Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 658 →- דיני לולב בי"ט ראשון. ובו ט סעיפים:
מן התורה אין מצות לולב חוץ למקדש אלא יום ראשון וחכמים תקנו שיהא ניטל בכל מקום כל שבעה:Lois du loulav le premier jour de Yom Tov. Il comporte neuf séifim :
De la Torah, la mitsva du loulav hors du Temple ne s'applique que le premier jour ; et les Sages ont institué qu'il soit pris en tout lieu pendant les sept jours.séif 1
- ביום שבת אינו ניטל אפי' אם הוא יום ראשון הגה ואסור לטלטל הלולב בשבת דהוי כאבן [ר"ן ס"פ לולב הגזול והמגיד פ"ד וכל בו] אבל האתרוג מותר בטלטול דראוי להריח בו ואסור לתנו על הבגד אפי' בי"ט דמוליד ריחא [מהרי"ל]:Le jour du Chabbat, on ne le prend pas, même si c'est le premier jour. Haga (Rema) : Et il est interdit de déplacer le loulav le Chabbat, car il est comme une pierre (il est mouktsé) (le Ran, à la fin du chapitre Loulav HaGazoul ; le Maguid Michné, chapitre 4 ; et le Kol Bo). Mais l'etrog peut être déplacé, car il est apte à être senti. Et il est interdit de le mettre sur un vêtement, même le Yom Tov, car cela produit une odeur nouvelle dans le vêtement (le Maharil).
séif 2
- אין אדם יוצא ידי חובתו ביום ראשון בלולב של חבירו שהשאילו דבעינן לכם משלכם ואפילו אמר לו יהא שלך עד שתצא בו ואח"כ יהא שלי כבתחלה לא יצא דהוי כמו שאול ואם נתנו לו במתנה מותר:On ne s'acquitte pas de son obligation le premier jour avec le loulav de son prochain qu'il lui a prêté, car il faut « lakhem » (« pour vous », Lévitique 23, 40), c'est-à-dire de ce qui vous appartient. Et même s'il lui a dit : « Qu'il soit à toi jusqu'à ce que tu t'en acquittes, et ensuite qu'il soit à moi comme au début », il n'est pas quitte, car c'est comme un prêt. Et s'il le lui a donné en cadeau, c'est permis.
séif 3
- נתנו לו על מנת להחזירו הרי זה יוצא בו ידי חובתו ומחזירו שמתנה ע"מ להחזיר שמה מתנה ואם לא החזירו לא יצא אפי' נתן לו את דמיו ואפי' נאנס מידו וכן אם החזירו לאחר זמן מצותו לא יצא: הגה ומותר לתת לו אתרוג במתנה על מנת שלא יקדישנו דלא גרע ממתנה ע"מ להחזיר: [ר"ן פ"ה דנדרים]:S'il le lui a donné à condition qu'il le lui rende, il s'en acquitte et le lui rend, car un cadeau à condition de le rendre s'appelle un cadeau. Et s'il ne le lui a pas rendu, il n'est pas quitte, même s'il lui en a donné le prix, et même si l'objet lui a été arraché par force majeure. De même, s'il le lui a rendu après le temps de sa mitsva, il n'est pas quitte. Haga (Rema) : Et il est permis de lui donner un etrog en cadeau à condition qu'il ne le consacre pas (au Temple), car ce n'est pas pire qu'un cadeau à condition de le rendre (le Ran, chapitre 5 de Nedarim).
séif 4
- נתנו לו סתם הוי כאלו אמר לו על מנת שתחזירוהו לי דמסתמא על דעת כן נתנו לו כיון שצריך לצאת בו שאין לו אחר ואם לא החזירו לא יצא: הגה וצריך לחזור וליתנו לבעליו במתנה כדי שיהיה של בעלים ויצאו בו [הרא"ש ורבינו ירוחם נ"ח ח"ד] ומיהו אפי' לא החזירו לידו אלא לאחר ואחר לאחר והאחרון מחזירו לבעלים יצא:S'il le lui a donné sans précision, c'est comme s'il lui avait dit : « à condition que tu me le rendes », car vraisemblablement c'est dans cette intention qu'il le lui a donné, puisqu'il a besoin de s'en acquitter lui-même, n'en ayant pas d'autre. Et s'il ne le lui a pas rendu, il n'est pas quitte. Haga (Rema) : Et il faut le rendre à son propriétaire en cadeau, afin qu'il appartienne au propriétaire et que celui-ci s'en acquitte (le Roch, et Rabbénou Yero'ham, Netiv 8, partie 4). Toutefois, même s'il ne le lui a pas rendu en main propre, mais l'a donné à un autre, et l'autre à un autre, et que le dernier le rend au propriétaire, il est quitte.
