Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין נותן טעם לפגם בכלים. ובו י"ב סעיפים:
נותן טעם לפגם מותר:Loi du noten taam lifgam (goût transmis qui détériore) dans les ustensiles. Il contient douze séifim.
Ce qui donne un goût détériorant (noten taam lifgam) est permis.séif 1
- קדירה שאינה בת יומא דהיינו ששהתה מעת לעת משנתבשלו בה האיסור הויא נותן טעם לפגם ואפילו הכי אסרו חכמים לבשל בה לכתחלה גזירה אטו בת יומא בין שבלועה מאיסור ובא לבשל בה היתר ובין שבלועה מחלב ובא לבשל בה בשר או איפכא:Une marmite qui n'est pas bat yoma (utilisée le jour même), c'est-à-dire qui est restée vingt-quatre heures depuis qu'on y a cuit l'interdit, transmet un goût détériorant. Et néanmoins, les Sages ont interdit d'y cuire lekhat'hila (a priori), par décret à cause d'une marmite bat yoma, qu'elle ait absorbé un interdit et qu'on veuille y cuire un aliment permis, ou qu'elle ait absorbé du lait et qu'on veuille y cuire de la viande, ou l'inverse.
séif 2
- י"א הא דחשיבה פגומה כשאינה בת יומא דוקא שהדיחה יפה וסר ממנה כל שמנונית איסור הדבוק בה אבל אם לא הדיחה יפה שהאיסור הוא בעין אינו נפגם בשהיית מעת לעת (רשב"א וטור וראב"ד): הגה ומ"מ אם יש ששים רק נגד הדבוק בקדרה הכל שרי דמה שבקדרה כבר נפגם וא"צ בטול (כן משמע לעיל סימן צ"ה) י"א דבדברים חריפים לא אמרינן דין נותן טעם לפגם כמו שנתבאר לעיל סי' צ"ה וצ"ו ולכן אם בישל בקדירת איסור שאינה בת יומא מאכיל חריף כגון תבשיל שרובו חומץ או תבלין או שאר דברים חריפין אסור אבל לא מחשב התבשיל חריף משום מעט תבלין שבו (מרדכי פא"מ ורשב"א סי' תמ"ט) וכן נוהגין ועיין לעיל סי' צ"ה וצ"ו אבל אם היה האיסור דבר חריף ואח"כ שהה הקדירה מעת לעת ובשלו בו היתר שאינו חריף מותר דאין החריפות הראשון משוי ליה לשבח (ארוך כלל ל"ח):Certains disent que ce qui a été dit, qu'elle est considérée comme détériorée lorsqu'elle n'est pas bat yoma, ne vaut que si on l'a bien rincée et qu'on en a enlevé toute la graisse de l'interdit qui y adhère ; mais si on ne l'a pas bien rincée, de sorte que l'interdit est présent concrètement (beïn), il n'est pas détérioré par l'attente de vingt-quatre heures (Rachba, le Tour et le Raavad). Haga (Rema) : Et néanmoins, s'il y a soixante fois la quantité seulement de ce qui adhère à la marmite, tout est permis, car ce qui est absorbé dans la marmite est déjà détérioré et n'a pas besoin d'être annulé (ainsi qu'il ressort plus haut, siman 95). Certains disent que pour les choses piquantes, on n'applique pas la loi du goût détériorant, comme il a été expliqué plus haut, simanim 95 et 96. C'est pourquoi, si l'on a cuit dans une marmite interdite qui n'est pas bat yoma un aliment piquant, par exemple un plat composé en majorité de vinaigre ou d'épices ou d'autres choses piquantes, c'est interdit ; mais on ne considère pas le plat comme piquant à cause d'un peu d'épices qui s'y trouvent (Mordekhaï, chapitre Kol haBassar, et Rachba, siman 449), et tel est l'usage ; et voir plus haut, simanim 95 et 96. Mais si l'interdit était une chose piquante, et qu'ensuite la marmite est restée vingt-quatre heures et qu'on y a cuit un aliment permis qui n'est pas piquant, c'est permis, car le piquant initial ne le rend pas améliorant (Issour veHeter heAroukh, règle 38).
