Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- החשוד לדבר איסור אין לסמוך עליו בדברים הנאכלים. ובו כ' סעיפים:
החשוד לאכול דברים האסורים בין אם הוא חשוד באיסור תורה בין אם הוא חשוד באיסור דרבנן אין לסמוך עליו בהם ואם נתארח עמו לא יאכל משלו מדברים שהוא חשוד עליהם: הגה וי"א אפי' ממי שאינו חשוד רק שאין מכירין אותו שהוא מוחזק בכשרו' אסור לקנות ממנו יין או שאר דברי' שיש לחוש לאיסור מיהו אם נתארח אצלו אוכל עמו (ב"י בשם הרמב"ם פי"א דמ"א ופ"ג דין כ"א):Celui qui est suspect concernant un interdit : on ne peut se fier à lui pour les aliments. Il contient vingt séifim.
Celui qui est suspect de manger des choses interdites, qu'il soit suspect pour un interdit de la Torah ou suspect pour un interdit rabbinique, on ne peut se fier à lui à leur sujet ; et si l'on est reçu chez lui, on ne mangera pas de ce qui lui appartient parmi les choses pour lesquelles il est suspect. Haga (Rema) : Et certains disent que même de quelqu'un qui n'est pas suspect, mais qu'on ne connaît pas comme ayant la réputation d'être scrupuleux sur la cacherout, il est interdit d'acheter du vin ou d'autres choses pour lesquelles il y a lieu de craindre un interdit ; toutefois, si l'on est reçu chez lui, on mange avec lui (Beit Yossef au nom du Rambam, chapitre 11 des lois des aliments interdits, et chapitre 3, loi 21).séif 1
- אם אינו חשוד לאכול דברים אסורים אבל הוא חשוד למכרם מתארח אצלו ואוכל עמו וכן אם שולח לביתו מותר דחזקה שממה שהוא אוכל משגר לו. (עובר עבירה לתיאבון לא מקרי חשוד) (ב"י בשם הרשב"א):S'il n'est pas suspect de manger des choses interdites, mais qu'il est suspect de les vendre, on peut être reçu chez lui et manger avec lui. De même, s'il envoie des aliments à la maison de quelqu'un, c'est permis, car on présume que c'est de ce qu'il mange lui-même qu'il lui envoie. (Celui qui transgresse par appétit n'est pas appelé suspect) (Beit Yossef au nom du Rachba).
séif 2
- מותר ליתן משלו לחשוד לאכול דברים האסורי' כדי שיתקן או יבשל לו ולא חיישינן שמא יחליפנו כיון שאינו חשוד על הגזל ואם נותן למי שחושש בתקנתו והוא חשוד לאכול דברים האסורים אסור שמא יתקלקל מה שנותן לו ויחליפנו בשלו כיצד הרי שנתן לחמותו החשודה על האיסור אסור שבושה מחתנה ורוצה בתקנת בתה ולפיכך מחלפת לו רע בטוב וכן הנותן לפונדקית החשודה פעמים שבושה מהאכסנאי ומחלפת לו רע בטוב. (ומכל מקום מותר להפקיד אצלו ושיחזיר לו הדברים כמו שהפקידו אצלו):Il est permis de donner de ce qui nous appartient à quelqu'un qui est suspect de manger des choses interdites, afin qu'il le prépare ou le cuise pour nous, et l'on ne craint pas qu'il l'échange, puisqu'il n'est pas suspect de vol. Mais si l'on donne à quelqu'un qui se soucie de notre bien et qui est suspect de manger des choses interdites, c'est interdit, de peur que ce qu'on lui a donné ne s'abîme et qu'il ne l'échange contre ce qui lui appartient. Comment ? Si l'on a donné à sa belle-mère, qui est suspecte concernant l'interdit, c'est interdit, car elle a honte devant son gendre et veut le bien de sa fille, et c'est pourquoi elle lui échange le mauvais contre le bon. De même, celui qui donne à une aubergiste suspecte : parfois elle a honte devant son hôte et lui échange le mauvais contre le bon. (Et en tout cas, il est permis de mettre en dépôt chez lui, et qu'il rende les choses telles qu'on les a déposées chez lui.)
