Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- המלוה לחבירו לא יעשה מלאכה בעבדו ולא ידור בחצרו. ובו ג' סעיפים:
המלוה את חבירו לא יעשה מלאכה בעבדו אפילו הוא בטל ולא ידור בחצרו חנם ולא ישכור ממנו בפחות אפילו בחצר דלא קיימא לאגרא (פירוש שאינה עומדת להשתכר) וגברא דלא עביד למיגר ואם דר בו כבר כיון דחצר לא קיימא לאגרא אין צריך לתת לו אפילו לצאת ידי שמים ואפילו אם הוא גברא דעביד למיגר ולהרמב"ם אפילו אם גברא דלא עביד למגר הוי אבק רבית וצריך להחזיר אם בא לצאת ידי שמים (ובחצר דקיימא לאגרא הוי אבק רבית (לכ"ע) (טור) ועיין עוד בח"ה ריש סימן ע"ב):Le prêteur ne doit pas faire travailler l'esclave de son débiteur ni habiter dans sa cour. Il contient trois séifim :
Celui qui prête à son prochain ne doit pas faire faire de travail par son esclave (celui de l'emprunteur), même si celui-ci est désœuvré, ni habiter dans sa cour gratuitement, ni la lui louer à moindre prix, même s'il s'agit d'une cour qui n'est pas destinée à la location (explication : qui n'est pas faite pour être louée) et d'un homme qui n'a pas l'habitude de louer (un logement). Et s'il y a déjà habité, puisque la cour n'est pas destinée à la location, il n'a rien à lui payer, même pour s'acquitter envers le Ciel (latset yedei Chamayim), même s'il s'agit d'un homme qui a l'habitude de louer. Et selon le Rambam, même s'il s'agit d'un homme qui n'a pas l'habitude de louer, c'est de l'avak ribit (« poussière d'intérêt », intérêt interdit d'ordre rabbinique), et il doit le restituer s'il veut s'acquitter envers le Ciel. (Et dans une cour destinée à la location, c'est de l'avak ribit (de l'avis de tous) (Tour). Et voir encore le 'Hochen Michpat, au début du siman 72.)séif 1
- אמר ליה הלוני ודור בחצרי אי קיימא לאגרא הוי רבית קצוצה ואי לא קיימא לאגרא הוי אבק רבית: הגה ודוקא בסתם אבל אם אמר לו דור בחצרי בשכר הלואה אפי' לא קיימא לאגרא הוי כרבית קצוצה דמאחר שאמר לו בשכר מעותיך הוה ליה כאלו השכירו לו עכשיו (ב"י בשם תלמידי הרשב"א): ואם הלוהו ואחר זמן תבע חובו ואמר לו הלוה דור בחצרי יש אומרים שאינו אלא אבק רבית ויש אומרים שהוא רבית קצוצה והוא שיאמר לו כן בשעה שמרויח לו זמן: הגה והוא הדין בכל רבית שבא לאדם דלא קצץ מתחלה יש מחלוקת זו אם הוא אבק רבית או קצוצה:S'il lui a dit : « Prête-moi et habite dans ma cour », si elle est destinée à la location, c'est de la ribit ketsouta (intérêt fixé d'avance, interdit de la Torah), et si elle n'est pas destinée à la location, c'est de l'avak ribit. Haga (Rema) : Et cela ne vaut que s'il l'a dit sans précision ; mais s'il lui a dit : « Habite dans ma cour en contrepartie du prêt », même si elle n'est pas destinée à la location, c'est comme de la ribit ketsouta, car puisqu'il lui a dit : « en contrepartie de ton argent », c'est comme s'il la lui avait louée maintenant (Beit Yossef au nom des élèves du Rachba). Et s'il lui a prêté et, au bout d'un certain temps, a réclamé sa créance, et que l'emprunteur lui a dit : « Habite dans ma cour », certains disent que ce n'est que de l'avak ribit, et certains disent que c'est de la ribit ketsouta ; à condition qu'il le lui dise au moment où il (le prêteur) lui accorde un délai. Haga (Rema) : Et il en va de même pour tout intérêt qui parvient à quelqu'un sans qu'il l'ait fixé au départ : il y a cette divergence (ma'hlokèt) sur la question de savoir si c'est de l'avak ribit ou de la ribit ketsouta.
séif 2
- היכא דהוי אבק רבית יש אומרים שאפילו אם לא פרעו עדיין ותובע הלוה שינכה לו מחובו שיעור השכירות לא מנכינן ליה ויש אומרים דמנכינן ליה: הגה והסברא אחרונה היא עיקר (היא סברת הרא"ש והטור ור' אפרים ורשב"א) מי שקבל מעות בהלואה מאחד וגם לומד עם בנו והתנה עמו שיתן לו משום זה ההוצאה אע"ג דהוי נותן לו ההוצאה בלא הלואה משום שלמד עם בנו אפי' הכי אסור דהוי ליה כהלוני ודור בחצרי דאסור אפילו לא קיימא לאגרא (במרדכי פרק איזהו נשך בשם תשובת מהר"ם ומהרי"ק שורש קי"ט) והוא הדין בכל כיוצא בזה מיהו אם נותן המעות בדרך מתנה ואם ירצה הלוה יוכל לעכבם לעצמו ולא ישלם לו מותר אע"ג דמשלם לו אחר כך מי שאינו צריך ללות מעות רק לטובת מלוה אומר לו בנה לך חורבה זו וכל מה שתוציא על זה עלי לשלם לך וכל זמן שאיני משלם לך דור בה בחנם מותר הואיל ואין כאן הלואה רק עשה לטובת המלוה (ב"י בשם בעל התרומות):Lorsqu'il s'agit d'avak ribit, certains disent que même s'il ne l'a pas encore remboursé et que l'emprunteur demande qu'il lui déduise de sa dette le montant du loyer, nous ne le lui déduisons pas ; et certains disent que nous le lui déduisons. Haga (Rema) : Et le dernier avis est l'essentiel (c'est l'avis du Roch, du Tour, de Rabbénou Efraïm et du Rachba). Celui qui a reçu de l'argent en prêt de quelqu'un, et qui étudie aussi avec son fils, et a stipulé avec lui qu'il lui donnerait pour cela (ses frais d'entretien, la dépense) : bien qu'il lui aurait donné cette dépense même sans le prêt, parce qu'il étudie avec son fils, c'est malgré tout interdit, car c'est comme le cas de « Prête-moi et habite dans ma cour », qui est interdit même si elle n'est pas destinée à la location (Mordekhaï, chapitre Eizéhou Nechekh, au nom d'une réponse du Maharam, et Maharik, racine 119). Et il en va de même pour tout cas semblable. Toutefois, s'il donne l'argent à titre de cadeau, de sorte que si l'emprunteur le veut, il peut le garder pour lui et ne pas le lui rembourser, c'est permis, bien qu'il le lui rembourse ensuite. Celui qui n'a pas besoin d'emprunter de l'argent, mais agit seulement dans l'intérêt du prêteur, et qui lui dit : « Bâtis-toi cette ruine, et tout ce que tu y dépenseras, c'est à moi de te le payer, et tant que je ne te paie pas, habite-la gratuitement » : c'est permis, puisqu'il n'y a pas là de prêt, mais il l'a fait seulement dans l'intérêt du prêteur (Beit Yossef au nom de l'auteur des Teroumot).
séif 3