Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין המוכר לחבירו על מנת להחזיר. ובו ח' סעיפים:
מכר שדה לחבירו ואמר לו לכשיהיו לי מעות תחזיר לי קרקע לא קנה וכל הפירות שאכל רבית קצוצה הוא ומוציאין אותם בדיינים: הגה ואפילו לא התנה כך אלא שהמנהג כן בעיר שכל מי שקונה צריך להחזיר כשיהיו למוכר מעות דכל המוכר אדעתא דמנהגא מוכר ואסור ללוקח לאכול הפירות (ב"י בשם תשובת הרשב"א): אבל אם אמר לו הלוקח מדעתו כשיהי' לך מעות אחזיר לך הקרקע אינו תנאי והמקח קיים מיד לפיכך הלוקח אוכל פירות ואם כשאמר כן הלוקח חלטו ממנו המוכר וחזקו הרי הוא תנאי אבל כל שעשאו הלוקח ואפילו בתוך המכר ושתק המוכר ולא חזקו אין זה תנאי אלא כפטומי מילי והמכר מכר הואיל שלא עשאו המוכר שהיה לו לעשותו: הגה וכן אם מכר לו קרקע מעכשיו והמתין לו המעות הלוקח מותר לאכול הפירות והמוכר אסור דבשכר המתנת מעותיו קא אכיל (טור):Règle de celui qui vend à son prochain à condition qu'il lui restitue (le bien). Il comporte 8 séifim :
Si quelqu'un a vendu un champ à son prochain et lui a dit : « Quand j'aurai de l'argent, tu me rendras le terrain », l'acheteur n'a pas acquis (définitivement), et tous les fruits qu'il a mangés sont de l'intérêt fixe (ribit ketsoutsa, interdit de la Torah), et on les lui fait restituer par les juges. Haga (Rema) : Et même s'il n'a pas posé cette condition, mais que l'usage dans la ville est que quiconque achète doit restituer quand le vendeur aura de l'argent, car tout vendeur vend en tenant compte de l'usage ; et il est interdit à l'acheteur de manger les fruits (Beit Yossef au nom d'une responsa du Rachba). Mais si l'acheteur lui a dit de lui-même : « Quand tu auras de l'argent, je te rendrai le terrain », ce n'est pas une condition, et la vente est valide immédiatement ; c'est pourquoi l'acheteur mange les fruits. Et si, quand l'acheteur a dit cela, le vendeur l'a fixé avec lui et l'a confirmé, c'est alors une condition. Mais tant que c'est l'acheteur qui l'a fait (énoncé), même au cours de la vente, et que le vendeur s'est tu et ne l'a pas confirmé, ce n'est pas une condition mais comme de simples paroles aimables (kefitoumei milei), et la vente est une vente, puisque ce n'est pas le vendeur, qui aurait dû la poser, qui l'a posée. Haga (Rema) : Et de même, s'il lui a vendu un terrain dès maintenant et lui a accordé un délai pour l'argent, l'acheteur peut manger les fruits, et le vendeur (s'il les mange) l'interdit, car il les mangerait en rémunération du délai accordé pour son argent (Tour).séif 1
- מכר לו שדה במנה ובאותו יום עשה לו שטר שאם יחזיר לו מעותיו יחזיר לו שטר המכר אם נעשה תנאי זה קודם המכר או בשעת המכר אין לו דין מכר אלא דין הלואה והלוקח חייב להחזיר כל מה שאכל אבל אם נעשה לאחר המקח אפילו שעה אחת הרי זה מכר גמור ואפילו עשה לו שטר ע"ז בקנין ובכל מיני חיזוקים חסד הוא שרוצה להתחסד עמו ולהחזיר לו מקחו (תשובת הרשב"א הג"א בשם ר"ח וב"י בח"ה סי' ר"ז סי"א לדעת הרמב"ם):S'il lui a vendu un champ pour un mané et que le même jour il lui a rédigé un acte selon lequel s'il lui rend son argent, il lui rendra l'acte de vente : si cette condition a été faite avant la vente ou au moment de la vente, cela n'a pas la règle d'une vente mais celle d'un prêt, et l'acheteur doit restituer tout ce qu'il a mangé. Mais si elle a été faite après la transaction, même une heure après, c'est une vente complète ; et même s'il lui a rédigé un acte à ce sujet avec un kinyan (acte d'acquisition) et toutes sortes de confirmations, c'est une faveur, car il veut agir avec bienveillance envers lui et lui rendre ce qu'il a acheté (responsa du Rachba ; Hagahot Achéri au nom de Rabbénou 'Hananel ; Beit Yossef dans 'Hochen Michpat, siman 207, séif 11, selon l'avis du Rambam).
