Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיני המקוה ומימיו. ובו ע"ה סעיפים:
אין האשה עולה מטומאתה ברחיצה במרחץ ואפילו עלו עליה כל מימות שבעולם עדיין היא בטומאתה וחייבים עליה כרת עד שתטבול כל גופה בבת אחת במי מקוה או מעיין שיש בהם מ' סאה ושיעורה אמה על אמה על רום שלש אמות במרובע באמה בת ששה טפחי' וחצי אצבע ואם הוא רחב יותר ואינו גבוה כל כך כשר אם יכולה להתכסות כל גופה בהן בבת אחת וצריך שיעלה בתשבורת מ"ד אלף וקי"ח אצבעות בגודל ועוד חצי אצבע (ד"ע בב"ה) וצריך שיהיה החריץ שבו המים גדול יותר משיעור זה כדי שכשתכנס הטובלת ויתפחו המים ישארו שם מ' סאה (תוס' פ' ערבי פסחים):Lois du mikvé (bain rituel) et de ses eaux. Ce siman comporte soixante-quinze séifim :
La femme ne sort pas de son impureté de nidda en se lavant dans un bain public ; et même si toutes les eaux du monde passaient sur elle, elle est encore dans son impureté, et on est passible de karèt (retranchement) pour une relation avec elle, jusqu'à ce qu'elle immerge tout son corps en une seule fois dans les eaux d'un mikvé ou d'une source qui contiennent quarante séa. Sa mesure est d'une coudée sur une coudée, sur une hauteur de trois coudées, au carré, avec une coudée de six téfa'him et un demi-doigt. Et s'il est plus large et moins haut, il est valable, si elle peut couvrir tout son corps dans ses eaux en une seule fois. Et il faut que le volume atteigne, en calcul cubique, quarante-quatre mille cent dix-huit doigts (cubes) en largeur de pouce, plus un demi-doigt (avis propre de l'auteur, dans le Bedek HaBayit). Et il faut que la fosse où se trouvent les eaux soit plus grande que cette mesure, afin que, lorsque celle qui s'immerge entre et que les eaux débordent, il reste là quarante séa (Tossafot, chapitre Arvé Pessa'him).séif 1
- מי מעיין מטהרין אף בזוחלין (פירוש זוחלין נמשכים והולכים ואינן מכונסים) מי גשמים אין מטהרין אלא באשבורן (פירוש מקום עמוק שמתכנסים בו המים ונקרא אשבורן) (אבל על ידי זחילה פסולין מן התורה (ב"י בשם מהרי"ק שורש קט"ו ות"ה סימן רכ"ד) אם הם לחוד בלא מעיין) היו הזוחלין מן המעיין מתערבי' עם הנוטפי' שהם מי גשמים הרי הכל כמעיין לכל דבר ואם רבו הנוטפים על הזוחלין וכן אם רבו מי גשמים על מי הנהר אינם מטהרים בזוחלין אלא באשבורן לפיכך צריך להקיף מפץ (פי' כעין מחצלת) וכיוצא בו באותו הנהר המעורב עד שיקוו המים ויטבול בהם: הגה וכן נכון להורות ולהחמיר (מהרי"ק ות"ה שם ושאר אחרוני' כתבו ויש להחמיר כשטת הר"ם ורא"ש וסייעתם) אבל יש מתירים לטבול בנהרות כל השנה אף בשעת הגשמים והפשרת שלגים ורבו הנוטפים על הזוחלין משום דעיקר גידול הנהר הוא ממקום מקורו (טור בשם ר"ת וב"י בשם רש"י וסה"ת וסמ"ג) וכן נהגו ברוב המקומות במקום שאין מקוה ואין למחות ביד הנוהגין להקל כי יש להם על מי שיסמוכו (מהרי"ק ובת"ה שם ומהרי"ו סימן ע' וב"ז סימן קנ"ד) מיהו יש ליזהר מלטבול בנהר המתהוה לגמרי ע"י גשמים וכשאין גשמים פוסק לגמרי אף על פי ששאר נהרות שופכים לתוכו בשעת הגשמים ומתהוה על ידן מ"מ הואיל ופוסק לגמרי בשעה שאין גשמים אסור לטבול בו דרך זחילתו עד שיקוו המים שבתוכו (שם במהרי"ק) אבל בנהר שאינו פוסק אע"פ שבשעת הגשמים מתרחב ומתפשט על כל גדותיו מותר לטבול בו בכל מקום (ב"י לדעת המרדכי והאשיר"י והתוספ') לפי סברת המקילין ולפי מה שנהגו:Les eaux de source purifient même lorsqu'elles sont zo'halin (explication : zo'halin signifie qu'elles s'écoulent et avancent, et ne sont pas rassemblées). Les eaux de pluie ne purifient que lorsqu'elles sont en achboren (explication : un endroit profond où les eaux se rassemblent, appelé achboren) (mais en s'écoulant, elles sont invalides de la Torah – Beit Yossef au nom du Maharik, racine 115, et Teroumat HaDéchen, siman 224 – si elles sont seules, sans source). Si les eaux courantes provenant de la source se mêlent aux eaux d'égouttement (notfim), qui sont des eaux de pluie, le tout est comme une source à tout point de vue. Mais si les eaux d'égouttement sont plus nombreuses que les eaux courantes, et de même si les eaux de pluie sont plus nombreuses que les eaux du fleuve, elles ne purifient pas en s'écoulant, mais seulement en achboren. C'est pourquoi il faut entourer d'une natte (explication : une sorte de tapis) ou d'une chose semblable une partie de ce fleuve mélangé, jusqu'à ce que les eaux s'y rassemblent, et l'on s'y immergera. Haga (Rema) : Et il est juste d'enseigner ainsi et d'être rigoureux (Maharik et Teroumat HaDéchen, ibid. ; et d'autres A'haronim ont écrit qu'il faut être rigoureux selon l'opinion du Ram, du Roch et de ceux qui les suivent). Mais certains permettent de s'immerger dans les fleuves toute l'année, même à la saison des pluies et de la fonte des neiges, lorsque les eaux d'égouttement sont plus nombreuses que les eaux courantes, car l'essentiel de la crue du fleuve vient du lieu de sa source (le Tour au nom de Rabbénou Tam ; le Beit Yossef au nom de Rachi, du Sefer HaTerouma et du Semag). Et tel est l'usage dans la plupart des endroits où il n'y a pas de mikvé, et il ne faut pas protester contre ceux qui ont l'usage d'être indulgents, car ils ont sur qui s'appuyer (Maharik et Teroumat HaDéchen, ibid. ; Mahari Weil, siman 70 ; Binyamin Zeev, siman 154). Toutefois, il faut se garder de s'immerger dans un fleuve formé entièrement par les pluies, et qui, lorsqu'il n'y a pas de pluie, cesse complètement ; même si d'autres fleuves s'y déversent à la saison des pluies et qu'il se forme grâce à eux, néanmoins, puisqu'il cesse complètement lorsqu'il n'y a pas de pluie, il est interdit de s'y immerger pendant qu'il s'écoule, jusqu'à ce que les eaux qui s'y trouvent soient rassemblées (ibid., chez le Maharik). Mais dans un fleuve qui ne cesse pas, même si à la saison des pluies il s'élargit et se répand sur toutes ses rives, il est permis de s'y immerger en tout endroit (Beit Yossef selon l'opinion du Mordekhaï, de l'Achéri et des Tossafot), selon l'opinion des indulgents et selon l'usage.
séif 2
- ארבעים סאה שאמרו צריך שלא יהיו שאובים שאם הם שאובים פסולים. הגה ואם כל המקוה היא שאובין פסול מן התורה וספיקא לחומרא אבל אם רוב המקוה כשר והמועט הוא שאובין אינו אלא מדרבנן וספיקא לקולא (טור בשם הרא"ש ור"ש והרבה פוסקים):Les quarante séa dont on a parlé doivent ne pas être puisées (cheouvim, apportées au moyen d'un récipient), car si elles sont puisées, elles sont invalides. Haga (Rema) : Et si tout le mikvé est d'eau puisée, il est invalide de la Torah, et dans le doute on est rigoureux ; mais si la majorité du mikvé est valable et la minorité est puisée, ce n'est invalide que d'ordre rabbinique, et dans le doute on est indulgent (le Tour au nom du Roch, de Rabbénou Chimchon et de nombreux décisionnaires).
séif 3
- מקוה שהיא של עובד כוכבי' ומקבל ממנו שכר אין להאמין לעובד כוכבים עליו אא"כ יש (תמיד) במקוה כ"א סאה: הגה דמאחר דרובו כשר ספיקו לקולא מקוה שהיתה חסרה לפנינו ובא ומצאה מלאה (ב"י בשם תשובת רשב"ץ) ולא ידענו מי מילא אותה אי היתה כבר רובה בהכשר דהיינו שהיו בה כ"א סאין אזלינן לקולא ואם לא היה רובה בהכשר דעכשיו איכא ספיקא דאורייתא אי יש לחוש שעובד כוכבים מילאה כדי לרחוץ בה פסולה (כך משמע בתוספתא) ואם לאו דודאי ישראל מילא אותה כדי לטבול בה כשרה (רשב"ץ שם) דרוב המצויין אצל מקוה ועושין כדי להכשירה בקיאין הן ובודאי בהכשר מילא אותה וכל שכן אם הישראל לפנינו ואומר שבהכשר מילא אותה דנאמן (מהרי"ק שורש קט"ו ודלא כרשב"ץ) מאחר שבידו לתקנה וכהאי גוונא עד אחד נאמן באיסורין (שם עד"מ) כדלעיל סימן קכ"ז ועיין עוד לקמן סוף הסימן בדין ספק שאובים:Un mikvé qui appartient à un idolâtre et dont il reçoit un salaire : on ne croit pas l'idolâtre à son sujet, à moins qu'il y ait (toujours) dans le mikvé vingt et une séa d'eau valable. Haga (Rema) : Car puisque sa majorité est valable, son doute est traité avec indulgence. Un mikvé qui était vu incomplet devant nous, et l'on est venu et on l'a trouvé plein (Beit Yossef au nom des responsa du Rachbats), sans savoir qui l'a rempli : s'il était déjà en majorité valable, c'est-à-dire qu'il y avait vingt et une séa, on va dans le sens de l'indulgence. Et si sa majorité n'était pas valable, de sorte qu'il y a maintenant un doute de la Torah, s'il y a lieu de craindre qu'un idolâtre l'ait rempli pour s'y laver, il est invalide (c'est ce qui ressort de la Tossefta) ; et sinon, car c'est certainement un Juif qui l'a rempli pour s'y immerger, il est valable (Rachbats, ibid.), car la plupart de ceux qui se trouvent auprès d'un mikvé et agissent pour le rendre valable sont experts, et il l'a certainement rempli de manière valable. À plus forte raison si le Juif est devant nous et dit qu'il l'a rempli de manière valable : il est cru (Maharik, racine 115, contrairement au Rachbats), puisqu'il a le pouvoir de le réparer ; et dans un tel cas, un seul témoin est cru pour les interdits (ibid.), comme plus haut, siman 127. Et voir encore plus loin, à la fin de ce siman, la loi du doute d'eaux puisées.
séif 4
- כל הימים יש להם דין מעיין לטהר בזחיל' הילכך גל שנתלש מהים ובו מ' סאה ונפל על האדם או על הכלים עלתה להם טבילה אבל אם הטביל בגל כשהוא באויר קודם שיפול על הארץ אע"פ שיש בו מ' סאה או שזרק כלים באמצעית הגל שהוא עשוי ככיפה לא עלתה להם טבילה:Toutes les mers ont le statut de source, pour purifier en s'écoulant. C'est pourquoi une vague qui s'est détachée de la mer, contenant quarante séa, et qui est tombée sur une personne ou sur des ustensiles, leur compte comme immersion. Mais si l'on a immergé quelque chose dans la vague lorsqu'elle était en l'air, avant qu'elle ne tombe à terre, même si elle contient quarante séa, ou si l'on a jeté des ustensiles au milieu de la vague lorsqu'elle forme comme une voûte, l'immersion ne leur compte pas.
séif 5
- צריך שלא יהיו מ' סאה של מקוה בתוך הכלי שאין טובלים בכלים:Il faut que les quarante séa du mikvé ne soient pas à l'intérieur d'un récipient, car on ne s'immerge pas dans des récipients.
