Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- להלוות לעני ושלא לנגשו ושלא לחבול כלי אוכל נפש ואלמנה והשבת העבוט ודין הסידור. ובו ל סעיפים:
מצות עשה להלוות לעניי ישראל והיא מצוה גדולה יותר מהצדקה וקרובו עני קודם לעניים אחרים ועניי עירו קודמים לעניי עיר אחרת ואפילו עשיר שצריך להלוות מצוה להלוותו לפי שעה ולההנותו אף בדברים וליעצו עצה ההוגנת לו:Prêter au pauvre, ne pas le presser, ne pas prendre en gage les ustensiles servant à préparer la nourriture, la veuve, la restitution du gage et la règle du siddour (ce que l'on laisse au débiteur). Ce siman contient 30 séifim.
C'est une mitsva positive de prêter aux pauvres d'Israël, et c'est une mitsva plus grande que la tsedaka (l'aumône). Son proche parent pauvre passe avant les autres pauvres, et les pauvres de sa ville passent avant les pauvres d'une autre ville. Et même un riche qui a besoin d'emprunter, c'est une mitsva de lui prêter pour un temps, de lui faire du bien même par des paroles, et de lui donner un conseil qui lui convient.séif 1
- אסור לנגוש את הלוה לפרוע כשיודע שאין לו ואפי' להראות לו אסור מפני שהוא נכלם בראותו למלוה ואין ידו משגת לפרוע:Il est interdit de presser l'emprunteur de rembourser lorsqu'on sait qu'il n'a pas de quoi payer ; et même se montrer à lui est interdit, car il a honte en voyant le prêteur alors que ses moyens ne lui permettent pas de rembourser.
séif 2
- אסור ללוה לכבוש ממון חבירו ולומר לו לך ושוב ומחר אתן ויש אתו:Il est interdit à l'emprunteur de retenir l'argent de son prochain et de lui dire : « Va et reviens, et demain je te donnerai », alors qu'il a l'argent avec lui.
séif 3
- אסור ללוה לקחת הלואה ולהוציאה שלא לצורך ולאבדה עד שלא ימצא המלוה ממה לגבות חובו ואם עושה כן נקרא רשע וכשהמלוה מכיר את הלוה שהוא בעל מדה זו מוטב שלא ללותו ממה שילוהו ויצטרך לנגשו אח"כ ויעבור בכל פעם משום לא תהיה לו כנושה:Il est interdit à l'emprunteur de prendre un prêt et de le dépenser sans nécessité, et de le perdre au point que le prêteur ne trouve pas de quoi recouvrer sa créance. S'il agit ainsi, il est appelé méchant. Et lorsque le prêteur sait que l'emprunteur a ce trait de caractère, mieux vaut ne pas lui prêter plutôt que de lui prêter et devoir le presser ensuite, et transgresser à chaque fois l'interdit : « Tu ne seras pas envers lui comme un créancier exigeant » (Exode 22, 24).
séif 4
- אם בא המלוה לב"ד למשכן ללוה או ליפרע ממנו יש לב"ד לעשות לו דין ולא יאמרו פלוני עני ואין לו ופלוני עשיר ואין צריך לו אלא אין מרחמים בדין:Si le prêteur vient au tribunal pour prendre un gage de l'emprunteur ou pour se faire rembourser par lui, le tribunal doit lui rendre justice ; et les juges ne diront pas : « Untel est pauvre et n'a rien, et Untel est riche et n'en a pas besoin » ; car on n'a pas pitié dans le jugement.
