Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיני לבישת הלבון ובדיקתה. ובו י"ג סעיפים:
שבעת ימים שהזבה סופרת מתחילין ממחרת יום שפסקה בו וכך משפטה אם תראה ב' ימים או ג' ופסקה מלראות בודקת ביום שפסקה כדי שתפסוק בטהרה ובדיקה זו תהיה סמוך לבין השמשות (וכן נוהגין לכתחלה ובדיעבד אפילו לא בדקה עצמה רק שחרית ומצאה עצמה טהורה סגי בכך) (טור בשם הרשב"א וב"י אף לפי דברי (הראב"ד) [הרא"ש]) ולעולם ילמד אדם (להחמיר לכתחלה) בתוך ביתו שתהא בודקת ביום הפסק טהרתה במוך דחוק ושיהא שם כל בין השמשות שזו הבדיקה מוציאה מידי כל ספק (רשב"א בתה"ק): הגה י"א אם התפללו הקהל ערבית ועוד היום גדול אינה יכולה לבדוק (או) [אז] ללבוש לבנים ולהתחיל ולמנות מיום המחרת מאחר דהקהל כבר עשו אותו לילה (ת"ה) וי"א דמותר אפי' עשו הקהל שבת (אגור בשם מהרי"ל) ונוהגין לכתחלה ליזהר ובדיעבד אין לחוש ומקצת נשים נוהגות שאם פסקה קודם ברכו וחזרה לראות כתם או דם תוך ימי ספירתה אז מפסיקין אפילו לאחר ברכו אם נתקלקלה סמוך לערב וחושבים דבר זה לדיעבד ואין למחות בידם כי כן קבלו מאיזה חכם שהורה להן והוא מנהג ותיקין:Lois relatives au fait de revêtir le blanc et à l'examen. Ce siman comprend 13 séifim.
Les sept jours que la zava compte commencent le lendemain du jour où elle a cessé de voir du sang. Et voici sa règle : si elle voit du sang deux ou trois jours puis cesse de voir, elle s'examine le jour où elle a cessé, afin de cesser dans la pureté (hefsek tahara), et cet examen doit avoir lieu près du crépuscule (bein hachemachot). (Haga (Rema) : Et tel est l'usage lekhat'hila (a priori) ; et bediavad (a posteriori), même si elle ne s'est examinée que le matin et s'est trouvée pure, cela suffit.) (Tour au nom du Rachba ; et Beit Yossef, même selon les propos du Roch.) Et un homme doit toujours enseigner (Haga (Rema) : à être rigoureux lekhat'hila) dans sa maison (à son épouse) qu'elle s'examine le jour de l'interruption de sa pureté avec un tampon serré (mokh da'houk), et qu'il reste là pendant tout le crépuscule, car cet examen fait sortir de tout doute (Rachba, dans Torat HaBayit HaKatsar). Haga (Rema) : Certains disent que si la communauté a prié Arvit alors qu'il fait encore grand jour, elle ne peut pas s'examiner alors pour revêtir des vêtements blancs et commencer à compter à partir du lendemain, puisque la communauté a déjà fait de ce moment la nuit (Teroumat HaDéchen). Et certains disent que c'est permis même si la communauté a déjà accepté le Chabbat (Agour, au nom du Maharil). Et on a l'usage d'être prudent lekhat'hila, et bediavad il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Et certaines femmes ont l'usage suivant : si elle a cessé (fait le hefsek tahara) avant Barekhou, puis a de nouveau vu une tache ou du sang pendant ses jours de comptage, alors elles font l'interruption (le nouvel examen) même après Barekhou, si le problème est survenu près du soir ; elles considèrent cela comme un cas de bediavad, et il ne faut pas protester contre elles, car elles l'ont reçu ainsi d'un Sage qui le leur a enseigné, et c'est un usage de gens pieux (minhag vatikin).séif 1
