Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין התרת נדרים וההבדל שבין פתח לחרטה והיאך נקרא על דעת רבים. ובו נ"א סעיפים:
מי שנדר ונתחרט יש תקנה ע"י חרטה ואפילו נדר באלהי ישראל כיצד יעשה ילך אצל חכם מומחה דגמיר וסביר ואם אין יחיד מומחה ילך אצל שלשה הדיוטות והוא דגמירי להו וסבירי וגם יודעים לפתוח לו פתח ויתירו לו והאידנא אין מומחה שיהא ראוי להתיר ביחיד:Lois de l'annulation des vœux, de la différence entre « ouverture » et « regret », et de ce qu'on appelle « avec l'accord de la collectivité ». Il contient 51 séifim.
Celui qui a fait un vœu et l'a regretté a un remède par le regret ('harata), même s'il a fait vœu par le D.ieu d'Israël. Comment doit-il faire ? Il ira chez un sage expert (moum'hé) qui a étudié et qui raisonne avec discernement ; et s'il n'y a pas d'expert pouvant agir seul, il ira chez trois profanes (hedyotot, non experts), à condition qu'ils aient étudié et qu'ils raisonnent, et qu'ils sachent aussi lui ouvrir une « ouverture » (peta'h : un argument montrant que le vœu a été fait par erreur), et ils le lui annuleront. Et aujourd'hui, il n'y a pas d'expert qui soit digne d'annuler seul.séif 1
- אין לאדם להתיר לכתחלה במקום רבו ולא במקום שיש גדול ממנו אלא א"כ נתן לו רשות. (רא"ש ור"ן): הגה ומתירין ב' ג' נדרים ביחד לומר לו מותר לך וכן מתירין לב' או לג' אנשים ביחד ויוכלו לומר מותר לכם (ב"י ס"ס זה בשם תשובת הרמב"ן סי' רע"ד) (ועיין לקמן סוף סימן זה סעיף מ"ו):Une personne ne doit pas annuler des vœux lekhat'hila (a priori) dans le lieu de son maître, ni dans un lieu où se trouve plus grand que lui, à moins qu'il (le maître ou le plus grand) ne lui en ait donné la permission (Roch et Ran). Haga (Rema) : On annule deux ou trois vœux ensemble, en lui disant : « Cela t'est permis » ; de même, on annule pour deux ou trois personnes ensemble, et l'on peut dire : « Cela vous est permis » (Beit Yossef, à la fin de ce siman, au nom d'une réponse du Ramban, siman 274) (et voir plus loin, à la fin de ce siman, séif 46).
séif 2
- כיצד היא ההתרה יאמר לו ג' פעמים מותר לך או שרוי לך או מחול לך (בכל לשון שיאמר) (ב"י בשם הרמב"ם) ואפילו מעומד ובקרובים ובלילה ובשבת אפי' אם היה אפשר לו מאתמול לישאל עליו ובלבד שיהיה לצורך השבת כגון שנדר שלא לאכול או ליבטל מעונג השבת וחרמי צבור נהגו להתיר אף על פי שאינם לצורך השבת:Comment se fait l'annulation ? Il (le sage) lui dira trois fois : « Cela t'est permis » (moutar lakh), ou « Cela t'est délié » (charouy lakh), ou « Cela t'est pardonné » (ma'houl lakh) [Haga (Rema) : dans quelque langue qu'il le dise (Beit Yossef au nom du Rambam)], et on peut annuler même debout, et par des juges qui sont des proches parents, et la nuit, et le Chabbat, même s'il lui était possible la veille de demander l'annulation à son sujet, pourvu que ce soit pour les besoins du Chabbat, par exemple s'il a fait vœu de ne pas manger, ou de se priver du plaisir (oneg) du Chabbat. Et quant aux 'haramim (interdits prononcés sous peine d'excommunication) de la communauté, on a l'usage de les annuler le Chabbat même s'ils ne sont pas pour les besoins du Chabbat.
séif 3
- במה דברים אמורים שמתירין מעומד כשמתירין על ידי חרטה בלא פתח אבל מי שאינו מתחרט מעיקרו וצריך למצוא לו פתח צריך להתיישב בדבר וצריך עיון גדול דמה שאינו מתחרט מעיקרו היינו מפני שהיו לו תועלת בנדר כגון שהיו אוהביו רוצים להעבירו על דעתו כגון שיאכל עמהם או שישיא בנו או בתו לפי דעתם וכיוצא בזה ובשביל הנדר נמלט מהם ולא היה רוצה שלא נדר הלכך צריך למצוא לו פתח שאלו היה יודע שיבא לידי כך היה נמנע מלידור אע"פ שהיה צריך לשמוע לקול אוהביו ולעבור על דעתו ואם הוא משקר לחכם אין התרתו כלום וכיון שצריך ישוב דעת צריך שיהיה מיושב:De quoi parle-t-on quand on dit qu'on annule debout ? Lorsqu'on annule par le regret, sans ouverture. Mais celui qui ne regrette pas son vœu depuis son origine, et pour qui il faut trouver une ouverture, il faut s'asseoir (réfléchir posément) sur la chose, et cela demande un examen approfondi. Car s'il ne regrette pas depuis l'origine, c'est parce que le vœu lui a été utile ; par exemple, ses amis voulaient le faire agir contre sa volonté, comme manger avec eux, ou marier son fils ou sa fille selon leur avis, et autres cas semblables, et grâce au vœu il leur a échappé, et il ne voudrait pas ne pas avoir fait vœu. C'est pourquoi il faut lui trouver une ouverture montrant que s'il avait su qu'il en arriverait à telle chose, il se serait abstenu de faire vœu, bien qu'il lui eût fallu alors écouter ses amis et agir contre sa volonté. Et s'il ment au sage, son annulation n'est rien. Et puisque cela exige une réflexion posée, il faut que le sage soit assis.
séif 4
- אסר על עצמו הניית בני העיר אסור להשאיל על נדרו לחכם מבני אותה העיר ואם נשאל והתיר לו הרי נדרו מותר:S'il s'est interdit de profiter des habitants de la ville, il est interdit de demander l'annulation de son vœu à un sage parmi les habitants de cette ville (puisqu'il s'est interdit de profiter de lui) ; mais s'il a demandé et que ce sage le lui a annulé, son vœu est annulé.
séif 5
- נשבע שלא יהיה גבאי או נאמן מהעיר אינו נשאל לחכם שבעיר:S'il a juré de ne pas être administrateur (gabbaï) ou homme de confiance de la ville, il ne demande pas l'annulation à un sage de la ville (qui est partie intéressée).
séif 6
- מי שנתחרט בעיקר הנדר אין צריך פתח אלא שישאלנו החכם אתה חפץ בנדר זה והוא אומר איני חפץ בו מתחרט אני שנדרתי ומתיר לו ומיהו צריך שיתחרט בעיקר הנדר שהיה רוצה שלא נדר מעולם אבל אם אמר שעתה הוא מתחרט ועד עתה הוא חפץ במה שנדר לא הוי חרטה שצריך שיעקור הנדר מעיקרו ויזהר הנודר שלא יאמר שמתחרט מעיקרו אלא אם כן הוא ברור לו שהיה רוצה שלא נדר מעולם שאם לא כן אין ההתרה התרה והוא באיסור נדר כל ימיו. ואם אינו מתחרט צריך לבקש לו פתח לומר לו אילו היית יודע דבר זה לא היית נודר ונמצא הנדר נעקר מעיקרו וכיצד הוא הפתח כגון שנדר על דבר אחד ומפצירין בו הרבה שישאל עליו אומרים לו אילו ידעת שיפצירו בך כ"כ ולא תוכל להשיב פניהם לא היית נודר והוא אומר כן (וי"א דחוזרין ושואלין לו אם מתחרט) (מרדכי פרק שבועות שתים) ואפילו פתח שמגוף הנדר הוי פתח כגון שהדיר פלוני מנכסיו אם יעשה דבר פלוני ועבר ועשאו פותחין לו אילו היית יודע שהיה עובר על דבריך לא היית נודר והוא אומר כן ויש מי שמצריך שניהם פתח וגם חרטה: הגה ונהגו להחמיר ולעשות מן החרטה פתח שלאחר שאומר שמתחרט מעיקרא אומרים לו אילו ידעת שתתחרט כלום נדרת והוא אומר לא ואז מתירין לו:Celui qui regrette le fond du vœu n'a pas besoin d'ouverture ; il suffit que le sage lui demande : « Tiens-tu à ce vœu ? », qu'il réponde : « Je n'y tiens pas, je regrette d'avoir fait vœu », et le sage le lui annule. Toutefois, il faut qu'il regrette le fond du vœu, c'est-à-dire qu'il voudrait n'avoir jamais fait vœu ; mais s'il dit qu'à présent il regrette, mais que jusqu'à présent il tenait à ce qu'il a voué, ce n'est pas un regret, car il faut qu'il déracine le vœu depuis son origine. Que celui qui a fait vœu prenne garde de ne pas dire qu'il regrette depuis l'origine, à moins qu'il ne lui soit clair qu'il voudrait n'avoir jamais fait vœu ; car sinon, l'annulation n'est pas une annulation, et il demeure sous l'interdit du vœu toute sa vie. Et s'il ne regrette pas, il faut lui chercher une ouverture, en lui disant : « Si tu avais su telle chose, tu n'aurais pas fait vœu », et il se trouve que le vœu est déraciné depuis son origine. Et comment est l'ouverture ? Par exemple, s'il a fait vœu sur une chose et qu'on le presse beaucoup de demander l'annulation à son sujet, on lui dit : « Si tu avais su qu'on te presserait autant et que tu ne pourrais pas les éconduire, tu n'aurais pas fait vœu », et il répond : « C'est vrai » [Haga (Rema) : et certains disent qu'on lui demande encore s'il regrette (Mordekhaï, chapitre Chevouot Chetayim)]. Et même une ouverture tirée du vœu lui-même est une ouverture ; par exemple, s'il a interdit par vœu à untel de profiter de ses biens s'il faisait telle chose, et que celui-ci a transgressé et l'a faite, on lui ouvre en disant : « Si tu avais su qu'il transgresserait tes paroles, tu n'aurais pas fait vœu », et il répond : « C'est vrai ». Et il y a un avis qui exige les deux : une ouverture et aussi le regret. Haga (Rema) : On a l'usage d'être rigoureux et de faire du regret une ouverture : après qu'il a dit qu'il regrette depuis l'origine, on lui dit : « Si tu avais su que tu regretterais, aurais-tu fait vœu ? », il répond : « Non », et alors on le lui annule.
