulé aussi pour l'autre. Et tout cela concerne le cas où ils ont parlé sans précision ; mais s'ils disent qu'ils avaient l'intention d'un vœu véritable, c'est un vœu. Et si le vendeur a dit : « Konam si je baisse à moins que plus d'un séla », ou si l'acheteur a dit : « Konam si je t'ajoute au-delà d'un peu moins qu'un chékel », et qu'ils se sont mis d'accord sur trois dinars, c'est un vœu valable, car on n'a pas l'habitude d'inciter en s'écartant autant du prix, et ils avaient l'intention d'un vœu véritable. Haga (Rema) : S'il a fait un vœu à l'égard de deux personnes qui voulaient acheter chez lui, et qu'il a dit à l'un d'eux : « Mon intention était un vœu véritable », et à l'autre : « C'était pour inciter », puisque le vœu est annulé à l'égard de l'un, il est annulé à l'égard du second, du moment qu'il s'agit d'un seul vœu pour les deux (Beit Yossef, au nom du Ran dans son commentaire du Yerouchalmi).
séif 2
- המזמין את חבירו שיאכל עמו ומסרב ומדירו אם אינו אוכל עמו או שאומר לו קונם שאני נהנה לך אם אין אתה מתארח עמי ואוכל פת חמה ושותה כוס של צונן וזה מסרב ה"ז נדר של זרוז אבל אם זימן ראובן לשמעון לאכול עמו והיו מזמינים אותו גם במקום אחר וחפץ לאכול יותר עם ראובן ואומר לו הדירני מנכסיך אם לא אוכל עמך כדי שלא יפצירו בי במקום אחר הרי זה נדר גמור: הגה ואין למדין מדיני נדרי זרוזין למקום אחר שאין לך בהם אלא מה שאמרו חכמים. (ב"י בשם רבינו ירוחם):Celui qui invite son prochain à manger avec lui, et celui-ci refuse, et il lui fait faire un vœu s'il ne mange pas avec lui, ou qu'il lui dit : « Konam que je tire profit de toi si tu ne te reçois pas chez moi comme invité et ne manges pas du pain chaud et ne bois pas une coupe d'eau froide », et que celui-ci refuse, c'est un vœu d'incitation. Mais si Réouven a invité Chimon à manger avec lui, et qu'on l'invitait aussi ailleurs, et qu'il souhaite davantage manger avec Réouven, et qu'il lui dit : « Fais-moi faire le vœu de m'interdire tes biens si je ne mange pas avec toi, afin qu'on ne me presse pas ailleurs », c'est un vœu véritable. Haga (Rema) : On ne déduit pas des lois des vœux d'incitation pour un autre cas, car on n'a en eux que ce que les Sages ont dit (Beit Yossef, au nom de Rabbénou Yerou'ham).
séif 3
- נדרי הבאי כיצד כגון שאמר קונם ככר זה עלי אם לא ראיתי כיוצאי מצרים (או) אם לא ראיתי נחש כקורת בית הבד או חומה גבוהה לשמים (אינו נדר) שכן דרך העולם להפליג ולא כוון לשם נדר (ואם מעמיד דבריו שאמר שכוון לשם נדר הוי נדר) . (תא"ו ני"ג וכן משמע לקמן בטור סימן רל"ט גבי שבועה):Les vœux d'exagération, comment cela ? Par exemple s'il a dit : « Konam ce pain me soit interdit si je n'ai pas vu une foule comme ceux qui sont sortis d'Égypte » (Haga (Rema) : ou), « si je n'ai pas vu un serpent comme la poutre du pressoir », ou « une muraille haute jusqu'au ciel » (Haga (Rema) : ce n'est pas un vœu), car c'est la manière des gens d'exagérer, et il n'avait pas l'intention d'un vœu. (Haga (Rema) : Mais s'il maintient ses paroles, en disant qu'il avait l'intention d'un vœu, c'est un vœu (Toledot Adam veHava, netiv 13 ; et c'est aussi ce qui ressort plus loin du Tour, siman 239, à propos du serment).)
séif 4
- אמר קונם כל פירות שבעולם עלי אינו נדר כיון שאי אפשר לו להיות בלא כל הפירות הוי ליה נדר שוא וכן אם אמר קונם כל פירות שבעולם עלי אם לא עשיתי דבר פלוני אינו נדר: הגה אבל אם אמר בלשון עתיד אם אעשה דבר פלוני יאסרו כל פירות עלי י"א דאסור (ב"י בשם סמ"ג ותוס' פ' המדיר ריש (כתובות דף ע"א) והג"א מהרי"ח) וכן אם אסר עליו כל פירות חוץ מחטין י"א דהוי נדר (סמ"ג ומרדכי פ' ג' דשבועות) ויש חולקין. (תשובות מיימוני סוף הל' נדרים):S'il a dit : « Konam tous les fruits du monde me soient interdits », ce n'est pas un vœu : puisqu'il lui est impossible de vivre sans aucun fruit (aliment), c'est un vœu vain (néder chav). De même, s'il a dit : « Konam tous les fruits du monde me soient interdits si je n'ai pas fait telle chose », ce n'est pas un vœu. Haga (Rema) : Mais s'il a dit au futur : « Si je fais telle chose, que tous les fruits me soient interdits », certains disent qu'ils lui sont interdits (Beit Yossef, au nom du Semag et de Tossefot, chapitre HaMaddir, au début (Ketoubot 71a), et des Hagahot Acheri, au nom du Maharia'h). De même, s'il s'est interdit tous les fruits sauf le blé, certains disent que c'est un vœu (Semag, et Mordekhaï, chapitre 3 de Chevouot), et certains le contestent (Techouvot Maïmoniyot, fin des lois des vœux).