- ראתה יום אחד בלבד ופסקה בו ביום צריכה לבדוק עצמה במוך דחוק ושיהא שם כל בין השמשות: הגה ובדיעבד אם בדקה עצמה סמוך לבין השמשות ומצאה עצמה טהורה אע"פ שלא היה המוך אצלה כל בין השמשות סגי (טור בשם הרשב"א וה"ה בשם רמב"ן וב"י להרמב"ם וכ"מ בש"ס) אבל בדיקת שחרית לא מהני הואיל ולא ראתה רק יום אחד (רשב"א ורמב"ן בשם י"א וכ"ד רמב"ם פ"ו מהא"ב ובפי' משנה סוף פ"ד וברטנורה שם):Si elle a vu du sang un seul jour et a cessé le jour même, elle doit s'examiner avec un tampon serré, et qu'il reste là pendant tout le crépuscule. Haga (Rema) : Et bediavad, si elle s'est examinée près du crépuscule et s'est trouvée pure, bien que le tampon ne soit pas resté en elle pendant tout le crépuscule, cela suffit (Tour au nom du Rachba ; le Maguid Michné au nom du Ramban ; le Beit Yossef selon le Rambam ; et c'est ce qui ressort du Talmud). Mais l'examen du matin ne sert à rien dans ce cas, puisqu'elle n'a vu du sang qu'un seul jour (Rachba et Ramban au nom de certains ; c'est aussi l'avis du Rambam, chapitre 6 des lois des Relations interdites, et dans son commentaire de la Michna, fin du chapitre 4 ; ainsi que le Bartenora, là-même).
séif 2
- ביום שפסקה מלראות ובודקת עצמה כאמור תלבש חלוק הבדוק לה שאין בו כתם ובלילה תשים סדינים הבדוקים מכתמים ומיום המחרת תתחיל לספור שבעה נקיים: הגה ומנהג כשר הוא כשהאשה פוסקת בטהרה שתרחץ ולובשת לבנים אמנם אם לא רחצה רק פניה של מטה די בכך (מרדכי בשם רוקח) וכן נוהגין ואין לשנות אבל בשעת הדחק כגון אשה ההולכת בדרך ואין לה בגדים תוכל לספור ז' נקיים רק שהחלוק נקי ובדוק מדם (אגור והגהות ש"ד ס"ס י"ט):Le jour où elle a cessé de voir et s'examine comme on l'a dit, elle revêt une chemise vérifiée pour elle, sans tache, et la nuit elle met des draps vérifiés (exempts) de taches ; et à partir du lendemain elle commence à compter sept jours propres (chiva neki'im). Haga (Rema) : C'est un usage convenable que, lorsque la femme cesse dans la pureté, elle se lave et revête du blanc. Toutefois, si elle ne s'est lavé que les parties intimes, cela suffit (Mordekhaï au nom du Roké'h). Et tel est l'usage, et il ne faut pas changer. Mais en cas de nécessité pressante, par exemple une femme en voyage qui n'a pas de vêtements blancs, elle peut compter sept jours propres, pourvu seulement que la chemise soit propre et vérifiée (exempte) de sang (Agour, et Hagahot Chaarei Doura, fin du siman 19).
séif 3
- בכל יום מז' ימי הספירה צריכה להיות בודקת לכתחלה פעמים בכל יום אחת שחרית וא' סמוך לבין השמשות (טור בשם סה"ת וע"פ) ואם לא בדקה בכל השבעה אלא פעם אחת לא שנא בדקה ביום ראשון של השבעה או ביום השביעי או בא' מהאמצעים מאחר שבדקה ביום שקודם השביעי ומצאה טהורה עלו לה אבל אם לא בדקה בכל הז' וביום השמיני בדקה ומצאה טהורה אין לה אלא יום ח' בלבד ומשלמת עליו וי"א שצריך שתבדוק ביום ראשון מהשבעה וביום השביעי ואין להקל והבדיקה תהיה לאור היום ולא לאור הנר (תא"ו נכ"ו והרשב"א בת"ה) ובדיעבד מהני אפילו לאור הנר (כן משמע בב"י):Chacun des sept jours du comptage, elle doit lekhat'hila s'examiner deux fois par jour : une fois le matin et une fois près du crépuscule (Tour, au nom du Séfer HaTeroumot et ע״פ). Et si, pendant les sept jours, elle ne s'est examinée qu'une seule fois — peu importe qu'elle se soit examinée le premier jour des sept, le septième jour ou l'un des jours intermédiaires —, puisqu'elle s'est examinée le jour qui précède les sept (le jour du hefsek tahara) et s'est trouvée pure, ils lui comptent. Mais si elle ne s'est pas examinée durant tous les sept jours, et que le huitième jour elle s'est examinée et s'est trouvée pure, elle n'a que le huitième jour seulement comme jour compté, et elle complète les sept à partir de lui. Et certains disent qu'il faut qu'elle s'examine le premier jour des sept et le septième jour, et il ne faut pas être indulgent. Haga (Rema) : Et l'examen doit se faire à la lumière du jour et non à la lumière d'une bougie (Toledot Adam veHava, netiv 26, et le Rachba dans Torat HaBayit) ; et bediavad, il est valable même à la lumière d'une bougie (c'est ce qui ressort du Beit Yossef).