séif 7
- החרם [*בזמן שהיה מותר מדין המלכות וכן בכל הסימן] אינו צריך לא פתח ולא חרטה:Le 'hérem (interdit communautaire prononcé sous peine d'excommunication) [à l'époque où cela était permis par la loi du royaume ; et de même dans tout le siman] ne nécessite ni ouverture ni regret.
séif 8
- פותחין לו לאדם בכבוד עצמו כגון שנדר לגרש את אשתו פותחין לו אילו ידעת שלמחר יהיו אומרים מה ראה פלוני לגרש את אשתו אלא שמצא עליה שם רע ונמצאת פוגם בניך או שיאמרו לו אילו ידעת שאתה צריך לפרוע לה כתובתה לא היית נודר והוא אומר כן:On ouvre à une personne par son propre honneur ; par exemple, s'il a fait vœu de divorcer de sa femme, on lui ouvre : « Si tu avais su que demain on dirait : “Qu'a vu untel pour divorcer de sa femme, sinon qu'il a découvert à son sujet une mauvaise réputation ?”, et que tu porterais ainsi atteinte à tes enfants… », ou on lui dit : « Si tu avais su que tu devrais lui payer sa ketouba (somme due à la femme selon son contrat de mariage), tu n'aurais pas fait vœu », et il répond : « C'est vrai ».
séif 9
- נדר שלא להשאיל כליו לחבירו או שלא לשאול בשלומו פותחין לו אילו ידעת שאתה עובר על לא תקום או על לא תשנא אחיך בלבבך לא היית נודר אבל אין פותחין בכבוד המקום לומר אלו היית יודע שהיית מיקל בכבוד המקום שהנדר הוא כאילו נודר בחיי המלך או שיאמר לו אילו היית יודע שהנודר רע בעיני המקום שאין אדם חצוף לומר שלא היה נמנע בשביל כך והוא אומר שהיה נמנע אפילו אם אינו אמת ונמצא שאין הנדר נעקר מעיקרו ומטעם זה אין פותחין בההיא דאילו ידעת דפותחין פנקסך וממשמשין בעובדך ולא בההיא דכל הנודר ראוי לדקרו בחרב ולא בההיא דכל המקיימו כאילו הקריב עליו קרבן:S'il a fait vœu de ne pas prêter ses ustensiles à son prochain, ou de ne pas le saluer, on lui ouvre : « Si tu avais su que tu transgresses l'interdit « Tu ne te vengeras pas » ou « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur » (Lévitique 19, 18 et 17), tu n'aurais pas fait vœu. » Mais on n'ouvre pas par l'honneur de D.ieu, en disant : « Si tu avais su que tu faisais peu de cas de l'honneur de D.ieu, car faire un vœu, c'est comme faire vœu par la vie du Roi »…, ou en lui disant : « Si tu avais su que celui qui fait un vœu est mal vu aux yeux de D.ieu »… ; car personne n'est assez effronté pour dire qu'il ne se serait pas abstenu pour cela, et il dira qu'il se serait abstenu même si ce n'est pas vrai, de sorte que le vœu ne se trouve pas déraciné depuis son origine. Pour cette raison, on n'ouvre pas par l'enseignement : « Si tu avais su qu'on ouvre ton registre et qu'on examine tes actes » (au moment où l'on fait un vœu), ni par celui-ci : « Quiconque fait un vœu mérite d'être transpercé par l'épée », ni par celui-ci : « Quiconque l'accomplit (le vœu) est comme s'il avait offert sur lui un sacrifice » (sur un autel privé, à l'époque où c'est interdit).
séif 10
- אין פותחין בכבוד אביו ואמו לומר אילו ידעת שיאמרו לאביך ולאמך ראו גידולים שגידלתם כמה בניכם קל בנדרים ונמצאת מזלזל בכבוד אביך ואמך מהאי טעמא שאינו חצוף לומר שלא היה נמנע בשביל כך ומהאי טעמא אין פותחין לו בכבוד רבו אבל פותחין לו בדברים שבינו לאביו ואמו כגון אם הדירן מנכסיו שפותחין לו אילו ידעת שאתה חייב במזונותיהם לא היית נודר:On n'ouvre pas par l'honneur de son père et de sa mère, en disant : « Si tu avais su qu'on dirait à ton père et à ta mère : “Voyez l'enfant que vous avez élevé : combien votre fils est léger en matière de vœux !”, et que tu porterais ainsi atteinte à l'honneur de ton père et de ta mère… », pour la même raison : car il n'est pas effronté au point de dire qu'il ne se serait pas abstenu pour cela. Et pour la même raison, on ne lui ouvre pas par l'honneur de son maître. Mais on lui ouvre par les choses qui sont entre lui et son père et sa mère ; par exemple, s'il leur a interdit par vœu de profiter de ses biens, on lui ouvre : « Si tu avais su que tu es tenu de pourvoir à leur subsistance, tu n'aurais pas fait vœu. »
séif 11
- אין פותחין אלא בדבר ההוה ורגיל דשכיח טובא אבל אין פותחין במלתא דלא שכיח טובא כגון אם אמר קונם שאני נהנה לפלוני או שאני נכנס לבית פלוני ונעשה אותו פלוני תלמיד חכם שהכל צריכין לו או אותו בית נעשה בית הכנסת אין פותחין לו לומר אלו ידעת שיעשה פלוני תלמיד חכם או אותו בית נעשה בה"כ לא היית נודר לפי שע"י פתח נעקר הנדר מעיקרו ופתח כזה אינו עוקרו שאף אם היה מעלה אותו על לבו לא היה נמנע בשבילו מלידור כיון דלא שכיחא טובא: הגה וכן מיתה לא שכיחא אבל עניות שכיח (ב"י בשם הגמרא פרק ר"א והגהות מיימוני פרק ו') (וכן הריון אשה שכיח ולא מקרי נולד) (הגהות מיימוני פ"ו):On n'ouvre que par une chose courante et habituelle, qui arrive fréquemment ; mais on n'ouvre pas par une chose qui n'arrive pas fréquemment. Par exemple, s'il a dit : « Konam (formule de vœu) si je profite d'untel » ou « si j'entre dans la maison d'untel », et qu'untel est devenu un talmid 'hakham (érudit en Torah) dont tous ont besoin, ou que cette maison est devenue une synagogue, on ne lui ouvre pas en disant : « Si tu avais su qu'untel deviendrait un talmid 'hakham, ou que cette maison deviendrait une synagogue, tu n'aurais pas fait vœu » ; car par l'ouverture le vœu est déraciné depuis son origine, et une telle ouverture ne le déracine pas, puisque même s'il y avait pensé, il ne se serait pas abstenu pour cela de faire vœu, étant donné que cela n'arrive pas fréquemment. Haga (Rema) : De même, la mort n'est pas fréquente, mais la pauvreté est fréquente (Beit Yossef au nom de la Guemara, chapitre Rabbi Eliézer, et Hagahot Maïmoniyot, chapitre 6). Et de même, la grossesse d'une femme est fréquente et ne s'appelle pas un fait nouveau (nolad) (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 6).