séif 5
- נדרי שגגות כיצד אמר קונם עלי ככר זה אם אכלתי ושתיתי ונזכר שאכל ושתה או אם אוכל ואשתה ושכח ואכל ושתה כיון שהוא שוגג בשעת הוצאת הנדר מפיו או בשעה שיש לה לחול ואם היה יודע שהוא כן לא היה נודר אינו נדר וכן אם אמר קונם אשתי נהנית לי שגנבה כיסי או שהכתה בני ונמצא שלא גנבה ושלא הכתה וכן אם אמר קונם שאיני נושא פלונית שהיא כעורה והיתה יפה בשעת הנדר שאם היה יודע שהיא נאה לא היה נודר אבל אם היתה כעורה ויפוה חל הנדר: הגה וכן האומר אם היה פלוני אצל זה הדבר אתן אלף זוז לצדקה והיה שם פטור דהוי נדר בשוגג. (מהרי"ו בדינים והלכות סימן נ"ט):Les vœux faits par erreur, comment cela ? S'il a dit : « Konam ce pain me soit interdit si j'ai mangé et si j'ai bu », puis il s'est souvenu qu'il avait mangé et bu ; ou « si je mange et si je bois », puis il a oublié et a mangé et bu : puisqu'il était dans l'erreur au moment où il a prononcé le vœu, ou au moment où celui-ci devait prendre effet, et que s'il avait su qu'il en était ainsi il n'aurait pas fait de vœu, ce n'est pas un vœu. De même, s'il a dit : « Konam que ma femme tire profit de moi, parce qu'elle a volé ma bourse » ou « parce qu'elle a frappé mon fils », et qu'il s'avère qu'elle n'a pas volé et n'a pas frappé. De même, s'il a dit : « Konam que je n'épouse pas une telle, car elle est laide », et qu'elle était belle au moment du vœu : car s'il avait su qu'elle était belle, il n'aurait pas fait de vœu. Mais si elle était laide et qu'elle est devenue belle ensuite, le vœu prend effet. Haga (Rema) : De même, celui qui dit : « Si un tel était présent à cette affaire, je donnerai mille zouz à la tsedaka (charité) », et qu'il était là, il est exempt, car c'est un vœu fait par erreur (Maharil, Dinim veHalakhot, siman 59).
séif 6
- וכן אם ראה מרחוק אנשים אוכלין פירותיו ולא הכירם ואמר הרי הם עליכם כקרבן וכשקרב אליהם ראה שהם אביו או אחיו שלא היה רוצה לאסרם עליהם אינו נדר אע"פ שלא פירש כיון שהדבר מוכיח שאין אדם אוסר פירותיו על אביו ואחיו ואפי' נמצאו עמהם זרים דכיון שבטל הנדר אצל אביו ואחיו בטל גם אצל אחרים:De même, s'il a vu de loin des gens manger ses fruits, sans les reconnaître, et qu'il a dit : « Ils vous sont interdits comme une offrande (korban) », et que, lorsqu'il s'est approché d'eux, il a vu que c'étaient son père ou ses frères, à qui il ne voulait pas les interdire, ce n'est pas un vœu, bien qu'il ne l'ait pas précisé, puisque la chose démontre qu'un homme n'interdit pas ses fruits à son père et à ses frères ; et même s'il se trouvait avec eux des étrangers, puisque le vœu est annulé à l'égard de son père et de ses frères, il est annulé aussi à l'égard des autres.