séif 4
- בדקה עצמה ביום שפסקה מלראות ומצאה טמאה ובדקה לאחר שלשה או ד' ימים ומצאה טהורה ה"ז בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה שלעולם אינה סופרת עד שתבדוק אם פסקה ואז מונה למחרתו:Si elle s'est examinée le jour où elle a cessé de voir et s'est trouvée impure, puis s'est examinée trois ou quatre jours après et s'est trouvée pure, elle reste dans la présomption d'impureté jusqu'à ce qu'elle cesse dans la pureté (par un examen d'interruption valable), car jamais elle ne compte avant de s'être examinée pour vérifier si elle a cessé, et alors elle compte à partir du lendemain.
séif 5
- כל בדיקות אלו בין בדיקת הפסק טהרה בין בדיקת כל השבעה צריכות להיות בבגד פשתן לבן ישן או בצמר גפן או בצמר לבן נקי ורך ותכניסנו באותו מקום בעומק לחורים ולסדקים עד מקום שהשמש דש ותראה אם יש בו שום מראה אדמומית ולא שתכניסהו מעט לקנח עצמה. ואם יקשה בעיניה מאד להכניסו כל כך בעומק לפחות בדיקה של יום הפסק טהרה ובדיקה של יום ראשון מהשבעה תהיינה עד מקום שהשמש דש: הגה ואם לא עשתה כן בבדיקת יום ראשון תעשה פעם אחת כן מבדיקות שאר הימים (ב"י) מיהו בדיעבד אם לא עשתה כן כלל רק שבדקה עצמה יפה בחורין ובסדקין בעומק היטב כפי כחה אע"פ שלא הגיע למקום שהשמש דש סגי לה (ב"י שכ"ד רוב הפוסקים וכן מהרא"י בפסקיו סימן ע"ז וב"ח):Tous ces examens — aussi bien l'examen du hefsek tahara que l'examen de tous les sept jours — doivent se faire avec un linge de lin blanc usé, ou avec du coton, ou avec de la laine blanche, propre et douce ; elle doit l'introduire en cet endroit, en profondeur, dans les replis et les creux, jusqu'à l'endroit qu'atteint le membre lors des rapports, et regarder s'il s'y trouve une quelconque apparence rougeâtre ; et non pas l'introduire un peu pour s'essuyer. Et s'il lui est très difficile de l'introduire aussi profondément, au moins l'examen du jour du hefsek tahara et l'examen du premier jour des sept doivent aller jusqu'à l'endroit qu'atteint le membre. Haga (Rema) : Et si elle ne l'a pas fait lors de l'examen du premier jour, qu'elle le fasse ainsi une fois lors des examens des autres jours (Beit Yossef). Toutefois, bediavad, si elle ne l'a pas fait ainsi du tout, mais s'est seulement bien examinée dans les replis et les creux, profondément, autant qu'elle le pouvait, bien qu'elle n'ait pas atteint l'endroit qu'atteint le membre, cela lui suffit (Beit Yossef, qui écrit que c'est l'avis de la plupart des décisionnaires ; de même le Mahari [Isserlein] dans ses Pessakim, siman 77 ; et le Ba'h).
