Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 534 →- (א) אין מכבסין במועד - אפילו לצורך המועד והטעם כדי שיכבס מעיו"ט לצורך יו"ט ולא יכנס למועד כשהוא מנוול:(1) On ne fait pas la lessive pendant le Moèd – même pour les besoins du Moèd ; et la raison en est : afin qu'on fasse la lessive dès la veille de Yom Tov pour les besoins de Yom Tov, et qu'on n'entre pas dans le Moèd en étant négligé.
séif katan 1
- (ב) ואלו שמכבסין הבא ממדינת הים וכו' - עיין לעיל בסימן תקל"א סעיף ג' וד' וכל הדברים שמבואר שם בפנים ובמ"ב לענין גילוח שייך גם בענינינו לענין כיבוס:(2) Et voici ceux qui font la lessive : celui qui revient d'outre-mer, etc. – voir plus haut, siman 531, séifim 3 et 4 ; et toutes les choses qui y sont expliquées dans le texte et dans la Michna Beroura au sujet de la coupe des cheveux s'appliquent aussi à notre sujet, pour la lessive.
séif katan 2
- (ג) ומנודה שהתירו וכו' - דמנודה אסור בכיבוס:(3) Et celui qui était frappé d'excommunication et qu'on a délié, etc. – car l'excommunié a l'interdiction de faire la lessive.
séif katan 3
- (ד) ומטפחות הידים - הטעם שדרכן להתלכלך תיכף וא"כ אפילו אם היה מכבסן מעיו"ט היו חוזרין ומתלכלכין ולכן אפילו יש לו הרבה מטפחות מותר לכבסן דצריך לכל יום מטפחת אחרת אכן לפי מה שנהגו כעת שמחליפין רק משבת לשבת ע"כ אפילו יש לו רק שנים אין לכבסן בחוה"מ שדי להם בכביסה שמעיו"ט. כתב הח"א דה"ה פאציילק"ע של חוטם דינו כמטפחות הידים:(4) Et les serviettes pour les mains – la raison est qu'elles se salissent habituellement tout de suite ; ainsi, même s'il les avait lavées dès la veille de Yom Tov, elles se seraient de nouveau salies. C'est pourquoi, même s'il a beaucoup de serviettes, il est permis de les laver, car il a besoin d'une autre serviette chaque jour. Cependant, selon l'usage actuel de ne les changer que d'un Chabbat à l'autre, même s'il n'en a que deux, il ne faut pas les laver pendant 'Hol HaMoèd, car la lessive faite la veille de Yom Tov leur suffit. Le 'Hayé Adam a écrit qu'il en est de même pour le mouchoir (patchéilké) : sa règle est celle des serviettes pour les mains.
séif katan 4
- (ה) הספרים - היינו ספריים שנותנין המטפחות עליהם כשמסתפרין ואית דמפרשי ספרים ממש היינו ספרי קודש והטעם בכל זה הוא כמו במטפחות הידים הנ"ל:(5) Des coiffeurs – c'est-à-dire les serviettes que les coiffeurs posent sur les gens lorsqu'ils leur coupent les cheveux. Et certains expliquent le mot sefarim comme désignant littéralement des livres, c'est-à-dire des livres saints (les housses des livres) ; et la raison dans tout cela est la même que pour les serviettes pour les mains mentionnées ci-dessus.
séif katan 5
- (ו) הספג - היינו מה שמסתפגין בהן כשיוצאין מבית המרחץ וכתב ב"י בשם כל בו דעכשיו נהגו בזה חומרא וכן ראוי לעשות ועיין בא"ר:(6) De bain – c'est-à-dire celles avec lesquelles on s'essuie en sortant des bains. Et le Beit Yossef a écrit au nom du Kol Bo qu'aujourd'hui on a l'usage d'être rigoureux sur ce point, et c'est ce qu'il convient de faire ; et voir l'Eliya Rabba.
séif katan 6
- (ז) ובגדי קטנים - כי דרך הקטנים להתלכלך בטיט ובצואה תדיר:(7) Et les vêtements des petits enfants – car les petits enfants ont l'habitude de se salir constamment de boue et d'excréments.
séif katan 7
- (ח) ובעלת הכתם שנמצא במועד - וה"ה כשפרסה נדה ביו"ט וצריכה ללבוש לבנים במועד:(8) Et la femme qui a trouvé une tache pendant le Moèd – et il en est de même lorsqu'elle est devenue nidda (en période de règles) pendant la fête et qu'elle doit porter des vêtements blancs pendant le Moèd (pour ses jours de propreté).