séif 12
- אע"פ שאין פותחין בנולד פותחין בתנאי נולד כגון מי שנדר בנזיר קודם שחרב הבית וחרב אין פותחין לו לומר אלו ידעת שיחרב הבית כלום היית נודר אבל פותחין לומר אלו בא אדם בשעת הנדר והיה משקר ואומר שבאותה שעה חרב הבית כלום היית נודר וכן כל כיוצא בזה: הגה הא שאין פותחין בנולד היינו לעשות מן הנולד פתח כדי שיתחרט דודאי אינו מתחרט רק מן הנולד ואילך אבל אם מתחרט מעיקרו אע"פ שעושה מכח הנולד מיקרי חרטה ומתירין לו (מדברי רא"ם שהביא המרדכי פ' שבועות שתים וכן משמע בסמ"ג ובהגהות מיימוני פרק ו'):Bien qu'on n'ouvre pas par un fait nouveau (nolad, survenu après le vœu), on ouvre par une condition portant sur un fait nouveau. Par exemple, celui qui a fait vœu de naziréat avant que le Temple ne soit détruit, et le Temple a été détruit : on ne lui ouvre pas en disant : « Si tu avais su que le Temple serait détruit, aurais-tu fait vœu ? » ; mais on lui ouvre en disant : « Si quelqu'un était venu au moment du vœu, mentant et disant qu'à cette heure le Temple avait été détruit, aurais-tu fait vœu ? » ; et de même dans tous les cas semblables. Haga (Rema) : Le fait qu'on n'ouvre pas par un fait nouveau signifie : faire du fait nouveau une ouverture pour qu'il regrette, car assurément il ne regrette qu'à partir du fait nouveau. Mais s'il regrette depuis l'origine, bien qu'il le fasse en raison du fait nouveau, cela s'appelle un regret, et on le lui annule (d'après les propos du Réem rapportés par le Mordekhaï, chapitre Chevouot Chetayim ; et c'est aussi ce qui ressort du Smag et des Hagahot Maïmoniyot, chapitre 6).
séif 13
- קודם שיתירו לו צריך שיפרט להם הנדר והסיבה שבשבילה נדר ואם לא פרט אין התרתן התרה ומיהו כשיפרוט לאחד מהמתירין סגי:Avant qu'on ne le lui annule, il faut qu'il leur détaille le vœu et la raison pour laquelle il a fait vœu ; et s'il ne l'a pas détaillé, leur annulation n'est pas une annulation. Toutefois, s'il le détaille à l'un de ceux qui annulent, cela suffit.
séif 14
- אין מתירין נדר של דבר איסור אפי' אינו אלא איסור דרבנן כגון לשחוק ואם התירו נדר של שחוק יש מתירין ויש אוסרין: הגה ואם יש מכשול בנדר זה כגון שיש לחוש שיעבור בלא התרה מתירין לו לכתחלה (הגהות מרדכי דשבועות בשם ר"ת והג"ה בסמ"ג) וכן מי שנדר שלא לשחוק ונשתטה לפעמים וכששוחק ירווח לו מתירין לו (תשובת הרמב"ן סי' רפ"א) ועיין לעיל סוף סימן רי"ז הנודר שלא לשחוק מהו בכללו:On n'annule pas un vœu portant sur une chose interdite, même s'il ne s'agit que d'un interdit rabbinique, par exemple un vœu de ne pas jouer (aux jeux de hasard). Et si on a annulé un vœu concernant le jeu, certains tiennent l'annulation pour valable et permettent, et certains interdisent. Haga (Rema) : Et s'il y a un risque de faute (mikhchol) dans ce vœu, par exemple s'il est à craindre qu'il ne transgresse sans annulation, on le lui annule lekhat'hila (Hagahot Mordekhaï sur Chevouot au nom de Rabbénou Tam, et glose sur le Smag). De même, celui qui a fait vœu de ne pas jouer, et qui est parfois pris de démence, et qui se trouve soulagé lorsqu'il joue, on le lui annule (réponse du Ramban, siman 281). Et voir plus haut, à la fin du siman 217, ce qui est inclus dans le vœu de celui qui fait vœu de ne pas jouer.
séif 15
- צריך הנודר לבא לפני המתירין כשיתירו לו ואינו עושה שליח לשאול על נדרו (ומתירין ע"י תורגמן) (ר"ן פ"ק דנדרים וב"י בשם הירושלמי וריב"ש סי' ש"ע):Celui qui a fait vœu doit venir devant ceux qui annulent lorsqu'ils le lui annulent, et il ne désigne pas de mandataire pour demander l'annulation de son vœu [Haga (Rema) : et on annule par l'intermédiaire d'un interprète (Ran, premier chapitre de Nedarim ; Beit Yossef au nom du Yerouchalmi ; et Rivach, siman 370)].
séif 16
- אין מתירין הנדר עד שיחול כיצד הרי שנשבע שלא יאכל בשר ל' יום מראש חדש אייר וניחם אינו נשאל עד שיכנס אייר ואפילו במקום שיש לחוש למכשול הנודר אין מתירין לו עד שיחול (וכ"ש נודר על תנאי שאין מתירין לו עד שיחול) (תא"ו ני"ד) והוא הדין למנדה עצמו על תנאי שאין מתירין לו עד שיחול הנידוי אבל בהפרת הבעל וכן בהתרת חרמי ציבור אינו צריך שיחול הנדר (תשובת רשב"א וריב"ש ועיין לקמן סי' רל"ד סכ"ח):On n'annule pas le vœu avant qu'il ne prenne effet. Comment ? Si quelqu'un a juré de ne pas manger de viande pendant trente jours à partir de Roch 'Hodech Iyar, et qu'il l'a regretté, il ne demande pas l'annulation avant qu'Iyar ne commence. Et même là où il y a lieu de craindre une faute de celui qui a fait vœu, on ne le lui annule pas avant qu'il ne prenne effet [Haga (Rema) : et à plus forte raison celui qui fait un vœu conditionnel : on ne le lui annule pas avant qu'il ne prenne effet (Rabbénou Yerou'ham, Toledot Adam veHava, netiv 14)]. Il en est de même pour celui qui s'excommunie lui-même sous condition : on ne le lui annule pas avant que l'excommunication (nidouï) ne prenne effet. Mais pour l'annulation par le mari (hafara) et de même pour l'annulation des 'haramim de la communauté, il n'est pas nécessaire que le vœu ait pris effet [Haga (Rema) : (réponse du Rachba et Rivach ; et voir plus loin, siman 234, séif 28)].
séif 17
- מי שנשבע או נדר שאם לא יפרענו חמיו קודם הפסח שלא יהיה חג העצרת בעיר והגיע פסח ולא פרעו ונתחרט אין מתירין לו נדרו עד העצרת ונראה לי שטוב שיתירו לו פעמים אחת אחר הפסח ואחת אחר העצרת:Celui qui a juré ou fait vœu que, si son beau-père ne le payait pas avant Pessa'h, il ne passerait pas la fête de Chavouot ('Atséret) dans la ville, et Pessa'h est arrivé sans que celui-ci l'ait payé, et il l'a regretté : on ne lui annule pas son vœu avant Chavouot. Et il me semble qu'il est bien qu'on le lui annule deux fois : une fois après Pessa'h et une fois après Chavouot.
séif 18
- מי שנשבע או נדר לעשות דבר פלוני תוך שנה מעתה חלה עליו השבועה ויכולים להתיר לו מיד:Celui qui a juré ou fait vœu de faire telle chose dans un délai d'un an à partir de maintenant : le serment prend effet sur lui dès à présent, et on peut le lui annuler immédiatement.