séif 2
- האומר לחבירו קנה לי שדה מפלוני ואמר המוכר לשליח אני מוכר לך על תנאי שיחזירנו לי כשיהיו לי מעות והשיב השליח אתה והלוקח חברים בטוב תתפשרו אינו מוכר אלא על זה התנאי וצריך להחזירה ומוציאים ממנו פירות שאכל (ועיין בח"ה סימן ר"ז איזה תנאי מבטל מקח):Si quelqu'un dit à son prochain : « Achète-moi un champ d'Untel », et que le vendeur dit à l'envoyé : « Je te vends à condition qu'il me le rende quand j'aurai de l'argent », et que l'envoyé répond : « Toi et l'acheteur êtes amis, vous vous arrangerez à l'amiable » : il ne vend qu'à cette condition, et l'acheteur doit le rendre, et on lui fait restituer les fruits qu'il a mangés (et voir dans 'Hochen Michpat, siman 207, quelle condition annule une vente).
séif 3
- מכר לו שדה ונתן לו מקצת אם אמר ליה מוכר ללוקח קנה כשיעור מעותיך כל אחד מהם אוכל פירות כשיעור מעותיו:S'il lui a vendu un champ et que l'acheteur lui en a donné une partie (du prix) : si le vendeur a dit à l'acheteur : « Acquiers à proportion de ton argent », chacun d'eux mange les fruits à proportion de son argent.
séif 4
- אם אמר המוכר ללוקח לכשתביא שאר המעו' תקנה מעכשיו שניהם אסורים לאכול הפירות אלא מניחים אותם ביד שליש אם יביא שאר המעות יתנם ללוקח ואם לא יביא יחזירם למוכר והוא יחזיר המעות שקבל ואם יאמר הלוקח אוכלם ואם לא יגמר המקח כשיבוא המוכר להחזיר לי מעותי אנכה דמי הפירות מותר וה"ה אם המוכר אומר כן: הגה ודוקא שאמר אנכה לך מן הדמים אבל אם אמר אשלם לך הפירות שאכלתי אסור דסוף סוף רבית קא נוטל אלא שחוזר ומשלם לו (טור):Si le vendeur a dit à l'acheteur : « Quand tu apporteras le reste de l'argent, tu acquerras dès maintenant », il est interdit à tous deux de manger les fruits ; on les dépose plutôt chez un tiers : s'il apporte le reste de l'argent, on les donnera à l'acheteur ; et s'il ne l'apporte pas, on les rendra au vendeur, et celui-ci rendra l'argent qu'il a reçu. Et si l'acheteur dit : « Je les mange, et si la vente n'est pas conclue, quand le vendeur viendra me rendre mon argent, je déduirai la valeur des fruits », c'est permis ; et de même si c'est le vendeur qui dit cela. Haga (Rema) : Et ce, uniquement s'il a dit : « Je te déduirai leur valeur du prix » ; mais s'il a dit : « Je te paierai les fruits que j'ai mangés », c'est interdit, car en fin de compte il prend de l'intérêt, sauf qu'il le lui rembourse ensuite (Tour).
séif 5
- אמר ליה המוכר כשתביא שאר המעות קנה ולא אמר מעכשיו המוכר אוכל פירות עד שיביא הלוקח ואם אכל הלוקח מוציאין ממנו:Si le vendeur lui a dit : « Quand tu apporteras le reste de l'argent, acquiers », sans dire « dès maintenant », le vendeur mange les fruits jusqu'à ce que l'acheteur apporte l'argent ; et si l'acheteur les a mangés, on les lui fait restituer.
séif 6
- זבין ולא אצטריכו ליה זוזי דאמרינן דהדרי זביני וכן בזבין ארעא אדעת' למיסק לארעא דישראל ולא סליק או לא איתדר ליה הדרי זביני א"א ללוקח למיכל פירות אפי' בתנאי עד דידע דליקום זביני:S'il a vendu et qu'il n'a finalement pas eu besoin de l'argent — cas où nous disons que la vente est annulée (car il avait vendu explicitement pour ce besoin) — et de même s'il a vendu un terrain dans l'intention de monter en Terre d'Israël, et qu'il n'est pas monté, ou qu'il est monté mais n'a pas pu s'y établir, la vente est annulée : il est impossible à l'acheteur de manger les fruits, même avec une condition (de déduction), jusqu'à ce qu'il sache que la vente sera maintenue.
séif 7
- השוכר מחבירו בית או שדה בדבר מועט בשנה והקדים לו שכר עשרים שנה והתנו שאחר שנה או שנתים אם ירצה המשכיר להחזיר לו ינכה שכר הזמן שהיה הקרקע תחת ידו כמו שפסקו ויחזיר לו קרקעו מותר ובדרך זה יהיה אחריות קרקע מנפילה או שריפה על בעל הקרקע:Celui qui loue à son prochain une maison ou un champ pour une petite somme par an, et qui lui a avancé le loyer de vingt ans, et ils ont convenu qu'après un an ou deux, si le bailleur veut le lui rendre (l'argent et reprendre le bien), il déduira le loyer du temps où le terrain était entre ses mains, selon ce qu'ils avaient fixé, et le locataire lui rendra son terrain : c'est permis. Et de cette façon, la responsabilité du terrain en cas d'effondrement ou d'incendie incombera au propriétaire du terrain.
séif 8