séif 6
- הלוקח כלי גדול כגון חבית גדולה או עריבה גדולה ונקבו נקב המטהרו (וי"א דבעי' נקב כשפופרת הנוד (טור והרא"ש בתשובה) וכן יש להחמיר) וקבעו בארץ ועשהו מקוה ה"ז כשר וכן אם פקק הנקב בסיד ובבנין אינו פוסל והמים הנקוים בתוכו מקוה כשר. סתמו בסיד או בגפסית עדיין הוא פוסל את המקוה עד שיקבענו בארץ או יבנה ואם הוליכו על גבי הארץ ועל גבי הסיד ומירח בטיט מן הצדדין ה"ז כשר: הגה מותר לעשותו על הגג ובלבד שלא יהיה תוך כלי או אבן אחת שחקקו ולבסוף קבעו אבל חבור אבנים הרבה לא מקרי כלי (תשובת הרשב"א סימן ת"ת):Celui qui prend un grand récipient, comme un grand tonneau ou un grand bac, le perce d'un trou qui le purifie (qui lui ôte le statut de récipient) (et certains disent qu'il faut un trou de la taille du tube d'une outre – le Tour et le Roch dans ses responsa – et il faut être rigoureux ainsi), le fixe dans le sol et en fait un mikvé : celui-ci est valable. De même, s'il a bouché le trou avec de la chaux et par une construction, cela ne l'invalide pas, et les eaux rassemblées à l'intérieur sont un mikvé valable. S'il l'a bouché avec de la chaux ou du gypse sans le fixer, il invalide encore le mikvé, jusqu'à ce qu'il le fixe dans le sol ou qu'il l'intègre dans une construction. Et s'il l'a posé sur le sol ou sur la chaux et l'a enduit d'argile sur les côtés, il est valable. Haga (Rema) : Il est permis de le faire sur un toit, pourvu que l'eau ne soit pas dans un récipient, ou dans une seule pierre qu'on a creusée et ensuite fixée ; mais un assemblage de nombreuses pierres n'est pas appelé récipient (responsa du Rachba, siman 800).
séif 7
- מעיין שמקלח לתוך כלי פסול לטבול בין במים שבתוך הכלי בין לאחר שיצאו מהכלי ואם המעיין מקלח על שפת הכלי ולתוכו תוך הכלי אסור לטבול וחוצה לו מותר אפילו אם המים שבתוכו מרובין:Une source qui jaillit dans un récipient : il est invalide de s'immerger, aussi bien dans les eaux à l'intérieur du récipient qu'après qu'elles sont sorties du récipient. Et si la source jaillit sur le bord du récipient et de là à l'intérieur : à l'intérieur du récipient il est interdit de s'immerger, et à l'extérieur c'est permis, même si les eaux qui sont à l'intérieur sont plus nombreuses.
séif 8
- כלי טמא שנתן בתוכו כלים אחרים והטביל הכל עלתה להם טבילה אף על פי שפי הכלי צר ביותר שהרי המים נכנסים לו ומתוך שעלתה טבילה לכלי הגדול עלתה טבילה לכלים שבתוכו ואם הטהו על צדו והטביל לא עלתה להם טבילה עד שיהיה פיו רחב כשפופרת הנאד וכן אם היה הכלי טהור ונתן לתוכו כלים טמאים והטבילן לא עלתה להם טבילה עד שיהיה פיו רחב כשפופרת הנאד: הגה ומותר לטבול כלים בסל או בשק דכיון דאינו מחזיק מים עדיף טפי מניקב כשפופרת הנאד (בית יוסף בשם משנה ופירש ר"ש פ"ו דמקואות ורמב"ם פ"ו):Un récipient impur dans lequel on a mis d'autres ustensiles et qu'on a immergé le tout : l'immersion leur compte, même si l'ouverture du récipient est très étroite, car les eaux y entrent ; et puisque l'immersion compte pour le grand récipient, elle compte pour les ustensiles qui sont dedans. Mais si on l'a incliné sur le côté et immergé ainsi, l'immersion ne leur compte pas, à moins que son ouverture soit large comme le tube d'une outre (chefoferet hanod, environ deux doigts). De même, si le récipient était pur et qu'on y a mis des ustensiles impurs et qu'on les a immergés, l'immersion ne leur compte pas, à moins que son ouverture soit large comme le tube d'une outre. Haga (Rema) : Et il est permis d'immerger des ustensiles dans un panier ou dans un sac, car puisqu'ils ne retiennent pas l'eau, c'est préférable à un récipient percé comme le tube d'une outre (Beit Yossef au nom de la Michna et de l'explication de Rabbénou Chimchon, chapitre 6 de Mikvaot, et du Rambam, chapitre 6).
séif 9
- מעיין שהמשיכו לבריכת מים שהם נקוים ועומדים יש לה דין מעיין ואם הפסיק ראש הקילוח חזר להיות לה דין מקוה ואם חזר והמשיך קילוח המעיין לתוכה חזרה לדין מעיין:Une source qu'on a dérivée vers un bassin d'eaux rassemblées et stagnantes : il a le statut de source. Et si l'on a interrompu le début du jet, il reprend le statut de mikvé. Et si l'on a de nouveau dérivé le jet de la source vers lui, il reprend le statut de source.
séif 10
- מקוה מים שאובים שהמשיכו עליו מי מעיין אפילו מי המעיין מועטים המועטים של מעיין מטהרין את השאובים המרובין בין קדמו מי מעיין לשאובים בין קדמו שאובים למעיין: הגה כמו שיתבאר למטה ומכל מקום אין לטבול בו רק באשבורן דלא עדיף מנהרות שרבו הנוטפים על הזוחלין (מהרי"ק):Un mikvé d'eaux puisées vers lequel on a dérivé des eaux de source : même si les eaux de la source sont peu nombreuses, les eaux peu nombreuses de la source purifient les eaux puisées nombreuses, que les eaux de source aient précédé les eaux puisées ou que les eaux puisées aient précédé la source. Haga (Rema) : Comme il sera expliqué plus bas. Et néanmoins, on ne s'y immergera qu'en achboren (eau rassemblée et stagnante), car ce n'est pas mieux que des fleuves où les eaux d'égouttement sont plus nombreuses que les eaux courantes (Maharik).
séif 11
- מעיין שהעבירו על גבי אחורי כלים והמשיכו למקום אחר חזר להיות לו דין מקוה ובלבד שלא יטבול על אחורי כלים ממש:Une source qu'on a fait passer sur le dos (la face extérieure) d'ustensiles et qu'on a dérivée vers un autre endroit reprend le statut de mikvé (elle ne purifie plus en s'écoulant), pourvu qu'on ne s'immerge pas sur le dos même des ustensiles.
séif 12
- מעין שיורד מההר טיפין טיפין בהפסק יש לו דין מקוה אא"כ יורד בקילוח בלא הפסק:Une source qui descend de la montagne goutte à goutte, de façon interrompue, a le statut de mikvé, à moins qu'elle ne descende en jet, sans interruption.
séif 13
- נוטפין שעשאן זוחלין כגון שסמך למקום המנטף טבלא של חרס חלקה והרי המים זוחלים ויורדים עליה הרי הם כשרים וכל דבר שמקבל טומאה ואפי' מדברי סופרי' אין מזחילין בו וזוחלין שקלחן בעלי אגוז כשרים:Des eaux d'égouttement qu'on a rendues courantes, par exemple si l'on a placé près de l'endroit qui goutte une plaque lisse de terre cuite, et que les eaux s'écoulent et descendent sur elle : elles sont valables. Mais par toute chose susceptible de recevoir l'impureté, même d'après les paroles des Scribes (d'ordre rabbinique), on ne fait pas s'écouler les eaux. Et des eaux courantes qu'on a fait jaillir par des feuilles de noyer sont valables.
séif 14
- מקוה שיש בו ארבעים סאה ומעין כל שהוא יכול לשאוב כל מה שירצה ליתן לתוכה והם כשרים אע"פ שהם רבים על המים שהיו בתוכה תחלה. (ואין חילוק בין קדם המעין לשאובין או לא כמו שנתבאר וע"ל סעיף מ' דיש חולקין) (ב"י בשם תשובת רמב"ן סימן רל"א) אבל כל זמן שאין במקוה מ' סאה אפילו אם אינו חסר אלא כל שהוא אם נפלו לתוכו ג' לוגים מים שאובים פסלוהו לא שנא שאבן בכלי לא שנא סוחט כסותו והגביהו והמים שבה נופלין ממקומות הרבה (רמב"ם פ"ה) וכן המערה מהצרצור ומטיל ממקומות הרבה לתוכו או שזרקם בחפניו ואפי' נפלו בו משני כלים או משלשה מזה מעט ומזה מעט מצטרפין במה דברים אמורים שמתחיל מכלי הב' עד שלא פסק מהכלי ראשון אבל אם פסק הראשון קודם שהתחיל השני אין מצטרפין ואם התחיל הב' עד שלא פסק (הראשון) דוקא משלשה כלים אבל מד' אין מצטרפין בד"א שמארבעה אין מצטרפין שלא היה דעתו מתחלה ליתן כל השלשה לוגין אבל אם מתחלה היה דעתו ליתן כל השלשה לוגין אפילו אם לא נתן אלא מעט מעט מכמה כלים עד שהשלים לג' לוגין פסול: הגה ואם העביר ג' לוגין בידיו ע"ג קרקע או שנתזו מרגלי בהמה כשר (טור) וי"א דרגלי הבהמה כדין רגל אדם ובשניהן אינו כשר אלא בהעביר על גב קרקע דהוי כהמשכה אבל לא בנתזו (ר"ש פ"ב דמקואות ורמב"ם פ"ה) ועיין לקמן בסימן זה סעיף ל"ט:Un mikvé qui contient quarante séa, ou une source de quelque taille que ce soit : on peut puiser autant qu'on veut pour en verser dedans, et elles sont valables, même si elles sont plus nombreuses que les eaux qui y étaient au départ (et il n'y a pas de différence selon que la source a précédé les eaux puisées ou non, comme on l'a expliqué ; et voir plus loin, séif 40, qu'il y a des avis divergents – Beit Yossef au nom des responsa du Ramban, siman 231). Mais tant que le mikvé ne contient pas quarante séa, même s'il ne manque qu'une quantité infime, si y sont tombés trois loguin d'eaux puisées, elles l'ont invalidé ; peu importe qu'on les ait puisées avec un récipient, ou qu'on ait essoré son vêtement et l'ait soulevé et que les eaux qui s'y trouvent tombent de nombreux endroits (Rambam, chapitre 5). De même celui qui verse d'une cruche et fait tomber l'eau de nombreux endroits à l'intérieur, ou qui les a jetées de ses mains jointes ; et même si elles y sont tombées de deux ou trois récipients, un peu de l'un et un peu de l'autre, elles s'additionnent. En quel cas cela est-il dit ? Lorsqu'on commence à verser du deuxième récipient avant d'avoir cessé du premier ; mais si l'on a cessé du premier avant de commencer le deuxième, elles ne s'additionnent pas. Et si l'on a commencé le deuxième avant de cesser le premier, c'est seulement de trois récipients qu'elles s'additionnent, mais de quatre elles ne s'additionnent pas. En quel cas est-il dit que de quatre elles ne s'additionnent pas ? Lorsqu'on n'avait pas l'intention au départ de verser les trois loguin en entier ; mais si l'on avait au départ l'intention de verser les trois loguin en entier, même si l'on n'a versé que petit à petit, de plusieurs récipients, jusqu'à compléter trois loguin, il est invalide. Haga (Rema) : Et si l'on a fait passer trois loguin avec ses mains sur le sol, ou s'ils ont giclé des pattes d'un animal, il est valable (le Tour). Et certains disent que les pattes d'un animal ont le même statut que le pied de l'homme, et que dans les deux cas il n'est valable que si on les a fait passer sur le sol, ce qui équivaut à une dérivation (hamchakha), mais non s'ils ont giclé (Rabbénou Chimchon, chapitre 2 de Mikvaot, et Rambam, chapitre 5). Et voir plus loin dans ce siman, séif 39.