séif 19
- נדר על דעת חבירו אין מתירין לו אלא אם כן הודיעו לאותו שנדר על דעתו (וי"א דאפילו הודיעו אין מתירין אלא מדעתו ורצונו) (מהרי"ק שורש כ"ב וטור ורא"ש) (וכן עיקר) ודוקא שנדר על דעתו בשביל שום טובה שעשה לו (בשביל השבועה) (ב"י בשם הריב"ש סי' קפ"ו וש"ע) כמו משה שנדר על דעת יתרו בשביל שהשיא לו בתו (והשבועה היתה לתועלת יתרו) (ריב"ש סי' תס"א) אבל אם מעצמו נדר ע"ד חבירו יכולים להתיר לו בלא דעתו: הגה וי"א שצריך שיודיע לו שהתיר לו כדי שלא יחשוד אותו שעבר על נדרו (מרדכי פ' שבועות שתים בשם הירושלמי ומהרי"ק שורש נ"ב וע"פ) ואם כבר מת שא"א להודיעו מתירין לו כך דשוב ליכא חשדא (תשובת רמב"ן סי' ר"ן) : ואפילו נדר על דעתו בשביל טובה שעשה לו אם בדיעבד התירו לו בלא דעתו הויא התרה והוא שפרט הנדר וידע החכם שלתועלת חבירו נעשה ומיד הבית דין שנזקק לכך ראוי ליסרו ולהוכיחו ויש אומרים דלא הוי התרה: הגה מאחר שעשה לו טובה ונשבע לו משום זה אבל אם נשבע לחבירו לעשות לו איזה דבר ולא עשה כן משום טובה שעשה לו אע"פ שאין מתירין לו לכתחלה בלא דעתו מ"מ אם התירו לו בדיעבד הוי התרה (כן משמע במהרי"ק שורש נ"ב בחלוקה ב') : ואם נשבע לחבירו שלא יזוז מעיר פלוני ועבר ויצא מתירין לו אפילו שלא מדעתו כיון שאין הנאה שוב למשביע בדבר וי"א שאין חילוק בין עשה לו טובה ללא עשה לו טובה לעולם אין מתירין לו אלא בידיעתו: הגה ואם מת אותו שנדר על דעתו יכול להתיר כך מיהו אם השבועה היתה לתועלת חברו כגון שנשבע לתת לו איזה דבר או שלא לעסוק בסחורה בלתי רשותו והיה לתועלת חבירו באי כחו ויורשיו הם במקומו (תשובת הרמב"ן סי' רמ"ט) כל מקום שהנשבע קבל טובה מן המשביע אע"ג שהמשביע קבל יותר טובה ממנו אפי' הכי מקרי הטבה שהרי יתרו קבל יותר טובה ממשה שנשא בתו ואפי' הכי מקרי הטבה (ריב"ש סי' ש"ע) י"א דלצורך מצוה מתירין נדר שנשבע על דעת חבירו אפי' בלא דעת חבירו (ב"י בשם התוס') איש ואשה שקבלו חרם או שנשבעו זה לזה לישא זה את זה אין מתירין לאחד בלא דעת חבירו דזה מקרי הטבה שכל אחד רוצה לישא חבירו ונשבעו משום כך זה לזה (הגהות מרדכי דשבועות ומהרי"ק שורש נ"ב ומהר"מ פדוא"ה סי' ע') אבל אם האשה אומרת ששונאה אותו ונתנה אמתלא טובה לדבריה מתירין לה שלא מדעתו דאפילו אם כבר נשאה האומרת מאיס עלי חייב להוציא (ב"י בשם מהר"י ויי"ל סי' קל"ז קפ"ו) וע"ל סי' רל"ט מי שנשבע שלא לישא אשה על אשתו:Celui qui a fait un vœu en dépendance de l'avis de son prochain (al da'at 'havéro), on ne le lui annule que s'il en a informé celui en dépendance duquel il a fait vœu [Haga (Rema) : et certains disent que même s'il l'en a informé, on n'annule qu'avec son accord et sa volonté (Maharik, chorech 22 ; Tour et Roch) (et c'est l'essentiel)]. Et cela seulement s'il a fait vœu en dépendance de son avis en raison d'un bienfait qu'il lui a fait [Haga (Rema) : en échange du serment (Beit Yossef au nom du Rivach, simanim 186 et 370)], comme Moché qui fit vœu en dépendance de l'avis d'Yitro parce que celui-ci lui avait donné sa fille en mariage [Haga (Rema) : et le serment était au profit d'Yitro (Rivach, siman 461)] ; mais s'il a fait vœu de lui-même en dépendance de l'avis de son prochain, on peut le lui annuler sans son accord. Haga (Rema) : Et certains disent qu'il doit l'informer qu'on le lui a annulé, afin qu'il ne le soupçonne pas d'avoir transgressé son vœu (Mordekhaï, chapitre Chevouot Chetayim, au nom du Yerouchalmi ; Maharik, chorech 52, et d'autres décisionnaires). Et s'il est déjà mort, de sorte qu'il est impossible de l'informer, on le lui annule ainsi, car il n'y a plus de soupçon (réponse du Ramban, siman 250). Et même s'il a fait vœu en dépendance de son avis en raison d'un bienfait qu'il lui a fait, si bediavad (a posteriori) on le lui a annulé sans son accord, l'annulation est valable, à condition qu'il ait détaillé le vœu et que le sage ait su qu'il avait été fait au profit de son prochain ; et le tribunal qui s'est prêté à cela mérite d'être châtié et réprimandé. Et certains disent que l'annulation n'est pas valable. Haga (Rema) : Cela, lorsqu'il lui a fait un bienfait et qu'il lui a juré pour cette raison ; mais s'il a juré à son prochain de lui faire quelque chose, et qu'il ne l'a pas fait en raison d'un bienfait que celui-ci lui a fait, bien qu'on ne le lui annule pas lekhat'hila sans son accord, néanmoins, si on le lui a annulé bediavad, l'annulation est valable (c'est ce qui ressort du Maharik, chorech 52, deuxième partie). Et s'il a juré à son prochain de ne pas bouger de telle ville, et qu'il a transgressé et en est sorti, on le lui annule même sans son accord, puisque celui qui l'a fait jurer n'a plus d'intérêt dans la chose. Et certains disent qu'il n'y a pas de différence entre le cas où il lui a fait un bienfait et celui où il ne lui en a pas fait : on ne le lui annule jamais qu'à sa connaissance. Haga (Rema) : Et si celui en dépendance duquel il a fait vœu est mort, on peut l'annuler ainsi. Toutefois, si le serment était au profit de son prochain, par exemple s'il a juré de lui donner quelque chose, ou de ne pas faire de commerce sans sa permission, et que c'était au profit de son prochain, ses ayants droit et ses héritiers sont à sa place (réponse du Ramban, siman 249). Dans tout cas où celui qui jure a reçu un bienfait de celui qui le fait jurer, même si celui qui le fait jurer a reçu de lui un plus grand bienfait, cela s'appelle néanmoins un bienfait ; car Yitro a reçu un plus grand bienfait de Moché, qui épousa sa fille, et cela s'appelle néanmoins un bienfait (Rivach, siman 370). Certains disent que pour les besoins d'une mitsva, on annule un vœu juré en dépendance de l'avis de son prochain, même sans l'accord de son prochain (Beit Yossef au nom des Tossefot). Un homme et une femme qui ont accepté un 'hérem, ou qui se sont juré l'un à l'autre de s'épouser : on n'annule pas pour l'un sans l'accord de l'autre, car cela s'appelle un bienfait, puisque chacun veut épouser l'autre et que c'est pour cela qu'ils se sont juré l'un à l'autre (Hagahot Mordekhaï sur Chevouot ; Maharik, chorech 52 ; et Maharam de Padoue, siman 70). Mais si la femme dit qu'elle le hait et qu'elle a donné un motif valable (amatla) à ses paroles, on le lui annule sans l'accord de l'homme, car même s'il l'avait déjà épousée, celle qui dit « Il me répugne », il est tenu de la renvoyer (Beit Yossef au nom du Mahari Weil, simanim 137 et 186). Et voir plus loin, siman 239, le cas de celui qui a juré de ne pas épouser une autre femme en plus de la sienne.