séif 7
- במה דברים אמורים כשהחליף את דבריו שאמר תחילה כולכם אסורים ולבסוף אמר אלו הייתי יודע שאבא ביניכם הייתי אומר פלוני ופלוני אסורים ואבא מותר או כשאמר תחלה כשראם מרחוק ולא הכירם יהו אסורים לזה ולזה ואחר כך החליף דבריו לומר אלו הייתי יודע שאבא ביניכם הייתי אומר כולכם אסורים חוץ מאבא אבל אם בשעת האיסור אומר כולכם אסורים וגם בשעת חזרה אומר הייתי אומר כולכם אסורים חוץ מאבא או שאמר בשעת האיסור יהו אסורים לזה ולזה ובשעת חזרה אומר הייתי אומר פלוני ופלוני אסורים ואבא מותר שלא החליף לשון הנדר בין שעת איסור לשעת חזרה לא הותרו האחרים:En quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsqu'il a changé ses paroles : qu'il a dit d'abord « Vous êtes tous interdits », et à la fin a dit : « Si j'avais su que mon père était parmi vous, j'aurais dit : untel et untel sont interdits et mon père est permis » ; ou lorsqu'il a dit d'abord, quand il les a vus de loin sans les reconnaître : « Qu'ils soient interdits à celui-ci et à celui-là », puis il a changé ses paroles en disant : « Si j'avais su que mon père était parmi vous, j'aurais dit : vous êtes tous interdits sauf mon père. » Mais si, au moment de l'interdiction, il dit « Vous êtes tous interdits », et au moment de la rétractation il dit aussi « J'aurais dit : vous êtes tous interdits sauf mon père » ; ou qu'il a dit au moment de l'interdiction « Qu'ils soient interdits à celui-ci et à celui-là », et au moment de la rétractation il dit « J'aurais dit : untel et untel sont interdits et mon père est permis », de sorte qu'il n'a pas changé la formulation du vœu entre le moment de l'interdiction et le moment de la rétractation, les autres ne sont pas permis.
séif 8
- אמר היין עלי קרבן מפני שהוא רע למעים אמרו לו הרי המיושן יפה למעים אמר אילו הייתי יודע לא הייתי נודר ואפי' אמר אילו הייתי יודע הייתי אומר החדש אסור והישן מותר מותר בישן ובחדש אבל אם אמר אילו הייתי יודע הייתי אומר כל היינות אסורים עלי חוץ מן המיושן הרי זה מותר במיושן בלבד וכן כל כיוצא בזה:S'il a dit : « Le vin m'est interdit comme une offrande, parce qu'il est mauvais pour les intestins », et qu'on lui a dit : « Mais le vin vieux est bon pour les intestins », et qu'il a dit : « Si j'avais su, je n'aurais pas fait de vœu » ; et même s'il a dit : « Si j'avais su, j'aurais dit : le vin nouveau est interdit et le vieux est permis », il est permis de boire du vieux et du nouveau. Mais s'il a dit : « Si j'avais su, j'aurais dit : tous les vins me sont interdits sauf le vin vieux », il n'est permis de boire que du vin vieux. Et de même pour tout cas semblable.
séif 9
- נשבע שלא יעשה כך מפני שהיה סבור שהוא איסור גדול ואח"כ נודע לו שאין בו איסור כל כך לא חלה השבועה כלל כי היתה בטעות:S'il a juré de ne pas faire telle chose parce qu'il pensait que c'était un grave interdit, et qu'ensuite il a appris qu'il n'y avait pas un tel interdit, le serment n'a pas pris effet du tout, car il a été prononcé par erreur.
séif 10
- מי שאמר לחבירו שהשר כלל אותו בפשרה שלו וע"י כך נשבע לתת לו כך וכך מעות ואיגלאי מילתא שהשר פטרו לזה אין ממש באותה שבועה כיון שהטעהו:Celui à qui quelqu'un a dit que le seigneur l'avait inclus dans son compromis (sa taxation globale), et qui, de ce fait, a juré de lui donner telle somme d'argent, et il s'est révélé que le seigneur avait exempté celui-ci : ce serment n'a aucune valeur, puisqu'il l'a trompé.
séif 11
- נדרי אונסין כיצד הדירו חבירו שיאכל אצלו וחלה או שחלה בנו או שעכבו נהר הרי אלו נדרי אונסין: הגה ואם אירע לו אונס והיה אפשר לסלקו על ידי ממון הרבה שיתן מקרי אונס (ריב"ש סי' קפ"ו) וכן אם צוה עליו השר שלא לקיים שבועתו ונדרו אפי' לא הוי הקנס רק ממון מקרי אונס (שם וב"י בשם תשובת הרשב"א) מ"מ אם בנקלה יכולים להשתדל לא מקרי אונס (שם ותשוב' הרשב"א) וע"ל סימן רכ"ח סעיף מ"ז בדין חרם שגוזר המושל לעבור עליו מי שנשבע או נדר לעשות דבר ביום פלוני ונאנס כגון שנשבע לשלם וכשהגיע הזמן אין לו לשלם פטור משבועתו ואם יכול לקיימה אח"כ דינו כאילו עבר על שבועתו במזיד (ב"י סי' רכ"ח דף רע"ג ע"ד בשם תשובת הרשב"א) וכבר נתבאר דינו לעיל סי' רכ"ח סעיף מ"א ואם כשהגיע הזמן לפרוע הכריח השר למלוה להרויח הזמן ללוה או שפטרו לגמרי השבועה קיימת (ב"י בשם תשובת הרשב"א ורמב"ן סי' רמ"ו) ולכולי עלמא צריך לפרוע לו אחר כך ועיין בח"ה סי' ע"ג מדינים אלו. קהל שעשו חרם על ה' שנים [*כבר אמור שעניני קהל וחרם בטלים כעת מדינא דמלכותא] וקבעו זמן שיתחיל החרם ובאותו הזמן היו אנוסים או שוגגים ולא התחילו לקיים הנדר צריכין לקיימו אחר כך כי אינו בטל משום זה (תשובת הרא"ש כלל ז') . מי שנשבע או נדר לעשות דבר תוך שנה או ביום פלוני יש לו לעשותו מיד או בשחרית כשיגיע אותו היום שמא ישכח אחר כך ולא יעשנו ויעבור על נדרו ושבועתו ואם לא עשהו מיד כי אמר עדיין יש לי פנאי לעשותו ושכח או נאנס אח"כ ולא עשהו י"א דמקרי אונס (הר"ן פ' כיצד הרגל) ויש אומרים דלא מקרי