séif 15
- הספוג שבלועין בו ג' לוגין וכשנפל למקוה נתערבו המים הבלועים עם מי המקוה וכן דלי שפיו צר ובו ג' לוגין מים שאובין ונפל למקוה ולא יצאו כל המים שבתוכו אלא נתערבו עם מי המקוה לא פסלוהו שלא אמרו אלא שלשה לוגין שנפלו ונתערבו כולם עם מי המקוה:Une éponge dans laquelle sont absorbés trois loguin d'eau puisée, et qui, en tombant dans le mikvé, a vu les eaux absorbées se mêler aux eaux du mikvé ; et de même un seau à l'ouverture étroite contenant trois loguin d'eaux puisées, qui est tombé dans le mikvé, et toutes les eaux qui s'y trouvaient ne sont pas sorties mais se sont mêlées aux eaux du mikvé : ils ne l'ont pas invalidé, car les Sages n'ont parlé que de trois loguin qui sont tombés et se sont mêlés entièrement aux eaux du mikvé.
séif 16
- מים שאובים שהיו בצד המקוה אע"פ שהמים נוגעים במי המקוה לא פסלוהו:Des eaux puisées qui se trouvaient à côté du mikvé, même si ces eaux touchent les eaux du mikvé, ne l'ont pas invalidé.
séif 17
- שתי בריכות זו למעלה מזו וכותל ביניהן ואחת מהן מלאה מים כשרים וחבירת' מלאה שאובין ונקב ביניהם אם יש כנגד הנקב שלשה לוגין מים שאובין נפסלה כמה יהא בנקב ויהיה בו שלשה לוגין א' משלש מאות ועשרים לבריכה:Deux bassins, l'un au-dessus de l'autre, avec un mur entre eux ; l'un est rempli d'eaux valables et l'autre est rempli d'eaux puisées, et il y a un trou entre eux : s'il y a en face du trou trois loguin d'eaux puisées, le bassin valable est invalidé. Quelle doit être la taille du trou pour qu'il y ait en face de lui trois loguin ? Un trois-cent-vingtième du bassin.
séif 18
- ב' מקואות שאין בשום אחת מהן מ' סאה ונפל לזה לוג ומחצה ולזה לוג ומחצה ונתערבו ב' המקואו' הרי אלו כשרי' מפני שלא נקרא על א' מהם שם פיסול אבל מקוה שאין בו מ' סאה שנפלו לתוכן ג' לוגין מים שאובין ואח"כ נחלק לשני' וריבה מים כשרים על כל אחת מהם הרי אלו פסולין:Deux mikvaot dont aucun ne contient quarante séa ; il est tombé dans l'un un log et demi d'eau puisée et dans l'autre un log et demi, et les deux mikvaot se sont mêlés : ils sont valables, car aucun d'eux n'a reçu le nom d'invalide. Mais un mikvé qui ne contient pas quarante séa, dans lequel sont tombés trois loguin d'eaux puisées, et qui ensuite a été divisé en deux, et l'on a ajouté beaucoup d'eaux valables à chacun d'eux : ceux-ci sont invalides.
séif 19
- בור שהוא מלא מים שאובי' והאמה נכנסת לו ויוצאת ממנו לעולם הוא בפיסולו עד שיתחשב שלא נשארו מהשאובים שהיו בבור שלשה לוגין:Une citerne pleine d'eaux puisées, dans laquelle un canal entre et dont il sort : elle demeure toujours dans son invalidité, jusqu'à ce qu'on estime qu'il ne reste plus, des eaux puisées qui étaient dans la citerne, trois loguin.
séif 20
- מקוה שנפל לתוכו מים שאובים ונפסל ואחר כך ריבה עליו מים כשרים עד שנמצאו הכשרים מ' סאה הרי הוא בפיסולו עד שיצאו כל המים שהיו בתוכו ויפחתו השאובים פחות מג' לוגין וכן אם עשה מקוה שיש בו ארבעים סאה מים כשרים ועירבו עם המקוה הזה הפסול טהרו אלו את אלו. (וה"ה במעיין כל שהוא שהמשיך אלו השאובין נטהרו כמו שנתבאר לעיל):Un mikvé dans lequel sont tombées des eaux puisées et qui a été invalidé, et ensuite on y a ajouté beaucoup d'eaux valables, jusqu'à ce que les eaux valables atteignent quarante séa : il demeure dans son invalidité, jusqu'à ce que sortent toutes les eaux qui s'y trouvaient et que les eaux puisées diminuent à moins de trois loguin. De même, si l'on a fait un mikvé contenant quarante séa d'eaux valables et qu'on l'a mêlé à ce mikvé invalide, ils se sont purifiés l'un l'autre (et il en est de même d'une source de quelque taille que ce soit qu'on a dérivée vers ces eaux puisées : elles sont purifiées, comme on l'a expliqué plus haut).
séif 21
- היה המקוה חסר ג' לוגין ונפלו לו ג' לוגין מים שאובים לעולם הוא בפיסולו עד שירבו עליו מי גשמים או שישטפו עליו מים כשרי' עד כדי שנשער שנפלו עליו כמלואן הראשון ועוד שהמים הבאים עליו דוחין את המים שבתוכו ומוציאין אותן היה המקוה פחות ואפי' קורטוב ונפלו עליו מים שאובין פחות מג' לוגין והשלימוהו לא פסלוהו ולא הכשירוהו כיצד הרי הוא בפיסולו עד שירדו עליו מי גשמים או שישטפו כשיעור המים שהיה חסר נפלו עליו מי גשמים כשיעורן הרי זה כשר היה חסר אפי' קורטוב ונפלו לתוכו שלשה לוגין מים פסלוהו והרי הוא בפיסולו עד שיצא ממנו מילואו ועוד: הגה ודוקא בג' לוגין שאובין מכשרינן בכהאי גוונא אבל אם היתה כולה שאובה אפי' נתן עליה עד שיצאו כדי מילואה ועוד לא מהני אלא מחשבין המים היוצאין לפי ערך הכשרים והפסולים (ב"י בשם הראב"ד):Si le mikvé manquait de trois loguin et qu'il y est tombé trois loguin d'eaux puisées, il demeure toujours dans son invalidité, jusqu'à ce que les eaux de pluie y abondent, ou que des eaux valables y affluent au point qu'on estime qu'il y est tombé l'équivalent de son premier contenu et un peu plus, car les eaux qui y arrivent repoussent les eaux qui s'y trouvent et les font sortir. Si le mikvé manquait d'une quantité, même d'un kortov (une infime mesure), et qu'il y est tombé moins de trois loguin d'eaux puisées qui l'ont complété : elles ne l'ont ni invalidé ni rendu valable. Comment cela ? Il demeure dans son invalidité (on ne peut s'y immerger) jusqu'à ce que des eaux de pluie y descendent ou y affluent dans la mesure des eaux qui manquaient. S'il y est tombé des eaux de pluie dans cette mesure, il est valable. S'il manquait même d'un kortov et qu'il y est tombé trois loguin d'eau puisée, elles l'ont invalidé, et il demeure dans son invalidité jusqu'à ce qu'en sorte l'équivalent de son contenu et un peu plus. Haga (Rema) : Et c'est seulement pour trois loguin puisés qu'on rend le mikvé valable de cette manière ; mais s'il était entièrement puisé, même si l'on y a versé de l'eau valable jusqu'à ce qu'en sorte l'équivalent de son contenu et un peu plus, cela ne suffit pas ; on calcule plutôt les eaux qui sortent au prorata des eaux valables et invalides (Beit Yossef au nom du Raavad).
séif 22
- אין ג' לוגין פוסלין אלא אם כן יהיו של מים ומראיהן מראה מים לפיכך ג' לוגין מים שנפל לתוכן יין והרי מראיהן מראה יין שנפלו למקוה לא פסלוהו וכן שלשה לוגין חסרים כל שהוא שנפל לתוכן מעט חלב והשלימוהו לג' לוגין ונפלו למקוה חסר לא פסלוהו:Trois loguin n'invalident que s'ils sont d'eau et ont l'aspect de l'eau. C'est pourquoi trois loguin d'eau dans lesquels est tombé du vin, et qui ont l'aspect du vin, qui sont tombés dans le mikvé, ne l'ont pas invalidé. De même, trois loguin moins une quantité infime, dans lesquels est tombé un peu de lait qui les a complétés à trois loguin, et qui sont tombés dans un mikvé incomplet, ne l'ont pas invalidé.
séif 23
- מי כבשים ומי שלקות ותמד שלא החמיץ וכן מי צבע פוסלין המקוה בג' לוגין אבל כל שאר המשקין ומי פירות ומורייס ותמד משהחמיץ אין פוסלין מקוה החסר בג' לוגין וגם אין משלימין אותו להכשירו שאם היה בו ל"ט סאין ונפל לתוכו סאה אחת מאלו אין משלימין אותו אבל אם יש בו מ' סאה ונפל לתוכו סאה אחת מאלו ונטל מתוכן סאה אחרת כשר אפי' עשה כן עד י"ט פעמים אבל במים שאובים שנפלו סאה למ' סאה כשרים ונטל מתוכן סאה אחרת ונפל לתוכן סאה מים כשרים אפילו עשה כן עד עולם כשר:La saumure de légumes conservés, l'eau de cuisson des légumes, la piquette (temed, marc de raisin macéré dans l'eau) qui n'a pas fermenté, et de même l'eau de teinture invalident le mikvé à raison de trois loguin. Mais tous les autres liquides, les jus de fruits, la saumure de poisson (mourias) et la piquette qui a fermenté n'invalident pas le mikvé incomplet à raison de trois loguin, et ne le complètent pas non plus pour le rendre valable : s'il contenait trente-neuf séa et qu'il y est tombé une séa de ces liquides, ils ne le complètent pas. Mais s'il contient quarante séa et qu'il y est tombé une séa de ces liquides, et qu'on en a retiré une autre séa, il est valable, même si l'on a fait ainsi jusqu'à dix-neuf fois. Mais pour des eaux puisées, si une séa est tombée dans quarante séa valables, qu'on en a retiré une autre séa, et qu'on y a de nouveau fait tomber une séa d'eau puisée, même si l'on fait ainsi indéfiniment, il est valable.
séif 24
- מי צבע יש להם דין מים לפסול את המקוה החסר בג' לוגין אע"פ שמשונים מראיהן ממראה המים אבל המקוה השלם אע"פ שנפלו בו מי צבע ושינו מראיו לא נפסל וכן אם הדיח בו כלים ונשתנה מראיו או ששרה בו סמנים או אוכלין ונשתנה מראיו לא נפסל (ראב"ד ורשב"א) אבל אם נפל לתוכו יין או מוהל (פי' המים היוצאים מהזיתים בתחילת טעינת הזיתים ויש בהן צחצוחי שמן) ושינו מראיו מכמות שהיה נפסל כיצד יעשה אם הוא חסר ימתין לו עד שירדו גשמים ויתמלא ויחזרו מראיו למראה מים ואם יש בו מ' סאה שאינו נפסל עוד בשאיבה ימלא בכתף ויתן לתוכו עד שיחזרו מראיו למראה המים:L'eau de teinture a le statut d'eau pour invalider le mikvé qui manque de son volume, à raison de trois loguin, bien que son aspect diffère de l'aspect de l'eau. Mais le mikvé complet, même si de l'eau de teinture y est tombée et a changé son aspect, n'est pas invalidé. De même, si l'on y a rincé des ustensiles et que son aspect a changé, ou qu'on y a fait tremper des herbes (de teinture) ou des aliments et que son aspect a changé, il n'est pas invalidé (Raavad et Rachba). Mais s'il y est tombé du vin ou du mohal (explication : l'eau qui sort des olives au début de leur pressurage et qui contient des gouttelettes d'huile) et qu'ils ont changé son aspect de ce qu'il était, il est invalidé. Comment doit-on faire ? S'il est incomplet, on attendra que les pluies descendent, qu'il se remplisse et que son aspect redevienne celui de l'eau. Et s'il contient quarante séa, de sorte qu'il n'est plus invalidé par l'eau puisée, on remplira des récipients à l'épaule et on en versera dedans jusqu'à ce que son aspect redevienne celui de l'eau.