séif 3
- קדרה הבלועה מבשר וחלב אם קודם שעבר לילה אחד חממו בה מים חשיב כאילו חזר ונתבשל בה האיסור ומונים מעת לעת משעה שהוחמו המים מה שאין כן בשאר איסורים (טור סימן קכ"א וסימן צ"ד וע"ל סימן צ"ד ס"ק כ"ב וסימן ק"ג):Une marmite qui a absorbé de la viande et du lait (mélangés) : si, avant qu'une nuit soit passée, on y a chauffé de l'eau, c'est considéré comme si l'interdit y avait été cuit de nouveau, et l'on compte les vingt-quatre heures à partir du moment où l'eau a été chauffée ; ce qui n'est pas le cas pour les autres interdits (le Tour, siman 121 et siman 94 ; et voir plus haut, siman 94, séif katan 22, et siman 103).
séif 4
- איסור מועט שנבלע בכלי שדרכו שלא להשתמש בו בהיתר מועט בכדי שיתן זה טעם בהיתר כדי שישתמשו בו כמו קדירה גדולה וחבית וכיוצא בהן הרי זה מותר להשתמש בו לכתחלה אף על פי שהוא בן יומו לפי שאי אפשר לבא לידי נתינת טעם אבל אם הוא כלי שמשתמשין בו בדבר מועט כמו קערה וכיוצא בה אסור להשתמש בו שאין מבטלין איסור לכתחלה אפילו איסור מועט ואפילו איסור הבלוע:Une petite quantité d'interdit absorbée dans un ustensile dont on n'a pas l'habitude de se servir pour une petite quantité de nourriture permise, au point que celle-ci (l'absorption) donnerait du goût au permis — on s'en sert plutôt comme d'une grande marmite, d'un tonneau et autres semblables —, il est permis de s'en servir lekhat'hila, même s'il est ben yomo, car il est impossible d'arriver à une transmission de goût. Mais s'il s'agit d'un ustensile dont on se sert pour une petite quantité, comme un bol et autres semblables, il est interdit de s'en servir, car on n'annule pas un interdit lekhat'hila, même un interdit minime, et même un interdit absorbé.
séif 5
- סתם כלי עובד כוכבים הם בחזקת שאינם בני יומן לפיכך אם עבר ונשתמש בהם קודם הכשר התבשיל מותר: הגה אבל אם חמם מים בכלי של עובד כוכבים ללוש בהן פת אסור ללוש באותן מים דלדבר זה מקרי לכתחלה הואיל ועדיין לא התחיל הנאתו שלא הוחמו לשתיה (ש"ד והגהותיו) אבל דבר שנעשה בשבילו ולא בשביל דבר אחר אע"פ שהוא של עובד כוכבים וישראל קונה ממנו לכתחלה מותר דמאחר דכבר נעשה ביד עובד כוכבים מקרי דיעבד: אף על פי כן אסור לומר לעובד כוכבים בשל לי ירקות בקדרתך וכן לא יאמר לו עשה לי מרקחת שכל האומר בשל לי הרי הוא כאלו בישל בידיו ואפשר שעל ידי הרקחים (או שאר אומנים) מותר שכל האומנים מיחדים כלים נקיים למלאכתם כדי שלא יפגמו אומנותם ובעל נפש יחוש שדברים אלו מביאים לידי טהרה ונקיות:Les ustensiles ordinaires des non-Juifs sont présumés ne pas être bnei yoman (utilisés le jour même). C'est pourquoi, si l'on a transgressé et qu'on s'en est servi avant la cachérisation, le plat est permis. Haga (Rema) : Mais si l'on a chauffé de l'eau dans l'ustensile d'un non-Juif pour y pétrir du pain, il est interdit de pétrir avec cette eau, car pour cela on considère que c'est lekhat'hila, puisqu'on n'en a pas encore commencé l'usage, l'eau n'ayant pas été chauffée pour être bue (Chaarei Doura et ses gloses). Mais une chose qui a été faite pour elle-même et non pour autre chose, bien qu'elle appartienne au non-Juif et que le Juif la lui achète lekhat'hila, est permise ; car puisqu'elle a déjà été faite entre les mains du non-Juif, on l'appelle bediavad (a posteriori). Malgré cela, il est interdit de dire à un non-Juif : « Cuis-moi des légumes dans ta marmite » ; de même, on ne lui dira pas : « Fais-moi une confiture », car quiconque dit « cuis-moi » est comme s'il avait cuit de ses mains. Et il est possible que par l'intermédiaire des confiseurs (ou d'autres artisans) ce soit permis, car tous les artisans réservent des ustensiles propres à leur travail, afin de ne pas gâter leur art. Et celui qui est scrupuleux (baal néfech) s'en gardera, car ces choses conduisent à la pureté et à la propreté.
