Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיני בנין בית הכנסת. ובו כב סעיפים:
מותר לעשות מב"ה בית המדרש אבל לא מבית המדרש ב"ה:Lois de la construction de la synagogue. Il contient 22 séifim.
Il est permis de faire d'une synagogue une maison d'étude, mais pas d'une maison d'étude une synagogue (car la sainteté de la maison d'étude est plus grande).séif 1
- בני העיר שמכרו ב"ה יכולים ליקח בדמיו תיבה דהיינו היכל שמניחין בו ס"ת או לוח שמעמידין עליו ס"ת מכרו תיבה יכולים ליקח בדמיו מטפחת של ס"ת מכרו מטפחת לוקחין בדמיה ספרים דהיינו שכתוב כל חומש לבדו וכן נביאים וכתובים מכרו ספרים לוקחים בדמיהם ס"ת אבל איפכא להורידן מקדושתן אסור ואפי' אם קנה בקצת המעות דבר שקדושתו חמורה אין יכולין לשנות המותר לקדושה קלה:Les habitants d'une ville qui ont vendu une synagogue peuvent acheter avec son prix une arche (teiva), c'est-à-dire le Heikhal dans lequel on pose le Séfer Torah, ou le pupitre sur lequel on pose le Séfer Torah. S'ils ont vendu l'arche, ils peuvent acheter avec son prix un tissu de Séfer Torah. S'ils ont vendu le tissu, ils achètent avec son prix des livres, c'est-à-dire des 'Houmachim où chaque 'Houmach est écrit séparément, ainsi que des livres des Prophètes et des Hagiographes. S'ils ont vendu les livres, ils achètent avec leur prix un Séfer Torah. Mais l'inverse, les faire descendre de leur degré de sainteté, est interdit. Et même s'ils ont acheté avec une partie de l'argent un objet de sainteté plus grave, ils ne peuvent pas affecter le reste à une sainteté moindre.
séif 2
- ס"ת שנמצא בו טעות דינו כחומשים (וע"ל סי' קמ"ג):Un Séfer Torah dans lequel on a trouvé une faute a le statut des 'Houmachim (et voir plus haut, siman 143).
séif 3
- אם הותר לקנות בדמי קדושה אחת קדושה אחרת כיוצא בה יש אוסרים ויש מתירין:S'il est permis d'acheter, avec le prix d'un objet saint, un autre objet d'une sainteté équivalente : certains l'interdisent et certains le permettent.
séif 4
- אם גבו מעות לבנות ב"ה או בית המדרש או לקנות תיבה או מטפחת או ס"ת ורצו לשנותן מלצורך מה שגבו אותם אין משנין אלא מקדושה קלה לחמורה אבל אם עשו בהם הדבר שגבו אותם בשבילם משנין המותר לכל מה שירצו ואם כשגבו המעות התנו לעשות חפצם ממותר הדמים אפילו קנו ומכרו וחזרו וקנו קדושה במקצת הדמים מותר להוריד המותר אבל אם לא התנו כשגבו אלא כשמכרו התנו אסור להורידם: הגה ואם קנו בדמים אלו שגבו עצים ואבנים חלה קדושת הדמים על העצים והאבנים ואסור לשנותן רק לקדושה חמורה ואם הביאו עצים ואבנים לצורך בנין ב"ה אם באו ליד גבאי אסור לשנותן רק לקדושה חמורה וקודם שבאו לידי גבאי מותר לשנותן אבל מכל מקום לא יוכל לחזור בו: (ב"י וכן משמע במרדכי ריש פ' בני העיר):Si l'on a collecté de l'argent pour construire une synagogue ou une maison d'étude, ou pour acheter une arche, un tissu ou un Séfer Torah, et qu'on veut changer son affectation par rapport au but pour lequel on l'a collecté, on ne le change que d'une sainteté moindre vers une plus grave. Mais si l'on a réalisé avec cet argent la chose pour laquelle on l'a collecté, on affecte le reste à tout ce que l'on veut. Et si, lors de la collecte de l'argent, on a posé comme condition d'en faire ce que l'on voudrait avec le surplus, même si l'on a acheté, vendu, puis racheté un objet saint avec une partie de l'argent, il est permis de faire descendre le surplus (à un usage moins saint) ; mais si l'on n'a pas posé de condition lors de la collecte, et qu'on ne l'a posée que lors de la vente, il est interdit de le faire descendre. Haga (Rema) : Si l'on a acheté avec cet argent collecté du bois et des pierres, la sainteté de l'argent s'applique au bois et aux pierres, et il est interdit de changer leur affectation, sauf vers une sainteté plus grave. Et si l'on a apporté du bois et des pierres pour la construction de la synagogue : s'ils sont parvenus entre les mains du trésorier (gabbaï), il est interdit de changer leur affectation, sauf vers une sainteté plus grave ; et avant qu'ils ne parviennent entre les mains du trésorier, il est permis de changer leur affectation ; mais de toute façon, le donateur ne peut pas revenir sur son don (Beit Yossef ; et c'est ce qu'on comprend du Mordekhaï, début du chapitre Bnei HaIr).