séif 20
- נדר שעל דעת רבים אין לו התרה בלא דעתם: הגה ויש מחמירין דאפילו עם דעתם אין להתיר לדבר הרשות (ב"י בשם תשובת הרמב"ן והרשב"א וסמ"ג וריב"ש) וכן נכון להחמיר לכתחלה אלא אם כן יש מצוה בהתרתו: הגה מי שנשבע שלא יכנס חבירו לביתו ויש בית הכנסת בביתו מקרי דבר מצוה ומתירין לו שיבא חבירו להתפלל ברבים (סמ"ג והגהות מיימוני והביאו מהרי"ק שורש כ"ב ותשובת ר"י וכן לעשות שלום בין איש לאשתו (תשובת מיי') או משום צרכי רבים מקרי דבר מצוה להתיר בשבילם נדר שהודר על דעת רבים (ריב"ש סי' תס"א) וכן לצורך פרנסתו (רשב"ץ) ודוקא אם אי אפשר לקיים המצוה בלא התרת הנדר (שם במהרי"ק) ואם אותן הרבים אומרים שלא להתיר לו אפי' לצורך מצוה אין מתירין לו (ב"י בשם ריב"ש ומהר"מ פדוא"ה סי' ס"ב) מי שנשבע שלא ליהנות מאביו ומתחרט מקרי דבר מצוה ומתירין לו (ב"י בשם תשובת רשב"א) ואין נקראים רבים בפחות מג' וכגון שיפרוט אותם על דעת פלוני ופלוני ופלוני אבל אם אמר סתם ע"ד רבים יש לו התרה ויש אומרים שאם נדר בפני ג' אפי' לא פרט אותם אלא אמר סתם על דעת רבים אין לו התרה דמסתמא על דעת רבים אותם שעומדים לפניו קאמר: הגה והוא הדין אם נשבע סתם וידענו על מי נתכוון כגון שנשבע על דעת הקהל או שאמר שנשבע על דעת ג' רבני העיר ואין שם אלא שלשה רבנים שבודאי לאלו נתכוון מקרי על דעת רבים (ב"י בשם ריב"ש) י"א ד' שנשבעו יחד מעשות דבר אחד מקרי על דעת רבים דכל א' נשבע לג' חביריו ועל דעתן נשבע (מהרי"ק שורש קס"ב) ועיין למטה סעיף ל' יש אומרים דנדר על דעת רבים שהתירו בדיעבד הותר (שם שורש נ"ב בשם הר"ר אביגדור) ואין לסמוך על זה כי אם בשעת הדחק ויש צורך בדבר (ב"י בשם תשובת הרשב"א) אם נשבע על דעת רבים בדבר שיש בו נדנוד עבירה מותר להתיר לו בלא דעתם כי אין דעת רבים מסכמת בדבר שיש בו עבירה (ב"י בשם תשובת הר"ן סי' מ"ב) מי שנשבע שלא לעשות דבר פלוני כי אם ברשות שלשה אנשים נקובים בשמותם לא מקרי על דעת רבים דאדרבה אלו הרבים דנקט להקל עליו לעשות ברשותם בלא התרה וכן כל כיוצא בזה (גם זה בב"י ריש דף רע"ג בשם הר"ן סי' י"ז):Un vœu fait avec l'accord de la collectivité (al da'at rabbim) n'a pas d'annulation sans leur accord. Haga (Rema) : Et certains sont rigoureux et disent que même avec leur accord, on ne doit pas l'annuler pour une chose facultative (Beit Yossef au nom d'une réponse du Ramban, du Rachba, du Smag et du Rivach), et il convient d'être rigoureux lekhat'hila (a priori) — à moins qu'il n'y ait une mitsva à l'annuler. Haga (Rema) : Celui qui a juré que son prochain n'entrerait pas dans sa maison, et qu'il y a une synagogue dans sa maison, cela s'appelle une chose de mitsva, et on le lui annule pour que son prochain vienne prier en public (Smag et Hagahot Maïmoniyot, rapportés par le Maharik, chorech 22, et réponse du Ri). De même pour faire la paix entre un homme et sa femme (Techouvot Maïmoniyot), ou pour les besoins de la collectivité, cela s'appelle une chose de mitsva, permettant d'annuler à cause d'eux un vœu fait avec l'accord de la collectivité (Rivach, siman 461) ; et de même pour les besoins de sa subsistance (Rachbats). Et cela seulement s'il est impossible d'accomplir la mitsva sans annuler le vœu (ibid., dans le Maharik). Et si cette collectivité dit de ne pas le lui annuler, même pour les besoins d'une mitsva, on ne le lui annule pas (Beit Yossef au nom du Rivach, et Maharam de Padoue, siman 62). Celui qui a juré de ne pas profiter de son père et qui le regrette, cela s'appelle une chose de mitsva, et on le lui annule (Beit Yossef au nom d'une réponse du Rachba). Et on n'appelle « collectivité » pas moins de trois personnes, et à condition qu'il les détaille en disant : « avec l'accord d'untel, d'untel et d'untel » ; mais s'il a dit simplement « avec l'accord de la collectivité », il a une annulation. Et certains disent que s'il a fait vœu devant trois personnes, même s'il ne les a pas détaillées mais a dit simplement « avec l'accord de la collectivité », il n'a pas d'annulation, car vraisemblablement, en disant « avec l'accord de la collectivité », il visait ceux qui se tiennent devant lui. Haga (Rema) : Il en est de même s'il a juré de façon générale et que nous savons qui il visait, par exemple s'il a juré avec l'accord de la communauté, ou s'il a dit qu'il jurait avec l'accord des trois rabbins de la ville, et qu'il n'y a là que trois rabbins, de sorte qu'il visait assurément ceux-là : cela s'appelle « avec l'accord de la collectivité » (Beit Yossef au nom du Rivach). Certains disent que lorsque quatre personnes ont juré ensemble de s'abstenir d'une chose, cela s'appelle « avec l'accord de la collectivité », car chacun a juré à ses trois compagnons, et c'est avec leur accord qu'il a juré (Maharik, chorech 162) ; et voir plus bas, séif 30. Certains disent qu'un vœu fait avec l'accord de la collectivité qu'on a annulé bediavad (a posteriori) est annulé (ibid., chorech 52, au nom de Rabbi Avigdor), mais on ne doit s'appuyer sur cela qu'en cas de nécessité pressante et lorsqu'il y a un besoin réel (Beit Yossef au nom d'une réponse du Rachba). S'il a juré avec l'accord de la collectivité sur une chose qui comporte un soupçon de transgression, il est permis de le lui annuler sans leur accord, car l'avis de la collectivité ne consent pas à une chose qui comporte une transgression (Beit Yossef au nom d'une réponse du Ran, siman 42). Celui qui a juré de ne pas faire telle chose sinon avec la permission de trois personnes désignées par leur nom, cela ne s'appelle pas « avec l'accord de la collectivité » ; au contraire, cette collectivité qu'il a mentionnée est là pour lui faciliter les choses, afin qu'il agisse avec leur permission sans annulation ; et de même dans tous les cas semblables (cela aussi dans le Beit Yossef, au début de la page 273, au nom du Ran, siman 17).
séif 21
- נדר שנדר מעצמו על דעת אחד או על דעת שנים יש לו התרה אפי' בלא דעתם: הגה מיהו אם נשבע או נדר ע"ד המקום דינו כנדר שעל דעת רבים (ר"ן פ' שבועות שתים וריב"ש סי' תל"ו בשם הרמב"ן והרשב"א) ויש מקילין אם נשבע לדבר הרשות (שם בהר"ן בשם י"א):Un vœu qu'il a fait de lui-même avec l'accord d'une ou de deux personnes a une annulation, même sans leur accord. Haga (Rema) : Toutefois, s'il a juré ou fait vœu avec l'accord de D.ieu (al da'at HaMakom), sa loi est comme celle d'un vœu fait avec l'accord de la collectivité (Ran, chapitre Chevouot Chetayim ; Rivach, siman 436, au nom du Ramban et du Rachba). Et certains sont indulgents s'il a juré pour une chose facultative (ibid., dans le Ran, au nom de certains).
séif 22
- נדר שהודר ברבים יש לו התרה מאחר שלא אמר על דעתם:Un vœu fait en public a une annulation, puisqu'il n'a pas dit « avec leur accord ».
séif 23
- בעל מפר נדר שנדרה אשתו על דעת רבים ואפילו לדבר הרשות:Le mari annule (méfer) un vœu que sa femme a fait avec l'accord de la collectivité, même pour une chose facultative.