séif 25
- היו בו מ' סאה ונפל לתוכו יין ונשתנה מראיו של חציו אם אין בו מראה מים מ' סאה הרי זה לא יטבול בו:S'il contenait quarante séa, qu'il y est tombé du vin et que l'aspect de la moitié a changé : s'il n'y a pas quarante séa ayant l'aspect de l'eau, on ne s'y immergera pas.
séif 26
- מקוה שנשתנו מראה מימיו מחמת עצמו ולא נפל בו דבר הרי זה כשר:Un mikvé dont l'aspect des eaux a changé de lui-même, sans que rien n'y soit tombé, est valable.
séif 27
- אין שינוי מראה פוסל אלא במי גשמים שנעשו מקוה אבל מעיין אינו נפסל בשינוי מראה (רמב"ם ורשב"א בשער המים) ולא עוד אלא אפילו המקוה שנפסל אם המשיך אליו מי מעיין המעיין מטהר אותו אפילו לא חזרו למראיהן (לשון רשב"א שם):Le changement d'aspect n'invalide que des eaux de pluie qui ont formé un mikvé ; mais une source n'est pas invalidée par un changement d'aspect (Rambam, et Rachba dans le Chaar HaMayim). Bien plus, même le mikvé qui a été invalidé par un changement d'aspect, si l'on y a dérivé des eaux de source, la source le purifie, même si ses eaux n'ont pas retrouvé leur aspect (formulation du Rachba, ibid.).
séif 28
- נפלו לו שלשה לוגין יין כאילו לא נפל (ומותר לטבול) בין במקום היין בין במקום המים היה שאוב והשיקו השיק במקום היין זה וזה לא טיהר השיק במקום המים מקום המים טהר מקום היין לא טהר: הגה מקוה חסר שנפל שם יין ונשתנה מראהו ונפל שם ג' לוגין מים שאובין אינן פוסלין וכשחזר והשלים המקוה במים כשרים וחזרה למראה מים כשרה (ב"י בשם התוספתא בשם הראב"ד):S'il y est tombé trois loguin de vin, c'est comme s'ils n'étaient pas tombés (et il est permis de s'immerger), aussi bien à l'endroit du vin qu'à l'endroit de l'eau. S'il y avait un mikvé puisé et qu'on l'a mis en contact (hachaka) avec ce mikvé : si on l'a mis en contact à l'endroit du vin, ni l'un ni l'autre n'est purifié ; si on l'a mis en contact à l'endroit de l'eau, l'endroit de l'eau est purifié et l'endroit du vin n'est pas purifié. Haga (Rema) : Un mikvé incomplet dans lequel est tombé du vin, dont l'aspect a changé, et où sont tombés trois loguin d'eaux puisées : celles-ci ne l'invalident pas ; et lorsqu'on a ensuite complété le mikvé avec des eaux valables et qu'il a retrouvé l'aspect de l'eau, il est valable (Beit Yossef au nom de la Tossefta, au nom du Raavad).
séif 29
- אין שאיבה פוסלת אלא במים אבל השלג והברד והכפור והמלח והטיט שהוא עב קצת אפי' יש בו רכות שיכולין להריקו מכלי אל כלי אין שאיבה פוסלת בהן שאם שאב מאלו למקוה החסר לא פסלוהו ולא עוד אלא אפילו עשה כל המקוה משלג או כפור או ברד שהביאו בכלי ועשה מהן מקוה כשר: הגה וכשמשער שיעור המקוה בשלג ימעך חללו תחילה (ב"י בשם הראב"ד והרא"ש וכ"כ הרמב"ם) ואז מותר לטבול בו כמות שהוא (מרדכי ס"פ במה טומנין בשם ר' שמריה) ויש מחמירין לטבול בכל אלה עד שנימוחו ונעשו מים (שם במרדכי בשם הר"ר שמחה והר"א מביהם) וטוב להחמיר לכתחלה (ב"י ועיין בא"ח סימן ק"ס:Le puisage n'invalide que l'eau. Mais la neige, la grêle, le givre, le sel et la boue un peu épaisse, même si elle est assez molle pour qu'on puisse la verser d'un récipient à l'autre : le puisage ne les invalide pas, de sorte que si l'on en a puisé vers un mikvé incomplet, ils ne l'ont pas invalidé. Bien plus, même si l'on a fait tout le mikvé de neige, de givre ou de grêle qu'on a apportés dans un récipient, et qu'on en a fait un mikvé, il est valable. Haga (Rema) : Et lorsqu'on évalue la mesure du mikvé en neige, on tassera d'abord ses vides (Beit Yossef au nom du Raavad et du Roch, et le Rambam a écrit de même), et alors il est permis de s'y immerger telle qu'elle est (Mordekhaï, fin du chapitre Bamé Tomnin, au nom de Rabbi Chemaria). Et certains sont rigoureux et interdisent de s'immerger dans tous ceux-là tant qu'ils n'ont pas fondu et ne sont pas devenus de l'eau (ibid., dans le Mordekhaï, au nom de Rabbi Sim'ha et de Rabbi Eliézer de Bohême), et il est bien d'être rigoureux lekhat'hila (a priori) (Beit Yossef ; et voir dans Ora'h 'Hayim, siman 160).
séif 30
- מקוה שאוב שהגליד טהור משום מים שאובים נימוחו כשר להקוות:Un mikvé puisé qui a gelé est pur de la préoccupation des eaux puisées ; si la glace a fondu, elle est valable pour former un mikvé.
séif 31
- מקוה שיש בו מ' סאה מים וטיט רך שהפרה שוחה ושותה ממנו אם המים צפים ע"ג הטיט יכולין לטבול אפילו בטיט אין המים צפים על גבי הטיט אין טובלין במקום הטיט אבל במים טובלין אפי' אין בו מ' סאה אלא ע"י הטיט:Un mikvé qui contient quarante séa d'eau et de boue molle, telle qu'une vache se penche et boit dedans : si les eaux surnagent sur la boue, on peut s'immerger même dans la boue ; si les eaux ne surnagent pas sur la boue, on ne s'immerge pas à l'endroit de la boue, mais dans l'eau on s'immerge, même s'il n'y a quarante séa qu'avec la boue.
séif 32
- כל שתחלת ברייתו מן המים כגון יבחושים אדומים מטבילין בו ומטבילין בעינו של דג גדול שנימוק שומן עינו בחורו:Tout ce dont la création même provient de l'eau, comme des moucherons rouges, on peut y immerger (ce n'est pas une interposition) ; et on immerge dans l'œil d'un grand poisson dont la graisse de l'œil a fondu dans son orbite.
séif 33
- אין הכלי חשוב לפסול המים שבו משום שאיבה אלא אם כן הוא ראוי לקבל קודם שיקבענו ושיתמלא לדעת ואז פוסל בין אם הוא כלי גדול המחזיק ארבעים סאה בלח שהם כוריים ביבש בין אם הוא כלי קטן ביותר ואפי' הם כלי גללים כלי אבנים כלי אדמה:Un récipient n'est considéré comme invalidant les eaux qui s'y trouvent pour cause de puisage que s'il était apte à recevoir (à contenir) avant qu'on le fixe, et qu'il a été rempli intentionnellement ; et alors il invalide, que ce soit un grand récipient contenant quarante séa de liquide, qui font deux kor de matière sèche, ou un récipient très petit, et même si ce sont des récipients de bouse, des récipients de pierre ou des récipients de terre (non cuite).
séif 34
- המניח טבלא תחת הצנור אצל המקוה כדי שיפלו ממנה המים למקוה אם יש לה ד' שפות שראויה לקבל המים פוסלת ואם לאו אינה פוסלת זקפה על צדה לידוח אפי' יש לה שפות אינה פוסלת כיון שאינה עומדת בענין שראויה לקבל וכגון שהמים ראוים לבא למקוה זולתה אבל אם אין המים ראוים לבא למקוה זולתה אפי' זקפה על צדה או כפאה על פיה פוסלת:Celui qui place une planche sous la gouttière, à côté du mikvé, afin que les eaux tombent de celle-ci dans le mikvé : si elle a quatre rebords, de sorte qu'elle est apte à recevoir les eaux, elle invalide ; sinon, elle n'invalide pas. S'il l'a dressée sur le côté pour qu'elle soit rincée, même si elle a des rebords, elle n'invalide pas, puisqu'elle n'est pas placée de façon apte à recevoir ; et ce, à condition que les eaux puissent arriver au mikvé sans elle. Mais si les eaux ne peuvent arriver au mikvé sans elle, même s'il l'a dressée sur le côté ou retournée sur sa face, elle invalide.
séif 35
- צינור שאין לו ד' שפות אינו חשוב כלי וראוי להביא על ידו מים למקוה ואם חקק בו גומא א' קטנה קודם שקבעו אם היא של עץ אפילו אין הגומא מחזקת אלא כל שהוא נעשה כולה על ידה כלי וכל המים שעוברין עליו חשובין שאובים ואם הוא של חרש אין החקיקה פוסלתו אלא אם כן היא מחזקת רביעית ואם נפלו צרורות או עפר בגומא אינו חשוב סתימה לבטלו מתורת קבלה אלא אם כן יהיו מהודקים לתוכה. סילון שהוא צר מכאן ומכאן ורחב באמצע אינו חשוב קבלה לפסול בו המקוה: הגה ולכן מותר לעשות מקוואות ע"י צנורות וסלונות של עץ שמביאין מים מן הנהר או שאר מעיין אל המקוה (מרדכי דקדושין בשם הר"ר שמריה ור"ן ה"נ ותשובת רא"ש וכן הוא דעת הטור ורמב"ם) או צינורות של הגגות (מהרי"ק שורש נ"ד) ולא חיישינן שמא נעשה בהן גומא מכח לחלוחית ומקבלים דלא מיקרו קבלה אף אם היה בהן גומא הואיל ולא עשאו אדם בכונה (שם טעמא דהר"ש) ואם המים באים אל הצינור על ידי כלים הקבועים בגלגל והם נקובים בדרך שלא מקרי כלי מותר לטבול בהן אם יש מ' סאה במקוה (מרדכי הלכות נדה בשם רוקח) אבל אם אין בה מ' סאה אין לטבול שם דלא מקרי חבור לנהר ע"י זה ועי' בא"ח סי' קנ"ט (ב"י ס"ס זה ולא כרוקח):Une gouttière qui n'a pas quatre rebords n'est pas considérée comme un récipient, et il convient d'amener par elle des eaux au mikvé. Et si l'on y a creusé une petite cavité avant de la fixer : si elle est en bois, même si la cavité ne contient qu'une quantité infime, toute la gouttière devient par elle un récipient, et toutes les eaux qui passent dessus sont considérées comme puisées ; et si elle est en terre cuite, le creusement ne l'invalide que s'il contient un revi'it. Et si des cailloux ou de la terre sont tombés dans la cavité, ce n'est pas considéré comme une obturation qui lui ôte le statut de réceptacle, à moins qu'ils n'y soient tassés. Un conduit (silon) étroit de part et d'autre et large au milieu n'est pas considéré comme un réceptacle pour invalider par lui le mikvé. Haga (Rema) : C'est pourquoi il est permis de faire des mikvaot au moyen de gouttières et de conduits de bois qui amènent l'eau du fleuve ou d'une autre source jusqu'au mikvé (Mordekhaï sur Kiddouchin au nom de Rabbi Chemaria ; le Ran, Hilkhot Nidda ; responsa du Roch ; et tel est aussi l'avis du Tour et du Rambam), ou par les gouttières des toits (Maharik, racine 54), et on ne craint pas qu'il s'y soit formé une cavité sous l'effet de l'humidité et qu'elles retiennent l'eau, car cela ne s'appelle pas un réceptacle, même s'il y a une cavité, puisqu'un homme ne l'a pas faite intentionnellement (ibid., raisonnement de Rabbénou Chimchon). Et si les eaux arrivent à la gouttière au moyen de récipients fixés sur une roue, et qu'ils sont percés de telle sorte qu'ils ne sont pas appelés récipients, il est permis de s'y immerger s'il y a quarante séa dans le mikvé (Mordekhaï, Hilkhot Nidda, au nom du Rokéa'h) ; mais s'il n'y a pas quarante séa, on ne s'y immergera pas, car cela n'est pas appelé une jonction au fleuve. Et voir dans Ora'h 'Hayim, siman 159 (Beit Yossef, fin de ce siman, contrairement au Rokéa'h).