séif 5
- אם בא למשכנו שלא בשעת הלואתו לא ימשכננו הוא בעצמו שאם משכנו הוא בעצמו עובר בלאו (וע"ל סי' ד') אלא ב"ד ישלחו לו שלוחם ואף שלוחם לא יכנס לביתו למשכנו: הגה ואפי' אם ביקש המלוה להכנס לבית הלוה ולכתוב כל מה שבביתו אין ב"ד נזקקין לו ליכנס לביתו כלל (ב"י סי' צ"ט בשם הרשב"א) אלא אם ימצא לו דבר בחוץ יקחנו ויש לשליח ב"ד ליקח המשכון מיד הלוה בזרוע ונותנו למלוה ואפי' בחוץ לא ימשכננו שלא בשעת הלואה דבר שעושים בו אוכל נפש כמו רחים ורכב של יד שהם מטלטלים אבל בתי רחים של מים הרי הם כקרקע ולא שייך ביה משכון אלא גוביינא כשאר קרקעות שאין ב"ד ממשכנין ליקח קרקע למשכון ומ"מ אם המלוה עצמו נכנס לבית הרחים ונטל רחים העליונה או הברזל והסובב והגלגלים כבר נעשו מטלטלים ויש להם דין כלי אוכל נפש ומחזיר אותן בשעת מלאכה:S'il vient lui prendre un gage en dehors du moment du prêt, il ne le prendra pas lui-même, car s'il le prend lui-même, il transgresse un interdit (lav) (voir plus haut, siman 4) ; mais le tribunal lui enverra son émissaire, et même son émissaire n'entrera pas dans sa maison pour lui prendre le gage. Haga (Rema) : Et même si le prêteur demande à entrer dans la maison de l'emprunteur et à inscrire tout ce qui s'y trouve, le tribunal ne lui accorde pas du tout d'entrer dans sa maison (Beit Yossef, siman 99, au nom du Rachba). Mais s'il lui trouve un objet dehors, il le prendra ; et l'émissaire du tribunal peut prendre le gage de la main de l'emprunteur par la force et le donner au prêteur. Et même dehors, il ne prendra pas en gage, en dehors du moment du prêt, un objet avec lequel on prépare la nourriture, comme une meule ou la meule supérieure à main, qui sont des biens meubles. Mais les moulins à eau sont comme un bien foncier, et on ne peut pas y appliquer la notion de gage, mais seulement de recouvrement, comme pour les autres biens fonciers, car le tribunal ne saisit pas de bien foncier en gage. Toutefois, si le prêteur lui-même est entré dans le moulin et a pris la meule supérieure, ou le fer, l'axe tournant et les roues, ils sont déjà devenus des biens meubles et ont le statut d'ustensiles servant à préparer la nourriture, et il les rend au moment du travail.
séif 6
- אם ראו ב"ד שתולש רחים התחתונה וכיוצא בה ממקום חיבורם להבריח מבעל חוב וכן אם הוא עוקר נטיעות וסותר בנין הבתים להבריח מבעל חוב ב"ד מגבין לו מהם לשעתו:Si le tribunal voit qu'il arrache la meule inférieure ou quelque chose de semblable de l'endroit où elle est fixée, pour la soustraire au créancier, et de même s'il déracine des plantations et démolit la construction des maisons pour les soustraire au créancier, le tribunal fait recouvrer le créancier sur ces objets sur-le-champ.
séif 7
- כלים שעושים בהם אוכל נפש שאמרו היינו שעושים בו אוכל נפש ממש כגון הרחים והעריבות ויורות שמבשלים בהן וסכין של שחיטה וכיוצא בהם ואם חבל מחזיר על כרחו: הגה אבל שאר כלי אומנות כגון זוג של ספרים ופרות החורשות מותר למשכנם (טור בשם ר"י והרא"ש):Les ustensiles avec lesquels on prépare la nourriture dont les Sages ont parlé, ce sont ceux avec lesquels on prépare effectivement la nourriture, par exemple la meule, les pétrins, les marmites dans lesquelles on cuit, le couteau d'abattage rituel et autres semblables. Et s'il les a pris en gage, il doit les rendre contre son gré. Haga (Rema) : Mais les autres outils de métier, comme une paire de ciseaux de tailleur ou des vaches qui labourent, il est permis de les prendre en gage (Tour au nom du Ri, et le Roch).
séif 8
- היו לו חמשה רחים אינו רשאי למשכן אפילו אחת מהן ואם אינו עושה מלאכה אלא באחת מהן מותר למשכן השאר.S'il avait cinq meules, il n'a pas le droit d'en prendre même une seule en gage ; mais s'il ne travaille qu'avec l'une d'elles, il est permis de prendre les autres en gage.
séif 9
- חבל כלים הרבה של אוכל נפש חייב על כל כלי וכלי ואפילו שני כלים המחוברים יחד לעשות בהם מלאכה אחת כמו המספרים שגוזזים בהם (ירק) (הרי) זה עובר בשני לאוין:S'il a pris en gage de nombreux ustensiles servant à la nourriture, il est passible pour chaque ustensile ; et même pour deux ustensiles assemblés pour faire avec eux un seul travail, comme les ciseaux avec lesquels on tond (les légumes), il transgresse deux interdits.
