Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 458 →- (א) נוהגים וכו' - משמע דאינו אלא מנהג והמנהג נסמך משום דאיתקש אכילת מצה לקרבן פסח דכתיב וזבחת פסח לה' אלהיך וגו' שבעת ימים תאכל עליו מצות וגו' ואמרינן כמו ששחיטת הפסח היה אחר שש כן עשיית מצות של מצוה אחר שש שעות אבל מעצם הדין הוכיחו הפוסקים דאין לחוש לזה דעיקר היקש נאמר לענין אכילת מצה בלילה הראשונה שיהא זהיר לאכול קודם חצות כמו הפסח שהוא נאכל עד חצות וכמבואר לקמן בסימן תע"ז אבל לא לענין עשיית המצה וע"כ בדיעבד אם אפה המצה קודם שש ואפילו חודש או שני חדשים קודם פסח ועשאן לשם מצה כשר:(1) On a l'usage, etc. – Il ressort de cette formulation que ce n'est qu'un usage. L'usage s'appuie sur le fait que la consommation de la matsa est rapprochée (hékech) du sacrifice pascal, comme il est écrit : « Tu immoleras la Pâque à Hachem ton D.ieu… sept jours tu mangeras avec elle des matsot… » (Deutéronome 16, 2-3), et nous disons : de même que l'abattage du sacrifice pascal avait lieu après six heures, de même la confection des matsot de mitsva se fait après six heures. Mais selon la stricte loi, les décisionnaires ont démontré qu'il n'y a pas à s'en préoccuper, car le rapprochement a été dit essentiellement au sujet de la consommation de la matsa la première nuit, afin qu'on veille à la manger avant minuit, comme le sacrifice pascal, qui se mange jusqu'à minuit, comme il est expliqué plus loin, siman 477, mais non au sujet de la confection de la matsa. C'est pourquoi, bediavad, si l'on a cuit la matsa avant six heures, et même un mois ou deux mois avant Pessa'h, et qu'on l'a faite en vue de la mitsva de la matsa, elle est valable.
séif katan 1
- (ב) מצת מצוה - היינו הצריך לו לצאת ידי חובתו בשני לילות הראשונים אבל שאר המצות אין נוהגין ליזהר בזה:(2) La matsa de mitsva – C'est-à-dire celle dont on a besoin pour s'acquitter de son obligation les deux premières nuits ; mais pour les autres matsot, on n'a pas l'usage d'y veiller.
séif katan 2
- (ג) עד אחר וכו' - ועיין לקמן בסימן ת"ס ס"ג מה שצריך ליזהר הלש בזמן איסור חמץ. והנה רוב ישראל אין נוהגין ליזהר אפילו במצת מצוה ללוש בע"פ כ"א איזה מהם וחפשתי באחרונים ומצאתי בבגדי ישע טעם להליץ בעד המנהג מפני שיש כמה דעות שאפילו בע"פ במשהו כאשר מבואר לעיל בסי' תנ"ב וזה קשה ליזהר שלא ימצאו אף משהו חמץ בהחטים שלא יהיו מצומחים וע"כ אופין מקודם כדי שיתבטל החמץ. ובמאמר מרדכי מצאתי שכתב וז"ל האידנא מקילין הרבה בדבר מפני הדוחק זולת קצת שנזהרין בזה ללוש ולאפות אחר שש המצות שיוצאין בהם בשני הלילות וכן ראוי לעשות:(3) Avant, etc. – Voir plus loin, siman 460, séif 3, ce à quoi doit veiller celui qui pétrit au moment de l'interdiction du 'hamets. Or la plupart des Juifs n'ont pas l'usage de veiller à pétrir, même la matsa de mitsva, la veille de Pessa'h, mais seulement certains d'entre eux. J'ai cherché chez les A'haronim et j'ai trouvé dans le Bigdei Yécha une raison pour défendre l'usage : c'est qu'il y a plusieurs avis selon lesquels, même la veille de Pessa'h, le 'hamets interdit en quantité infime (bémachehou), comme il est expliqué plus haut au siman 452 ; or il est difficile de veiller à ce qu'il ne se trouve pas la moindre trace de 'hamets dans les grains de blé, qu'ils ne soient pas germés ; c'est pourquoi on cuit les matsot auparavant, afin que le 'hamets s'annule. Et dans le Maamar Mordekhaï, j'ai trouvé qu'il a écrit, en ces termes : « De nos jours, on est très indulgent en la matière à cause de la contrainte, à l'exception de quelques-uns qui veillent à pétrir et cuire après six heures les matsot avec lesquelles on s'acquitte les deux nuits ; et c'est ainsi qu'il convient de faire. »
séif katan 3