אונס (חידושי אגודה פרק מי שאחזו) ולא מקרי אונס בשבועה אלא א"כ היה מגיע לו איזה רעה אם לא היה נשבע אבל אם לא היה מגיע לו טובה ונשבע כדי שיהא לו טובה מזה אין מקרי אנוס בשבועה (מהרי"ק שורש קס"ז ופסקי מהרא"י סי' ע"ג) . כל שהוא אנוס בשבועה אע"פ שאמר על דעת רבים או על דעת המקום אינו כלום (ב"י בשם רשב"ץ) . נאמן אדם לומר ששבועתו היתה באונס או על תנאי כך וכך (שם) ודוקא קודם שעבר על שבועתו אבל אם כבר עבר אינו נאמן לפטרו ממלקות (בסי' רכ"ח דף רע"ד ע"א בב"י בשם הרשב"א) וכן מי שהודה ברבים או כתב עליו שטר והודה בו שנשבע ואומר אחר כך שלא נשבע ונותן טעם למה אמר שנשבע נאמן וכ"ש אם האמת שלא נשבע שאין עליו איסור שבועה משום הודאתו (ת"ה סי' שכ"ו) :Les vœux faits sous la contrainte, comment cela ? Son prochain lui a fait faire le vœu de manger chez lui, et il est tombé malade, ou son fils est tombé malade, ou une rivière l'a retenu : ce sont des vœux de contrainte. Haga (Rema) : Et s'il lui est arrivé une contrainte qu'il était possible d'écarter en donnant beaucoup d'argent, cela s'appelle tout de même une contrainte (Rivach, siman 186). De même, si le seigneur lui a ordonné de ne pas accomplir son serment et son vœu, même si la peine encourue n'était que pécuniaire, cela s'appelle une contrainte (ibid., et Beit Yossef au nom d'une réponse du Rachba). Cependant, si l'on peut facilement faire des démarches (pour lever l'empêchement), cela ne s'appelle pas une contrainte (ibid., et réponse du Rachba). Et voir plus haut, siman 228, séif 47, la loi d'un 'hérem (interdit solennel) que le gouvernant décrète de transgresser. Celui qui a juré ou fait vœu de faire une chose tel jour, et en a été empêché par la contrainte, par exemple s'il a juré de payer et que, lorsque l'échéance est arrivée, il n'a pas de quoi payer, est exempt de son serment ; et s'il peut l'accomplir ensuite et ne le fait pas, sa loi est comme s'il avait transgressé son serment volontairement (Beit Yossef, siman 228, page 273, colonne 4, au nom d'une réponse du Rachba) ; et sa loi a déjà été expliquée plus haut, siman 228, séif 41. Et si, lorsque l'échéance du paiement est arrivée, le seigneur a contraint le prêteur à prolonger le délai pour l'emprunteur, ou à le libérer complètement de sa dette, le serment subsiste (Beit Yossef, au nom d'une réponse du Rachba, et Ramban, siman 246), et selon tous, il doit le lui payer ensuite. Voir dans 'Hochen Michpat, siman 73, au sujet de ces lois. Une communauté qui a fait un 'hérem pour cinq ans [*il a déjà été dit que les affaires de communauté et de 'hérem sont aujourd'hui caduques en vertu de la loi du royaume] et a fixé un moment où le 'hérem commencerait, et qu'à ce moment ils étaient contraints ou dans l'erreur et n'ont pas commencé à accomplir le vœu, ils doivent l'accomplir ensuite, car il n'est pas annulé pour cela (réponse du Roch, kelal 7). Celui qui a juré ou fait vœu de faire une chose dans l'année ou tel jour doit la faire immédiatement, ou le matin quand ce jour arrive, de peur qu'il n'oublie ensuite, ne la fasse pas et ne transgresse son vœu et son serment. Et s'il ne l'a pas faite immédiatement parce qu'il s'est dit : « J'ai encore le temps de la faire », puis a oublié ou a été contraint ensuite et ne l'a pas faite, certains disent que cela s'appelle une contrainte (Ran, chapitre Kétsad HaRéguel), et certains disent que cela ne s'appelle pas une contrainte ('Hiddouché Agouda, chapitre Mi ChéA'hazo). Et on n'est appelé « contraint » dans un serment que si quelque mal lui serait arrivé s'il n'avait pas juré ; mais s'il ne lui serait pas arrivé de mal, mais seulement qu'il n'aurait pas obtenu un bien, et qu'il a juré afin d'en obtenir un bien, il n'est pas appelé contraint dans le serment (Maharik, chorech 167, et Pessakim du Mahari, siman 73). Quiconque est contraint dans un serment, même s'il a dit « selon l'avis du public » ou « selon l'avis du Makom » (D.ieu), cela n'a aucune valeur (Beit Yossef, au nom du Rachbats). Un homme est cru lorsqu'il dit que son serment a été fait sous la contrainte, ou à telle condition (ibid.), mais seulement avant qu'il ait transgressé son serment ; si en revanche il l'a déjà transgressé, il n'est pas cru pour l'exempter de la flagellation (siman 228, page 274, colonne 1, dans le Beit Yossef au nom du Rachba). De même, celui qui a reconnu en public, ou a écrit à son sujet un acte qu'il a reconnu, qu'il avait juré, et qui dit ensuite qu'il n'a pas juré, en donnant une raison pour laquelle il a dit avoir juré, est cru ; et à plus forte raison, si en vérité il n'a pas juré, il n'y a sur lui aucun interdit de serment du fait de son aveu (Teroumat HaDéchen, siman 326).