séif 10
- אוכל נפש מותר למשכנו ובלבד שישאיר לו הסדור שמסדרין לו:La nourriture elle-même, il est permis de la prendre en gage, pourvu qu'il lui laisse le siddour (le minimum vital) qu'on lui attribue.
séif 11
- אם הוא בעצמו משכנו חייב להחזיר לו אלא א"כ הממשכן גזבר הקדש או גזבר עניים: הגה והיינו דוקא כלי אוכל נפש (דהוי) כמו השליח ב"ד אבל אם משכנו המלוה שאר דברים אע"ג דעובר בלאו מ"מ מה שעשה עשוי וא"צ להחזיר לו עד שישלם לו (ב"י בשם הרשב"א):S'il l'a pris en gage lui-même, il est tenu de le lui rendre, à moins que celui qui prend le gage soit le trésorier du sanctuaire ou le trésorier des pauvres. Haga (Rema) : Cela ne concerne que les ustensiles servant à la nourriture, pour lesquels il est comme l'émissaire du tribunal ; mais si le prêteur a pris en gage d'autres objets, bien qu'il transgresse un interdit, ce qui est fait est fait, et il n'a pas besoin de le lui rendre jusqu'à ce que l'emprunteur le paie (Beit Yossef au nom du Rachba).
séif 12
- אם מדעתו מסר למלוה או לשליח בית דין כלים שעושין בהן אוכל נפש מותר לקחתם:Si l'emprunteur a remis de son plein gré au prêteur ou à l'émissaire du tribunal des ustensiles avec lesquels on prépare la nourriture, il est permis de les prendre.
séif 13
- אלמנה בין שהיא עניה בין שהיא עשירה אין ממשכנין אותה שלא בשעת הלואה ואפי' שליח ב"ד ואם עבר וחבל בגד אלמנה מחזירין ממנו בעל כרחו ואם תודה תשלם ואם תכפור תשבע אבד המשכון או נשרף קודם שיחזיר לוקה בד"א שאסור למשכנו הוא בעצמו ושאסור ליכנס לביתו למשכנו אפילו שליח ב"ד ללוה אבל לערב מותר למשכן בזרוע שלא על פי ב"ד וליכנס לביתו ליטול המשכון (וי"א מכל מקום לענין שלא למשכן כלי אוכל נפש אין חילוק בין ערב ללוה) (טור בשם הרמ"ה) אא"כ הוא ערב קבלן שאז דינו כלוה וכן מי שיש לו שכר אצל חבירו בין שכר עצמו בין שכר בהמתו או כליו או שכר ביתו מותר למשכנו שלא ע"פ ב"ד וליכנס לביתו למשכנו ואם זקף עליו השכר בהלואה אסור:Une veuve, qu'elle soit pauvre ou qu'elle soit riche, on ne lui prend pas de gage en dehors du moment du prêt, pas même l'émissaire du tribunal. Et s'il a transgressé et pris en gage le vêtement d'une veuve, on le lui fait rendre contre son gré. Si le créancier reconnaît la dette, elle paiera ; et s'il nie qu'elle lui doive, elle prêtera serment. Si le gage a été perdu ou a brûlé avant qu'il ne le rende, il reçoit les coups de fouet. De quoi parle-t-on ? Il est interdit de prendre soi-même le gage, et il est interdit d'entrer dans la maison pour prendre le gage, même à l'émissaire du tribunal, en ce qui concerne l'emprunteur ; mais au garant, il est permis de prendre un gage par la force sans l'autorisation du tribunal, et d'entrer dans sa maison pour prendre le gage (et certains disent que, de toute façon, quant à l'interdit de prendre en gage des ustensiles servant à la nourriture, il n'y a pas de différence entre le garant et l'emprunteur) (Tour au nom du Rama), sauf s'il est un garant kablan (garant à qui l'on peut s'adresser directement), car alors son statut est celui de l'emprunteur. De même, celui qui a un salaire à recevoir chez son prochain, que ce soit le salaire de son propre travail, ou la location de son animal, de ses ustensiles, ou le loyer de sa maison, il lui est permis de lui prendre un gage sans l'autorisation du tribunal et d'entrer dans sa maison pour le prendre ; mais s'il a converti ce salaire en prêt à sa charge, c'est interdit.