- (ד) שש שעות - הנה הח"י מצדד כהב"ח דאחר שש ומחצה דוקא אמנם במ"א ובא"ר מצדד כהשו"ע דאחר שש וכן פסק בבית מאיר וכ"מ בביאור הגר"א. ודע דמצד הדין מותר לאפות מצה בפסח אך המדקדקים נוהגים לאפות הכל קודם פסח שאם יתערב משהו חמץ בתוכם יתבטל משא"כ בפסח איסורו במשהו. ופשוט דכשנאפה קודם פסח אפילו היה בו משהו חמץ בהקמח כבר נתערב ונתבטל ומותר אח"כ לבשל המצות בפסח דאין חימוץ אחר אפיה ויש אנשי מעשה שמחמירין על עצמן ואין שורין ואין מבשלין מצות בפסח מחשש שמא נשאר מעט קמח בתוך המצות מבפנים שלא נילוש יפה וע"י השריה יתחמץ. ועיין בשע"ת סימן ת"ס דמצד הדין אין לחוש לזה דאחזוקי איסורא לא מחזקינן ובפרט בימינו שנוהגין לעשות רקיקין דקים. ומ"מ מי שנוהג בחומרא זו אין מזניחין אותו וע"ש שהאריך בזה. כתבו הפוסקים האופה בליל יו"ט מצת מצוה לא יאפה אלא מה שצריך לאותו לילה ולא על ליל שני מיהו אם אפה מבע"י בליל א' יכול לומר אוכל היום פת חמה ויכול לאפות אחרים בליל ראשון ואותה שאפה מבע"י יצניעם לליל שני וכתבו האחרונים דלכתחלה אין כדאי לאפות ביו"ט שלא יבוא לידי קלקול בהפרשת חלה ביו"ט וכן במדידת קמח וברחיצת כלים ושלא יישנו התינוקות ושלא יבוא עי"ז לאכול אפיקומן אחר חצות:(4) Six heures – Le 'Hok Yaakov penche, comme le Ba'h, pour dire qu'il faut précisément après six heures et demie ; cependant, le Maguen Avraham et l'Eliya Rabba penchent, comme le Choulhan Aroukh, pour après six heures, et c'est ainsi qu'a tranché le Beit Méïr, et c'est aussi ce qui ressort du Biour du Gaon de Vilna. Sache que, selon la loi, il est permis de cuire des matsot pendant Pessa'h ; mais les scrupuleux ont l'usage de tout cuire avant Pessa'h, car si une quantité infime de 'hamets s'y mêle, elle s'annule (avant Pessa'h), ce qui n'est pas le cas pendant Pessa'h, où son interdiction s'applique même en quantité infime. Et il est évident que lorsque la matsa a été cuite avant Pessa'h, même s'il y avait dans la farine une quantité infime de 'hamets, elle s'est déjà mêlée et annulée, et il est ensuite permis de cuisiner les matsot pendant Pessa'h, car il n'y a pas de fermentation après la cuisson. Certains hommes pieux (anchei maassé) sont rigoureux pour eux-mêmes et ne trempent ni ne cuisinent de matsot pendant Pessa'h, de crainte qu'il ne soit resté un peu de farine à l'intérieur des matsot, qui n'a pas été bien pétrie, et qu'en trempant elle ne fermente. Voir le Chaarei Techouva, siman 460 : il écrit que, selon la loi, il n'y a pas à s'en préoccuper, car on ne présume pas un interdit, en particulier à notre époque où l'on a l'usage de faire des galettes minces ; toutefois, celui qui a l'usage de cette rigueur, on ne l'en détourne pas ; et voir là-bas, où il s'étend sur ce sujet. Les décisionnaires ont écrit : celui qui cuit la matsa de mitsva la nuit de Yom Tov ne cuira que ce dont il a besoin pour cette nuit-là, et non pour la seconde nuit. Cependant, s'il a cuit alors qu'il faisait encore jour, à la veille de la première nuit, il peut dire : « Je mangerai aujourd'hui du pain chaud », et il peut cuire d'autres matsot la première nuit, et celles qu'il a cuites alors qu'il faisait encore jour, il les mettra de côté pour la seconde nuit. Les A'haronim ont écrit que lekhat'hila, il ne vaut pas la peine de cuire à Yom Tov, afin de ne pas en arriver à une faute dans le prélèvement de la 'hala à Yom Tov, ainsi que dans la mesure de la farine et le lavage des ustensiles ; et afin que les enfants ne s'endorment pas, et qu'on n'en vienne pas de ce fait à manger l'afikoman après minuit.
séif katan 4
- (ה) לשין בע"ש - ר"ל דלא כהמחמירין לאפות בליל יו"ט וכנ"ל בסוף סק"ד:(5) On pétrit la veille de Chabbat – Cela veut dire : non comme ceux qui sont rigoureux en cuisant les matsot la nuit de Yom Tov, comme il a été dit plus haut, à la fin du séif katan 4.
séif katan 5
- (ו) אחר שש שעות - זכר לשאר שנים:(6) Après six heures – En souvenir des autres années.
séif katan 6