séif 6
- הסומא בודקת עצמה ומראה לחבירתה:L'aveugle s'examine elle-même et montre le linge à une autre femme.
séif 7
- החרשת ששומעת ואינה מדברת או שמדברת ואינה שומעת הרי הן כפקחות אבל אם אינה שומעת ואינה מדברת וכן השוטה או שנטרפה דעתה מחמת חולי צריכות פקחות לבדוק אותן ולקבוע להן וסתות כדי שתהיינה מותרות לבעליהן הוקבע להן וסת הרי הן כשאר כל הנשים לא הוקבע להן חוששות משלשים יום לשלשים יום ובודקות על ידי פקחות:La sourde qui entend mais ne parle pas, ou qui parle mais n'entend pas : elles sont comme des femmes saines d'esprit (pika'hot). Mais si elle n'entend pas et ne parle pas, ainsi que la démente ou celle dont l'esprit s'est égaré à cause d'une maladie, il faut que des femmes saines d'esprit les examinent et leur fixent des périodes (vesatot, jours présumés d'apparition du sang), afin qu'elles soient permises à leurs maris. Si une période leur a été fixée, elles sont comme toutes les autres femmes ; si elle ne leur a pas été fixée, elles doivent tenir compte d'une apparition de trente jours en trente jours, et elles sont examinées par des femmes saines d'esprit.
séif 8
- האשה שמרבה לבדוק בין בימי ספירתה בין בימים שלא ראתה בהם הרי זו משובחת אף על פי שיש לה וסת קבוע:La femme qui multiplie les examens, aussi bien durant ses jours de comptage que les jours où elle n'a pas vu de sang, est digne d'éloge, même si elle a une période fixe (vesset kavoua).
séif 9
- השבעה נקיים צריך שיהיו רצופים שלא תראה דם בהם שאם ראתה דם אפילו בסוף יום השביעי סתרה כל הימים וצריכה לפסוק בטהרה ולחזור ולמנות שבעה נקיים: הגה יש אומרים דבשלשה ימים ראשונים של ימי הספירה אם מצאה כתם אין תולין אותו להקל כמו שתולין שאר כתמים דג' ימים ראשונים צריכים להיות נקיים לגמרי (מרדכי הל' נדה ובהגהות מיימוני פ"ט דא"ב ומרדכי ות"ה סימן רמ"ט ואגור פ' תינוקת וא"ח ור"ף) אבל אח"כ דינו כשאר כתם וכן נוהגין ודוקא כתם שהוא יותר מכגריס ועוד אבל פחות מכגריס ועוד תולה בכינה אפילו ג' ימים ראשונים (ת"ה שם) וה"ה אם היה לה מכה בגופה ויודעת שמוציאה דם תולה בה אפילו ביתר מכגריס ועוד (סברת הרב וכן משמע לשון המרדכי) אלא שאין מקילין בשלשה ימים הראשונים לתלות במכה שאין ידוע שמוציאה דם או בשאר דברים שתלינן בהם כתם כמבואר לעיל סימן ק"צ:Les sept jours propres doivent être consécutifs, sans qu'elle y voie de sang ; car si elle a vu du sang, même à la fin du septième jour, elle a annulé tous les jours, et elle doit cesser dans la pureté (faire un nouveau hefsek tahara) et recompter sept jours propres. Haga (Rema) : Certains disent que, pendant les trois premiers jours du comptage, si elle a trouvé une tache (ketem), on ne l'attribue pas à une autre cause pour être indulgent, comme on attribue les autres taches, car les trois premiers jours doivent être entièrement propres (Mordekhaï, lois de Nidda ; Hagahot Maïmoniyot, chapitre 9 des lois des Relations interdites ; Mordekhaï ; Teroumat HaDéchen, siman 249 ; Agour, chapitre Tinoket ; Or'hot 'Hayim ; et ר״ף) ; mais ensuite, sa règle est celle d'une tache ordinaire, et tel est l'usage. Et cela ne concerne qu'une tache de plus d'un guéris et un peu (kegueris veod, la taille d'une fève et un peu plus) ; mais une tache de moins d'un guéris et un peu, elle l'attribue à un pou, même pendant les trois premiers jours (Teroumat HaDéchen, là-même). Et de même, si elle avait une plaie sur le corps et sait qu'elle saigne, elle l'y attribue, même pour une tache de plus d'un guéris et un peu (raisonnement du Rav [le Rema], et c'est aussi ce qui ressort du langage du Mordekhaï), sauf qu'on n'est pas indulgent pendant les trois premiers jours pour l'attribuer à une plaie dont on ne sait pas si elle saigne, ou aux autres choses auxquelles on attribue une tache, comme il a été expliqué plus haut (siman 190).