séif 5
- מוכרים ב"ה וכן שאר דברים שבקדושה ואפילו ספר תורה להספקת תלמידים או להשיא יתומים בדמיו:On vend une synagogue, ainsi que les autres objets saints, et même un Séfer Torah, pour subvenir aux besoins des élèves qui étudient la Torah ou pour marier des orphelins avec leur prix.
séif 6
- והא דב"ה נמכר הני מילי של כפרים שאין באים אנשים ממקומות אחרים שלא נעשית אלא לבני הכפרים לבדם (ואפי' בנו אותם משל אחרים) (מרדכי ישן בשם ראבי"ה) ולכן יכולים למכרו ומכל מקום המעות נשארים בקדושתן ואינם רשאים להורידן מקדושתן והיינו כשמכרו בני העיר שלא מדעת פרנסיהם והוא הדין אם מכרו ז' טובי העיר שלא במעמד אנשי העיר אבל אם הסכימו שבעה טובי העיר באותו מכר והיו במעמד אנשי העיר רשאים להוציא המעות לכל מה שירצו ואם קבלו עליהם בני העיר בפירוש במכר זה כל מה שיעשו אפילו יחיד מה שעשה עשה: הגה וכל ששבעה טובי העיר מוכרים בפירסום מקרי במעמד אנשי העיר ואינן צריכין לומר הן או לאו (מרדכי) אבל של כרכים שבאים שם ממקומות אחרים אפילו בנו אותו משלהם אינו נמכר אא"כ תלו אותו בדעת היחיד שאז יעשה בו היחיד מה שירצה בהסכמת הצבור וה"ה לכל דברי קדושה שנזכרו כאן דכולהו גרירי בתר בית הכנסת: הגה יחיד שבנה ב"ה ונתנה לקהל דינה כב"ה של קהל אבל אם שייר לעצמו בה שום כח אין לה מכר כי אם על פי הקהל ועל פיו או יורשיו (א"ז והגהות אשר"י פ' בני העיר) וכל זה לא מיירי אלא כשיש להם ב"ה אחרת אבל אם אין להם רק ב"ה אחת אסור למכרו דהא אפילו לסתרו אסור עד שיבנו אחרת (רבי' ירוחם נ"ג ח"ה וב"י בשם הרמב"ן) כל דבר שבקדושה שנמכר ומותר לשנותו נמכר בלא הכרזה ואין בו אונאה אבל דבר שאסור לשנותו לקדושה קלה צריך הכרזה (תשובת רשב"א סי' תתר"ד):Et la règle selon laquelle une synagogue peut être vendue ne s'applique qu'à celle des villages, où ne viennent pas des gens d'autres endroits, car elle n'a été faite que pour les habitants du village seuls (et même s'ils l'ont construite avec l'argent d'autres) (l'ancien Mordekhaï au nom du Raavia), et c'est pourquoi ils peuvent la vendre. Toutefois, l'argent reste dans sa sainteté, et ils n'ont pas le droit de le faire descendre de sa sainteté. Cela, quand les habitants de la ville l'ont vendue sans l'accord de leurs dirigeants (parnassim) ; de même si les sept notables de la ville l'ont vendue sans la présence des gens de la ville. Mais si les sept notables de la ville ont approuvé cette vente et qu'elle a eu lieu en présence des gens de la ville, ils ont le droit d'employer l'argent à tout ce qu'ils veulent. Et si les habitants de la ville ont accepté explicitement, pour cette vente, tout ce que leurs représentants feraient, même s'il s'agit d'un seul individu, ce qu'il a fait est fait. Haga (Rema) : Et chaque fois que les sept notables de la ville vendent publiquement, cela s'appelle « en présence des gens de la ville », et ceux-ci n'ont pas besoin de dire oui ou non (Mordekhaï). Mais celle des grandes villes, où viennent des gens d'autres endroits, même s'ils l'ont construite avec leur propre argent, ne peut pas être vendue, à moins qu'ils ne l'aient fait dépendre de la volonté d'un particulier, car alors le particulier en fait ce qu'il veut avec l'accord de la communauté. Et il en est de même de tous les objets saints mentionnés ici, car ils suivent tous la règle de la synagogue. Haga (Rema) : Un particulier qui a construit une synagogue et l'a donnée à la communauté, elle a le statut d'une synagogue de la communauté ; mais s'il s'est réservé un quelconque droit sur elle, elle ne peut être vendue que sur décision de la communauté et sur la sienne ou celle de ses héritiers (Or Zaroua, et Hagahot Achéri, chapitre Bnei HaIr). Et tout cela ne traite que du cas où ils ont une autre synagogue ; mais s'ils n'ont qu'une seule synagogue, il est interdit de la vendre, puisqu'il est même interdit de la démolir avant d'en avoir construit une autre (Rabbénou Yerou'ham, chemin 3, partie 5 ; et le Beit Yossef au nom du Ramban). Tout objet saint qui est vendu et dont il est permis de changer l'affectation est vendu sans annonce publique, et on n'y applique pas la règle de la lésion (onaa) ; mais un objet dont il est interdit de changer l'affectation vers une sainteté moindre exige une annonce publique (Responsa du Rachba, siman 1204).
