Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שלא ליהנות מיין נסך. ובו ז' סעיפים:
עובד כוכבים שנגע ביין שלנו אע"פ שאסור בהנאה מותר ליקח דמיו מאותו העובד כוכבים שאסרו או אותו העובד כוכבים ימכרנו ויתן דמיו לישראל ואם מכרו הישראל לעובד כוכבים אחר אם נתן לו המעות קודם שיתן לו הישראל היין המעות אסורים בהנאה ואם לקח העובד כוכבים היין תחילה ואחר כך נתן המעות לישראל יש מי שאומר שאף על פי שלבעל היין שמכרו אסורים בהנאה לאחרים מותרים: הגה וכל זה לא מיירי אלא בעובדי כוכבים שמנסכין אבל בזמן הזה כל מגע שלהם אינו אוסר רק בשתיה (רש"י בשם הגאונים) כמו שנתבאר לעיל סימן קכ"ג:Ne pas tirer profit du yayin nessekh (vin de libation idolâtre). Il comporte 7 séifim.
Un non-Juif qui a touché notre vin : bien qu'il (le vin) soit interdit au profit, il est permis de prendre son prix de ce même non-Juif qui l'a rendu interdit (à titre de dommages), ou bien ce non-Juif le vendra et donnera son prix au Juif. Et si le Juif l'a vendu à un autre non-Juif : s'il (l'acheteur) lui a donné l'argent avant que le Juif ne lui donne le vin, l'argent est interdit au profit ; et si le non-Juif a pris le vin d'abord et a donné ensuite l'argent au Juif, il y a un avis selon lequel, bien que pour le propriétaire du vin qui l'a vendu cet argent soit interdit au profit, pour d'autres il est permis. Haga (Rema) : Et tout cela ne concerne que des non-Juifs qui font des libations ; mais de nos jours, tout leur contact n'interdit qu'à la consommation (Rachi au nom des Gueonim), comme il a été expliqué plus haut, siman 123.séif 1
- ישראל שמכר יינו לעובד כוכבים פסק עד שלא משך דמיו מותרים שמשפסק סמכה דעתו ומשמשך קנה ויין נסך אינו נעשה עד שיגע בו נמצא בשעת מכירה היה מותר אבל אם משך העובד כוכבים היין עד שלא פסק דמיו אסורים שהרי לא סמכה דעתו אע"פ שמשך (ומאחר שבא לרשות העובד כוכבים אין הישראל נזהר בו ויש לחוש שנגע) ונמצא שכשנגע עדיין לא סמכה דעתו ליקח ונאסר היין בנגיעתו והרי זה כמוכר סתם יינם במה דברים אמורים כשמדד הישראל לכליו (או לכליו של עובד כוכבים שאין בו עכבת יין) (טור) אבל אם מדד לכלי העובד כוכבים שיש בו עכבת (פי' מקום שהיין מתעכב בו) יין או לכלי ישראל שביד העובד כוכבים והיה העובד כוכבים מנדנד הכלי אם היה מונח בקרקע או שהיה אוחזו בידו באויר דאז ע"כ הוא מנדנד צריך ליקח הדמים ואח"כ ימדוד: הגה מיהו אם מדד לכלי של עובד כוכבים שיש בו עכבת יין שאינו נאסר רק מכח תערובות מעט יין שהיה בכלי בדיעבד כולו מותר בהנאה חוץ מדמי מעט היין שהיה בכלי ואפילו לכתחילה אינו אסור רק כשהיה מעט מהיין בפי הכלי של עובד כוכבים דנאסר היין מיד אבל אם היה עכבת יין בשולי הכלי והכלי של עובד כוכבים היה עומד בחצירו של עובד כוכבים או שתפסו בידו או שעומד ברשות המוכר ואמר לו המוכר יקנה לך כליך מותר דמיד שבא לאויר הכלי קנאו ולא נאסר היין עד שנגע בעכבת יין שבשולי הכלי העובד כוכבים וכן אם מדדו העובד כוכבים והגביהו תחילה לקנותו הכל מותר דהרי קנאו תחילה קודם שמדד אבל אם לא הגביהו ומדד דינו כשאר יין הבא מכח עובד כוכבים כמו שנתבאר לעיל סימן קכ"ה וכל זה לא מיירי אלא בימיהם שהיו העובדי כוכבים מנסכים ואוסרים בהנאה במגען אבל בזמן הזה שאין העובדי כוכבים מנסכים ואין אוסרין במגען רק בשתייה בכל ענין מותר בהנאה וכן המנהג פשוט למכור יין לעובד כוכבים ואין מקפידים בכל אלו הדינים (הכל בטור):Un Juif qui a vendu son vin à un non-Juif : s'il a fixé le prix avant que l'acheteur n'ait tiré (acquis) le vin, son prix est permis, car dès qu'il a fixé le prix, son esprit (du vendeur) a été rassuré (sur le paiement), et dès qu'il l'a tiré, il l'a acquis ; or le yayin nessekh ne se produit que lorsqu'il le touche : il se trouve qu'au moment de la vente, le vin était