séif 6
- כשם שסתם כליהם של עובדי כוכבים אינם בני יומן כך סתם כלים שלנו בחזקת שאינן בני יומן:De même que les ustensiles ordinaires des non-Juifs ne sont pas bnei yoman, de même nos ustensiles ordinaires sont présumés ne pas être bnei yoman.
séif 7
- כלי שנאסר בבליעת איסור ונתערב באחרים ואינו ניכר בטל ברוב (טור בשם רשב"א):Un ustensile qui a été rendu interdit par l'absorption d'un interdit et qui s'est mélangé à d'autres, sans être reconnaissable, est annulé dans la majorité (le Tour au nom du Rachba).
séif 8
- יש ליזהר מלהניח בבית עובד כוכבים כלי סעודה דחיישינן שמא ישתמש בהם: הגה ואפילו אם נתנם לאומן לתקנם צריך לעשות בהם סימן (ב"י בשם א"ח) שלא ישתמש בהם העובד כוכבים ואם עבר ולא עשה כשחזר ולקחן מן העובד כוכבים צריכים הגעלה ודוקא אם שהו קצת אצל העובד כוכבים דהיינו כחצי יום אבל לפי שעה אין לחוש (מרדכי פא"מ) וכל זה כשרוצה להשתמש בו ביום שנתנו לו דליכא אלא חדא ספיקא שמא נשתמש בו העובד כוכבים או לא אבל אם לא לקחו מן העובד כוכבים עד לאחר זמן דנוכל לומר אף אם נשתמש בו העובד כוכבים כבר נפגם ונשתהה מעל"ע או שנשתהה ביד ישראל לאחר שלקחו מן העובד כוכבים מעל"ע אזלינן לקולא ואין חוששין בדיעבד (סברת הרב) ואם לקחו מן העובד כוכבים באותו יום שנתנו לו ועבר ונשתמש בו בלא הגעלה יש אוסרים המאכל כמו בכלי שהוא בודאי בן יומו (ארוך) ובמקום צורך יש להקל בדיעבד ולכתחלה יש ליזהר בכל ענין אפילו בעבדים ושפחות העובדי כוכבים שבבית ישראל שלא לייחד כלים שלנו אצלן שמא ישתמשו בהן בדברים האסורים (שם במרדכי) וע"ל סימן קל"ו:Il faut prendre garde de ne pas laisser chez un non-Juif des ustensiles de repas, car on craint qu'il ne s'en serve. Haga (Rema) : Et même si on les a donnés à un artisan pour qu'il les répare, il faut y faire un signe (Beit Yossef au nom de l'Or'hot 'Hayim), afin que le non-Juif ne s'en serve pas. Et si l'on a transgressé et qu'on ne l'a pas fait, lorsqu'on les reprend du non-Juif, ils nécessitent un ébouillantage (hag'ala). Et cela seulement s'ils sont restés quelque temps chez le non-Juif, c'est-à-dire environ une demi-journée ; mais pour un court moment, il n'y a pas lieu de craindre (Mordekhaï, chapitre Kol haBassar). Et tout cela, lorsqu'on veut s'en servir le jour même où on les lui a donnés, car il n'y a qu'un seul doute : peut-être le non-Juif s'en est-il servi, peut-être pas. Mais si on ne les a repris du non-Juif qu'après un certain temps, de sorte que nous pouvons dire que, même si le non-Juif s'en est servi, l'ustensile est déjà détérioré, étant resté vingt-quatre heures, ou s'il est resté vingt-quatre heures entre les mains du Juif après qu'il l'a repris du non-Juif, on penche vers l'indulgence et l'on ne craint pas bediavad (raisonnement du Rema). Et si on l'a repris