séif 7
- בנו בית סתם והקדישו אח"כ לב"ה דינו כב"ה אבל אינו קדוש עד שיתפללו בו אפי' אם בנאוהו לשם ב"ה וכיון שהתפללו בו אפי' אורחים לפי שעה כיון שהיה מיוחד לתפלה קדוש ואם לפי שעה הקדישו הכל לפי מה שאמרו:Si l'on a construit une maison sans précision et qu'ensuite on l'a consacrée comme synagogue, elle a le statut de synagogue. Mais elle n'est pas sainte tant qu'on n'y a pas prié, même si on l'a construite en vue d'une synagogue. Et dès qu'on y a prié, même si ce sont des hôtes de passage, puisqu'elle était destinée à la prière, elle est sainte. Et si on l'a consacrée seulement pour un temps, tout dépend de ce qu'on a dit.
séif 8
- כשמוכרים אנשי הכפר ב"ה יכולים למכרו ממכר עולם והלוקח יעשה בו מה שירצה חוץ ממרחץ ובורסקי ובית הטבילה ובית הכסא ואם מכרוהו שבעה טובי העיר במעמד אנשי העיר יעשה הלוקח אפי' אלו הארבעה דברים:Quand les gens d'un village vendent une synagogue, ils peuvent la vendre en vente définitive, et l'acheteur en fait ce qu'il veut, sauf en faire un bain, une tannerie, un bain rituel ou des toilettes. Et si ce sont les sept notables de la ville qui l'ont vendue en présence des gens de la ville, l'acheteur peut en faire même ces quatre choses.
séif 9
- יש אומרים דיחיד בשלו אפי' ס"ת מותר למכרו ולעשות בדמיו כל מה שירצה כל שלא הקדישו לקרות ברבים ויש מי שאוסר אלא אם כן ללמוד תורה או לישא אשה:Certains disent qu'un particulier, avec ce qui lui appartient, même un Séfer Torah, peut le vendre et faire de son prix tout ce qu'il veut, tant qu'il ne l'a pas consacré pour la lecture en public. Et il y a un avis qui l'interdit, sauf pour étudier la Torah ou pour épouser une femme.
séif 10
- בית הכנסת או לבנים ועצים מב"ה ישן שסתרו יכולים ליתן במתנה דאי לאו דהוה להו הנאה מיניה לא הוו יהבי ליה הדר הוה ליה כמכר וכן יכולים להחליפם באחרים והם יוצאים לחולין אבל אסור למשכנן או להשכירן או להשאילן אפילו ע"י שבעה טובי העיר שעדיין נשארין בקדושתן שאין כאן דבר אחר שתחול קדושתן עליו: הגה ודוקא בדרך שמורידן מקדושתן אבל מותר להשאיל אפילו ס"ת לקרות בה אפי' משל רבים ליחיד (ב"י בשם א"ח):Une synagogue, ou des briques et du bois d'une ancienne synagogue que l'on a démolie, peuvent être donnés en cadeau, car s'ils n'en tiraient pas un avantage, ils ne les lui auraient pas donnés ; c'est donc comme une vente. De même, ils peuvent les échanger contre d'autres objets, et ils deviennent profanes. Mais il est interdit de les mettre en gage, de les louer ou de les prêter, même par l'intermédiaire des sept notables de la ville, car ils restent encore dans leur sainteté, puisqu'il n'y a pas ici d'autre objet sur lequel leur sainteté puisse se transférer. Haga (Rema) : Et cela n'est interdit que d'une manière qui les fait descendre de leur sainteté ; mais il est permis de prêter même un Séfer Torah pour y lire, même s'il appartient au public et qu'on le prête à un particulier (Beit Yossef au nom de l'Or'hot 'Hayim).