séif katan 8
- (ט) אלא חלוק אחד - דחלוק אחד מתלכלך אפילו כיבסו קודם יו"ט. ויש מן הפוסקים דס"ל דכל זה דוקא בזמן התלמוד שהיה ניכר בעת שפשט חלוקו לכבסו שאין לו אלא חלוק אחד (שמתחלה היה חוגר איזורו על החלוק וכשפושטו חוגר חגורו על בגד העליון שלו) אבל לפי מנהג מלבושים שלנו שאין לנו חגור על חלוק שלנו אין להקל בזה ומ"מ נראה דאם היה החלוק של פשתן אין להחמיר בזה:(9) Qu'une seule chemise – car une seule chemise se salit, même s'il l'a lavée avant Yom Tov. Et certains décisionnaires pensent que tout cela ne valait qu'à l'époque du Talmud, où l'on voyait, au moment où il ôtait sa chemise pour la laver, qu'il n'avait qu'une seule chemise (car d'abord il ceignait sa ceinture sur la chemise, et quand il l'ôtait, il ceignait sa ceinture sur son vêtement de dessus) ; mais selon l'usage de nos vêtements, où nous ne mettons pas de ceinture sur notre chemise, il ne faut pas être indulgent sur ce point. Néanmoins, il semble que si la chemise est de lin, il ne faut pas être rigoureux sur ce point.
séif katan 9
- (י) ובפרהסיא ע"ג הנהר - עיין במ"א שדעתו להחמיר שלא לכבסן בפרהסיא דאין הכל יודעים שהיה במדינת הים או בשביה וכה"ג לבד במטפחת הידים וכה"ג שאר דברים שמותר לכל אדם יש להתיר בפרהסיא אבל כמה אחרונים מסכימים לדעת הרמ"א דלקמיה דכיון שמתכבס יפה ע"ג הנהר והוא לצורך המועד לא החמירו חכמים בכל השנויין כאן:(10) Et en public, au bord du fleuve – voir le Maguen Avraham, dont l'avis est d'être rigoureux et de ne pas les laver en public, car tout le monde ne sait pas qu'il était outre-mer, ou en captivité, et cas semblables ; seulement pour la serviette des mains et les autres choses semblables qui sont permises à tout homme, on peut permettre en public. Mais plusieurs A'haronim s'accordent avec l'avis du Rema qui suit : puisque le linge se lave bien au bord du fleuve et que c'est pour les besoins du Moèd, les Sages n'ont pas été rigoureux dans tous les cas énumérés ici.
séif katan 10
- (יא) הקטנים ביותר - ור"ל לאפוקי סתם קטנים אין להתיר בכבוס רק חלוק אחד וכנ"ל:(11) Des tout petits enfants – c'est-à-dire pour exclure les petits enfants ordinaires : on ne permet de laver pour eux qu'une seule chemise, comme ci-dessus.
séif katan 11
- (יב) מותר לכבסן - שקלין להתלכלך ואפילו אם היה מכבסן קודם מועד וגם אין טורח בכיבוסן כ"כ:(12) Il est permis de les laver – car ils se salissent facilement, même s'il les avait lavés avant le Moèd ; et de plus, il n'y a pas tant de peine à les laver.
séif katan 12
- (יג) והו"ל דברים המותרים וכו' - עיין מ"א:(13) Et c'est donc un cas de « choses permises », etc. – voir le Maguen Avraham.
séif katan 13
- (יד) אי אתה וכו' - ומ"מ כיון דמעיקר הדין שרי נתפשט המנהג להקל ליתן לעכו"מ לכבס כתונת אחת ולחוץ לבית דאע"ג דכל מה שאסור אסור ג"כ ע"י נכרי מ"מ בזה מקילין [א"ר בשם פרישה והובא בח"א]. וליתן להנכרי שיכבס אחר המועד בכל ענין שרי ובלבד שלא ימנה כדרך שהוא עושה בחול כמש"כ ס"ס תקמ"ג:(14) Tu n'as pas le droit etc. – Néanmoins, puisque selon le strict droit c'est permis, l'usage s'est répandu d'être indulgent pour donner à un non-Juif une chemise à laver hors de la maison ; car bien que tout ce qui est interdit soit aussi interdit par l'intermédiaire d'un non-Juif, on est néanmoins indulgent dans ce cas [Eliya Rabba au nom de la Pericha, et rapporté dans le 'Hayé Adam]. Et donner au non-Juif du linge pour qu'il le lave après le Moèd est permis dans tous les cas, à condition de ne pas le compter comme on le fait en semaine, comme il est écrit à la fin du siman 543.