séif 14
- יש מי שאומר שאין שליח ב"ד אסור ליכנס לביתו למשכנו אלא במשכנו להיות בטוח ממעותיו ולא הגיע זמן הפרעון אבל כשהגיע זמן הפרעון ובא לגבות חובו וזה אינו רוצה לפורעו והוא בחזקה שיש לו מטלטלין ומבריחם שליח ב"ד נכנס לביתו למשכנו ויפרע לזה חובו שפריעת ב"ח מצוה ומכין אותו עד שתצא נפשו כדי לקיימה אבל אין כופין אותו להשכיר עצמו ולא לעשות שום מלאכה כדי לפרוע ואפילו התנה על עצמו שיתפוש המלוה את גופו וכתב לו זה בשטר אינו מועיל ואינו יכול לא לאסרו ולא להשתעבד בו: הגה ודוקא שאין לו לשלם אבל אם יש לו ואינו רוצה לשלם ב"ד חובשין אותו ומכין אותו עד שתצא נפשו וכופין אותו לשלם (ד"ע באגודה פ' כל כתבי וריב"ש סי' תפ"ד וכמ"ש הטור) וי"א דאפי' אם אין לו לשלם אם ישבע להיות חבוש עד שישלם צריך לקיים שבועתו (ריב"ש סי' תפ"ד) ועיין לקמן סוף הסימן:Il y a un avis selon lequel l'émissaire du tribunal n'a l'interdiction d'entrer dans sa maison pour prendre un gage que lorsqu'il le prend pour garantir son argent, et que l'échéance du remboursement n'est pas arrivée. Mais lorsque l'échéance est arrivée et qu'il vient recouvrer sa créance, que celui-ci ne veut pas le rembourser et qu'il est présumé avoir des biens meubles et les dissimuler, l'émissaire du tribunal entre dans sa maison pour lui prendre un gage et rembourser à celui-ci sa créance ; car rembourser un créancier est une mitsva, et on le frappe jusqu'à ce que son âme sorte (jusqu'à ce qu'il accepte) pour qu'il l'accomplisse. Mais on ne le contraint pas à se louer lui-même ni à faire un quelconque travail pour rembourser ; et même s'il a stipulé contre lui-même que le prêteur pourra saisir sa personne, et l'a écrit dans l'acte, cela n'a pas d'effet, et le prêteur ne peut ni l'emprisonner ni l'asservir. Haga (Rema) : Cela ne vaut que lorsqu'il n'a pas de quoi payer ; mais s'il a de quoi et ne veut pas payer, le tribunal l'emprisonne, le frappe jusqu'à ce que son âme sorte et le contraint à payer (avis de l'Agouda, chapitre Kol Kitvei, et Rivach, siman 484, et comme l'a écrit le Tour). Et certains disent que même s'il n'a pas de quoi payer, s'il a juré d'être emprisonné jusqu'à ce qu'il paie, il doit accomplir son serment (Rivach, siman 484). Et voir plus loin, à la fin du siman.
séif 15
- אחד הממשכן את חבירו בב"ד וא' שמשכנו בידו בזרוע או מדעת הלוה אם איש עני הוא ומשכנו דבר שהוא צריך לו ה"ז מצוה להחזיר לו העבוט בעת שהוא צריך לו מחזיר לו את הכר בלילה כדי לישן עליו ואת המחרישה ביום כדי לעשות מלאכתו א"כ מה מועיל לו המשכון כדי שלא ישמיט החוב בשביעית ולא יעשה מטלטלי' אצל בניו אלא יפרע מהמשכון אחר שמת הלוה בד"א כשמשכנו שלא בשעת הלואתו אבל אם משכנו בשעת הלואתו אינו חייב להחזיר לו: הגה מצות השבת העבוט הוא מצות עשה שמתן שכרה כתוב בצדה ולכן אין ב"ד של מטה מחוייבין לכוף עליה אבל אם רוצים לכוף הרשות בידם (תשובת הרמב"ן סי' פ"ה) וע' בי"ד ריש סי' ר"מ:Que l'on prenne un gage de son prochain par le tribunal, ou qu'on le lui prenne de sa main par la force ou avec le consentement de l'emprunteur : s'il est un homme pauvre et qu'on lui a pris en gage un objet dont il a besoin, c'est une mitsva de lui rendre le gage au moment où il en a besoin. On lui rend l'oreiller la nuit pour dormir dessus, et la charrue le jour pour faire son travail. Si c'est ainsi, à quoi lui sert le gage ? Pour que la septième année n'annule pas la dette lors de la Chemita, et qu'elle ne devienne pas une créance sur des biens meubles chez ses fils (sur lesquels on ne recouvre pas), mais qu'il se rembourse sur le gage après la mort de l'emprunteur. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'il a pris le gage en dehors du moment du prêt ; mais s'il l'a pris au moment du prêt, il n'est pas tenu de le lui rendre. Haga (Rema) : La mitsva de restituer le gage est une mitsva positive dont la récompense est écrite à côté (dans le verset) ; c'est pourquoi le tribunal d'en bas n'est pas obligé de contraindre à l'accomplir ; mais s'il veut contraindre, il en a le droit (Responsa du Ramban, siman 85). Et voir dans Yoré Déa, au début du siman 240.