séif 11
- מי שיש לו תנאי עם הקהל שלא יוכל לבנות ב"ה כי אם הוא וזרעו אינו יכול למכור זכותו לאחר:Celui qui a, avec la communauté, une convention selon laquelle nul ne pourra construire de synagogue sauf lui et sa descendance ne peut pas vendre son droit à un autre.
séif 12
- גבו מעות לבנין ב"ה ובא להם דבר מצוה מוציאין בה המעות קנו אבנים וקורות לא ימכרם לדבר מצוה אלא לפדיון שבויים אע"פ שהביאו האבנים וגדרום ואת הקורות ופסלום והתקינו הכל לבנין ב"ה מוכרים הכל לפדיון שבויים בלבד אבל אם בנו וגמרו לא ימכרו ב"ה אלא יגבו לפדיון מן הצבור:Si l'on a collecté de l'argent pour la construction d'une synagogue et qu'une affaire de mitsva se présente, on dépense pour elle cet argent. Si l'on a déjà acheté des pierres et des poutres, on ne les vend pas pour une autre mitsva, sauf pour le rachat des captifs. Même si l'on a apporté les pierres et qu'on les a taillées, et les poutres et qu'on les a équarries, et qu'on a tout préparé pour la construction de la synagogue, on vend tout pour le rachat des captifs seulement. Mais si l'on a construit et achevé la synagogue, on ne vend pas la synagogue, mais on collecte de l'argent auprès du public pour le rachat des captifs.
séif 13
- ראובן שאמר קרקע זו אני נותן לבנות עליה ב"ה ולא רצו עכו"ם להניחם לבנות ב"ה והקהל אומרים לבנות עליו בית לת"ת וראובן אומר אדעתא דהכי לא נדרתי לא מצי ראובן הדר ביה ואם ראובן לא היה דר שם היו יכולים לשנותה ואם הוא מבני אותה העיר אינם רשאים לשנותה אם הוא עומד וצווח (פי' וצועק) אא"כ יש שם חבר עיר דכל מאי דאתי אדעתא דידיה אתי: (ושבעה טובי עיר דינם כחבר עיר): (מרדכי ריש פ' בני העיר):Réouven, qui a dit : « Ce terrain, je le donne pour y construire une synagogue », et les non-Juifs (akoum) n'ont pas voulu les laisser construire une synagogue ; la communauté dit alors de construire dessus une maison pour l'étude de la Torah (Talmud Torah), et Réouven dit : « Ce n'est pas dans cette intention que j'ai fait mon vœu » : Réouven ne peut pas revenir sur son don. Et si Réouven n'habitait pas là, ils pourraient en changer l'affectation ; mais s'il est des habitants de cette ville, ils n'ont pas le droit d'en changer l'affectation s'il se lève et proteste (c'est-à-dire crie), à moins qu'il n'y ait là un 'haver ir (un érudit chargé des affaires de la ville), car tout ce qui est donné vient en tenant compte de son avis (et les sept notables de la ville ont le statut de 'haver ir) (Mordekhaï, début du chapitre Bnei HaIr).
séif 14
- אין אדם יכול לאסור חלקו מב"ה ולא מהספרים ואם אסר אינו כלום:Une personne ne peut pas interdire (par un vœu) sa part de la synagogue ni des livres aux autres ; et si elle l'a interdite, cela n'a aucun effet.
séif 15
- מי שהשאיל ביתו לב"ה ויש לו מריבה עם אחד מהקהל אינו יכול לאסרה אא"כ יאסרנו לכל הקהל כאחד: הגה ודוקא שהשאיל תחלה סתם אבל אם התנה מתחלה שכל זמן שירצה למחות יהא בידו למחות או שלא השאיל להם בפירוש אלא הניחם ליכנס לביתו הרשות בידו למחות כמו שירצה: (מהר"ם פאדווא סי' פ"ה):Celui qui a prêté sa maison pour servir de synagogue et qui a une querelle avec l'un des membres de la communauté ne peut pas la lui interdire, sauf s'il l'interdit à toute la communauté à la fois. Haga (Rema) : Cela, seulement s'il l'a prêtée au départ sans précision ; mais s'il a posé dès le départ comme condition que, chaque fois qu'il voudrait protester, il serait en son pouvoir de protester, ou s'il ne la leur a pas prêtée explicitement mais les a seulement laissés entrer dans sa maison, il a le droit de protester comme il le veut (le Maharam de Padoue, siman 85).
