Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 694 →- (א) כל אדם - בין איש ובין אשה ואפילו עני המתפרנס מן הצדקה דעת כמה אחרונים דצריך לתת ממה שנתנו לו:(1) Toute personne – tant homme que femme ; et même un pauvre qui vit de la tsedaka, l'avis de plusieurs A'haronim est qu'il doit donner de ce qu'on lui a donné.
séif katan 1
- (ב) ליתן לפחות וכו' - ורשאי ליתן מאכל או מעות ולא מצאתיו כעת כמה יהיה שיעור מתנות [פמ"ג] ובחידושי ריטב"א כתב אפילו שתי פרוטות דשוה פרוטה חשובה מתנה אבל לא בפחות. אם החליף סעודתו בשל חבירו יצא ידי מתנות וע"כ עני המתפרנס מן הצדקה יתן שתי מתנות לשני אביונים ויחזרו הם ויתנו לו [פמ"ג] עוד כתב נ"ל דלכתחלה צריך ליתן לאביון דבר הראוי ליהנות ממנו בפורים מאכל או מעות שיוכל להוציא בפורים:(2) De donner au moins, etc. – et il est permis de donner de la nourriture ou de l'argent ; et je n'ai pas trouvé pour l'instant quelle est la mesure des dons (Peri Megadim). Et dans les 'Hidouchim du Ritva, il a écrit qu'il suffit même de deux perouta, car ce qui vaut une perouta est considéré comme un don, mais pas moins. S'il a échangé son repas contre celui de son prochain, il est quitte des dons ; c'est pourquoi un pauvre qui vit de la tsedaka donnera deux dons à deux indigents, et eux, à leur tour, les lui donneront (Peri Megadim). Il a encore écrit : il me semble que lekhat'hila (a priori) il faut donner à l'indigent une chose dont il puisse profiter à Pourim, de la nourriture ou de l'argent qu'il puisse dépenser à Pourim.
séif katan 2
- (ג) שתי מתנות - זהו מדינא אבל באמת מוטב להרבות במתנות לאביונים מלהרבות בסעודתו ובשלוח מנות לרעיו שאין שמחה גדולה ומפוארה אלא לשמח לב עניים יתומים ואלמנות ודומה לשכינה שנאמר להחיות רוח שפלים ולהשיב לב נדכאים [רמב"ם] והנה השתי מתנות צריך ליתן משלו ולא משל מעשר וההוספה שמוסיף יוכל ליתן משל מעשר:(3) Deux dons – c'est ce qu'exige la stricte loi ; mais en vérité, il vaut mieux multiplier les dons aux indigents que multiplier son repas et les envois de mets (michloa'h manot) à ses amis, car il n'est pas de joie plus grande et plus magnifique que de réjouir le cœur des pauvres, des orphelins et des veuves ; et celui qui le fait ressemble à la Présence divine (Chekhina), comme il est dit : « pour ranimer l'esprit des humbles et pour ranimer le cœur des opprimés » (Isaïe 57, 15) (Rambam). Et les deux dons, il faut les donner de son propre argent et non de l'argent de la dîme (maasser) ; mais le supplément qu'il ajoute, il peut le donner de l'argent de la dîme.
séif katan 3
- (ד) בליל פורים - ובמדינתינו נוהגין ליתנו בשחרית קודם קריאת המגילה [מ"א] ועכשיו נוהגין ליתן מחצית השקל קודם מנחה ובשחרית מעות מגילה:(4) La nuit de Pourim – et dans nos pays, on a l'usage de le donner le matin, avant la lecture de la Méguila (Maguen Avraham) ; et maintenant, on a l'usage de donner le demi-sicle avant Min'ha (la veille de Pourim), et le matin l'argent de la Méguila.
séif katan 4
- (ה) מבן עשרים ולמעלה - זהו לדעת ר"ע מברטנורא אבל התוי"ט כתב שהפוסקים חולקים וס"ל דמבן י"ג ולמעלה שהוא בכלל איש חייב במחצית השקל וא"ר כתב דכל זה רק מדינא אבל המנהג הוא ליתן אפילו בעד בניו הקטנים ואשה מעוברת בעד ולדה איתא במשנה כל קטן שהתחיל אביו לשקול על ידו שוב אינו פוסק:(5) À partir de vingt ans – c'est selon l'avis de Rabbi Ovadia de Bertinoro ; mais le Tossefot Yom Tov a écrit que les décisionnaires contestent et pensent qu'à partir de treize ans, lorsqu'il entre dans la catégorie d'homme, il est tenu au demi-sicle. Et l'Eliya Rabba a écrit que tout cela n'est que selon la stricte loi, mais l'usage est de donner même pour ses jeunes enfants ; et pour une femme enceinte, on donne aussi pour son enfant à naître. Il est rapporté dans la Michna : tout mineur pour lequel son père a commencé à donner le sicle ne cesse plus de le donner.