séif 16
- שליח ב"ד שבא למשכן לא ימשכן דברים שאי אפשר ליתן אותם משכון כגון בגד שעליו וכלי שאוכל בו וכיוצא באלו ומניח מטה לישב עליה ומטה ומצע הראויים לו לישן עליהם ואם היה עני מטה ומפץ לישן עליו וכל הנמצא בידו חוץ מאלו יש לו למשכנו ויחזיר לו כלי היום ביום וכלי הלילה בלילה וכן מחזיר לו כלי אומנות ביום:L'émissaire du tribunal qui vient prendre un gage ne prendra pas en gage des objets qu'il est impossible de donner en gage, comme le vêtement qu'il porte, l'ustensile dans lequel il mange et autres semblables. Il lui laisse un lit pour s'y asseoir, ainsi qu'un lit et un matelas qui lui conviennent pour y dormir ; et s'il est pauvre, un lit et une natte pour y dormir. Et tout ce qui se trouve en sa possession en dehors de cela, il peut le prendre en gage ; et il lui rendra l'ustensile du jour le jour et l'ustensile de la nuit la nuit ; et de même il lui rend les outils de métier le jour.
séif 17
- היו לו שני כלים נוטל א' ומחזיר א' עד מתי הוא חייב להחזיר וליקח עד לעולם ואם היה המשכון מדברים שאינו צריך להם ואין מניחים אותם ללוה ה"ז מניחו אצלו עד ל' יום ומשלשים יום ואילך מוכרו בב"ד:S'il avait deux objets (l'un pour le jour, l'autre pour la nuit), il en prend un et en rend un. Jusqu'à quand est-il tenu de rendre et de reprendre ? Pour toujours. Et si le gage fait partie des objets dont il n'a pas besoin et qu'on ne laisse pas à l'emprunteur, il le garde chez lui jusqu'à trente jours, et à partir de trente jours, il le vend par le tribunal.
séif 18
- אם מת הלוה אחר שהשיב לו המשכון שומטו מעל בניו ואינו מחזיר:Si l'emprunteur meurt après qu'il lui a rendu le gage, il le retire des mains de ses fils et ne le rend plus.
séif 19
- אפילו הוא עשיר הרבה בקרקעות ואין לו מטלטלים אלא אלו שמשכן צריך להחזירם לו אבל אם יש לו מטלטלים אחרים שא"צ לאלו א"צ להחזיר לו:Même s'il est très riche en biens fonciers mais n'a pas de biens meubles hormis ceux qu'il a pris en gage, il doit les lui rendre ; mais s'il a d'autres biens meubles, de sorte qu'il n'a pas besoin de ceux-là, il n'a pas besoin de les lui rendre.
séif 20
- כשמחזיר המשכון צריך להחזיר לו בעדים ולהתרות בו אל תחזירהו לי אלא בפני עדים: הגה שאם לא כן היה נאמן לומר החזרתי או פרעתי במגו דהחזרתי (טור בשם ר"י ברצלוני) ובלבד שלא יהיה תוך זמנו (ב"י בשם התרומות כמו שנתבאר לעיל סי' ע"ח):Lorsqu'il rend le gage, il doit le lui rendre devant témoins et l'avertir : « Ne me le rends que devant témoins. » Haga (Rema) : Car sinon l'emprunteur serait cru en disant « je l'ai rendu » ou « j'ai payé », en vertu du migo (argument : puisqu'il aurait pu dire) « je l'ai rendu » (Tour au nom de Rabbi Yehouda al-Barceloni), pourvu que ce ne soit pas avant son échéance (Beit Yossef au nom des Troumot, comme expliqué plus haut, siman 78).