séif 16
- מי שהיה בביתו ב"ה ימים רבים אין הצבור רשאים לשנותו בבית אחר:Celui dans la maison duquel il y a eu une synagogue pendant de nombreux jours (longtemps), la communauté n'a pas le droit de la transférer dans une autre maison.
séif 17
- יש מי שאומר שכלי הקודש של כסף שנהגו להביאם תמיד לבית הכנסת בחגים אין יכולים להוציא לחולין ולמכרם והקהל יכולים לתפשם שישארו בחזקת הקדש אחר מיתת המקדיש:Il y a un avis selon lequel les objets sacrés en argent que l'on a l'habitude d'apporter toujours à la synagogue pendant les fêtes, on ne peut pas les rendre profanes ni les vendre, et la communauté peut les saisir afin qu'ils restent dans leur statut consacré après la mort de celui qui les a consacrés.
séif 18
- יש מי שאומר שאם ימצא אחר מיתת אדם כתב כתוב שהקדיש כלים ואין עליו עדים ולא מסרו להקהל אפילו הכי הוי הקדש:Il y a un avis selon lequel, si l'on trouve après la mort d'une personne un écrit indiquant qu'elle a consacré des objets, même s'il n'y a pas de témoins et qu'elle ne les a pas remis à la communauté, ils sont malgré tout consacrés.
séif 19
- יש מי שאומר שס"ת שהוחזק שהיה של אבותיו של ראובן אין הצבור יכולים להחזיק בו:Il y a un avis selon lequel un Séfer Torah dont il est établi qu'il appartenait aux ancêtres de Réouven, la communauté ne peut pas s'en emparer (en prétendant qu'il lui appartient).
séif 20
- אין לקנות מעילים שנשתמש בהם הדיוט לתשמיש קדושה: הגה אסור לעשות מאתנן זונה או מחיר כלב דבר של מצוה כגון ב"ה או ס"ת ודוקא מהאתנן עצמה אבל אם נתנו לה מעות באתנן מותר לקנות בהן דבר מצוה ולא מקרי זונה אלא איסור ערוה אבל אלו הפנויות הקדשות שמקדישות דבר מותר לקבל מהן (רבי' ירוחם נ"ג ח"א):On ne doit pas acquérir des manteaux qui ont servi à un usage profane pour un usage saint. Haga (Rema) : Il est interdit de faire avec le salaire d'une prostituée ou le prix d'un chien un objet de mitsva, comme une synagogue ou un Séfer Torah. Et ce n'est interdit qu'avec le salaire lui-même ; mais si on lui a donné de l'argent comme salaire, il est permis d'acheter avec lui un objet de mitsva. Et on n'appelle « prostituée » que pour une relation relevant d'un interdit d'inceste (erva) ; mais ces femmes non mariées débauchées qui consacrent un objet, il est permis de l'accepter d'elles (Rabbénou Yerou'ham, chemin 3, partie 1).
séif 21
- אדם שהוא רגיל בשום מצוה כגון גלילה ואירעו אונס או עוני ונתנו הקהל המצוה לאחר ואח"כ העשיר ורצה שיחזירו לו המצוה אם בשעה שנתנו הקהל המצוה לשני היה סיפק ביד הראשון לתת מה שהיה נותן בכל שנה ולא חפץ בה ונתרצה הוא עם שאר הקהל לתת לאחר איבד זכותו אבל אם כשנתנוה לשני לא היה ביד הראשון סיפק לתת מה שהיה נותן ועתה שיש בידו רוצה לזכות במצותו ולחזור וליתן מה שהיה נותן תחלה חוזר למצותו:Une personne qui a l'habitude d'acquérir une certaine mitsva, comme le roulage du Séfer Torah, et à qui est survenu un empêchement ou la pauvreté, et la communauté a donné la mitsva à un autre ; puis il s'est enrichi et veut qu'on lui rende la mitsva : si, au moment où la communauté a donné la mitsva au second, le premier avait les moyens de donner ce qu'il donnait chaque année mais n'en a pas voulu, et qu'il a consenti avec le reste de la communauté à la donner à un autre, il a perdu son droit ; mais si, quand on l'a donnée au second, le premier n'avait pas les moyens de donner ce qu'il donnait, et que maintenant qu'il en a les moyens il veut acquérir sa mitsva et redonner ce qu'il donnait auparavant, il retrouve sa mitsva.
séif 22