séif 3
- החשוד לדבר אחד אינו חשוד לדברים אחרים אבל כל מה שצריך לאותו דבר חשוד גם עליו כגון מי שהיה חשוד למכור חלב במקום שומן והיה מרגיל הנערים לבא לקנות ממנו באגוזים שהיה נותן להם קונסים אותו שלא ימכור אפי' אגוזים:Celui qui est suspect pour une chose n'est pas suspect pour d'autres choses ; mais tout ce qui est nécessaire à cette chose-là, il est suspect aussi à son sujet. Par exemple, quelqu'un qui était suspect de vendre du 'hélev (graisse interdite) à la place de graisse permise, et qui habituait les garçons à venir acheter chez lui en leur donnant des noix : on le sanctionne en lui interdisant de vendre même des noix.
séif 4
- החשוד על איסור חמור חשוד על הקל ממנו בעונש אלא אם כן חמור בעיני בני אדם שנזהרים בו יותר מבחמור:Celui qui est suspect pour un interdit grave est suspect pour ce qui est plus léger que lui quant à la sanction, à moins que ce dernier ne soit grave aux yeux des gens, au point qu'ils y prennent garde davantage qu'à l'interdit grave.
séif 5
- החשוד על שני דברים וחזר בו ויצא מידי חשד שניהם ואח"כ נחשד על אחד מהם אפי' הוא הקל שבשניהם חוששין שמא חזר לסורו בשניהם וחשוד על שניהם:Celui qui était suspect pour deux choses, est revenu de sa conduite et est sorti de la suspicion pour toutes deux, puis a été de nouveau soupçonné pour l'une d'elles, même la plus légère des deux : on craint qu'il ne soit revenu à ses errements pour les deux, et il est suspect pour les deux.
séif 6
- מי שהוא מפורסם בא' מעבירות שבתורה חוץ מעבודת כוכבים וחלול שבת בפרהסיא או שאינו מאמין בדברי רבותינו ז"ל נאמן בשאר איסורי' ובשל אחרים נאמן אפילו על אותו דבר לומר מותר הוא: הגה מי שהוא חשוד בדבר דלא משמע לאינשי שהוא עבירה לא מקרי חשוד (רשב"א סימן ס"ד) מיהו לאותו דבר אינו נאמן. מי שנוהג באיזה דבר איסור מכח שסובר שדינא הוא הכי או מכח חומרא שהחמיר על עצמו מותר לאכול עם אחרים שנוהגין בו היתר דודאי לא יאכילוהו דבר שהוא נוהג בו איסור (הגהות מרדכי פ"ק דיבמות ובנימין זאב שי"ב ור' ירוחם סוף נתיב ג' בשם הרמ"ה):Celui qui est notoirement connu pour transgresser l'une des transgressions de la Torah, hormis l'idolâtrie et la profanation du Chabbat en public, ou le fait de ne pas croire aux paroles de nos Maîtres, de mémoire bénie, est digne de foi pour les autres interdits ; et concernant ce qui appartient à d'autres, il est digne de foi même sur cette chose-là, pour dire : « C'est permis. » Haga (Rema) : Celui qui est suspect pour une chose dont les gens ne comprennent pas que c'est une transgression n'est pas appelé suspect (Rachba, siman 64) ; toutefois, pour cette chose-là, il n'est pas digne de foi. Celui qui se conduit selon un interdit pour une chose, parce qu'il pense que telle est la loi, ou en vertu d'une rigueur qu'il s'est imposée, peut manger avec d'autres qui se conduisent de façon permissive à ce sujet, car assurément ils ne lui feront pas manger une chose qu'il tient pour interdite (Hagahot Mordekhaï, premier chapitre de Yevamot, Binyamin Zeev, siman 312, et Rabbénou Yero'ham, fin du chemin 3, au nom du Rama).
séif 7
- החשוד על הדבר אינו נאמן עליו אפילו בשבועה:Celui qui est suspect pour une chose n'est pas digne de foi à son sujet, même avec un serment.
séif 8
- גר מעובדי כוכבים שחזר והמיר מחמת יראה וכן ישראל שחטא מחמת יראה שלא יהרגוהו ישראל גמור הוא ושחיטתו מותרת ואינו אוסר יין במגעו:Un converti d'origine non juive qui est revenu à sa religion et a apostasié par crainte, et de même un Juif qui a fauté par crainte qu'on ne le tue, est un Juif à part entière : son abattage est permis et il ne rend pas le vin interdit par son contact.