séif 21
- אינו יכול למכרו לעולם כיון שלקחו בתורת משכון אם (לא) שיחזירנו לו ע"מ שלא לחזור לקחתו בתורת משכון ומחזיר לו הכר אפי' ביום ומחרישה אפי' בלילה ובא לב"ד ומגבין לו חובו:Il ne peut jamais le vendre, puisqu'il l'a pris à titre de gage, à moins de le lui rendre à condition de ne plus le reprendre à titre de gage ; il lui rend alors l'oreiller même le jour et la charrue même la nuit, puis il vient au tribunal, et on lui fait recouvrer sa créance.
séif 22
- (כשיגיע זמן הפרעון ובא לגבות חובו) (טור) מסדרין לבעל חוב כיצד אומרי' ללוה הבא כל המטלטלי' שיש לך ולא תניח אפילו מחט אחת (ואפילו כלי אוכל נפש) (נ"י ס"פ המקבל) ונותנין לו מהכל מזון ל' יום (כבינוני שבעיר אע"פ שאכל תחילה כעני) (נ"י פרק הנ"ל) וכסות שנים עשר חדש ולא שילבש בגדי משי או מצנפת זהובה אלא מעבירים אותה ממנו ונותנים לו כסות הראויה לו לי"ב חדש ומטה ליישב עליה ומטה ומצע ושאר צרכי המטה (טור) הראוים לו לישן עליהם ואם היה עני מטה ומפץ לישן עליו ואין נותנים כלום באלו לאשתו ובניו אע"פ שהם קטנים שהוא חייב במזונותיהם ונותנין לו סנדלו ותפיליו היה אומן נותנים לו שני כלי אומנות מכל מין ומין כגון שהיה חרש נותנין לו שני מעצדין (פירש"י דילדייר בלעז קטנה ומחלק בה את הנסרים) ושתי מגרות הי' לו מין א' מרובה ומין א' מועט נותנים לו שנים מן המרובה וכל שיש לו מהמועט ואין לוקחים לו כלים מדמי המרובה היה איכר או חמר אין נותנין לו לא צמדו ולא חמורו וכן אם היה ספן אין נותנין לו ספינתו אע"פ שאין לו מזונות (אלא) מאלו אין אלו כלים אלא נכסים וימכרו עם שאר המטלטלים בב"ד וינתנו לבעל חובו ואפילו אם הוא תלמיד חכם ותורתו אומנותו אין מניחים לו ספריו ואפילו ספר תורה לפי שהם כשאר נכסים שבעל חוב גובה מהם וה"ה למקומות בית הכנסת כשהם בכלל נכסים ובעל חוב גובה מהם חובו:(Lorsque l'échéance est arrivée et qu'il vient recouvrer sa créance) (Tour) on fait le siddour (l'évaluation de ce qu'on laisse au débiteur) pour le créancier. Comment ? On dit à l'emprunteur : « Apporte tous les biens meubles que tu possèdes, et ne laisse pas même une aiguille » (même les ustensiles servant à la nourriture) (Nimoukei Yossef, fin du chapitre HaMekabel), et on lui donne de l'ensemble de quoi se nourrir trente jours (comme un homme moyen de la ville, même s'il mangeait auparavant comme un pauvre) (Nimoukei Yossef, même chapitre) et de quoi se vêtir douze mois. Mais il ne portera pas de vêtements de soie ni de turban doré : on les lui retire et on lui donne des vêtements qui lui conviennent pour douze mois ; un lit pour s'y asseoir, et un lit et un matelas (et les autres accessoires du lit) (Tour) qui lui conviennent pour y dormir ; et s'il est pauvre, un lit et une natte pour y dormir. On ne donne rien de tout cela pour sa femme et ses enfants, même s'ils sont petits et qu'il est tenu de les nourrir. On lui donne ses sandales et ses tefillin. S'il est artisan, on lui donne deux outils de métier de chaque sorte ; par exemple, s'il est charpentier, on lui donne deux herminettes (Rachi a expliqué : doladoire en langue vernaculaire, petite, avec laquelle il divise les planches) et deux scies. S'il avait une sorte d'outils en grand nombre et une sorte en petit nombre, on lui donne deux de ceux qui sont nombreux et tout ce qu'il a de ceux qui sont peu nombreux ; et on ne lui achète pas d'outils avec la valeur de ceux qui sont nombreux. S'il est cultivateur ou ânier, on ne lui donne ni son attelage ni son âne ; et de même, s'il est batelier, on ne lui donne pas son bateau, même s'il n'a de quoi se nourrir (que) de ceux-ci : ce ne sont pas des outils mais des biens, et ils seront vendus avec les autres biens meubles par le tribunal et donnés à son créancier. Et même s'il est un érudit en Torah dont la Torah est le métier, on ne lui laisse pas ses livres, pas même un Sefer Torah (rouleau de la Torah), car ils sont comme les autres biens sur lesquels le créancier recouvre. Et il en est de même des places de la synagogue, lorsqu'elles font partie des biens, et le créancier recouvre sur elles sa créance.