séif 24
- [*עניני קהל וחרם בטלין כעת מדינא דמלכותא] נדרים וחרמים שמטילין הקהל לא מקרי על דעת רבים אעפ"י שאמרו על דעת המקום (וע"ד הקהל) (תוס' וע"פ) ויש להם התרה בלא פתח וחרטה ואין צריך לא יחיד ולא ג' הדיוטות שאינו אלא כעין גזירה ונידוי על כל מי שיעבור על גזירתם הלכך נודרין ומתירין הם בעצמם (אפי' הזכירו שבועה עם החרם) (תשובת הרא"ש) ואם התנו בפירוש שלא יוכלו להתירו או שאמרו על דעת הקהלות הרחוקות וכן אם הוסיפו בחרם על מנהגם הראשון כגון התרעות או נאדות נפוחים או כיבוי נרות וכיוצא באלו גליא דעתייהו דלהחמיר באו ואינו ניתר כשאר חרמות אלא על ידי שאלה ואם הוחרם או הודר על דעת רבים אין לו התרה: הגה וי"א דאפי' התנו בפירוש שלא יהא לו התרה אפ"ה יכולין לחזור ולהתירו ואם החרימו שלא להתירו מתירין חרם האחרון תחלה ואח"כ מתירין חרם הראשון (תשובת הרא"ש כלל ה' סי' ז') וע"ל סי' רכ"ט:[Les affaires de communauté et de 'hérem sont actuellement abolies selon la loi du royaume.] Les vœux et les 'haramim (interdits sous peine d'excommunication) qu'impose la communauté ne s'appellent pas « avec l'accord de la collectivité », même s'ils ont dit « avec l'accord de D.ieu » [Haga (Rema) : et « avec l'accord de la communauté » (Tossefot, et d'autres décisionnaires)], et ils ont une annulation sans ouverture ni regret, et il ne faut ni un expert seul ni trois profanes, car ce n'est qu'une sorte de décret et d'excommunication sur quiconque transgresserait leur décret ; c'est pourquoi ils les vouent et les annulent eux-mêmes [Haga (Rema) : même s'ils ont mentionné un serment avec le 'hérem (réponse du Roch)]. Mais s'ils ont stipulé explicitement qu'ils ne pourraient pas l'annuler, ou s'ils ont dit « avec l'accord des communautés lointaines », et de même s'ils ont ajouté au 'hérem par rapport à leur usage initial, comme des sonneries (de chofar), des outres gonflées, l'extinction de bougies et autres choses semblables, ils ont révélé leur intention de vouloir être plus rigoureux, et ce 'hérem n'est pas annulé comme les autres 'haramim, sinon par une demande (cheéla, auprès d'un sage, comme pour un vœu). Et s'il a été prononcé en 'hérem ou en vœu avec l'accord de la collectivité, il n'a pas d'annulation. Haga (Rema) : Et certains disent que même s'ils ont stipulé explicitement qu'il n'aurait pas d'annulation, ils peuvent néanmoins revenir et l'annuler ; et s'ils ont prononcé un 'hérem interdisant de l'annuler, on annule d'abord le dernier 'hérem, et ensuite on annule le premier 'hérem (réponse du Roch, règle 5, siman 7). Et voir plus loin, siman 229.
séif 25
- אין נדרי צבור ניתרים אלא מכאן ולהבא אבל לא על מה שעבר:Les vœux de la communauté ne sont annulés que pour l'avenir, mais pas pour ce qui est passé.
séif 26
- אפי' לא בטלה הסבה שבשבילה תקנו והחרימו אם רצו להתיר מתירין ואפי' בתוך הזמן שקבעו להמשך התקנה ואפי' לא בא זמן הנדר ולא חל הנדר יכולים להתיר (ויכולין להתיר קצתו ולהניח קצתו) (ריב"ש סי' קנ"ה ורפ"ב):Même si la raison pour laquelle ils ont institué la règle et prononcé le 'hérem n'a pas disparu, s'ils veulent l'annuler, ils l'annulent, même pendant la période qu'ils avaient fixée pour la durée de l'ordonnance ; et même si le moment du vœu n'est pas venu et que le vœu n'a pas pris effet, ils peuvent l'annuler [Haga (Rema) : et ils peuvent en annuler une partie et en laisser une partie (Rivach, simanim 155 et 282)].
séif 27
- אם היתה ההסכמה גדר לרבים או סייג לתורה ולדבר מצוה אינם יכולים להתיר וכן בנדר של שחוק (שם וב"י בשם תשובת רשב"א):Si l'accord (haskama, ordonnance communautaire) était une barrière pour la collectivité, ou une haie pour la Torah et pour une chose de mitsva, ils ne peuvent pas l'annuler ; et de même pour un vœu concernant le jeu [Haga (Rema) : (ibid., et Beit Yossef au nom d'une réponse du Rachba)].
séif 28
- יש מי שאומר שאם קהל אחד עשו הסכמה בחרם למגדר מילתא והלכו קצתם לעיר אחרת לדור ואין דעתם לחזור אם הפרצה ההיא מצויה שם חייבין להתנהג בנדר שקבלו עליהם בעירם הראשונה ואם עברו הרי הם עבריינים: הגה ולכן מי שיצא ממקום שנוהג חרם רבינו גרשון שלא לישא ב' נשים למקום שמקילין אסור לו לישא ב' נשים (ב"י בשם תשובת הר"ן סימן נ"ג):Il y a un avis selon lequel, si une communauté a fait un accord sous 'hérem comme mesure préventive, et que certains d'entre eux sont partis habiter dans une autre ville sans intention de revenir : si ce relâchement (pirtsa, contre lequel l'accord était dirigé) se trouve là-bas, ils sont tenus de se conduire selon le vœu qu'ils ont accepté dans leur première ville, et s'ils l'ont transgressé, ils sont des transgresseurs. Haga (Rema) : C'est pourquoi celui qui est sorti d'un lieu où l'on observe le 'hérem de Rabbénou Guerchom interdisant d'épouser deux femmes, pour aller dans un lieu où l'on est indulgent, il lui est interdit d'épouser deux femmes (Beit Yossef au nom d'une réponse du Ran, siman 53).
séif 29
- צבור שהסכימו על ענין אחד ונשבעו כל איש מהם עליו ואח"כ רצו להתיר אין להם תקנה עד שיתחרטו כולם וימצאו פתח לשבועתם כשאר שבועות דעלמא ויתירו להם ג' אנשים שאינם מבני העיר ואם פתחם וחרטתם שוה אחת לכולם יכולים המתירים להתיר לכולם יחד ואם לאו מתירים לכל אחד כפי פתחו וחרטתו: הגה ועיין לעיל כתבתי דיש מי שאומר דכהאי גוונא מקרי נשבע על דעת רבים (מהרי"ק שורש קפ"ב) מיהו יש חולקים סבירי להו דכל אחד מהם יכול להתחרט ולשאול על נדרו אעפ"י שאין חביריו מתחרטין (ריב"ש סי' תס"ב):Une communauté qui s'est accordée sur une affaire, et dont chacun a juré à son sujet, et qui ensuite a voulu l'annuler, n'a pas de remède tant qu'ils ne regrettent pas tous et qu'on ne trouve pas une ouverture à leur serment, comme pour les autres serments ordinaires ; et trois personnes qui ne sont pas des habitants de la ville le leur annuleront. Et si leur ouverture et leur regret sont identiques pour tous, ceux qui annulent peuvent annuler pour tous ensemble ; sinon, ils annulent pour chacun selon son ouverture et son regret. Haga (Rema) : Et voir plus haut (séif 21) où j'ai écrit qu'il y a un avis selon lequel, dans un tel cas, cela s'appelle « jurer avec l'accord de la collectivité » (Maharik, chorech 182). Toutefois, certains divergent et estiment que chacun d'eux peut regretter et demander l'annulation de son vœu, même si ses compagnons ne le regrettent pas (Rivach, siman 462).
séif 30
- קהל שרוצים להתיר הסכמה בחרם ויש מוחים הולכים אחר הרוב שאם הרוב מסכימים להתיר מתירין מי שלא הסכים בהתרה לדידיה לא הותר (תשובת הרא"ש כלל ז' סימן ה') (ואם נתנו רשות לטובי העיר הם במקום כל הקהל) (שם כלל ה'):Une communauté qui veut annuler un accord pris sous 'hérem, et dont certains membres protestent : on suit la majorité ; si la majorité consent à annuler, on annule. Celui qui n'a pas consenti à l'annulation, pour lui le 'hérem n'est pas annulé (réponse du Roch, règle 7, siman 5) [Haga (Rema) : et s'ils ont donné pouvoir aux notables de la ville (touvé ha'ir), ceux-ci sont à la place de toute la communauté (ibid., règle 5)].
séif 31
- כיון שלא נהגו לנהוג עם העובר על הסכמת הקהל כדין מוחרם יש לנו לומר שעל דעת המנהג הזה הם מתקנים. (אם לא שהתנו בפירוש שינהגו בו דין מוחרם) (ב"י בשם הר"ן):Puisqu'on n'a pas l'usage de traiter celui qui transgresse l'accord de la communauté selon la loi d'un excommunié (mou'haram), nous devons dire que c'est en fonction de cet usage qu'ils légifèrent [Haga (Rema) : à moins qu'ils n'aient stipulé explicitement qu'on le traiterait selon la loi d'un excommunié (Beit Yossef au nom du Ran)].