séif 36
- רעפים שמכסין בהן הגגות אף על פי שיש בהן גומות וחקקים אינן פוסלין המקוה לפי שלא נעשו לקבל בהם:Les tuiles dont on couvre les toits, bien qu'elles aient des creux et des cavités, n'invalident pas le mikvé, car elles n'ont pas été faites pour recevoir de l'eau.
séif 37
- המניח שק או קופה תחת הצנור אין המים הנמשכין מהן פוסלין את המקוה:Celui qui place un sac ou un panier sous la gouttière : les eaux qui s'en écoulent n'invalident pas le mikvé.
séif 38
- זה שאמרו שכל שאינו עשוי לקבל את המים אינו פוסל את המקוה לא אמרו אלא כשנפלו מתוכן למקוה מעצמן אבל אם נתנם אדם למקוה הרי זה פוסל שכל על ידי אדם אפילו זילף בידיו וברגליו ואפי' עובר במים ונזדלפו מאליהם ברגליו למקוה פסלוהו. בד"א כשנזדלפו ברגליו אבל אם היה רוכב על גבי בהמה ונזדלפו מים ברגלי הבהמה לא פסלוהו אע"פ שע"י בהמה שהוא רוכב עליה נזדלפו אין זה כמזלף ברגליו (וכבר נתבאר דיש חולקין ועיין לעיל סעיף ט"ו):Ce qu'on a dit, que tout ce qui n'est pas fait pour recevoir l'eau n'invalide pas le mikvé, on ne l'a dit que lorsque les eaux en sont tombées d'elles-mêmes dans le mikvé ; mais si un homme les a versées dans le mikvé, cela invalide, car tout ce qui se fait par l'homme invalide : même s'il a aspergé avec ses mains ou ses pieds, et même s'il traversait les eaux et qu'elles ont giclé d'elles-mêmes de ses pieds dans le mikvé, elles l'ont invalidé. En quel cas cela est-il dit ? Lorsqu'elles ont giclé de ses pieds ; mais s'il était monté sur un animal et que des eaux ont giclé des pattes de l'animal, elles ne l'ont pas invalidé : bien qu'elles aient giclé par l'animal sur lequel il est monté, ce n'est pas comme s'il aspergeait avec ses pieds (et on a déjà expliqué qu'il y a des avis divergents ; voir plus haut, séif 15).
séif 39
- כלי שניקב בשוליו אפילו כל שהוא אינו חשוב כלי לפסול המקוה ומכ"מ אין להקל לעשות מקוה לכתחלה ולהביא מים בכלי מנוקב כזה ואם הנקב בצדדין אינו בטל מתורת כלי עד שיהא ברוחב הנקב כשפופרת הנאד שהוא כשתי אצבעות ראשונים מהארבע שבפס היד מתהפכות בחלל הנקב בריוח בין שהוא מרובע בין שהוא עגול ויהא קרוב לשוליו שאינו יכול לקבל שום מים ממנו ולמטה אבל אם מקבל שום מים למטה ממנו לא נתבטל מתורת כלי ואם עירב סיד וצרורות וסתם בהם הנקב לא חשיב סתימה להחזירו לתורת כלי או אם הושיבו על גבי הארץ ואפי' על גבי סיד וגפסיס לא חשיב סתימה אבל אם עירב סיד וגפסיס וסתמו חשוב סתימה הילכך הרוצה לשאוב מים מהמקוה לנקותו וירא שמא יחזרו מהכלי שמוציאין בו המים ג' לוגין למקוה אחר שחסרו מ' סאה ויפסלוהו יקוב הכלי בשוליו כל שהוא ואז לא יחשבו המים שבו שאובין ואם הם מים נובעים אין צריך לכך כי המעין אינו נפסל בשאיבה: הגה ומכל מקום נהגו להחמיר גם במעין (מרדכי ה"נ בשם השאילתות ומהרי"ק שנ"ה ות"ה סימן רנ"ח) כי יש חולקין אפי' במעין ואומרים דשאיבה פוסלת ולכן לכתחלה יש להחמיר (עיין ס"ק פ"ז) לנקוב הכלי ששואבין בו אף במעין ואם לא עשו כן ושאבו בכלי שלם ונפלו שם שלשה לוגין שאובין ונפסלה המקוה ורוצין לנקותה ולהכשירה אם אפשר לפקוק נקבי הנביעה בקלות טוב להחמיר ולעשות כן אבל אם יש טורח גדול בדבר או בדיעבד שלא עשו כן יש לסמוך אמקילין דסוברין דאין שאיבה פוסלת במעין (מהרי"ק שורש נ"ה) כי כן עיקר ואפילו במקוה שאין בה מעין אם אין הכלי גדול כל כך שבודאי יפלו שם ג' לוגין שאובין אלא שיש לחוש שמא נפלו בזה אחר זה וכיוצא בזה אזלינן לקולא דספיקא דג' לוגין שאובין הוי ספיקא דרבנן ואין לחוש בדיעבד (מהרי"ק שורש נ"ו והגהות סמ"ק):Un récipient percé dans son fond, même d'un trou infime, n'est pas considéré comme un récipient pour invalider le mikvé ; et néanmoins, il ne faut pas être indulgent pour faire lekhat'hila un mikvé en apportant de l'eau dans un récipient percé de la sorte. Et si le trou est sur les côtés, il ne perd pas le statut de récipient tant que la largeur du trou n'est pas comme le tube d'une outre, c'est-à-dire que les deux premiers doigts parmi les quatre de la main puissent tourner librement dans le creux du trou, qu'il soit carré ou rond ; et il faut qu'il soit proche du fond, de sorte qu'il ne puisse retenir aucune eau en dessous de lui ; mais s'il retient de l'eau en dessous, il n'a pas perdu le statut de récipient. Et si l'on a mélangé de la chaux et des cailloux et bouché avec eux le trou, ce n'est pas considéré comme une obturation qui lui rend le statut de récipient ; ou si on l'a posé sur le sol, et même sur de la chaux et du gypse, ce n'est pas considéré comme une obturation ; mais si l'on a mélangé de la chaux et du gypse et qu'on l'a bouché, c'est considéré comme une obturation. C'est pourquoi celui qui veut puiser l'eau du mikvé pour le nettoyer et craint que trois loguin ne retombent du récipient avec lequel on sort les eaux dans le mikvé, après qu'il a cessé d'avoir quarante séa, et ne l'invalident, percera le récipient dans son fond d'un trou infime, et alors les eaux qui s'y trouvent ne seront pas considérées comme puisées. Et si ce sont des eaux jaillissantes (de source), il n'est pas nécessaire d'agir ainsi, car la source n'est pas invalidée par le puisage. Haga (Rema) : Néanmoins, on a l'usage d'être rigoureux aussi pour une source (Mordekhaï, Hilkhot Nidda, au nom des Cheïltot ; Maharik, racine 55 ; Teroumat HaDéchen, siman 258), car certains sont d'un avis divergent même pour une source et disent que le puisage invalide ; c'est pourquoi lekhat'hila il faut être rigoureux (voir séif katan 87) et percer le récipient avec lequel on puise, même pour une source. Et si l'on n'a pas agi ainsi, qu'on a puisé avec un récipient intact, qu'il y est tombé trois loguin puisés et que le mikvé a été invalidé, et qu'on veut le nettoyer et le rendre valable : s'il est possible de boucher facilement les orifices de jaillissement, il est bien d'être rigoureux et d'agir ainsi ; mais s'il y a une grande peine à cela, ou bediavad (a posteriori) si l'on n'a pas agi ainsi, on peut s'appuyer sur les indulgents, qui considèrent que le puisage n'invalide pas une source (Maharik, racine 55), car c'est l'essentiel. Et même pour un mikvé sans source, si le récipient n'est pas si grand qu'il y tombera certainement trois loguin puisés, mais qu'il y a seulement lieu de craindre qu'ils soient tombés l'un après l'autre, ou un cas semblable, on va dans le sens de l'indulgence, car le doute de trois loguin puisés est un doute d'ordre rabbinique, et il n'y a pas lieu de s'inquiéter bediavad (Maharik, racine 56, et Hagahot Semak).
séif 40
- המניח כלים תחת הצנור לקבל מימיו שיפלו מהם לתוך המקוה אם הניחם בשעת קשור עבים וקודם שנתפזרו העבים ירדו גשמים ונתמלאו חשובים לדעת והוו שאובין אבל אם לא נתקשרו העבים בשעת שהניחם ואח"כ נתקשרו ונתמלאו או אפי' הניחן בשעת קישור העבים ונתפזרו ונשארו שם עד שחזרו ונתקשרו וירדו גשמים ונתמלאו לא חשיבי לדעת ואינם פוסלין ובלבד שישבור את הכלי או יהפכנו בענין שלא יגביהנו מעל הארץ שאם מגביהו מן הארץ עם המים חשובין שאובין ופוסלים את המקוה:Celui qui place des récipients sous la gouttière pour recevoir ses eaux, afin qu'elles en tombent dans le mikvé : s'il les a placés au moment où les nuages s'amoncelaient, et qu'avant que les nuages se dispersent les pluies sont descendues et les ont remplis, ils sont considérés comme remplis intentionnellement et leurs eaux sont puisées. Mais si les nuages ne s'étaient pas amoncelés au moment où il les a placés, et qu'ensuite ils se sont amoncelés et les récipients se sont remplis ; ou même s'il les a placés au moment où les nuages s'amoncelaient, que les nuages se sont dispersés, et que les récipients sont restés là jusqu'à ce que les nuages se soient de nouveau amoncelés et que les pluies soient descendues et les aient remplis : ils ne sont pas considérés comme remplis intentionnellement et n'invalident pas, pourvu qu'il brise le récipient ou le renverse de manière à ne pas le soulever du sol ; car s'il le soulève du sol avec les eaux, elles sont considérées comme puisées et invalident le mikvé.
séif 41
- המניח קנקנים בראש הגג לנגבם וירדו עליהם גשמים ונתמלאו אע"פ שהיא עונת גשמים הרי זה ישבור הקנקנים או יכפם והמים שהיו בקנקנים כשרים לטבול בהם ואע"פ שכל המים האלו היו בכלים שהרי לא מילאן בידו אבל אם הגביה הקנקנים ועירם הרי כל המים שבהם שאובים:Celui qui place des jarres sur le toit pour les sécher, que les pluies sont descendues sur elles et les ont remplies, même si c'est la saison des pluies, brisera les jarres ou les renversera, et les eaux qui étaient dans les jarres sont valables pour s'y immerger ; et bien que toutes ces eaux aient été dans des récipients, il ne les a pas remplis de sa main. Mais s'il a soulevé les jarres et les a vidées, toutes les eaux qui s'y trouvent sont puisées.
séif 42
- הסייד ששכח עציץ במקוה ונתמלא מים אע"פ שלא נשאר במקוה אלא מעט והרי העציץ יש בו רוב המקוה הרי זה ישבור העציץ במקומו ונמצא המקוה כולו כשר וכן המסדר את הקנקנים בתוך המקוה כדי לחסמן ונתמלאו מים אף על פי שבלע המקוה את מימיו ולא נשאר שם מים כלל אלא מים שבתוך הקנקנים הרי זה ישבור את הקנקנים והמים הנקוים מהם מקוה כשר:Le plâtrier qui a oublié un pot dans le mikvé et qui s'est rempli d'eau : même s'il n'est resté dans le mikvé que peu d'eau et que le pot contient la majorité du mikvé, il brisera le pot sur place, et tout le mikvé se trouve valable. Et de même celui qui dispose les jarres à l'intérieur du mikvé pour les durcir, et qu'elles se sont remplies d'eau : même si le mikvé a absorbé ses eaux et qu'il n'y est resté aucune eau sinon celle qui est dans les jarres, il brisera les jarres, et les eaux qui s'en rassemblent forment un mikvé valable.