séif 9
- מסור שחיטתו כשרה ונאמן על האיסורים (וע"ל סימן ב' דיש פוסלים שחיטת מסור):Un délateur (massor) : son abattage est valable et il est digne de foi pour les interdits (et voir plus haut, siman 2, que certains invalident l'abattage d'un délateur).
séif 10
- מומר שבעיר אחת מאמין בעבודת כוכבים בפני עובדי כוכבים ובעיר אחרת נכנס בבית ישראל ואומר שהוא יהודי אינו עושה יין נסך:Un apostat qui, dans une ville, professe l'idolâtrie devant les non-Juifs, et, dans une autre ville, entre dans une maison juive et dit qu'il est juif, ne rend pas le vin nessekh (vin de libation interdit).
séif 11
- האנוסים שנשארו בארצותם אם הם מתנהגים בכשרות בינם לבין עצמם ואין בידם להמלט למקום שיוכלו לעבוד את ה' סומכי' על שחיטתן ואין אוסרין יין במגען:Les anoussim (Juifs convertis de force) qui sont restés dans leurs pays : s'ils se conduisent selon la cacherout entre eux, et qu'ils n'ont pas la possibilité de s'enfuir vers un endroit où ils pourraient servir Hachem, on s'appuie sur leur abattage et ils ne rendent pas le vin interdit par leur contact.
séif 12
- המוכר לחבירו דבר שאסור באכילה אם עד שלא אכלו נודע יחזיר לו מה שקנה ממנו והוא יחזיר לו הדמים ואם משאכלו נודע מה שאכל אכל והוא יחזיר לו הדמים ואם מכרו הלוקח לעובד כוכבים או השליכו לכלבים ישלם לו דמי טריפה ואם היה דבר שאינו אסור באכילה אלא מדברי סופרים או אם היו הפירות קיימים מחזיר הפירות ונוטל דמיו ואם אכלם מה שאכל אכל ואין המוכר מחזיר לו כלום וכל אסורי הנאה אפילו מדברי סופרים מחזיר הדמים ואין בו דין מכירה כלל:Celui qui vend à son prochain une chose interdite à la consommation : si cela est connu avant qu'il l'ait mangée, il (l'acheteur) lui rend ce qu'il a acheté et lui (le vendeur) lui rend l'argent. Et si cela est connu après qu'il l'a mangée, ce qu'il a mangé, il l'a mangé, et le vendeur lui rend l'argent. Et si l'acheteur l'a vendue à un non-Juif ou l'a jetée aux chiens, il lui paiera (au vendeur) la valeur d'une viande tréfa. Et s'il s'agissait d'une chose qui n'est interdite à la consommation que d'ordre rabbinique (litt. des paroles des Scribes) : si les produits existent encore, il rend les produits et reprend son argent ; et s'il les a mangés, ce qu'il a mangé, il l'a mangé, et le vendeur ne lui rend rien. Et pour toutes les choses interdites au profit, même d'ordre rabbinique, il rend l'argent, et il n'y a là aucune valeur de vente.
séif 13
- המוכר בשר ואח"כ נודע שהבהמה לא נבדקה כהוגן דינו כמוכר דברים שאסורים מדברי סופרים: הגה ואם מכר לו דבר מבהמה שאיתרע חזקת כשרותה דאתיליד בה ריעותא ולא יכולין לבדוק אם היא כשרה וצריכים לאסרה מספק אפילו הכי הוי כאלו היתה ודאי טריפה וצריך להחזיר הדמים (תשובת ריב"ש):Celui qui vend de la viande, et l'on apprend ensuite que l'animal n'a pas été examiné comme il convient : sa loi est comme celle de celui qui vend des choses interdites d'ordre rabbinique. Haga (Rema) : Et s'il lui a vendu une partie d'un animal dont la présomption de cacherout a été ébranlée, parce qu'il s'y est produit un défaut et qu'on ne peut vérifier s'il est permis, et qu'il faut l'interdire en raison du doute, même ainsi, c'est comme s'il était tréfa avec certitude, et il faut rendre l'argent (Responsa du Rivach).