séif 12
- אע"פ שארבעה נדרים אלו אינם צריכים התרה אסור לידור בהם אם לא שרוצה לקיים דבריו:Bien que ces quatre sortes de vœux n'aient pas besoin d'annulation, il est interdit de les prononcer, à moins de vouloir maintenir ses paroles.
séif 13
- הנודר או הנשבע לאנס לא הוי נדר ולא שבועה לפיכך נודרין להרגים ולמוכסים אם הוא מוכס העומד בלא צווי המלך או שבא ליטול ממנו יותר מקצבתו יכול לידור או לישבע כדי ליפטר ממנו ואומר יאסרו עלי כל פירות שבעולם אם איני מבית המלך ליפטר מן ההרג או אם אין מה שאני מביא מבית המלך ליפטר מן המכס וחושב בלבו יאסרו עלי רק היום אף על פי שמוציא מפיו סתם וקיימא לן דברים שבלב אינם דברים גבי אנס שרי (ובלבד שלא יוציא בפיו דבר שהוא בפירוש נגד מה שבלבו) (בתוס' בנדרים ובפ' הגוזל בתרא ועוד הרבה פוסקים) ואפילו לא בקש ממנו שידור והוא נודר מעצמו או הוסיף לידור יותר ממה שביקש כגון שאמר לו אמור קונם שתהנה מאשתך אם אינו כדבריך והוא אומר קונם אשתי ובני נהנים לי או שבקש ממנו שידור והוא נשבע אינו כלום שכל מה שעושה אינו עושה אלא מחמת האונס ולחזק דבריו נגד האנס: הגה ודוקא כשנשבע לו בפיו אז צריך לבטל בלבו באיזה תנאי ודרך שלא יסתור מה שהוציא בפיו אבל אנסין שצוו להחרים על איזו דבר שלא כדין אין באותו חרם כלום ואפי' בטול בלב אינו צריך (הגהות מיי' פ"ב מהל' שבועות בשם הגאונים וכ"כ רבינו ירוחם) וכל זה לא מיירי אלא כשאפשר לעבור על שבועתו ונדרו שלא יודע להאנסין אבל אם יודע להאנסין אסור מפני חלול השם ולכן נענש צדקיהו שעבר על שבועתו לנבוכדנצר (ד"ע) אע"פ שהיה בדרך אונס (תשובת הרא"ש כלל ט' ותשו' מ"ע סי' מ"ט ומהרי"ו סי' נ"ג) מיהו אם הודיע לאנס מיד שיצא מאנסו שהיה לו תנאי בלבו ולכן יעבור על שבועתו ליכא למיחש הואיל והיה אנוס מתחילה (כך משמע בפ"ב דיומא) מיהו הכל לפי צורך הענין (ד"ע) אנסין שצוו לישבע להגיד על אחד אם בא על הכותית כדי להענישו מיתה מקרי שבועת אונס (ב"י בשם הרא"ש כלל ח') ויש לבטלה בלבם וכן אם ראובן הפקיד ממון ביד שמעון וצוה הגמון אנס להחרים על מי שיודע מממון של ראובן אם העובד כוכבים רוצה ליקח ממון של ראובן באונס שלא כדין אין החרם כלום וכן יוכל הנפקד לישבע שאין לו משל ראובן (הכל בב"י בשם תשובת הרא"ש כלל ח' וט') ובלבד שלא יהא חלול השם בדבר (שם בתשובה) כמו שנתבאר ב' יהודים שהכו זה את זה וגזר הגמון אחר עדות אם יענישו המכה יותר מדינו נקרא אונס ואם אינן יכולים להשמט וצריכין להגיד יעידו וישלמו לניזק נזקו ואל יצילו עצמן בממון חביריהם (חידושי אגודה פ' הגוזל בתרא ושם הג"ה במרדכי בשם מהר"מ) ועיין לקמן סי' רל"ט עוד מדינים אלו:Celui qui fait un vœu ou jure à un oppresseur (anass), ce n'est ni un vœu ni un serment. C'est pourquoi on fait des vœux aux assassins et aux douaniers. S'il s'agit d'un douanier qui siège sans ordre du roi, ou qui vient lui prendre plus que son tarif, il peut faire vœu ou jurer afin de s'en exempter, et dire : « Que tous les fruits du monde me soient interdits si je ne suis pas de la maison du roi », pour s'exempter de l'assassin, ou « si ce que j'apporte n'est pas de la maison du roi », pour s'exempter de la douane, en pensant dans son cœur : « Qu'ils me soient interdits seulement aujourd'hui », bien qu'il prononce de sa bouche le vœu sans précision ; et bien que nous tenions que les paroles restées dans le cœur ne sont pas des paroles, à l'égard d'un oppresseur c'est permis (Haga (Rema) : pourvu qu'il ne prononce pas de sa bouche une chose explicitement contraire à ce qu'il a dans le cœur (Tossefot dans Nedarim et au chapitre HaGozel Batra, et beaucoup d'autres décisionnaires)). Et même si l'oppresseur