permis. Mais si le non-Juif a tiré le vin avant d'avoir fixé son prix, l'argent est interdit, car son esprit n'a pas été rassuré, bien qu'il l'ait tiré (et dès lors qu'il est arrivé dans le domaine du non-Juif, le Juif n'y fait plus attention, et il faut craindre qu'il ne l'ait touché) ; il se trouve que lorsqu'il l'a touché, son esprit n'était pas encore résolu à l'acquérir, et le vin a été interdit par son contact, et c'est comme s'il vendait le stam yeinam (vin ordinaire des non-Juifs). De quoi parle-t-on ? Lorsque le Juif a mesuré le vin dans ses propres récipients (ou dans un récipient du non-Juif dans lequel il n'y a pas de résidu de vin) (Tour) ; mais s'il a mesuré dans un récipient du non-Juif dans lequel il y a un résidu (c'est-à-dire un endroit où le vin s'attarde) de vin, ou dans un récipient juif qui est dans la main du non-Juif, et que le non-Juif agitait le récipient, s'il était posé à terre, ou qu'il le tenait en l'air de sa main, auquel cas il l'agite forcément, il faut prendre l'argent et ensuite mesurer. Haga (Rema) : Toutefois, s'il a mesuré dans un récipient du non-Juif dans lequel il y a un résidu de vin, qui n'est interdit que du fait du mélange du peu de vin qui était dans le récipient, bediavad tout est permis au profit, sauf le prix du peu de vin qui était dans le récipient. Et même lekhat'hila, ce n'est interdit que lorsqu'il y avait un peu de vin à l'ouverture du récipient du non-Juif, car le vin est interdit immédiatement (avant l'acquisition) ; mais s'il y avait un résidu de vin au fond du récipient, et que le récipient du non-Juif se trouvait dans la cour du non-Juif, ou qu'il le tenait à la main, ou qu'il se trouvait dans le domaine du vendeur et que le vendeur lui a dit « que ton récipient te fasse acquérir », c'est permis, car dès que le vin est arrivé dans l'espace du récipient, il l'a acquis, et le vin n'a été interdit que lorsqu'il a touché le résidu de vin au fond du récipient du non-Juif. Et de même, si le non-Juif l'a mesuré et l'a d'abord soulevé pour l'acquérir, tout est permis, car il l'a acquis avant de mesurer ; mais s'il ne l'a pas soulevé et a mesuré, sa loi est comme celle de tout vin qui vient par l'action d'un non-Juif, comme il a été expliqué plus haut, siman 125. Et tout cela ne concerne que leur époque, où les non-Juifs faisaient des libations et interdisaient au profit par leur contact ; mais de nos jours, où les non-Juifs ne font pas de libations et n'interdisent par leur contact qu'à la consommation, c'est permis au profit dans tous les cas. Et tel est l'usage répandu de vendre du vin à un non-Juif sans se soucier de toutes ces lois (tout cela dans le Tour).
séif 2
- פועלים ישראלים שעשו מלאכה אצל עובד כוכבים ושלח להם חבית של יין בשכרם אם עד שלא קבלוה בשכרם מותר שיאמרו לו עד שאתה שולח לנו חבית זו תהא שלך ותתן לנו דמים כנגדה (ר"ן) ואם משקבלוה בשכרם אסור (ר' ירוחם והרא"ש) (וע"ל סימן קכ"ג דאף משקבלה שרי בזמן הזה):Des ouvriers juifs qui ont travaillé chez un non-Juif, et il leur a envoyé un tonneau de vin comme salaire : s'ils le font avant de l'avoir accepté comme salaire, il est permis qu'ils lui disent : « Plutôt que de nous envoyer ce tonneau, qu'il soit à toi, et donne-nous de l'argent à sa place » (Ran) ; et s'ils le font après l'avoir accepté comme salaire, c'est interdit (Rabbénou Yero'ham et le Roch) (et voir plus haut, siman 123, que même après l'avoir accepté, c'est permis de nos jours).