séif 43
- אין המים שאובים פוסלים את המקוה בג' לוגין עד שיפלו לתוך המקוה מהכלי אבל אם נגררו המים השאובי' חוץ למקוה ונמשכו וירדו למקוה אינם פוסלי' את המקוה עד שיהיו מחצה על מחצה אבל אם היו רוב מהכשרי' הרי המקוה כשר כיצד מקוה שיש בו כ' סאה ומשהו מים כשרי' והיה ממלא ושואב חוץ למקוה והמים נמשכים ויורדים למקוה בין שהיו נמשכים על גבי קרקע או בתוך הסילון כיוצא בו מדברים שאינם פוסלים את המקוה הרי הוא כשר ואפילו השלימו לאלף סאין שהשאובה שהמשיכוה כשרה אם היה שם רוב מ' סאה מן הכשר וכן גג שהיה בראשו כ' סאה ומשהו מי גשמי' ומילא בכתפו ונתן לתוכו פחות מכ' שנמצא הכל פסול ופתח הצנור ונמשכו הכל למקום אחד הרי זה מקוה כשר שהשאובה שהמשיכוה כולה כשרה הואיל ויש שם רוב מהכשר: הגה אבל אם המשיך תחילה מים פסולים ואח"כ הביא עליהם רוב מים כשרים לא מהני (דקדק הב"י מדברי הרמב"ם):Les eaux puisées n'invalident le mikvé à raison de trois loguin que si elles tombent du récipient dans le mikvé. Mais si les eaux puisées ont été entraînées hors du mikvé, se sont écoulées et sont descendues dans le mikvé, elles n'invalident le mikvé que si elles sont moitié-moitié avec les eaux valables ; mais s'il y avait une majorité de quarante séa d'eaux valables, le mikvé est valable. Comment cela ? Un mikvé contenant vingt séa et un peu d'eaux valables, et l'on remplissait et puisait hors du mikvé, et les eaux s'écoulaient et descendaient dans le mikvé, qu'elles s'écoulent sur le sol ou dans un conduit semblable, parmi les choses qui n'invalident pas le mikvé : il est valable, même si on l'a complété jusqu'à mille séa, car l'eau puisée qu'on a dérivée est valable s'il y avait là la majorité de quarante séa d'eau valable. Et de même un toit au sommet duquel il y avait vingt séa et un peu d'eaux de pluie, on a rempli des récipients à l'épaule et on y a versé moins de vingt séa, de sorte que le tout se trouve invalide, puis on a ouvert la gouttière et tout s'est écoulé vers un même endroit : c'est un mikvé valable, car l'eau puisée qu'on a dérivée est entièrement valable, puisqu'il y a là une majorité d'eau valable. Haga (Rema) : Mais si l'on a d'abord dérivé les eaux invalides, et qu'ensuite on a amené sur elles une majorité d'eaux valables, cela ne suffit pas (le Beit Yossef l'a déduit des paroles du Rambam).
séif 44
- שיעור המשכה זו אין פחות מג' טפחי':La mesure de cette dérivation n'est pas inférieure à trois téfa'him.
séif 45
- אין המשכה מועלת אלא על גבי קרקע או על גבי צנור שלא היה עליו שם כלי בתלוש אבל אם המשיך על גבי כלים אפי' כלי גללים וכיוצא בהם לא הוי המשכה (הראב"ד) : הגה וי"א דאין המשכה מועלת אלא דוקא על גבי קרקע הראוי לבלוע בה אבל אם המשיך על גבי רצפת אבנים שאין ראוי לבלוע בה וכל שכן על גבי דף או כלי אע"פ שאינו פוסל המקוה לא מהני (ב"י בשם מרדכי פ"ב דשבועות שכ"כ בשם הרוקח) וטוב להחמיר לכתחלה:La dérivation n'est efficace que sur le sol, ou sur une gouttière qui n'a pas eu le statut de récipient lorsqu'elle était détachée (avant d'être fixée) ; mais si l'on a dérivé les eaux sur des récipients, même des récipients de bouse ou semblables, ce n'est pas une dérivation (Raavad). Haga (Rema) : Et certains disent que la dérivation n'est efficace que précisément sur un sol apte à absorber l'eau ; mais si on l'a dérivée sur un dallage de pierres qui n'est pas apte à absorber, et à plus forte raison sur une planche ou un récipient, même si cela n'invalide pas le mikvé, cela ne suffit pas (Beit Yossef au nom du Mordekhaï, chapitre 2 de Chevouot, qui l'a écrit au nom du Rokéa'h). Et il est bien d'être rigoureux lekhat'hila.
séif 46
- מקוה שנובע ונתייבש בקיץ והיה בור רחוק ממנו קצת ומלאוהו מים שאובי' ונתמלא המקוה מתחת הקרקע מאותם מים שאובי' המקוה כשר כאלו הוא נובע:Un mikvé jaillissant (alimenté par une source) qui s'est asséché en été ; il y avait une citerne un peu éloignée de lui, qu'on a remplie d'eaux puisées, et le mikvé s'est rempli par-dessous le sol de ces eaux puisées : le mikvé est valable, comme s'il jaillissait.
séif 47
- הבא להמשיך מים למקוה צריך שלא יהא בדבר המקבל טומאה כגון מי גשמים שרוצה להמשיכ' למקום אחר לעשות מקוה לא יאחז בידו דף ויעבירם עליו אלא יניח הדף בקרקע ויסיר ידו משם בטרם יעברו המים עליו וכן סילון של מתכת אסור להמשיך בו מים למקוה שמקבל טומאה והוא שיהיו המים נופלי' להדיא מדבר המקבל טומאה לתוך המקוה אבל אם נופלים על שפתו בחוץ ונמשכין לתוכו או שמחבר לפי הסילון של אבר צנור קטן של עץ או של חרס שהמים מקלחין ממנה למקוה כשר ואם הסילון של מתכת מחובר לקרקע אפי' מקלח להדיא לתוך המקוה כשר שהרי אינו מקבל טומאה לפי שהוא בטל אגב קרקע. (ואין חילוק בין אם טמון תחת הקרקע או לא) (כתב הב"י שכן משמע מתשובת הרא"ש ותשובת רמב"ן ורשב"א ומרדכי בשם הרא"מ ור"ש בר"ב):Celui qui veut dériver des eaux vers un mikvé doit ne pas le faire par une chose qui reçoit l'impureté. Par exemple, des eaux de pluie qu'il veut dériver vers un autre endroit pour faire un mikvé : il ne tiendra pas dans sa main une planche pour les faire passer dessus, mais il posera la planche sur le sol et retirera sa main de là avant que les eaux passent dessus. Et de même, il est interdit de dériver des eaux vers un mikvé par un conduit de métal, car il reçoit l'impureté ; et ce, lorsque les eaux tombent directement de la chose qui reçoit l'impureté dans le mikvé. Mais si elles tombent sur son bord, à l'extérieur, et s'écoulent à l'intérieur, ou si l'on a joint à l'embouchure du conduit de plomb une petite gouttière de bois ou de terre cuite, d'où les eaux jaillissent vers le mikvé, il est valable. Et si le conduit de métal est attaché au sol, même s'il jaillit directement dans le mikvé, il est valable, car il ne reçoit pas l'impureté, puisqu'il est annulé par rapport au sol (et il n'y a pas de différence selon qu'il est enfoui sous le sol ou non) (le Beit Yossef a écrit que c'est ce qui ressort des responsa du Roch, des responsa du Ramban et du Rachba, et du Mordekhaï au nom du Réem et de Rabbi Chimchon bar Baroukh).
séif 48
- במה דברי' אמורי' בממשיך מי גשמי' בעלמא אבל אם ממשיך ממעין או ממקוה אפי' על ידי דבר המקבל טומאה כשר דחשבינן לזה המקוה שממשיך המים לתוכו כאילו הוא מחובר למעין או למקוה שממשיך המים משם ויש מי שאינו מחלק בכך:En quel cas cela est-il dit ? Pour celui qui dérive de simples eaux de pluie. Mais s'il dérive des eaux d'une source ou d'un mikvé, même par une chose qui reçoit l'impureté, il est valable, car on considère ce mikvé vers lequel il dérive les eaux comme s'il était relié à la source ou au mikvé d'où il dérive les eaux. Et il y a un avis selon lequel on ne fait pas cette distinction.
séif 49
- מקוה של מי גשמים שנפרץ אחד מכתליו והמים יוצאים דרך הסדק אם ישארו בו מ' סאה אחר שיצאו קצתן שעד הסדק כשר ואם לאו פסול משום דהוי ליה זוחלין ואין מקוה מטהר בזוחלין: הגה ויש מחמירין אפילו אם ישארו מ' סאה עד הסדק ויש לחוש לדבריהם לכתחלה לסתום הסדק (טור בשם י"א ור"ש וב"י בשם המרדכי) וכל זה דוקא במקוה שאינה באה ממעין אבל אם היא באה ממעין אין לחוש לזחילתה (ב"י בשם מהרי"ק שורש קנ"ו) ואין יציאת המים קרוי זוחלין אלא כשאין חוזרין למקוה אבל כשיוצאין מעט וחוזרין שם לא מקרי זחילה (ריב"ש סימן רצ"ב) . ואם בא לסתום הסדק כדי שישארו בו מ' סאה לא יסתום אותו בידו ולא בכל דבר המקבל טומאה ויש מי שמתיר לסתום בכל דבר שמקבל טומאה:Un mikvé d'eaux de pluie dont l'un des murs s'est fissuré et dont les eaux sortent par la fente : s'il y reste quarante séa après qu'une partie des eaux est sortie, c'est-à-dire jusqu'au niveau de la fente, il est valable ; et sinon, il est invalide, car cela devient des eaux zo'halin (courantes), et un mikvé ne purifie pas lorsqu'il s'écoule. Haga (Rema) : Et certains sont rigoureux même s'il reste quarante séa jusqu'à la fente, et il faut tenir compte de leurs paroles lekhat'hila en bouchant la fente (le Tour au nom de certains et de Rabbénou Chimchon, et le Beit Yossef au nom du Mordekhaï). Et tout cela, seulement pour un mikvé qui ne provient pas d'une source ; mais s'il provient d'une source, il n'y a pas à se préoccuper de son écoulement (Beit Yossef au nom du Maharik, racine 156). Et la sortie des eaux n'est appelée zo'halin que lorsqu'elles ne retournent pas au mikvé ; mais lorsqu'elles sortent un peu et y retournent, ce n'est pas appelé écoulement (Rivach, siman 292). Et s'il veut boucher la fente pour qu'il y reste quarante séa, il ne la bouchera pas avec sa main ni avec aucune chose qui reçoit l'impureté ; et il y a un avis qui permet de boucher avec toute chose qui reçoit l'impureté.
séif 50
- ניקב המקוה ומימיו נוטפים מעט מעט או נבלעים בקרקע מעט מעט כשר לפי שאין זחילתן ניכרת:Si le mikvé s'est percé et que ses eaux gouttent peu à peu, ou sont absorbées dans le sol peu à peu, il est valable, car leur écoulement n'est pas perceptible.
séif 51
- הבא לערב מקוה פסול או חסר עם מקוה כשר להכשירו או ששניהם חסרים ובא לערבם להכשירם צריך שיהא נקב שביניהם רחב כשפופרת הנאד (וקילוח המים יהיה כרוחב הנקב) (ריב"ש סימן רל"ב בשם א' מהמפרשים וכן כתב הבית יוסף) ולאחר שנתערב הפסול עם הכשר אפי' רגע נשאר לעולם בהכשרו אפי' נסתם הנקב אח"כ כל שיעמוד כשפופרת הנאד ממעטו אפילו דבר שהוא מבריית המים ספק אם הנקב רחב כשפופרת הנאד אם לאו פסול אם יש נקבים דקים הרבה מצטרפין לכשפופרת הנאד אם המקוה הא' שלם והב' חסר: הגה ומותר לחפור מקוה בצד הנהר ולטבול בה אע"פ שאין בה מ' סאה דהא ארעא חלחולי מתחלחלת והואיל והוא סמוך לנהר ואנו רואין החלחולים שביניהם שהמים באין מן הנהר דרך החלחול דהיינו מנקבים דקים שבקרקע הוי חבור (מרדכי ה"נ בשם ראבי"ה): אבל אם שניהם חסרים אין הנקבים הדקים מצטרפין לכשפופרת הנאד (וה"ה אם חלק מקוה בסל או בשק אם אין שיעור מקוה בצד אחד פסול):Celui qui veut mêler un mikvé invalide ou incomplet avec un mikvé valable pour le rendre valable, ou bien lorsque tous deux sont incomplets et qu'il veut les mêler pour les rendre valables, il faut que le trou entre eux soit large comme le tube d'une outre (et que le jet d'eau soit de la largeur du trou) (Rivach, siman 232, au nom de l'un des commentateurs, et le Beit Yossef a écrit de même). Et une fois que l'invalide s'est mêlé au valable, même un instant, il demeure à jamais valable, même si le trou a été bouché ensuite. Tout ce qui se tient dans le trou et le réduit en dessous du tube d'une outre le diminue, même une chose qui provient de la création de l'eau (comme des algues). S'il y a doute si le trou est large comme le tube d'une outre ou non, il est invalide. S'il y a de nombreux petits trous, ils s'additionnent pour former la mesure du tube d'une outre, si le premier mikvé est complet et le second incomplet. Haga (Rema) : Et il est permis de creuser un mikvé à côté du fleuve et de s'y immerger, même s'il ne contient pas quarante séa, car le sol est poreux, et puisqu'il est proche du fleuve et que nous voyons les infiltrations entre eux, que les eaux viennent du fleuve par l'infiltration, c'est-à-dire par de petits trous dans le sol, c'est une jonction (Mordekhaï, Hilkhot Nidda, au nom du Ravia). Mais si tous deux sont incomplets, les petits trous ne s'additionnent pas pour former la mesure du tube d'une outre (et il en est de même si l'on a divisé un mikvé par un panier ou un sac : s'il n'y a pas la mesure d'un mikvé d'un côté, il est invalide).