séif 32
- הנשבע שלא ליכנס בתקנת הקהל הוי שבועת שוא ועל כרחו חל עליו תקנת הקהל ואם אינו נוהג כמותם נכשל בחרם תקנתם: הגה ואפי' נשבע על איזה דבר שלא לגלותו ואחר כך נתנו עליו חרם חייב להגיד (מהרי"ק שורש ק"י) ולא יוכל שום אדם לומר לא שמעתי החרם כי אף על פי שלא שמעו כלל אפילו הכי חל חרם הצבור על כל אדם (מרדכי ריש פ"ג דשבועות וב"י בשם הרמב"ן) וצבור שגזרו חרם על כל בני עירם כולם בכלל אפי' אותן שאין נותנין מסים (תשובת הרא"ש כלל ו' סי' כ"ט) ואסור לעבור על חומרי המקום כל זמן שהוא בתחום העיר (מרדכי פ' כל הבשר) וע"ל סי' של"ד מדין חרמי צבור:Celui qui jure de ne pas entrer dans l'ordonnance de la communauté, c'est un serment vain (chevouat chav), et malgré lui l'ordonnance de la communauté s'applique à lui ; et s'il ne se conduit pas comme eux, il trébuche dans le 'hérem de leur ordonnance. Haga (Rema) : Et même s'il a juré au sujet d'une chose de ne pas la révéler, et qu'ensuite on a prononcé à son sujet un 'hérem obligeant à la révéler, il est tenu de la dire (Maharik, chorech 110). Et personne ne peut dire : « Je n'ai pas entendu le 'hérem », car même s'il ne l'a pas entendu du tout, le 'hérem de la communauté s'applique néanmoins à tout le monde (Mordekhaï, début du chapitre 3 de Chevouot, et Beit Yossef au nom du Ramban). Et une communauté qui a prononcé un 'hérem sur tous les habitants de sa ville : tous y sont inclus, même ceux qui ne paient pas d'impôts (réponse du Roch, règle 6, siman 29). Et il est interdit de transgresser les rigueurs du lieu tant qu'on se trouve dans les limites de la ville (Mordekhaï, chapitre Kol HaBassar). Et voir plus loin, siman 334, au sujet de la loi des 'haramim de la communauté.
séif 33
- אם מקצת הקהל מוחה בהסכמה כיון שהם [מיעוט] אינו מועיל המחאתן:Si une partie de la communauté proteste contre l'accord, puisqu'ils sont une minorité, leur protestation est sans effet.
séif 34
- אי אפשר להשביע הנולדים אחר זמן אבל נידוי וחרם חל על דורות הבאים: הגה קהל שגזרו [*בזמן שהיה מותר מדין המלכות וכן בכל הסימן] חרם על איזה דבר וקודם שהתירו חרם הראשון גזרו ותקנו איזה דבר שהוא נגד חרם הראשון יש אומרים דאין החרם השני חל כלל (הרא"ש כלל ה') ויש מחמירין (שם כלל ו') ועיין לקמן סימן רל"ח סעיף ט"ז:Il est impossible de faire jurer ceux qui naîtront plus tard, mais l'excommunication (nidouï) et le 'hérem s'appliquent aux générations futures. Haga (Rema) : Une communauté qui a prononcé [à l'époque où cela était permis par la loi du royaume ; et de même dans tout le siman] un 'hérem sur une chose, et qui, avant d'avoir annulé le premier 'hérem, a décrété et institué une chose contraire au premier 'hérem : certains disent que le second 'hérem ne prend pas effet du tout (Roch, règle 5), et certains sont rigoureux (ibid., règle 6). Et voir plus loin, siman 238, séif 16.
séif 35
- מי שנדר לעלות לארץ ישראל יש לו התרה כשאר נדרים:Celui qui a fait vœu de monter en Terre d'Israël a une annulation comme les autres vœux.
séif 36
- הנשבע על דעת חבירו שלא לעשות דבר פלוני אף על פי שנתן לו חבירו רשות לעשותו צריך שיתירו לו ג' הדיוטות אלא אם כן אומר שדעתו היה כשנשבע שיוכל אותו פלוני להתירו (ריב"ש ורמב"ן סי' רפ"ח ור"ן פרק נערה המאורסה) (ועיין לקמן סי' רל"א):Celui qui jure, en dépendance de l'avis de son prochain, de ne pas faire telle chose, même si son prochain lui a donné la permission de la faire, il faut que trois profanes le lui annulent, à moins qu'il ne dise que son intention, lorsqu'il a juré, était que cet untel puisse le lui permettre (Rivach ; Ramban, siman 288 ; et Ran, chapitre Naara HaMeoressa) [Haga (Rema) : et voir plus loin, siman 231].
séif 37
- נשבע שלא לעשות דבר פלוני שלא ברשות פלוני כיון שנתן לו אותו פלוני רשות הותר ואינו צריך התרה:S'il a juré de ne pas faire telle chose sans la permission d'untel, dès que cet untel lui a donné la permission, cela est permis, et il n'a pas besoin d'annulation.
séif 38
- הנשבע לפרוע לחבירו לזמן פלוני יכול להתירו שלא על פי חכם שיאמר הריני כאילו התקבלתי אבל להאריכו ושיעמוד בחיובו לאו כל כמיניה אלא אם כן התנה שיוכל להאריכו. (וע"ל סוף סימן רל"ב):Celui qui jure de payer son prochain à telle date, celui-ci (le créancier) peut le lui annuler sans passer par un sage, en disant : « Me voici comme si j'avais reçu le paiement ». Mais pour prolonger le délai tout en le laissant dans son obligation, cela n'est pas en son pouvoir, à moins qu'il n'ait stipulé qu'il pourrait le prolonger [Haga (Rema) : et voir plus loin, à la fin du siman 232].
séif 39
- אב שהשביע את בנו שלא יוכל להלוות כי אם ברשות שמעון ולוי מותר להלוות ברשות אחד מהם. (וע"ל סי' רי"ז):Un père qui a fait jurer son fils de ne pouvoir prêter que sur l'autorisation de Chimon et de Lévi : il est permis au fils de prêter avec la permission de l'un d'eux [Haga (Rema) : et voir plus haut, siman 217].
séif 40
- הנשבע לפרוע לחבירו לזמן פלוני או להזמין בתו לנשואין לזמן פלוני עובר (לאחר זמן) בכל יום על שבועתו (הואיל והיה מחויב בלא שבועה) (ובסימן [זה] בב"י תמצא מבואר) אבל אם נשבע לעשות הדבר ביום פלוני (ולא היה מחוייב בדבר בלא שבועה זו) ועבר היום שוב אין חיוב שבועה עליו ולוקה על שעבר שבועתו ואינו חייב לעשות אותו דבר מכח שבועה ויש מי שחולק ואומר שעדיין הוא חייב לעשותו מכח השבועה (ועיין בחה"מ סי' ע"ג):Celui qui jure de payer son prochain à telle date, ou de donner sa fille en mariage à telle date, transgresse [Haga (Rema) : après la date] chaque jour son serment [Haga (Rema) : puisqu'il y était obligé même sans serment (et tu le trouveras expliqué dans le Beit Yossef sur ce siman)] ; mais s'il a juré de faire la chose tel jour [Haga (Rema) : et qu'il n'y était pas obligé sans ce serment] et que le jour est passé, il n'a plus d'obligation de serment ; il reçoit la flagellation pour avoir transgressé son serment, et il n'est pas tenu de faire cette chose en vertu du serment. Et il y a un avis qui diverge et dit qu'il est encore tenu de la faire en vertu du serment [Haga (Rema) : et voir dans le 'Hochen Michpat, siman 73].
séif 41
- נדר להתענות או לצדקה יש לו התרה על ידי פתח וחרטה והוא שלא באה הצדקה ליד גבאי ואם נתן מקצת יכול הוא להשאל על השאר:Celui qui a fait vœu de jeûner ou de donner à la charité a une annulation par une ouverture et un regret, à condition que l'argent de la charité ne soit pas parvenu entre les mains du trésorier (gabbaï) ; et s'il en a donné une partie, il peut demander l'annulation pour le reste.
