Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 655 →- (א) מותר ליטלו וכו' - ומ"מ אסור לטלטלו חוץ לד"א אם העיר אין בה עירוב וצריך לילך למקום שהניח שם העכו"ם וליטלו שם ובית אפילו גדול נחשב כד"א ובשביל זקן או חולה שאינן יכולין לילך יאמר לעכו"ם להוליך אצלם אבל אם יש שם עירוב יכול לטלטלו בכל העיר רק חוץ למקום העירוב אינו רשאי לטלטלו [אחרונים]:(1) Il est permis de le prendre, etc. – Et néanmoins, il est interdit de le déplacer au-delà de quatre coudées si la ville n'a pas d'érouv ; il faut aller à l'endroit où le non-Juif l'a déposé et le prendre là. Et une maison, même grande, est considérée comme quatre coudées. Et pour un vieillard ou un malade qui ne peuvent pas marcher, on dira au non-Juif de le leur porter. Mais s'il y a là un érouv, on peut le déplacer dans toute la ville ; seulement, en dehors de l'endroit couvert par l'érouv, on n'a pas le droit de le déplacer [A'haronim].
séif katan 1
- (ב) בשבילו - בין ביו"ט א' ובין ביו"ט ב' ואפילו בא בציוויו [שע"ת]:(2) Pour lui – Que ce soit le premier jour de Yom Tov ou le second jour de Yom Tov, et même s'il est venu sur son ordre [Chaarei Techouva].
séif katan 2
- (ג) ועיין לעיל סימן תקפ"ו סעיף כ"א וסימן ש"ז וכו' - היינו דבסימן ש"ז מביא המחבר גם דעת האוסר שבות דשבות במקום מצוה אכן בסימן תקפ"ו סכ"א סתם להקל בזה ולא הביא כלל דעת האוסר ולפ"ז מותר אף לכתחלה לומר לנכרי ביו"ט להביא לולב מחוץ לתחום ומה שכתב מתחלה נכרי שהביא וכו' היינו דבזה מותר אפילו הביא מחוץ לתחום של י"ב מיל דלכמה פוסקים הוא איסור דאורייתא לישראל וא"כ אסור לכתחלה לומר לעכו"ם להביא אפילו במקום מצוה מ"מ כיון שכבר הביא מותר ליטלו ולצאת בו והיינו אפילו למי שהובא בשבילו והטעם דכיון דבטלטול מותר לכל ממילא מותר גם לצאת בו דלא אסור אלא ליהנות ממנו ומצוה לא מקרי הנאה. ומ"מ בשעת הדחק שאין מצוי בעיר לולב אחר לצאת בו הסכימו אחרונים דיש להקל לומר לעכו"ם להביא אפילו חוץ לי"ב מיל כדי לקיים המ"ע דלולב והנה כ"ז דוקא אם יוכל לחזור בו ביום ויקיים מצוה תיכף אבל לשלחו ביום ראשון שיבוא ביו"ט ב' אסור לשלחו חוץ לי"ב מיל. ודע עוד דדוקא במחוץ לתחום שאין עליו איסור טלטול וכנ"ל אבל ערבה שנתלשה ביו"ט אפילו שלא בשביל ישראל בין ביו"ט ראשון ובין ביו"ט שני אסור לטלטלה אפילו אין לו אחרת לצאת בה דמוקצה היא דשבות אפילו במקום מצוה אסרו אכן אם נתלשה ביו"ט ראשון מותרת בשני אם לא כשחל יו"ט ראשון בשבת דאז אסור לצאת בה גם ביום א' כדקי"ל בסימן תקי"ג לענין ביצה דשבת ויו"ט הסמוכין נולדה בזה אסורה בזה [שע"ת] ואם אין לחבירו לולב והוא חוץ לתחום אם אין לו מעות לקנות לעצמו מותר לזה לשלחו אבל אם יש ביכולתו לקנות ופשע ולא קנה אין אומרים לאדם חטא בשביל שיזכה חבירך:(3) Et voir plus haut, siman 586, séif 21, et siman 307, etc. – C'est-à-dire qu'au siman 307, l'auteur (du Choulhan Aroukh) rapporte aussi l'avis de celui qui interdit un chevout dechevout (interdit rabbinique au second degré) en vue d'une mitsva ; mais au siman 586, séif 21, il a tranché sans réserve de manière permissive sur ce point et n'a pas du tout rapporté l'avis de celui qui interdit. D'après cela, il est permis même lekhat'hila de dire à un non-Juif, à Yom Tov, d'apporter un loulav de l'extérieur du te'houm. Et ce qu'il a écrit au début : « un non-Juif qui a apporté, etc. », signifie qu'en ce cas c'est permis même s'il l'a apporté de l'extérieur du te'houm de douze mil, qui, selon plusieurs décisionnaires, est un interdit de la Torah pour un Juif ; et dans ce cas, il est interdit lekhat'hila de dire au non-Juif d'apporter (le loulav), même en vue d'une mitsva ; néanmoins, puisqu'il l'a déjà apporté, il est permis de le prendre et de s'en acquitter, et cela même pour celui pour qui il a été apporté. Et la raison en est que, puisque son déplacement est permis à tous, il est de ce fait permis aussi de s'en acquitter, car il n'est interdit que d'en tirer profit, et l'accomplissement d'une mitsva ne s'appelle pas un profit. Et néanmoins, dans un cas de nécessité, où l'on ne trouve pas dans la ville d'autre loulav pour s'en acquitter, les A'haronim ont conclu qu'on peut alléger et dire au non-Juif d'apporter (un loulav) même de l'extérieur des douze mil, afin d'accomplir le commandement positif du loulav. Or, tout cela ne vaut que s'il peut revenir le jour même, et que l'on accomplira la mitsva aussitôt ; mais l'envoyer le premier jour pour qu'il arrive le second jour de Yom Tov, il est interdit de l'envoyer au-delà des douze mil. Et sache encore que ceci ne vaut que pour ce qui vient de l'extérieur du te'houm, sur lequel ne pèse pas d'interdit de déplacement, comme il a été dit plus haut ; mais une arava qui a été coupée à Yom Tov, même pas pour un Juif, que ce soit le premier jour de Yom Tov ou le second jour de Yom Tov, il est interdit de la déplacer, même si l'on n'en a pas d'autre pour s'acquitter, car elle est mouktsé, et les Sages ont interdit un tel chevout (interdit rabbinique) même en vue d'une mitsva. Toutefois, si elle a été coupée le premier jour de Yom Tov, elle est permise le second, sauf lorsque le premier jour de Yom Tov tombe un Chabbat : alors il est interdit de s'en acquitter même le lendemain (le dimanche), comme nous le tenons au siman 513 au sujet de l'œuf, que pour un Chabbat et un Yom Tov contigus, s'il est pondu en l'un, il est interdit en l'autre [Chaarei Techouva]. Et si son prochain n'a pas de loulav et que celui-ci (le loulav disponible) se trouve en dehors du te'houm : s'il n'a pas d'argent pour en acheter pour lui-même, il est permis à celui-ci de l'envoyer (par un non-Juif) ; mais s'il avait la possibilité d'en acheter et qu'il a été négligent et n'en a pas acheté, on ne dit pas à un homme : « Commets une faute afin que ton prochain obtienne un mérite. »
séif katan 3