Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 485 →- (א) שלא אוכל מצה סתם - בין אם אמר זה קודם הפסח בין אמר בליל פסח גופא כיון דלא אמר בשבועתו דמשתבע רק אמצת מצוה אלא כולל בשבועתו כל מצה ולאו דוקא מצה של לילה זו חיילא שבועתו דשבועה חל בכולל דברים המותרים עם דברים האסורים בשב ואל תעשה ומ"מ כתבו הפוסקים דמצוה להתיר שבועתו כדי שיוכל לקיים מ"ע דאכילת מצה:(1) Que je ne mangerai pas de matsa, sans précision – qu'il l'ait dit avant Pessa'h ou qu'il l'ait dit la nuit de Pessa'h même : puisqu'il n'a pas dit dans son serment qu'il jurait uniquement au sujet de la matsa de mitsva, mais qu'il a inclus dans son serment toute matsa, et pas spécifiquement la matsa de cette nuit-ci, son serment prend effet ; car un serment prend effet lorsqu'il englobe des choses permises avec des choses interdites (c'est-à-dire des mitsvot), lorsqu'il s'agit de s'abstenir passivement (chev veal taassé). Néanmoins, les décisionnaires ont écrit que c'est une mitsva de faire annuler son serment, afin qu'il puisse accomplir le commandement positif de manger la matsa.
séif katan 1
- (ב) בליל פסח - דכיון דאמר ליל פסח מסתמא כוונתו אמצת מצוה בלחוד:(2) La nuit de Pessa'h – car puisqu'il a dit « la nuit de Pessa'h », son intention porte vraisemblablement uniquement sur la matsa de mitsva.
séif katan 2
- (ג) לוקה וכו' - משום שבועת שוא דאין שבועה חלה ע"ד מצוה ומ"מ אם אמר קונם אכילת מצת מצוה עלי אסור באכילת מצה דנדר חל אדבר מצוה. אם אמר שבועה שלא אוכל מרור של מצוה אסור באכילת מרור דמרור בזמן הזה דרבנן ושבועה חיילא אמצוה דרבנן וה"ה באמר שלא ישתה ד' כוסות. ומ"מ כופין אותו שישאל על שבועתו וה"ה אם אמר שבועה שלא אוכל מצה בליל שני שהוא ג"כ מדרבנן לדידן דבקיאין אנו בקביעא דירחא דנמי חיילא ואסור אלא שגם בזה יש לכופו שישאל על שבועתו:(3) Il reçoit les coups de fouet, etc. – pour serment vain (chevouat chav), car un serment ne prend pas effet pour annuler une mitsva. Néanmoins, s'il a dit : « Que la consommation de la matsa de mitsva me soit konam (interdite comme une offrande) », il lui est interdit de manger de la matsa, car un vœu (neder, qui porte sur l'objet) prend effet sur une chose de mitsva. S'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas le maror de la mitsva », il lui est interdit de manger du maror, car le maror, de nos jours, est d'ordre rabbinique, et un serment prend effet sur une mitsva d'ordre rabbinique ; et il en est de même s'il a dit qu'il ne boira pas les quatre coupes. Néanmoins, on le contraint à demander l'annulation de son serment. Et il en est de même s'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas de matsa la deuxième nuit », qui est aussi d'ordre rabbinique pour nous, puisque nous connaissons la fixation du mois (le calendrier) : là aussi le serment prend effet et cela lui est interdit ; mais dans ce cas aussi il faut le contraindre à demander l'annulation de son serment.
séif katan 3