ne lui a pas demandé de faire un vœu, et qu'il le fait de lui-même, ou qu'il en ajoute plus que ce qu'on lui a demandé, par exemple s'il lui a dit : « Dis : konam que tu tires profit de ta femme si ce n'est pas comme tu le dis », et qu'il dit : « Konam que ma femme et mes fils tirent profit de moi » ; ou s'il lui a demandé de faire un vœu et qu'il a juré, cela n'a aucune valeur, car tout ce qu'il fait, il ne le fait qu'à cause de la contrainte, et pour renforcer ses paroles face à l'oppresseur. Haga (Rema) : Et c'est seulement lorsqu'il lui a juré de sa bouche qu'il faut alors annuler le serment dans son cœur par quelque condition, et de manière à ne pas contredire ce qu'il a prononcé de sa bouche ; mais des oppresseurs qui ont ordonné de prononcer un 'hérem sur quelque chose de manière injuste, ce 'hérem n'a aucune valeur, et il n'est même pas nécessaire de l'annuler dans son cœur (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 2 des lois des serments, au nom des Gueonim ; et ainsi a écrit Rabbénou Yerou'ham). Et tout cela ne concerne que le cas où il est possible de transgresser son serment et son vœu sans que les oppresseurs le sachent ; mais si les oppresseurs le sauront, c'est interdit à cause de la profanation du Nom divin. C'est pourquoi Tsidkiyahou fut puni, lui qui transgressa son serment envers Nevoukhadnetsar (avis de l'auteur), bien que ce fût sous la contrainte (réponse du Roch, kelal 9 ; réponses de Mahari Mi-Ein Tsion (?), siman 49 ; et Mahari Weil, siman 53). Cependant, s'il a fait savoir à l'oppresseur, dès qu'il est sorti de sa contrainte, qu'il avait une condition dans son cœur et que c'est pourquoi il transgressera son serment, il n'y a pas lieu de craindre, puisqu'il était contraint au départ (c'est ce qui ressort du chapitre 2 de Yoma). Cependant, tout dépend du besoin de la situation (avis de l'auteur). Des oppresseurs qui ont ordonné de jurer de dénoncer quelqu'un s'il a eu des relations avec une non-juive, afin de le punir de mort : cela s'appelle un serment de contrainte (Beit Yossef, au nom du Roch, kelal 8), et ils doivent l'annuler dans leur cœur. De même, si Réouven a déposé de l'argent chez Chimon, et qu'un gouverneur oppresseur a ordonné de prononcer un 'hérem sur quiconque sait quelque chose de l'argent de Réouven : si le non-juif veut prendre l'argent de Réouven de force, injustement, le 'hérem n'a aucune valeur ; et de même le dépositaire peut jurer qu'il n'a rien de Réouven (tout cela dans le Beit Yossef, au nom des réponses du Roch, kelal 8 et 9), pourvu qu'il n'y ait pas de profanation du Nom en la matière (ibid., dans la réponse), comme on l'a expliqué. Deux Juifs qui se sont frappés l'un l'autre, et le gouverneur a décrété une enquête pour obtenir des témoignages : s'il est à craindre que les autorités punissent celui qui a frappé plus que ce que prévoit sa loi (selon la Torah), cela s'appelle une contrainte ; et s'ils ne peuvent pas se dérober et doivent témoigner, qu'ils témoignent, et que l'agresseur paie à la victime son dommage ; mais qu'ils ne se sauvent pas eux-mêmes avec l'argent de leurs prochains ('Hiddouché Agouda, chapitre HaGozel Batra, et la glose dans le Mordekhaï au nom du Maharam). Et voir plus loin, siman 239, d'autres de ces lois.