séif 14
- המוכר דברים האסורים מעבירים אותו ומשמתים אותו ואין לו תקנה עד שילך למקום שאין מכירין אותו ויחזיר אבדה בדבר חשוב או ישחוט לעצמו ויוציא טריפה לעצמו בדבר חשוב שודאי עשה תשובה בלא הערמה כיון שאינו חס על ממונו:Celui qui vend des choses interdites, on le destitue (de sa fonction de boucher) et on le met au ban (chamta), et il n'a pas de réparation jusqu'à ce qu'il aille dans un endroit où on ne le connaît pas et qu'il restitue un objet perdu de grande valeur, ou qu'il abatte pour lui-même et déclare tréfa pour lui-même un animal de grande valeur, car assurément il s'est repenti sans ruse, puisqu'il n'épargne pas son argent.
séif 15
- טבח שמעשיו מוכיחים שהיה רוצה להכשיל הציבור להאכילם טריפות כגון שחתך הסירכות מסלקין אותו ומכל מקום פטור מלשלם דמי הבהמה לבעלים:Un boucher dont les actes prouvent qu'il voulait faire trébucher le public en leur faisant manger des tréfot, par exemple s'il a coupé les adhérences (sirkhot, du poumon), on le destitue ; et néanmoins, il est exempt de payer la valeur de l'animal aux propriétaires.
séif 16
- טבח שיצאת טריפה מתחת ידו אין לו התנצלות לומר שוגג הייתי:Un boucher entre les mains duquel est passée une viande tréfa n'a pas d'excuse en disant : « J'ai agi par inadvertance. »
séif 17
- טבח שיצאו טריפות מתחת ידו מחמת שאינו בקי יש לו תקנה שילמד ויחכם: הגה והא דצריך לילך למקום שאין מכירין אותו ולעשות תשובה [היינו] שעשה במזיד או מוחזק לכך אבל אם נוכל לומר שבטעות נעשה לו סגי לו בקבלת דברי חבירות ויעשה תשובה לפי ראות עיני הדיין (תשובת הרא"ש ותשובת הריב"ש) וע"ל סוף סי' ס"ד:Un boucher entre les mains duquel sont passées des tréfot parce qu'il n'est pas compétent a une réparation : qu'il étudie et devienne savant. Haga (Rema) : Et ce qui a été dit, qu'il doit aller dans un endroit où on ne le connaît pas et se repentir, c'est lorsqu'il a agi intentionnellement ou qu'il en a l'habitude (litt. est présumé tel) ; mais si nous pouvons dire que cela lui est arrivé par erreur, il lui suffit de prendre sur lui les engagements des 'haverim (ceux qui s'engagent à une stricte observance), et il fera pénitence selon l'appréciation du juge (Responsa du Roch et Responsa du Rivach). Et voir plus haut, fin du siman 64.
séif 18
- האומר למי שהוא חשוד לאכול גבינה של עובד כוכבים קנה לי גבינה כשרה מן המומחה והלך והביא לו ואומר לו כשרה מהמומח' קניתי אינו נאמן מאיש פלוני מומחה קניתי נאמן. הביא לו מנחה בשם אחד מהמומחין נאמן שאינו חשוד להחליף במה דברים אמורים כשאינו חשוד על הגזל אבל אם הוא חשוד על הגזל כ"ש שהוא חשוד על החליפין. (וכל זה אינו נוהג בחשוד על איסור דאוריי') (ב"י):Celui qui dit à quelqu'un qui est suspect de manger du fromage de non-Juif : « Achète-moi du fromage cacher chez le marchand reconnu », et il est allé le lui apporter en lui disant : « Je l'ai acheté cacher chez le marchand reconnu », il n'est pas digne de foi ; s'il dit : « Je l'ai acheté chez untel, qui est reconnu », il est digne de foi. S'il lui a apporté un cadeau au nom de l'un des marchands reconnus, il est digne de foi, car il n'est pas suspect d'échanger. Dans quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsqu'il n'est pas suspect de vol ; mais s'il est suspect de vol, à plus forte raison est-il suspect d'échange. (Et tout cela ne s'applique pas à celui qui est suspect pour un interdit de la Torah) (Beit Yossef).
séif 19
- החשוד לאכול דברים שאין הרבים רגילים להקל בהם אף הוא חשוד להחליף וי"א שאין מפקידין אצלו דבר האסור מן התורה אלא בשני חותמות (וע"ל סי' קי"ח ס"ח):Celui qui est suspect de manger des choses que le public n'a pas l'habitude de traiter avec indulgence est également suspect d'échanger. Et certains disent qu'on ne met pas en dépôt chez lui une chose interdite par la Torah, si ce n'est avec deux sceaux (et voir plus haut, siman 118, séif 8).
séif 20