séif 10
- הפולטת שכבת זרע בימי ספירתה אם הוא תוך ו' עונות לשמושה סותרת אותו יום לפיכך המשמשת מטתה וראתה אחר כך ופסקה אינה מתחלת לספור ז' נקיים עד שיעברו עליה ו' עונות שלימות שמא תפלוט לפיכך אינה מתחלת לספור עד יום ה' לשמושה כגון אם שמשה במוצאי שבת אינה מתחלת לספור עד יום ה' דקי"ל אין שכבת זרע מסריח עד שיעברו עליו שש עונות שלימות מעת לעת ואם שמשה במוצאי שבת ופלטה ליל ד' קודם עת שימושה במוצאי שבת עדיין היא עומדת בתוך עונה ששית לשמושה וסותרת הילכך יום ה' יהיה ראשון לספירתה: הגה ותפסוק יום ד' לעת ערב ויום ה' עולה למנין ויש שכתבו שיש להמתין עוד יום א' דהיינו שלא תתחיל למנות עד יום הששי והוא יהיה יום ראשון לספירתה דחיישינן שמא תשמש ביום ראשון בין השמשות ותסבור שהוא יום ואפשר שהוא לילה ואם תתחיל למנות מיום חמישי יהיה תוך ששה עונות לשמושה על כן יש להוסיף עוד יום א' דמעתה אי אפשר לבא לידי טעות (ת"ה סימן רמ"ה והאגור בשם מהרי"ל וש"ד וכן כתב מהרא"י ומהרי"ק שורש ל"ה) וכן נוהגין בכל מדינות אלו ואין לשנות ויש נשים שנהגו להחמיר עוד להמתין עד שבעה ימים (שם בת"ה) ואין טעם בדבר והמחמיר יחמיר והמיקל נשכר להקדים עצמו למצוה ויש שכתבו שעכשיו אין לחלק בין שמשה עם בעלה ללא שמשה וכל אשה שרואה אפי' כתם צריכה להמתין ה' ימים עם יום שראתה בו ותפסוק לעת ערב ותספור ז' נקיים (שם בת"ה בשם א"ז ומהרי"ק) וכן נוהגין במדינות אלו ואין לשנות (סה"ת וסמ"ג):Celle qui expulse de la semence pendant ses jours de comptage : si c'est dans les six onot (périodes de jour ou de nuit) qui suivent son rapport, cela annule ce jour-là. C'est pourquoi celle qui a eu un rapport, a vu du sang ensuite, puis a cessé, ne commence pas à compter les sept jours propres avant que ne soient passées sur elle six onot complètes, de peur qu'elle n'expulse de la semence. C'est pourquoi elle ne commence à compter qu'au cinquième jour depuis son rapport : par exemple, si elle a eu un rapport à la sortie de Chabbat, elle ne commence à compter que le cinquième jour (le jeudi), car nous tenons que la semence ne se corrompt pas (et reste donc source d'impureté) avant que ne soient passées sur elle six onot complètes, de moment à moment. Et si elle a eu un rapport à la sortie de Chabbat et a expulsé de la semence la nuit du quatrième jour, avant l'heure de son rapport de la sortie de Chabbat, elle se trouve encore dans la sixième ona depuis son rapport, et cela annule ce jour ; c'est pourquoi le cinquième jour sera le premier de son comptage. Haga (Rema) : Et elle fait l'interruption (le hefsek tahara) le quatrième jour vers le soir, et le cinquième jour compte dans le nombre. Et certains ont écrit qu'il faut attendre encore un jour, c'est-à-dire qu'elle ne commence à compter qu'au sixième jour, qui sera le premier jour de son comptage, car on craint qu'elle n'ait un rapport le premier jour (dimanche) au crépuscule en pensant que c'est le jour, alors qu'il est possible que ce soit la nuit ; et si elle commençait à compter à partir du cinquième jour, ce serait dans les six onot