séif 3
- מי ששכר פועלים עובדי כוכבים ופסק להם מזונות אסור להשקותם יין נסך ואם אמר להם צאו ושתו מחנוני פלוני ואני פורע אם לא הקדים לו דינר מותר אע"פ שייחד לו דינר והוא בעין ביד בעל הבית אבל אם הקדים לו דינר אסור ודוקא כשאמר לו יהא דינר זה בידך עד שתשקה לפועלים ואני אחשוב עמך באחרונה אבל אם נתנו לו להוציאו עכשיו אם יצטרך לו מותר. (וכן מי שמזמן עובד כוכבים אצלו מותר ליתן מעות לעבדו לקנות להם יי"נ) (כל בו):Celui qui a engagé des ouvriers non-juifs et leur a fixé (promis) la nourriture, il lui est interdit de leur faire boire du yayin nessekh. Et s'il leur a dit : « Allez boire chez tel boutiquier et je paierai », s'il ne lui (au boutiquier) a pas avancé de dinar, c'est permis, même s'il lui a réservé un dinar et qu'il est encore en nature dans la main du maître de maison. Mais s'il lui a avancé un dinar, c'est interdit (car c'est lui-même qui achète le vin interdit). Et cela s'applique précisément lorsqu'il lui a dit : « Que ce dinar reste dans ta main jusqu'à ce que tu fasses boire les ouvriers, et je ferai les comptes avec toi à la fin » ; mais s'il le lui a donné pour le dépenser maintenant s'il en a besoin, c'est permis. (Et de même, celui qui invite un non-Juif chez lui, il lui est permis de donner de l'argent à son serviteur pour leur acheter du yayin nessekh) (Kol Bo).
séif 4
- ישראל שיש לו יין וצריך ליתן ממנו חלק ידוע למלך יכול לומר לעובד כוכבים פייס למלך בשבילי אע"פ שהעובדי כוכבים נותן יין נסך והוא חוזר ונותן לו דמים אבל אסור לומר לו היה במקומי ליתן למלך:Un Juif qui possède du vin et doit en donner une part déterminée au roi (comme impôt) peut dire à un non-Juif : « Satisfais le roi pour moi », bien que le non-Juif donne du yayin nessekh et qu'il lui en rembourse ensuite le prix ; mais il lui est interdit de lui dire : « Sois à ma place pour donner au roi » (car il le chargerait directement d'acquitter sa dette avec du vin interdit).
séif 5
- שר שהיה מחלק יינו לעם ולוקח מהם דמיו לא יאמר ישראל לעובד כוכבים הא לך ד' זוז והכנס תחתי באוצר השר כדי שיקח העובד כוכבים אותו יין שכתבו בשם הישראל וליתן העובד כוכבים הדמים לשר אבל אומר לו הא לך ד' זוז ומלטני מן האוצר:Un ministre qui distribuait son vin au peuple et en prenait le prix : un Juif ne dira pas à un non-Juif : « Voici pour toi quatre zouz, et entre à ma place dans l'entrepôt du ministre », afin que le non-Juif prenne ce vin qui était inscrit au nom du Juif et que le non-Juif donne l'argent au ministre ; mais il lui dit : « Voici pour toi quatre zouz, et délivre-moi de l'entrepôt. »
séif 6
- ישראל שהיה נושה בעובד כוכבים מנה והלך ומכר אלילים ויין נסך והביא לו דמיהם הרי זה מותר ואם אמר לו קודם שימכור המתן לי עד שאמכור אלילים או יין נסך שיש לי ואביא לך אע"פ שהוא סתם יינם ומכר והביא לו הרי זה אסור מפני שהישראל רוצה בקיומו כדי שיפרע ממנו חובו: הגה ויש אומרים דאין איסור זה של רוצה בקיומו אלא דוקא אם אינו יכול להפרע ממקום אחר אבל אם יוכל להפרע ממקום אחר וכל שכן אם יש לו ערב מותר (כל בו בשם הר"ן וטור בשם ר"י ורא"ש ור' ירוחם בשם התוס' ומרדכי ריש פ' בתרא דעבודת כוכבים) ומיהו בזמן הזה שאין העובדי כוכבים מנסכין אין להחמיר בסתם יינם ובכל ענין שאמר המתן עד שאביא לך שרי (רשב"א לדעת הגאונים ור"ן) וע"ל סימן קמ"ד:Un Juif qui avait prêté à un non-Juif un mané (cent zouz), et celui-ci est allé vendre des idoles et du yayin nessekh, et lui a apporté leur prix : c'est permis. Mais s'il lui a dit avant de vendre : « Attends-moi jusqu'à ce que je vende les idoles ou le yayin nessekh que je possède, et je t'apporterai l'argent », même si c'est seulement du stam yeinam, et qu'il a vendu et le lui a apporté, c'est interdit, car le Juif désire leur maintien (de ces objets interdits) afin de se faire rembourser sa dette grâce à eux. Haga (Rema) : Et certains disent que cet interdit de désirer leur maintien ne s'applique que précisément s'il ne peut pas se faire rembourser d'une autre source ; mais s'il peut se faire rembourser d'une autre source, et à plus forte raison s'il a un garant, c'est permis (Kol Bo au nom du Ran, Tour au nom du Ri et du Roch, et Rabbénou Yero'ham au nom des Tossafot, et Mordekhaï au début du dernier chapitre d'Avoda Zara). Toutefois, de nos jours, où les non-Juifs ne font pas de libations, il n'y a pas lieu d'être rigoureux pour le stam yeinam, et dans tous les cas, même s'il a dit « attends jusqu'à ce que je t'apporte », c'est permis (Rachba selon l'avis des Gueonim, et Ran). Et voir plus loin, siman 144.
séif 7