séif 52
- הבא להכשיר מקוה שאוב ממקוה שלם שאינו שאוב אף על פי שאינו משיקו אלא כשערה כשר ואפילו אין מי ההשקה רואין פני האויר: הגה ודוקא בפסול שאיבה שהיא מדרבנן אבל בפסול דאורייתא בעינן כשפופרת הנאד (ת"ה ור"ש במקואות) כמו שנתבאר ואפילו בפסול שאיבה יש חולקין (טור והרא"ש) וכן ראוי להורות:Celui qui veut rendre valable un mikvé puisé au moyen d'un mikvé complet qui n'est pas puisé, même s'il ne le met en contact (hachaka) que sur l'épaisseur d'un cheveu, il est valable, et même si les eaux du contact ne voient pas l'air (sont sous la surface). Haga (Rema) : Et ce, seulement pour une invalidité de puisage, qui est d'ordre rabbinique ; mais pour une invalidité de la Torah, il faut une ouverture comme le tube d'une outre (Teroumat HaDéchen, et Rabbénou Chimchon sur Mikvaot), comme on l'a expliqué ; et même pour l'invalidité de puisage, certains sont d'un avis divergent (le Tour et le Roch), et il convient d'enseigner ainsi.
séif 53
- כותל שבין ב' מקואות שנסדק מצד זה לצד זה אפילו כל שהוא לשתי מצטרף לערב שני המקואות להכשירם ואם לערב אינם מצטרפי' עד שיהא במקום אחד כשפופרת הנאד ואם נפרץ הכותל למעלה זה לזה על רום כקליפת השום ועל רוחב כשפופרת הנאד כשר: הגה וה"ה אם היה גל של עפר בין ב' המקואות אם נטל מגובה הגל מעט עד שמקלחין זה לזה כרוחב שפופרת הנאד ברום קליפת השום סגי דלא בעינן כמלא שפופרת הנאד אלא בנקב (מרדכי ה"נ):Un mur entre deux mikvaot qui s'est fendu d'un côté à l'autre : même si la fente est infime dans le sens de la chaîne (en longueur), elle s'additionne pour mêler les deux mikvaot afin de les rendre valables ; et si elle est dans le sens de la trame (en largeur), elles ne s'additionnent pas, à moins qu'il n'y ait en un seul endroit la mesure du tube d'une outre. Et si le mur s'est brisé en haut, de l'un à l'autre, sur une hauteur de l'épaisseur d'une pelure d'ail et une largeur comme le tube d'une outre, il est valable. Haga (Rema) : Et de même, s'il y avait un monticule de terre entre les deux mikvaot, si l'on a ôté un peu de la hauteur du monticule de sorte qu'ils se déversent l'un dans l'autre sur la largeur du tube d'une outre, une hauteur de l'épaisseur d'une pelure d'ail suffit, car on n'exige la pleine mesure du tube d'une outre que pour un trou (Mordekhaï, Hilkhot Nidda).
séif 54
- שלשה מקואות שיש בשנים מהם בכל אחד עשרי' סאה מים כשרי' ובאחד מהם עשרי' סאה מים שאובין ועומדין זה בצד זה אם השאוב מן הצד וירדו שלשה וטבלו בהן ומתוך כך נתמלאו ויצאו על שפתם ונתערבו יחד הוכשרו שלשתם כיון שפעם אחת היו מחוברים ביחד מ' סאה מים כשרים ואותם שטבלו בהם טהורי' ואם השאוב באמצע שאין שני הכשרי' יכולין להתערב אלא על ידו לא הוכשרו אלא נשארו כמו שהיו תחלה ואותם שטבלו בהם לא נטהרו:Trois mikvaot placés côte à côte ; deux d'entre eux contiennent chacun vingt séa d'eaux valables, et l'un contient vingt séa d'eaux puisées : si le puisé est sur le côté, et que trois personnes y sont descendues et s'y sont immergées, et que de ce fait les mikvaot se sont remplis, ont débordé sur leurs bords et se sont mêlés ensemble, tous les trois sont devenus valables, puisqu'une fois quarante séa d'eaux valables ont été jointes ensemble, et ceux qui s'y sont immergés sont purs. Et si le puisé est au milieu, de sorte que les deux valables ne peuvent se mêler que par lui, ils ne sont pas devenus valables, mais sont restés comme ils étaient au départ, et ceux qui s'y sont immergés ne sont pas purifiés.
séif 55
- שני מקואות של כ' כ' סאה אחד שאוב ואחד כשר ירדו שנים והשיקום וטבלו בהם אפילו אדומים והלבינום או לבנים והאדימום המקואות כמות שהיו והטובלים כמות שהיו:Deux mikvaot de vingt séa chacun, l'un puisé et l'autre valable ; deux personnes y sont descendues, les ont mis en contact et s'y sont immergées : même s'ils étaient rouges et sont devenus blancs, ou blancs et sont devenus rouges (preuve que les eaux se sont mêlées), les mikvaot restent tels qu'ils étaient et ceux qui s'immergent restent tels qu'ils étaient (impurs).
séif 56
- כל המעורב למקוה הרי הוא כמקוה ומטבילין בו גומות הסמוכות לפי המקוה ומקום רגלי פרסות בהמה שהיו בהם מים מעורבים עם מי המקוה כשפופרת הנאד מטבילין בהם: הגה ולכן כלי המונח בצד המקוה מנענע בידו המקוה כדי שיעשה גל במים ויעבור על גבי הכלי ועולה לו הטבילה ובלבד שלא יעקור הגל ממקומו אלא יהא מחובר למקוה (כן משמע בפ"ו דמקואות לדעת המפרשים):Tout ce qui est mêlé au mikvé est comme le mikvé, et on peut y immerger. Des creux proches de l'ouverture du mikvé, et les empreintes de sabots d'animaux, qui contenaient des eaux mêlées aux eaux du mikvé par une ouverture comme le tube d'une outre, on peut y immerger. Haga (Rema) : C'est pourquoi, pour un ustensile posé à côté du mikvé, on agite de la main le mikvé afin de faire une vague dans l'eau qui passe sur l'ustensile, et l'immersion lui compte, pourvu qu'on n'arrache pas la vague de sa place, mais qu'elle reste reliée au mikvé (c'est ce qui ressort du chapitre 6 de Mikvaot, selon l'avis des commentateurs).
séif 57
- חורי המערה וסדקי המערה מטבילין בהם אף על פי שאין המים שבהם מעורבים עם מי המקוה [אלא] בכל שהוא:Les trous de la grotte et les fentes de la grotte, on peut y immerger, même si les eaux qui s'y trouvent ne sont mêlées aux eaux du mikvé que d'une quantité infime.
séif 58
- עוקה (פי' חפירה) שבתוך המקוה אם היתה הקרקע המבדלת בין העוקה ובין המקוה בריאה ויכולה להעמיד את עצמה אין מטבילין במים שבעוקה עד שיהיו מעורבין עם המקוה כשפופרת הנאד ואם אינה יכולה להעמיד את עצמה אפילו אינם מעורבים אלא בכל שהוא מטבילין בהם:Une ouka (explication : une fosse) à l'intérieur du mikvé : si la terre qui sépare la fosse du mikvé est solide et peut se tenir d'elle-même, on n'immerge pas dans les eaux de la fosse à moins qu'elles ne soient mêlées au mikvé par une ouverture comme le tube d'une outre ; et si elle ne peut se tenir d'elle-même, même si les eaux ne sont mêlées que d'une quantité infime, on peut y immerger.
séif 59
- ג' גומות שבנחל התחתונה ועליונה של כ' סאה והאמצעית של מ' ושטף של גשמים עובר בתוך הנחל אע"פ שהוא נכנס לתוכן ויוצא מתוכן אין זה עירוב ואין מטבילין אלא באמצעית שאין הנזחלין מערבים אא"כ עמדו:Trois creux dans un torrent, l'inférieur et le supérieur de vingt séa chacun et celui du milieu de quarante, et un flot de pluie passe à travers le torrent : bien qu'il entre en eux et en sorte, ce n'est pas un mélange, et on n'immerge que dans celui du milieu, car les eaux qui s'écoulent ne mêlent pas, à moins qu'elles ne se soient arrêtées.
séif 60
- הכופת ידיו ורגליו וישב לו באמת המים אם נכנסו מים דרך כולו טהור:Celui qui lie ses mains et ses pieds et s'assied dans un canal d'eau : si les eaux sont entrées en contact avec lui tout entier, il est pur.
séif 61
- מקוה שיש בו מ' סאה מצומצמות האדם הטובל בתוכו לא יקפוץ לתוכו שלא יחסרו המים בקפיצתו בתוכו ולא יטבול בו פעמי' זה אחר זה טבלו בו שנים זה אחר זה אע"פ שרגליו של ראשון נוגעות במים השני בטומאתו שהרי חסרו המים מארבעים סאה:Un mikvé qui contient quarante séa exactes : la personne qui s'y immerge ne sautera pas dedans, afin que les eaux ne diminuent pas par les éclaboussures de son saut, et on ne s'y immergera pas plusieurs fois l'un après l'autre. Si deux s'y sont immergés l'un après l'autre, même si les pieds du premier touchent encore l'eau, le second reste dans son impureté, car les eaux ont diminué en dessous de quarante séa.
séif 62
- הטביל בו בגד עבה שהמים נבלעים בתוכו כל זמן שהבגד נוגע במקוה הוא כשר אף על פי שזבו ממנו שלשה לוגין למקוה העלהו ממנו פסול שנעשה שאוב מהמים שירדו מהבגד לתוכו ואם מטביל בו יורה או שאר כלים מורידן לתוכו דרך פיהן שלא ינתזו המים כשמכניסן לתוכו ונמצא שהוא חסר ומעלהו דרך שוליו כדי שלא ישאר בו מהמים ויחסר מהמקוה: הגה כל המים שבכלי וגם שהמים שבכלי יהיו שאובים ואם יפלו אח"כ למקוה יפסלו אותה מאחר שלא נשאר בה כשיעור מקוה (מלשון הרמב"ם):Si l'on y a immergé un vêtement épais dans lequel les eaux sont absorbées : tant que le vêtement touche le mikvé, celui-ci est valable, même si trois loguin en ont coulé dans le mikvé ; si on l'en a sorti, il est invalide, car il est devenu puisé par les eaux qui sont descendues du vêtement dans le mikvé. Et si l'on y immerge un chaudron ou d'autres récipients, on les fait descendre dedans par leur ouverture, afin que les eaux ne giclent pas lorsqu'on les y introduit, de sorte que le mikvé se trouverait incomplet, et on le remonte par son fond, afin qu'il n'y reste pas d'eau qui manquerait au mikvé. Haga (Rema) : Toutes les eaux qui sont dans le récipient manqueraient au mikvé, et de plus les eaux qui sont dans le récipient seraient puisées, et si elles retombaient ensuite dans le mikvé, elles l'invalideraient, puisqu'il n'y reste plus la mesure d'un mikvé (d'après la formulation du Rambam).
