Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 278 →- (א) מותר וכו' - עיין ברמב"ם בפירוש המשנה שכתב דדוקא בשא"א להוציא החולה למקום אחר או להסתיר האור ממנו ור"ל ע"י כפיית כלי על גביו וכדלעיל בסוף הסימן עי"ש או ע"י הוצאה לחדר אחר דאל"ה בודאי יותר טוב לטלטל מוקצה מלעבור על איסור כביה ועיין בבה"ל:(1) Il est permis, etc. – Voir le Rambam dans son Commentaire de la Michna, qui a écrit que c'est permis seulement lorsqu'il est impossible de sortir le malade vers un autre endroit, ou de lui cacher la lumière ; c'est-à-dire en retournant un ustensile par-dessus la lampe, comme plus haut à la fin du siman (précédent), voir là-bas, ou en la sortant dans une autre pièce ; car sinon, il est assurément préférable de déplacer un mouktsé (objet exclu de tout usage le Chabbat) plutôt que de transgresser l'interdit d'éteindre. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 1
- (ב) לכבות הנר - וכשיקיץ אח"כ מותר לדלוק הנר בשבילו ובכל זה אם א"י מזומן לפניו ואפשר לעשות על ידו בלי איחור יעשה על ידו [סימן שכ"ח סי"ב בהג"ה]:(2) D'éteindre la lampe – Et lorsqu'il se réveillera ensuite, il est permis d'allumer la lampe pour lui. Et dans tout cela, si un non-Juif est disponible devant lui et qu'il est possible de le faire par son intermédiaire sans retard, on le fera par son intermédiaire [siman 328, séif 12, dans la Haga].
séif katan 2
- (ג) החולה שיש בו סכנה - שפקוח נפש דוחה שבת וכדלקמן בסימן שכ"ח וה"ה כשמתיירא מפני לסטים שלא יבואו עליו ויהרגוהו ואין לו עצה להסתיר את האור ג"כ מותר לכבות וכתבו האחרונים דה"ה בשביל החולה שהוא ספק סכנה ג"כ מותר לכבות אבל בשביל חולה שאין בו סכנה אסור לכבות לכו"ע ואפי' להפוסקים דס"ל דאין על כיבוי חיוב חטאת משום דהוי מלאכה שאין צריך לגופה אפ"ה אסור מדברי סופרים ולכך נקראת מלאכה שאין צריך לגופה שהרי א"צ לתכלית המלאכה כי א"צ לכיבוי בשביל עצמו אלא שהוא מכבה מפני איזה ענין כגון כדי שיישן החולה או שהוא חס על השמן שבנר שלא ידלק כולו עכשיו או שהוא חס על חרס הנר שלא יתקלקל מפני חוזק ההדלקה או שמכבה עצים דולקים מפני שחס עליהם או שמכבה את הדליקה מפני שחס על ממונו כ"ז מקרי אינו צריך לגופו שהרי אינו מכוין לתכלית המלאכה עצמה וכן הדמיון בשאר מלאכות כגון החופר גומא וא"צ אלא לעפרה שהמלאכה היא הגומא וחייב בבית משום בונה ובשדה משום חורש וכיון דא"צ לגומא הוי מלאכה שאין צריך לגופה. ואין לך כיבוי הצריך לגופו אלא כשהוא מכבה עצים כדי לעשות מהן פחמין דהלא זה צריך לגוף המלאכה שהרי א"א לעשות פחמין אם לא שיכבה וכן כשהוא מכבה את הפתילה מפני שצריך להבהבה שיהא נאחז בה האור יפה כשיחזור וידליקנה. וכ"ז שכתבנו הוא לדעת הרבה פוסקים והרמב"ם פוסק דמלאכה שאין צריך לגופה חייב עליה ואפילו להפוסקים הנ"ל איסור כביה חמור משאר איסור דרבנן כיון דיש בו צד חיוב לכו"ע:(3) Le malade dont la maladie présente un danger – Car le pikoua'h néfech (la sauvegarde d'une vie) repousse le Chabbat, comme plus loin au siman 328. Et il en est de même lorsqu'il craint que des brigands ne viennent sur lui et ne le tuent, et qu'il n'a pas de moyen de cacher la lumière : il est aussi permis d'éteindre. Et les A'haronim ont écrit qu'il en est de même pour un malade dont la maladie est un danger douteux : il est aussi permis d'éteindre. Mais pour un malade dont la maladie ne présente pas de danger, il est interdit d'éteindre selon tous ; et même selon les décisionnaires qui pensent que l'on n'est pas passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) pour l'extinction en ce cas, parce que c'est une melakha (travail interdit) qui n'est pas nécessaire pour elle-même, néanmoins c'est interdit d'après les paroles des Scribes (d'ordre rabbinique). Et on l'appelle « travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même » parce qu'il n'a pas besoin du but du travail : en effet, il n'a pas besoin de l'extinction pour elle-même, mais il éteint à cause d'une autre raison, par exemple afin que le malade dorme, ou parce qu'il ménage l'huile de la lampe pour qu'elle ne brûle pas entièrement maintenant, ou parce qu'il ménage la lampe d'argile pour qu'elle ne s'abîme pas par la force de la combustion, ou qu'il éteint des bois qui brûlent parce qu'il veut les épargner, ou qu'il éteint l'incendie parce qu'il veut épargner ses biens : tout cela est appelé « pas nécessaire pour lui-même », puisqu'il ne vise pas le but du travail lui-même. Et de même l'exemple dans les autres travaux : par exemple celui qui creuse une fosse et n'a besoin que de sa terre ; car le travail, c'est la fosse, et il est passible, dans une maison, pour le travail de construire, et dans un champ, pour celui de labourer ; et puisqu'il n'a pas besoin de la fosse, c'est un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même. Et il n'y a d'extinction nécessaire pour elle-même que lorsqu'on éteint des bois afin d'en faire du charbon : car cela est nécessaire au travail lui-même, puisqu'il est impossible de faire du charbon sans éteindre ; et de même lorsqu'il éteint la mèche parce qu'il a besoin de la carboniser, afin que le feu s'y prenne bien lorsqu'il la rallumera. Et tout ce que nous avons écrit est selon l'avis de nombreux décisionnaires ; mais le Rambam tranche qu'on est passible pour un travail qui n'est pas nécessaire pour lui-même. Et même selon les décisionnaires mentionnés ci-dessus, l'interdit d'éteindre est plus grave que les autres interdits d'ordre rabbinique, puisqu'il comporte un aspect d'obligation (de sacrifice) selon tous.
séif katan 3