séif 42
- נשבע לתת בתו לפלוני לאשה לזמן פלוני ובתוך הזמן קלקל המשודך (פי' המזדווגין עצמם יקראו משודכים מענין ומצאן מנוחה כי תרגום ותשקוט הארץ ושדיכת ארעא מעשיו פטור הלה משבועתו וה"ה אם המירה אחות המשודך: הגה וי"א דוקא אם נשאר בקלקולו או שבא לבית דין בעודו בקלקולו ואי אפשר להנשא לו כגון שהמיר דתו אבל אם חזר בתשובה ואח"כ בא הנשבע לבית דין צריך התרה לשבועתו אעפ"י שפטור מן הקנס ששיעבד עצמו אם יעבור מכל מקום צריך התרה לשבועתו (הגהות מרדכי דשבועות דלא כב"י ועיין בתשובת הרב סי' ק' שאלה י"ד) אבל אם בא לבית דין בעודו בקלקולו אפי' התרה לא צריך דהא אי אפשר שתנשא למומר ומאחר דהותר באותו הזמן הותר לעולם אף אם יחזור בו אחר כך וכן נראה לי עיקר (שם):S'il a juré de donner sa fille en mariage à untel à telle date, et que pendant ce délai le fiancé (hamechoudakh) [(explication : ceux qui s'unissent sont appelés mechoudakhim, au sens de « il trouva le repos », car la traduction araméenne de « et la terre se reposa » est ouchedikhat ar'a)] a perverti ses actes, l'autre est dispensé de son serment ; et il en est de même si la sœur du fiancé a apostasié. Haga (Rema) : Et certains disent : seulement s'il est resté dans sa perversion, ou si celui qui a juré est venu au tribunal alors que le fiancé était encore dans sa perversion et qu'il était impossible à sa fille de l'épouser, par exemple s'il avait renié sa religion ; mais s'il s'est repenti et qu'ensuite celui qui a juré est venu au tribunal, il faut une annulation pour son serment ; bien qu'il soit dispensé de l'amende à laquelle il s'est engagé s'il transgressait, il lui faut néanmoins une annulation pour son serment (Hagahot Mordekhaï sur Chevouot, contrairement au Beit Yossef ; et voir dans les réponses du Rav, siman 100, question 14). Mais s'il est venu au tribunal alors que le fiancé était encore dans sa perversion, il n'a même pas besoin d'annulation, car il est impossible qu'elle épouse un apostat, et puisqu'il a été délié à ce moment-là, il est délié pour toujours, même si le fiancé se repent ensuite. Et cela me semble l'essentiel (ibid.).
séif 43
- שנים שנדרו ללכת יחד לארץ ישראל תוך שתי שנים והאחד מתעכב חבירו פטור (ועיין לקמן סוף סימן רל"ו):Deux personnes qui ont fait vœu d'aller ensemble en Terre d'Israël dans les deux ans, et l'une tarde : son compagnon est dispensé [Haga (Rema) : et voir plus loin, à la fin du siman 236].
séif 44
- המנדה עצמו בעולם הבא אם יעשה כך יש מי שאומר שיש לו התרה ויש מי שאומר שאין לו התרה לכן יש ליזהר מלנדות עצמו בעולם הבא על שום דבר: הגה ואם כבר נדר כך אין להתירו אלא במקום מצוה כדין נדר שהודר על דעת רבים (מהר"ם מפדואה סי' י') וכן נדר שנדר בשעת צרה אין להתיר אלא לצורך מצוה או לצורך גדול כמו נדר על דעת רבים (ב"ז סימן רע"ז ותשובת מהרי"ל סי' רי"ג) ומיהו אם התירו בדיעבד מותר (ד"ע) כמו שנתבאר בנדר שעל דעת רבים:Celui qui s'excommunie lui-même quant au monde futur s'il fait telle chose : il y a un avis selon lequel il a une annulation, et il y a un avis selon lequel il n'a pas d'annulation. C'est pourquoi il faut se garder de s'excommunier quant au monde futur pour quoi que ce soit. Haga (Rema) : Et s'il a déjà fait un tel vœu, on ne doit l'annuler qu'en cas de mitsva, comme la loi d'un vœu fait avec l'accord de la collectivité (Maharam de Padoue, siman 10). De même, un vœu fait en temps de détresse, on ne doit l'annuler que pour les besoins d'une mitsva ou pour un grand besoin, comme un vœu fait avec l'accord de la collectivité (Binyamin Zeev, siman 277, et réponses du Maharil, siman 213). Toutefois, si on l'a annulé bediavad (a posteriori), il est permis (selon mon propre avis), comme il a été expliqué au sujet du vœu fait avec l'accord de la collectivité.
séif 45
- מתירים כמה נדרים לאיש אחד אפילו בהיתר אחד ולכמה אנשים בהיתר אחד והני מילי דלאיש אחד סגי בהיתר אחד בנדרים מחולפים אבל מי שנשבע על דבר אחד פעמים ושלש צריך התרה לכל אחד ואחד:On annule plusieurs vœux à un seul homme, même par une seule annulation, et à plusieurs personnes par une seule annulation. Mais cela — qu'une seule annulation suffise pour un seul homme — ne vaut que pour des vœux différents ; mais celui qui a juré sur une même chose deux ou trois fois a besoin d'une annulation pour chacun des serments.
séif 46
- אם צוה השר שלא יחרימו שום חרם כי אם בהסכמת ראובן ואם החרימו שיהא מבוטל ואח"כ החרימו הקהל שלא בהסכמת ראובן חל החרם: הגה ואם צריכין לעבור מכח גזירת השר אין איסור בדבר ומ"מ החרם בתקפו כשיעבור גזירת השר ויש להם להשתדל בכל מאמצי כחם ולבקש לבטל הציווי (ב"י בשם ריב"ש) (וע"ל סוף סימן של"ד):Si le gouverneur (sar) a ordonné qu'on ne prononce aucun 'hérem sinon avec l'accord de Réouven, et que s'ils en prononcent un, il soit nul, et qu'ensuite la communauté a prononcé un 'hérem sans l'accord de Réouven, le 'hérem prend effet. Haga (Rema) : Et s'ils doivent le transgresser en raison du décret du gouverneur, il n'y a pas d'interdit en cela ; néanmoins, le 'hérem reste en vigueur lorsque le décret du gouverneur sera passé, et ils doivent s'efforcer de toutes leurs forces de demander l'annulation de l'ordre (Beit Yossef au nom du Rivach) (et voir plus loin, à la fin du siman 334).
séif 47
- הנשבע לפרוע לחבירו מנה בר"ח אדר חייב לפרוע ביום ראש החודש הראשון:Celui qui jure de payer à son prochain un manè (cent zouz) à Roch 'Hodech Adar doit payer le premier jour de Roch 'Hodech.
séif 48
- קהל שהחרימו שיפרעו חובותיהם ויבנו בית הכנסת מהמעות שיגבו מהרבית שיחזירו להם העובדי כוכבים ועכשיו כשגבו הרבית מהעובדי כוכבים אין בו כדי לפרוע חובותיהם יתנו מחצה לזה ומחצה לזה:Une communauté qui a décrété sous 'hérem qu'on paierait ses dettes et qu'on construirait la synagogue avec l'argent qui serait perçu des intérêts que les idolâtres leur rendraient ; et maintenant qu'ils ont perçu les intérêts des idolâtres, il n'y a pas de quoi payer leurs dettes et construire : ils donneront la moitié à ceci et la moitié à cela.
séif 49
- לשון מסופק בהסכמה בחרם נידון כפי מה שיאמרו רוב הקהל שהיתה כוונתם בשעת החרם: הגה וכן בשאר דברים שהצבור מחולקים בו בענין תקנתם וחרם שלהם ואם התנו שכל לשון המסופק יהא נידון על פי פלוני לא יוכל לדון על פי אומד דעתו אלא כפי מה שנראה לו מלשון ההסכמה והתקנה (ב"י בשם הריב"ש בח"מ סימן ט"ו בשם תשו' רשב"א) קהל שגזרו חרמות שאין הצבור יכולין לעמוד בם אין צריכין לקיימם. (פסקי מהרא"י סי' רצ"ב):Une formulation douteuse dans un accord pris sous 'hérem est jugée selon ce que dira la majorité de la communauté quant à ce qu'était leur intention au moment du 'hérem. Haga (Rema) : Et de même pour les autres choses sur lesquelles la communauté est divisée concernant leur ordonnance et leur 'hérem. Et s'ils ont stipulé que toute formulation douteuse serait jugée selon untel, celui-ci ne pourra pas juger selon son estimation de leur intention, mais selon ce qui lui paraît ressortir de la formulation de l'accord et de l'ordonnance (Beit Yossef au nom du Rivach ; 'Hochen Michpat, siman 15, au nom d'une réponse du Rachba). Une communauté qui a prononcé des 'haramim que la collectivité ne peut pas supporter n'est pas tenue de les respecter (Pessakim du Maharaï, siman 292).
séif 50
- היתר שנעשה באונס אינו כלום:Une annulation faite sous la contrainte n'est rien.
séif 51