séif 23
- אין צריך לומר שלא תטול אשתו ממזונותיה להבא אלא אפילו תפסה מנכסי בעלה כגון שהלך למדינת הים ותפסה מנכסיו שתזון מהם מוציאין מידה ונותנים למלוה שאין לאשה מזונו' לא מקרקעי ולא ממטלטלי עד שיפרע המלוה אפילו היתה קודמת ואפי' הלך בעלה למדינת הים ולותה בשטר ואכלה אע"פ שקדמה הלואת מזונותיה בשטר להלואתו של בעל השטר אין הלואת המזונו' נגבית עד שיפרע בעל השטר תחלה ואם המלוה שעל הבעל היתה על פה והיא לותה לצורך מזונותיה על פה או בשטר איזה מהם שיבא לגבות תחלה קודם ואם באו שניהם כאחד חולקים. הגה מיהו אם מעות נדוניתה עדיין בידה או ברשות אביה יכולה לתפסם למזונותיה (מרדכי ס"פ אע"פ) היה חייב לעובדי כוכבים ותבעוהו בדיני עכו"ם ובאתה האשה עם כתובתה וסלקוה העכו"ם בעלי חובות כי כן הוא בדיניהם להגבות לאשה נדוניתה תחילה ובא אח"כ מלוה ישראל לתבוע חובו ולהוציא מיד האשה מה שגבתה בדיני עכו"ם הדין עם המלוה דהרי הכתובה והנדונינא לא נתנה לגבות מחיים (ר"י נכ"ג ח"י) (כמו שנתבאר באה"ע סי' נ"ג):Il va sans dire que sa femme ne prendra pas sur les biens sa nourriture pour l'avenir ; mais même si elle a saisi des biens de son mari, par exemple s'il est parti outre-mer et qu'elle a saisi de ses biens pour se nourrir, on les lui retire et on les donne au prêteur, car la femme n'a pas droit à sa nourriture, ni sur les biens fonciers ni sur les biens meubles, tant que le prêteur n'a pas été remboursé, même si son droit était antérieur. Et même si son mari est parti outre-mer, qu'elle a emprunté par un acte et a mangé, bien que l'emprunt pour sa nourriture par acte soit antérieur au prêt du détenteur de l'acte, l'emprunt pour la nourriture n'est pas recouvré tant que le détenteur de l'acte n'a pas d'abord été remboursé. Et si la créance sur le mari était verbale et qu'elle a emprunté pour sa nourriture verbalement ou par acte, celui des deux qui vient recouvrer en premier passe en premier ; et s'ils viennent tous deux ensemble, ils partagent. Haga (Rema) : Toutefois, si l'argent de sa dot est encore entre ses mains ou en la possession de son père, elle peut le saisir pour sa nourriture (Mordekhaï, fin du chapitre Af al pi). S'il devait de l'argent à des idolâtres et qu'ils l'ont poursuivi devant les tribunaux non juifs, que la femme est venue avec sa ketouba, et que les non-juifs ont écarté les créanciers, car tel est leur droit de faire recouvrer d'abord à la femme sa dot ; et qu'ensuite un prêteur juif vient réclamer sa créance et retirer des mains de la femme ce qu'elle a recouvré par le droit non juif, la justice est du côté du prêteur, car la ketouba et la dot n'ont pas été données pour être recouvrées du vivant du mari (Rabbénou Yerou'ham, netiv 23, partie 10) (comme expliqué dans Even HaEzer, siman 53).
séif 24
- אין בעל חוב גובה מכסות אשתו ובניו של לוה ולא מבגדים צבועים שצבעם לשמן אע"פ שעדיין לא לבשו אותם ולא מסנדלים חדשים שלקחן לשמן ולא מספרים שקנה לבניו ללמוד בהם אלא הרי אלו שלהם:Le créancier ne recouvre pas sur les vêtements de la femme et des enfants de l'emprunteur, ni sur des habits teints qu'il a fait teindre pour eux, même s'ils ne les ont pas encore portés, ni sur des sandales neuves qu'il a achetées pour eux, ni sur des livres qu'il a achetés pour ses fils afin qu'ils y étudient ; ceux-ci leur appartiennent.