séif katan 14
- (טו) מביאין וכו' - אבל אין מוליכין לבית האומן אפילו לצורך המועד [ב"ח וא"ר]:(15) On rapporte etc. – mais on n'apporte pas des objets chez l'artisan, même pour les besoins du Moèd [Ba'h et Eliya Rabba].
séif katan 15
- (טז) אין מביאין - בין שהאומן גמרו במועד או קודם והטעם משום טרחא וי"א משום שיסברו שנתן לתקנו במועד ויאמרו שהאומן תקנו במועד ולפ"ז אפילו מבית לבית באותה חצר דליכא טירחא ואפילו מאומן נכרי אסור להביא שיסברו שהבע"ה צוה לתקנו במועד. כתב הפמ"ג דלדבר מצוה אע"פ שאין צורך המועד י"ל דמאומן עכו"מ שרי להביא:(16) On ne les rapporte pas – que l'artisan l'ait terminé pendant le Moèd ou avant ; et la raison en est la peine (l'effort du transport). Et certains disent que c'est parce qu'on penserait qu'il l'a donné à réparer pendant le Moèd, et on dirait que l'artisan l'a réparé pendant le Moèd. Et d'après cela, même d'une maison à l'autre dans la même cour, où il n'y a pas de peine, et même de chez un artisan non-Juif, il est interdit de le rapporter, car on penserait que le maître de maison a ordonné de le réparer pendant le Moèd. Le Peri Megadim a écrit que pour une chose de mitsva, même si ce n'est pas pour les besoins du Moèd, on peut dire que de chez un artisan non-Juif il est permis de le rapporter.
séif katan 16
- (יז) נותן לו שכרו - ה"ה דאפילו יש לו מה יאכל ג"כ מותר ליתן לו שכרו. אלא ה"ק אע"פ שאין לו מה יאכל דצריך ליתן לו שכרו וה"א דמותר ליטלן אצלו כדי שלא יתבענו שנית קמ"ל דנותן לו שכרו ומניחן אצלו א"נ משום דרוצה לסיים ואם אינו מאמינו מניחו בבית הסמוך לו ואם יש לו מה יאכל לא יתן לו שכרו ואינו רשאי לפנותן לבית הסמוך לו:(17) On lui donne son salaire – il en est de même que, même s'il a de quoi manger, il est aussi permis de lui donner son salaire. Mais voici ce que le texte veut dire : bien qu'il n'ait pas de quoi manger, de sorte qu'on doive lui donner son salaire, on aurait pu penser qu'il est permis de prendre les objets de chez lui, afin qu'il ne le réclame pas une seconde fois ; le texte nous enseigne qu'on lui donne son salaire et qu'on les laisse chez lui. Ou bien, on peut dire que c'est parce qu'il veut terminer la phrase : « et si on ne lui fait pas confiance, on les dépose dans la maison voisine de la sienne » ; mais s'il a de quoi manger, on ne lui donnera pas son salaire (c'est-à-dire qu'il n'y a pas lieu de le payer pour cette raison) et on n'a pas le droit de les transférer dans la maison voisine de la sienne.
séif katan 17
- (יח) אלא בצנעא - לכאורה צ"ע אם אין לו מה יאכל למה לא יביאם בפרהסיא דהרי מותר ליתן לו לעשות מלאכה כמ"ש סוף סימן תקמ"ב י"ל דמ"מ אסור שהרואה לא ידע שאין לו מה יאכל ולפ"ז כ"ש שאסור לו לעשות המלאכה בפרהסיא:(18) Qu'en privé – À première vue, cela demande examen : s'il n'a pas de quoi manger, pourquoi ne pas les rapporter en public, puisqu'il est permis de lui donner un travail à faire, comme il est écrit à la fin du siman 542 ? On peut dire que c'est néanmoins interdit, car celui qui voit ne sait pas qu'il n'a pas de quoi manger ; et d'après cela, à plus forte raison il lui est interdit de faire le travail en public.
séif katan 18