du non-Juif le jour même où on le lui a donné et qu'on a transgressé en s'en servant sans ébouillantage, certains interdisent l'aliment, comme pour un ustensile qui est certainement ben yomo (Issour veHeter heAroukh) ; et en cas de besoin, on peut être indulgent bediavad. Et lekhat'hila, il faut prendre garde dans tous les cas, même avec les esclaves et les servantes non juifs qui sont dans la maison d'un Juif, de ne pas leur réserver nos ustensiles, de peur qu'ils ne s'en servent pour des choses interdites (là-bas, dans le Mordekhaï). Et voir plus loin, siman 136.
séif 9
- קערות ששלח ישראל לעובד כוכבים עם מאכל ושהו שם אם ניכר בהם המאכל ששלח הישראל בתוכם מותר ואם לאו אסור אם רגילים להדיח הכלים בחמין דחיישינן שמא הודח עם כלי איסור:Des bols qu'un Juif a envoyés à un non-Juif avec de la nourriture et qui sont restés là-bas : si l'on reconnaît sur eux les traces de la nourriture que le Juif a envoyée dedans, ils sont permis ; sinon, ils sont interdits, si l'on a l'habitude de rincer les ustensiles à l'eau chaude, car on craint qu'ils n'aient été rincés avec un ustensile interdit.
séif 10
- כלי סעודה שביד העובד כוכבים ומסיח לפי תומו ואומר שחדשים הם ויראה שהוא כמו שהוא אומר מותר לקנותם ממנו: הגה ויש מחמירים ואומרים שאינו נאמן ואין ליקח כלים מן העובד כוכבים רק כשמוכר הרבה כלים וקונה כלי בין הכלים (רשב"א בשם ר' יונה) וכן נוהגין לכתחלה אבל במקום הדחק כגון שנתארח בבית עובד כוכבים ואין לו כלים נוהגין כסברא הראשונה וכן עיקר ועיין לקמן סימן קל"ז:Des ustensiles de repas qui sont entre les mains d'un non-Juif, et que celui-ci, parlant en toute innocence (messia'h lefi toumo), dit qu'ils sont neufs, et qu'il apparaît que c'est comme il le dit, il est permis de les lui acheter. Haga (Rema) : Et certains sont rigoureux et disent qu'il n'est pas digne de foi, et qu'on ne doit acheter des ustensiles à un non-Juif que lorsqu'il vend beaucoup d'ustensiles et qu'on achète un ustensile parmi eux (Rachba au nom de Rabbénou Yona), et tel est l'usage lekhat'hila. Mais dans un cas de nécessité, par exemple si l'on est reçu dans la maison d'un non-Juif et qu'on n'a pas d'ustensiles, on a l'usage de suivre le premier avis, et c'est l'essentiel (l'avis retenu). Et voir plus loin, siman 137.
séif 11
- יש מי שאומר שקערות הבאות מעבר לים שקערורות ירקרקות או אדמדמות אסור להשתמש בהן לעולם בחמין מפני שאינן חדשות שהעובדי כוכבים משתמשים בהם ואינו ניכר:Il y a un avis selon lequel les bols qui viennent d'outre-mer, qui sont verdâtres ou rougeâtres (vernissés), il est interdit de s'en servir jamais à chaud, car ils ne sont pas neufs : les non-Juifs s'en servent et cela ne se reconnaît pas.
séif 12