de son rapport ; c'est pourquoi il faut ajouter encore un jour, car ainsi il est impossible d'en venir à une erreur (Teroumat HaDéchen, siman 245 ; l'Agour au nom du Maharil ; Chaarei Doura ; et de même ont écrit le Mahari [Isserlein] et le Maharik, racine 35). Et tel est l'usage dans tous ces pays, et il ne faut pas changer. Et certaines femmes ont pris l'usage d'être encore plus rigoureuses et d'attendre jusqu'à sept jours (là-même, dans Teroumat HaDéchen), mais il n'y a pas de raison à cela ; celle qui veut être rigoureuse le sera, et celle qui est indulgente est gagnante, car elle s'empresse pour la mitsva. Et certains ont écrit qu'aujourd'hui il ne faut pas distinguer entre celle qui a eu un rapport avec son mari et celle qui n'en a pas eu : toute femme qui voit du sang, même une tache, doit attendre cinq jours, y compris le jour où elle a vu, faire l'interruption vers le soir et compter sept jours propres (là-même, dans Teroumat HaDéchen, au nom de l'Or Zaroua et du Maharik). Et tel est l'usage dans ces pays, et il ne faut pas changer (Séfer HaTeroumot et Semag).
séif 11
- אם טעתה במנין יום א' וטבלה ושמשה צריכה להמתין ששה עונות שלימות ואחר כך תמנה יום אחד נקי ותטבול אך סתירה שלאחר שבעה כגון שלא טבלה כראוי ושמשה ה"ז טובלת בכל עת:Si elle s'est trompée d'un jour dans le compte, s'est immergée et a eu un rapport, elle doit attendre six onot complètes, puis compter un jour propre et s'immerger. Mais une annulation survenue après les sept jours, par exemple si elle ne s'est pas immergée comme il faut et a eu un rapport : celle-ci s'immerge à tout moment (sans attendre).
séif 12
- האשה ששמשה מטתה וראתה אחר כך ופסקה ורוצה לספור מיום מחרת ראייתה תקנח יפה יפה אותו מקום במוך או בבגד להפליט כל הזרע או תרחוץ במים חמין והם יפליטו כל הזרע :הגה ויש אומרים דאין אנו בקיאין בזמן הזה ואין לסמוך על זה (הגהות מיימוני פ"ו וסמ"ק) והכי נהוג דהרי כבר נתבאר שאנו נוהגין להמתין אפילו לא שמשה כלל כדי שלא לחלק בין ספירה לספירה כ"ש בכהאי גוונא וכל הפורץ גדר בדברים אלו במקום שנהגו להחמיר ישכנו נחש:La femme qui a eu un rapport, a vu du sang ensuite, puis a cessé, et veut compter à partir du lendemain de sa vision, doit très bien essuyer cet endroit avec un tampon ou un linge pour expulser toute la semence, ou se laver à l'eau chaude, et celle-ci fera expulser toute la semence. Haga (Rema) : Et certains disent que nous ne sommes pas experts en cela à notre époque, et qu'il ne faut pas s'y fier (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 6, et Semak). Et tel est l'usage, car il a déjà été expliqué que nous avons l'usage d'attendre même si elle n'a pas eu de rapport du tout, pour ne pas distinguer entre un comptage et un autre ; à plus forte raison dans un cas comme celui-ci. Et quiconque franchit la barrière en ces matières, là où l'on a l'usage d'être rigoureux, un serpent le mordra (cf. Ecclésiaste 10, 8).
séif 13