séif 14
- מי שאנס את חבירו ויסרו במיני יסורים עד שנשבע לתת לו כך וכך מעות אין באותה שבועה או נדר או חרם ממש: (וכל שכן אם קבל חרם או שבועה עליהם מכח אונס מיתה דאינו כלום) (כן משמע במרדכי פ' הניזקין וכ"כ מהרד"ך בית י' תשו' י"ז ולא כתשו' מהרי"ו סי' נ"ג ופסקי מהרא"י סי' ע"ג):Celui qui a contraint son prochain et l'a tourmenté de toutes sortes de souffrances jusqu'à ce qu'il jure de lui donner telle somme d'argent : ce serment, ou ce vœu, ou ce 'hérem, n'a aucune valeur. (Haga (Rema) : Et à plus forte raison s'il a accepté sur lui un 'hérem ou un serment sous la contrainte d'une menace de mort, cela n'a aucune valeur (c'est ce qui ressort du Mordekhaï, chapitre HaNizakin ; et ainsi a écrit le Maharadakh, bayit 10, réponse 17 ; et non comme la réponse du Mahari Weil, siman 53, et les Pessakim du Mahari, siman 73).)
séif 15
- מי ששידך בתו ונדר לתת עמה סך מעות (ונשבע) ואחר כך נתקלקלו החובות שהיו חייבים לו אם אין לו ממה לפרוע לא חובות ולא קרקעות וחפצים חוץ מבית דירתו וכלי תשמישו פטור דאין לך אונס גדול מזה: הגה ראובן ושמעון שהיו דרים בעיר אחת ונשבעו שניהם להשיא בניהם זה לזה ואחר כך יצא ראובן ובנו מן העיר שמעון פטור ואין צריך להוליך בתו אחריו גם ראובן פטור אם הוצרך לצאת דמקרי אנוס וכן אם נשבע הבן ואביו הוצרך לצאת ואין לבן פרנסה זולת אביו (ב"י סי' רכ"ח דף רע"ד ע"ב בשם הרמב"ן סי' רע"ח) ועיין בח"ה סימן ע"ג סעיף ח':Celui qui a fiancé sa fille et a fait vœu de donner avec elle une somme d'argent (Haga (Rema) : et a juré), et qu'ensuite les créances qu'on lui devait se sont dégradées (sont devenues irrécouvrables) : s'il n'a pas de quoi payer, ni créances, ni terres, ni objets, hormis sa maison d'habitation et ses ustensiles d'usage, il est exempt, car il n'y a pas de plus grande contrainte que celle-ci. Haga (Rema) : Réouven et Chimon, qui habitaient une même ville, ont juré tous deux de marier leurs enfants l'un à l'autre, et ensuite Réouven et son fils sont partis de la ville : Chimon est exempt et n'a pas besoin d'emmener sa fille après lui. Réouven aussi est exempt, s'il a été obligé de partir, car cela s'appelle être contraint. De même si c'est le fils qui a juré, et que son père a été obligé de partir, et que le fils n'a pas de subsistance en dehors de son père (Beit Yossef, siman 228, page 274, colonne 2, au nom du Ramban, siman 278). Et voir 'Hochen Michpat, siman 73, séif 8.
séif 16
- מי שנשבע שידור במקום חמיו אם לא יעכבנו אונס אם סיבב הוא או אחרים בשבילו איום עליו שלא לילך למקום חמיו אין זה אונס: הגה אשה שנדרה לבעלה בחליו שלא תנשא אחרי מותו או להפך (ר"ד כהן בית י"ז ובהרמב"ן סי' מ') או מי שנדר לחולה איזה דבר (תשובת הרשב"א) אם עשו זה משום הפצרת החולה שלא תטרוף דעתו עליו הוי כנדר אונס אבל אם לא עשה כן מפני זה אלא מפני דבר אחר הוי כנדר על דעת חבירו (שם) ועיין לעיל סימן רכ"ח:Celui qui a juré d'habiter chez son beau-père, si une contrainte ne l'en empêche pas : s'il a provoqué lui-même, ou si d'autres ont provoqué pour lui, une menace contre lui pour qu'il n'aille pas chez son beau-père, ce n'est pas une contrainte. Haga (Rema) : Une femme qui a fait vœu à son mari, pendant sa maladie, de ne pas se remarier après sa mort, ou l'inverse (Rav David Cohen, bayit 17, et Ramban, siman 40), ou celui qui a fait vœu à un malade de quelque chose (réponse du Rachba) : s'ils l'ont fait à cause de l'insistance du malade, pour que son esprit ne se trouble pas, c'est comme un vœu de contrainte ; mais s'il ne l'a pas fait pour cela, mais pour une autre raison, c'est comme un vœu fait selon l'avis de son prochain (ibid.). Et voir plus haut, siman 228.
séif 17
- שותפים שבררו דיינים בכח חרם לקיים מה שגזרו עליהם ואחד מהם מסר מודעא שלא קבל עליו הנבררים אלא כדי שיתאמת מה שחייב לו שהיה ירא שמא יכחיש שהתחיל לומר שאין בידו כלום ואחר שגזרו הנבררים הראה מודעא זו ואמר שאינו רוצה לקבל אלא מה שידין עליו דיין הקהל בדין תורה כיון שקבל עליו בחרם אסור לו לסתור דינם:Des associés ont choisi des juges, sous la force d'un 'hérem, pour exécuter ce qu'ils décréteraient à leur égard ; l'un d'eux a remis une protestation (moda'a, déclaration préalable devant témoins) selon laquelle il n'acceptait les arbitres choisis que pour que soit établi ce que l'autre lui devait, car il craignait qu'il ne nie, puisqu'il avait commencé à dire qu'il n'avait rien en main ; et après que les arbitres choisis ont décrété, il a montré cette protestation et a dit qu'il ne veut accepter que ce que le juge de la communauté décidera à son égard selon la loi de la Torah : puisqu'il l'a accepté sous 'hérem, il lui est interdit de contredire leur jugement.