séif 63
- המטביל כר או כסת במקוה שיש בו מ' סאה מכוונות כיון שהגביה שפתותיה מהמים נמצאות המים שבתוכן שאובין כיצד יעשה מטבילן ומעלן דרך שוליהן אבל הקופה והשק מטבילן ומעלן כדרכן ואינו חושש:Celui qui immerge un coussin ou un édredon dans un mikvé qui contient exactement quarante séa : dès qu'il en a soulevé les bords hors de l'eau, les eaux qui sont à l'intérieur se trouvent puisées. Comment doit-il faire ? Il les immerge et les remonte par leur fond. Mais le panier et le sac, il les immerge et les remonte normalement et ne s'en inquiète pas.
séif 64
- מקוה שהוא מוחזק להיות מימיו מתמעטים ולעמוד על פחות ממ' סאה (וטבלה בו) צריכה לחזור ולטבול כל זמן שלא ידענו בודאי שבשעה שטבלה היה בו מ' סאה אבל אם לא הוחזק להיות מימיו מתמעטים כל כך שיעמדו על פחות מארבעים סאה אע"פ שפעמים שמימיו עולין ופעמים מתמעטין אינה צריכה לחזור ולטבול ומכל מקום כשר הדבר לעיין קודם טבילה אם יש בו ארבעים סאה (ועיין לקמן סעיף ע"א):Un mikvé réputé avoir des eaux qui diminuent et tombent en dessous de quarante séa (et elle s'y est immergée) : elle doit s'immerger de nouveau, tant que nous ne savons pas avec certitude qu'au moment où elle s'est immergée il contenait quarante séa. Mais s'il n'est pas réputé avoir des eaux qui diminuent au point de tomber en dessous de quarante séa, bien que parfois ses eaux montent et parfois diminuent, elle n'a pas besoin de s'immerger de nouveau. Et néanmoins, il est convenable d'examiner avant l'immersion s'il contient quarante séa (et voir plus loin, séif 71).
séif 65
- מקוה שמימיו מתפשטין ואינו יכול להתכסות בו נותן בו מצד אחד אבנים או חבילי עצים כדי שיקבצו מימיו אל מקום אחד ויעלו בענין שיוכל להתכסות בו ובלבד שלא יחלקו כל המקוה אבל בכלים פסול: הגה ואפי' אם יכולה להתכסות במים אם אין המים עמוקים עד טבורה ולמעלה ממנו זרת לא תטבול בה לכתחלה שמא לא תטבול יפה (ב"י בסימן קצ"ח בשם תשובת הרשב"א וכ"כ רשב"ץ) מיהו אם אין מקוה אחרת וא"א לתקן אפילו צריכה להשתטח על פניה מחמת שאין המים עמוקים אם מתכסה גופה בדרך זה בפעם אחת טובלת שם (תשובת הרשב"א סימן תתי"ח) וע"ל סימן קצ"ח:Un mikvé dont les eaux s'étalent et dans lequel on ne peut se couvrir : on place d'un côté des pierres ou des fagots de bois, afin que ses eaux se rassemblent en un seul endroit et montent, de sorte qu'on puisse s'y couvrir, pourvu qu'ils ne divisent pas tout le mikvé. Mais avec des récipients, c'est invalide. Haga (Rema) : Et même si elle peut se couvrir par les eaux, si les eaux ne sont pas profondes jusqu'à son nombril et un empan au-dessus, elle ne s'y immergera pas lekhat'hila, de peur qu'elle ne s'immerge pas convenablement (Beit Yossef au siman 198 au nom des responsa du Rachba, et le Rachbats a écrit de même). Toutefois, s'il n'y a pas d'autre mikvé et qu'il est impossible de réparer, même si elle doit s'étendre sur le ventre parce que les eaux ne sont pas profondes, si son corps est couvert de cette façon en une seule fois, elle s'y immerge (responsa du Rachba, siman 818). Et voir plus haut, siman 198.
séif 66
- ספק מים שאובים טהור כיצד מקוה שנסתפק אם נפלו לו מים שאובים או לא נפלו ואפי' ידע בודאי שנפלו ספק יש בהם ג' לוגין ספק אין בהם ואפי' ידע בודאי שיש בהם ג' לוגין ספק שהיה במקוה שנפלו בו מ' סאה ספק לא היה ה"ז כשר:Le doute d'eaux puisées est pur. Comment cela ? Un mikvé au sujet duquel on doute si des eaux puisées y sont tombées ou non ; et même si l'on sait avec certitude qu'il en est tombé, on doute s'il y en avait trois loguin ou non ; et même si l'on sait avec certitude qu'il y en avait trois loguin, on doute si le mikvé dans lequel elles sont tombées contenait quarante séa ou non : il est valable.
séif 67
- ב' מקואות אחד יש בו מ' סאה ואחד אין בו נפלו ג' לוגין מים שאובין לאחד מהם ואינו יודע לאיזו מהם נפלו ספקו טהור מפני שיש לו במה יתלה היו שניהם פחותים ממ' סאה ונפלו לאחד מהם ואין ידוע לאיזה מהם כל אחד משניהם פסול שאין לו במה יתלה:Deux mikvaot, l'un contient quarante séa et l'autre non ; trois loguin d'eaux puisées sont tombés dans l'un d'eux et on ne sait pas dans lequel : son doute est pur, car il y a à quoi l'attribuer (on dit qu'elles sont tombées dans celui de quarante séa). Si tous deux avaient moins de quarante séa et qu'elles sont tombées dans l'un d'eux sans qu'on sache dans lequel, chacun des deux est invalide, car il n'y a pas à quoi l'attribuer.
séif 68
- מקוה שהניחו ריקן ובא ומצאו מלא כשר מפני שזה ספק מים שאובין למקוה (ועיין לעיל ריש סימן זה מה שכתבתי בזה):Un mikvé qu'on a laissé vide et qu'on a trouvé plein en revenant est valable, car c'est un doute d'eaux puisées pour un mikvé (et voir plus haut, au début de ce siman, ce que j'ai écrit à ce sujet).
séif 69
- צנור שמקלח למקוה והמכתשת נתונה בצדו ספק מהצנור למקוה ספק מהמכתשת למקוה הרי זה פסול מפני שהפסול מוכיח ואם יש במקוה רובו מים כשרים הרי זה כשר שזה ספק מים שאובין שהרי יש שם מקוה כשר קבוע:Une gouttière qui se déverse dans le mikvé, et un mortier est placé à côté d'elle ; il y a doute si l'eau est venue de la gouttière dans le mikvé ou du mortier dans le mikvé : il est invalide, car l'invalide est évident (le mortier, récipient, est là devant nous). Et si le mikvé contient en majorité des eaux valables, il est valable, car c'est un doute d'eaux puisées, puisqu'il y a là un mikvé valable établi.
séif 70
- טמא שירד לטבול ספק טבל ספק לא טבל ואפי' טבל ספק יש בו ארבעים סאה ספק אין בו שני מקואות אחד יש בו ארבעים סאה ואחד אין בו טבל באחד מהם ואין ידוע באיזה מהם טמא לפי שהטמא בחזקתו עד שיודע שטבל כראוי וכן מקוה שנמדד ונמצא חסר בין שהיה המקוה ברשות הרבים בין שהיה ברשות היחיד כל הטהרות שנעשו על גביו למפרע טמאות עד שיודע זמן שנמדד בו והיה שלם (ועיין לעיל סעיף ס"ה):Un impur qui est descendu s'immerger, et il y a doute s'il s'est immergé ou non ; et même s'il s'est immergé, il y a doute si le mikvé contenait quarante séa ou non ; deux mikvaot, l'un contient quarante séa et l'autre non, il s'est immergé dans l'un d'eux et on ne sait pas dans lequel : il est impur, car l'impur reste dans sa présomption ('hazaka) jusqu'à ce qu'on sache qu'il s'est immergé convenablement. Et de même un mikvé qu'on a mesuré et trouvé incomplet, que le mikvé soit dans le domaine public ou dans le domaine privé : tous les objets purs qui ont été préparés grâce à lui sont rétroactivement impurs, jusqu'au moment où l'on sait qu'il a été mesuré et qu'il était complet (et voir plus haut, séif 65).
séif 71
- ב' מקואות שאין בהם ארבעים סאה ונפלו שלשה לוגין לתוך אחד מהם וידוע לאיזה מהם נפלו ואח"כ נפלו שניים ואין ידוע לאיזה מהם נפלו הריני יכול לתלות ולומר למקום שנפלו ראשונים נפלו שניים אבל אם בראשונים לא נודע לאיזה מהם נפלו ובשניים נודע לאיזה מהם נפלו אין יכול לתלות ולומר למקום שנפלו שניים נפלו הראשונים אחד יש בו ארבעים סאה ואחד אין בו הריני אומר לתוך של ארבעים נפלו אחד שאוב ואחד שאינו שאוב הריני אומר לתוך של שאוב נפלו:Deux mikvaot qui ne contiennent pas quarante séa, trois loguin d'eaux puisées sont tombés dans l'un d'eux et l'on sait dans lequel ; ensuite sont tombés d'autres trois loguin et on ne sait pas dans lequel ils sont tombés : je peux attribuer et dire que les seconds sont tombés à l'endroit où sont tombés les premiers. Mais si pour les premiers on ne sait pas dans lequel ils sont tombés, et que pour les seconds on sait dans lequel ils sont tombés, on ne peut pas attribuer et dire que les premiers sont tombés à l'endroit où sont tombés les seconds. Si l'un contient quarante séa et l'autre non, je dis qu'ils sont tombés dans celui de quarante. Si l'un est puisé et l'autre non puisé, je dis qu'ils sont tombés dans le puisé.
séif 72
- שני מקואות שאין בהם ארבעים סאה ונפלו שלשה לוגין לתוך אחד מהן ואין ידוע לאיזה מהם נפלו ואחר כך ירדו גשמים ונתמלאו לא יטבול בשום אחד מהם לכתחל':Deux mikvaot qui ne contiennent pas quarante séa, trois loguin d'eaux puisées sont tombés dans l'un d'eux et on ne sait pas dans lequel, et ensuite les pluies sont descendues et les ont remplis : on ne s'immergera dans aucun des deux lekhat'hila.
séif 73
- כל המקואות הנמצאות פסולין שחזקתם שאובים:Tous les mikvaot que l'on trouve (dont on ne connaît pas l'origine) sont invalides, car ils sont présumés puisés.
séif 74
- יש מי שאוסר להטיל יורה מלאה מים חמין לתוך המקוה לחממו וכן למלאת מקוה מים חמין ולחברו לנהר בשפופרת הנאד: הגה ויש מקילין ומתירין להטיל חמין למקוה כדי לחממו (הגהות מרדכי דהל' נדה בשם ראבי"ה וריב"א) ומכל מקום יש להחמיר אם לא במקום שנהגו להקל אז אין למחות בידן (בנימין זאב) ובחמי טבריא מותר לכולי עלמא (מרדכי בסוף שבועות) ולאחר הטבילה במי מקוה כשרים מותרת ליכנס למרחץ כדי שתחמם עצמה (מרדכי) אבל לחזור ולרחוץ אח"כ יש אוסרים (מרדכי בשם רשב"ם) וכן נהגו:Il y a un avis selon lequel il est interdit de verser un chaudron plein d'eau chaude dans le mikvé pour le chauffer, et de même de remplir un mikvé d'eau chaude et de le relier au fleuve par une ouverture comme le tube d'une outre. Haga (Rema) : Et certains sont indulgents et permettent de verser de l'eau chaude dans le mikvé pour le chauffer (Hagahot Mordekhaï, Hilkhot Nidda, au nom du Ravia et du Riva). Néanmoins, il faut être rigoureux, sauf dans un endroit où l'on a l'usage d'être indulgent ; alors il ne faut pas protester contre eux (Binyamin Zeev). Et dans les eaux chaudes de Tibériade, c'est permis selon tous (Mordekhaï, à la fin de Chevouot). Et après l'immersion dans des eaux de mikvé valables, elle est autorisée à entrer au bain pour se réchauffer (Mordekhaï) ; mais se laver de nouveau ensuite, certains l'interdisent (Mordekhaï au nom du Rachbam), et tel est l'usage.
séif 75