séif katan 5
- (ו) אין משנים מעות פורים - היינו מעות שגבה אותן הגבאי לחלקם לעניים לסעודת פורים אין יכול לשנותן לומר דיין בפחות והמותר יפול לכיס של צדקה אבל לוקחין עגלים לרוב בכל המעות והמותר שלא יספיקו לאכול בפורים ימכר ויפול לכיס של צדקה [גמרא]. כתב ב"י בשם הגהת אשרי דמעות שחשב בלבו לחלקם לעניים ביום פורים אינו רשאי לשנותו והטעם דס"ל דצדקה יש לו דין הקדש וחייב לקיים מחשבתו אף שלא הוציא בשפתיו:(6) On ne détourne pas l'argent de Pourim – c'est-à-dire l'argent que l'administrateur (gabbaï) a collecté pour le répartir aux pauvres pour le repas de Pourim : il ne peut pas le détourner en disant « il leur suffit de moins », et que le surplus aille à la caisse de la tsedaka ; mais on achète des veaux en abondance avec tout l'argent, et le surplus, qu'ils ne parviennent pas à manger à Pourim, sera vendu et ira à la caisse de la tsedaka (Guemara). Le Beit Yossef a écrit au nom des Hagahot Achéri que l'argent qu'il a pensé en son cœur à répartir aux pauvres le jour de Pourim, il n'a pas le droit de le détourner ; et la raison est qu'il est d'avis que la tsedaka a le statut d'un bien consacré (hekdech), et il est tenu de réaliser sa pensée, même s'il ne l'a pas exprimée de ses lèvres.
séif katan 6
- (ז) לצדקה אחרת - אם יש מנהג באותה העיר לתת מעות פורים לחזן אין איסור בדבר דכל הנותן אדעתא דמנהגא נותן אבל לא נפקי בזה ידי מתנות לאביונים אפילו אם החזן הוא עני [דכיון דהוא בכלל שכירות החזן הו"ל פורע חובו במתנות לאביונים] אא"כ מחלקים מהם לעניים:(7) Vers une autre tsedaka – s'il y a un usage dans cette ville de donner l'argent de Pourim à l'officiant ('hazan), il n'y a pas d'interdit en la matière, car quiconque donne, donne en fonction de l'usage ; mais on ne s'acquitte pas ainsi des dons aux indigents, même si l'officiant est pauvre [car puisque cela fait partie du salaire de l'officiant, c'est comme s'il payait sa dette avec les dons aux indigents], à moins qu'on n'en répartisse aux pauvres.
séif katan 7
- (ח) ודוקא הגבאים - ואם בני העיר יכולים לשנות יש דיעות בפוסקים עיין במ"א:(8) Et cela concerne seulement les administrateurs – et quant à savoir si les habitants de la ville peuvent le détourner, il y a des avis divergents chez les décisionnaires ; vois le Maguen Avraham.
séif katan 8
- (ט) מה שירצה - ר"ל אף דהגובים גבו המעות לצורך סעודת פורים מ"מ יש לעני רשות להוציאן לשאר צרכיו:(9) Ce qu'il veut – c'est-à-dire que, bien que les collecteurs aient collecté l'argent pour les besoins du repas de Pourim, néanmoins le pauvre a le droit de le dépenser pour ses autres besoins.
séif katan 9
- (י) ובמקום שנהגו וכו' - אבל בעיר שלא הורגלו עדיין בכך זה הנותן פרוטה לעכו"ם גוזל לעניים ומראה בעצמו כאלו מקיים בהם ומתנות לאביונים:(10) Et à l'endroit où l'on a l'usage, etc. – mais dans une ville où l'on n'a pas encore pris cette habitude, celui qui donne une perouta à un non-Juif vole les pauvres, et se présente comme s'il accomplissait par eux la mitsva des dons aux indigents.
séif katan 10
- (יא) אף לעכו"ם נותנים - מפני דרכי שלום:(11) On donne même aux non-Juifs – par souci des voies de la paix (darkhei chalom).
séif katan 11
- (יב) במקום שאין עניים - ישראל:(12) À l'endroit où il n'y a pas de pauvres – juifs.
séif katan 12
- (יג) מעות פורים שלו - היינו מה שגבו כבר ממנו ואין מוצאין למי לחלקם ויותר נראה דר"ל מה שרגיל ליתן בכל שנה לצורך עניים:(13) Son argent de Pourim – c'est-à-dire ce qu'on a déjà collecté de lui, lorsqu'on ne trouve personne à qui le répartir ; mais il paraît plus juste de dire que cela désigne ce qu'il a l'habitude de donner chaque année pour les besoins des pauvres.
séif katan 13