séif 18
- מי שפירש בשעת נדרו על מה נדר הרי זה כתולה נדרו באותו דבר ואם לא נתקיים הדבר שנשבע בגללו מותר כגון שאמר שאיני נושא את פלונית שאביה רע ושמעו שמת או שעשה תשובה אין צריך התרה דהוה כאלו פירש שנודר על זה התנאי וכיון שנתבטל נתבטל הנדר. (וע"ל סי' ר"כ סט"ו בהג"ה):Celui qui a précisé, au moment de son vœu, pourquoi il faisait le vœu, c'est comme s'il faisait dépendre son vœu de cette chose ; et si la chose à cause de laquelle il a juré ne s'est pas réalisée, il est permis. Par exemple, s'il a dit : « Que je n'épouse pas une telle, car son père est mauvais », et qu'on a appris qu'il est mort ou qu'il s'est repenti, il n'a pas besoin d'annulation, car c'est comme s'il avait précisé qu'il faisait le vœu à cette condition ; et puisqu'elle est annulée, le vœu est annulé. (Haga (Rema) : Et voir plus haut, siman 220, séif 15, dans la glose.)
séif 19
- ועוד יש נדר שא"צ התרה כגון שאמר לחבירו קונם שאני נהנה לך אם אין אתה נוטל ממני כך וכך ה"ז יכול להתיר נדרו שלא ע"פ חכם שיאמר לו כלום נדרת אלא לכבדני וזהו כבודי שלא אטול ממך ואפילו אין המדיר אומר בפירוש שכך היתה כוונתו אלא מן הסתם וכן אם אמר לו קונם שאתה נהנה לי אם אין אתה נותן לי כך וכך יש לו היתר בלא שאלת חכם שיאמר לו הרי הוא כאלו קבלתי: הגה וע' לעיל סי' רכ"ח סעיף ל"ט י"א דוקא בדבר קיום מעשה יכול לומר כאלו עשית אבל בביטול מעשה כגון שיאמר קונם נכסי לך אם תלך למקום פלוני לא יוכל לומר לך והוי לי כאלו לא הלכת (ר"ן בשם רשב"א) וי"א דאין חילוק (ב"י בשם הר"ן פ"ד דנדרים ות"ה סי' שי"א ור"ל ן' חביב סי' קל"ז) וכל תנאי שהיא לטובת הנודר יכול לומר הרי לי כאלו קיימת התנאי מי שאמר קונם אתה נהנה לי אם אין אתה נותן לבני כך וכך אם הבן סומך על שלחן אביו א"כ האב מתכוין לטובתו ויוכל לומר כאלו התקבלתי ואם לאו אין האב יכול לומר כך רק הבן. (ג"ז שם בשם הר"ן):Il y a encore un vœu qui n'a pas besoin d'annulation : par exemple, s'il a dit à son prochain : « Konam que je tire profit de toi si tu ne prends pas de moi telle somme », celui-ci peut annuler son vœu sans passer par un sage, en lui disant : « N'as-tu fait le vœu que pour m'honorer ? Or voici mon honneur : que je ne prenne rien de toi. » Et cela s'applique même si celui qui a fait le vœu ne dit pas explicitement que telle était son intention, mais l'a dit sans précision. De même, s'il lui a dit : « Konam que tu tires profit de moi si tu ne me donnes pas telle somme », il peut être délié sans demander à un sage, en lui disant : « Voici, c'est comme si j'avais reçu. » Haga (Rema) : Et voir plus haut, siman 228, séif 39. Certains disent que c'est seulement pour une condition d'accomplir un acte qu'il peut dire « c'est comme si tu l'avais fait » ; mais pour une condition de s'abstenir d'un acte, par exemple s'il dit : « Konam mes biens pour toi si tu vas à tel endroit », il ne pourra pas dire : « Va, et ce sera pour moi comme si tu n'y étais pas allé » (Ran, au nom du Rachba). Et certains disent qu'il n'y a pas de différence (Beit Yossef, au nom du Ran, chapitre 4 de Nedarim ; Teroumat HaDéchen, siman 311 ; et Rabbi Lévi ibn 'Haviv, siman 137). Et pour toute condition qui est en faveur de celui qui a fait le vœu, il peut dire : « Voici, c'est pour moi comme si tu avais accompli la condition. » Celui qui a dit : « Konam que tu tires profit de moi si tu ne donnes pas à mon fils telle somme » : si le fils dépend de la table de son père, alors le père vise son propre bien, et il peut dire « c'est comme si j'avais reçu » ; sinon, le père ne peut pas dire cela, mais seulement le fils (cela aussi ibid., au nom du Ran).
séif 20