séif 5
- לא יתננו ביום ראשון לקטן קודם שיצא בו מפני שהקטן קונה ואינו מקנה לאחרים מן התורה ונמצא שאם החזירו לו אינו מוחזר ויש מי שאומר שאם הגיע לעונת הפעוטות מותר ואם תופס עם התינוק יוצא כיון שלא יצא מידו שפיר דמי:On ne le donnera pas le premier jour à un enfant mineur avant de s'en être acquitté, parce que le mineur acquiert mais ne transfère pas la propriété à d'autres, selon la Torah ; il se trouve donc que, s'il le lui rend, il n'est pas réellement rendu. Et il y a un avis selon lequel, s'il a atteint l'âge des peoutot (les jeunes enfants dont les transactions sont valides d'ordre rabbinique), c'est permis. Et s'il le tient avec l'enfant, il est quitte : puisqu'il n'est pas sorti de sa main, c'est bien.
séif 6
- שותפים שקנו לולב או אתרוג בשותפו' אין א' מהם יוצא בו ידי חובתו ביום הראשון עד שיתן לו חלקו במתנה: הגה ודוקא שלא קנו לצורך מצוה אבל אם קנו לצורך מצוה יוצאים בו מסתמא דאדעתא דהכי קנאוהו (המגיד):Des associés qui ont acheté un loulav ou un etrog en association, aucun d'eux ne s'en acquitte le premier jour tant que l'autre ne lui a pas donné sa part en cadeau. Haga (Rema) : Et cela ne vaut que s'ils ne l'ont pas acheté pour la mitsva ; mais s'ils l'ont acheté pour la mitsva, ils s'en acquittent sans précision, car c'est dans cette intention qu'ils l'ont acheté (le Maguid Michné).
séif 7
- האחים שקנו אתרוגים מתפיסת הבית ונטל א' מהם אתרוג ויצא בו אם יוכל לאוכלו ואין האחים מקפידים בכך יצא ואם היו מקפידים לא יצא עד שיתנו חלקם במתנה ואם קנה זה אתרוג וזה פריש או שקנו כאחד אתרוג רמון ופריש מתפיסת הבית אינו יוצא באתרוג עד שיתנו לו חלקם במתנה ואע"פ שאם אכלו אין מקפידים עליו מפני שכל שאין שם מאותו המין אין מחילתם בסתם מועלת אבל כשיש שם מאותו המין אפילו היה מעולה מאחרים מחילתן בסתם מועלת לפי שאינם מקפידים:Des frères qui ont acheté des etroguim avec les biens indivis de la maison (l'héritage non partagé), et que l'un d'eux a pris un etrog et s'en est acquitté : s'il peut le manger sans que les frères y tiennent, il est quitte ; et s'ils y tiennent, il n'est pas quitte tant qu'ils ne lui ont pas donné leur part en cadeau. Et si celui-ci a acheté un etrog et celui-là un coing, ou qu'ils ont acheté ensemble un etrog, une grenade et un coing avec les biens indivis, il ne s'acquitte pas avec l'etrog tant qu'ils ne lui ont pas donné leur part en cadeau, bien que, s'il l'avait mangé, ils n'y tiendraient pas ; parce que, tant qu'il n'y a pas là d'autre fruit de la même espèce, leur renonciation tacite n'est pas efficace. Mais quand il y a là d'autres fruits de la même espèce, même si celui-ci était meilleur que les autres, leur renonciation tacite est efficace, car ils n'y tiennent pas.
séif 8
- מה שנוהגים במקום שאין אתרוג מצוי שכל הקהל קונים אתרוג בשותפות הטעם מפני שכיון שקנאוהו לצאת בו מסתמא הוי כאלו פירשו שכל הקהל נותנים חלקם לכל מי שנוטלו לצאת בו על מנת שיחזירוהו להם: הגה וגובין מעות אתרוג לפי ממון דהדור מצוה מונח טפי על עשירים מעל עניים ואשה פטורה מליתן למעות אתרוג הואיל ואינה חייבת בו [תשו' מהרי"ל סי' קי"ד] וכל אדם ישתדל ויהא זריז במצוה לקנות לו אתרוג ולולב לבד כדי לקיים המצוה כתקנה [הגהות מיימוני סוף הל' לולב]:Ce qu'on a l'usage de faire, dans un lieu où l'etrog n'est pas courant, que toute la communauté achète un etrog en association : la raison est que, puisqu'ils l'ont acheté pour s'en acquitter, c'est vraisemblablement comme s'ils avaient précisé que toute la communauté donne sa part à quiconque le prend pour s'en acquitter, à condition qu'il le leur rende. Haga (Rema) : Et on perçoit l'argent de l'etrog selon la fortune de chacun, car l'embellissement de la mitsva incombe davantage aux riches qu'aux pauvres. Et la femme est exemptée de donner pour l'argent de l'etrog, puisqu'elle n'y est pas obligée (Responsa du Maharil, siman 114). Et chacun s'efforcera et sera empressé pour la mitsva, d'acheter pour lui un etrog et un loulav à lui seul, afin d'accomplir la mitsva comme il se doit (les Hagahot Maïmoniyot, fin des lois du loulav).
séif 9