séif 25
- בד"א בכלי חול אבל בגדי שבת ומועד גובה אותם בעל חוב (ויש חולקים) וא"צ לומר אם היו בהם טבעות וכלי זהב וכסף שהכל לבע"ח והוא שקנה לה הבעל אבל מה שהכניסה לו בין נכסי מלוג בין נכסי צ"ב אין בע"ח גובה ממנה אם ידוע שהוא ממה שהכניסה היא או ממה שפסק הבעל לה בשעת נישואין ואם אינו ידוע היא נאמנת בבגדים ותכשיטים שדרך האשה להכניס לבעלה אם הכניסה לו מעות בנדונייא בע"ח גובה מהם: הגה וי"א דמ"מ אם עדיין הנידונייא ברשותה או ברשות אביה אין בעל חוב גובה מהן ואפילו נשבה בעלה ופדאוהו אין חוזרין וגובין מאלו הנכסים (מרדכי סוף פרק אף על פי):De quoi parle-t-on ? Des vêtements de semaine ; mais les vêtements de Chabbat et de fête, le créancier les recouvre (et certains contestent). Et il va sans dire que, s'il y avait parmi eux des bagues et des objets d'or et d'argent, tout revient au créancier ; à condition que ce soit le mari qui les lui ait achetés. Mais ce qu'elle lui a apporté, qu'il s'agisse de nikhsei melog (biens dont la femme garde la propriété) ou de nikhsei tson barzel (biens dont le mari garantit la valeur), le créancier n'en recouvre rien s'il est connu que cela provient de ce qu'elle a apporté, ou de ce que le mari s'est engagé à lui donner au moment du mariage. Et si ce n'est pas connu, elle est crue pour les vêtements et les bijoux que la femme a l'habitude d'apporter à son mari. Si elle lui a apporté de l'argent en dot, le créancier recouvre sur celui-ci. Haga (Rema) : Et certains disent que, toutefois, si la dot est encore en sa possession ou en la possession de son père, le créancier ne la recouvre pas ; et même si son mari a été fait captif et qu'on l'a racheté avec ces biens, on ne revient pas recouvrer sur ces biens (Mordekhaï, fin du chapitre Af al pi).
séif 26
- אין חילוק בענין סידור בין מקרקעי למטלטלי שאפילו אין לו אלא קרקעות מניחים לו לצורך כל הדברים האמורים:Il n'y a pas de différence, pour le siddour, entre biens fonciers et biens meubles : même s'il n'a que des biens fonciers, on lui laisse de quoi pourvoir à tous les besoins mentionnés.
séif 27
- התנה עמו שלא יסדרו לו בחוב זה תנאו קיים אבל במה ששעבד לו כל נכסיו אין בזה תנאי לבטל הסידור שלא היה בדעתו אלא על הנכסים הראויים לו ע"פ התורה עד שיזכור בהדיא תנאי הסידור ואפילו כתב מגלימא דאכתפאי לא אמר אלא על איצטלא (פי' תרגום אדרת שנער אצטלא בבלאה) בת מאה זוז שאינה כסות הראוייה לו שמוכרו ויתנו לו כסות הראוייה לו ואם אמר על מנת שלא יהא בחוב זה דין סידור אינו מועיל דהוה ליה מתנה על מ"ש בתורה כמו ע"מ שלא תהא שביעית משמטתו:S'il a stipulé avec lui qu'on ne lui ferait pas de siddour pour cette dette, sa condition est valable. Mais le fait qu'il lui ait hypothéqué tous ses biens ne constitue pas une condition annulant le siddour, car il n'avait en tête que les biens qui lui reviennent selon la Torah, à moins qu'il ne mentionne explicitement la condition relative au siddour. Et même s'il a écrit : « jusqu'au manteau qui est sur mes épaules », il n'a voulu parler que d'une itstela (explication : le Targoum de « aderet Chinear » (Josué 7, 21) est « itstela bavla'a ») valant cent zouz, qui n'est pas un vêtement qui lui convient, qu'on vend et à la place duquel on lui donne un vêtement qui lui convient. Et s'il a dit : « À condition qu'il n'y ait pas pour cette dette la règle du siddour », cela n'a pas d'effet, car c'est une stipulation contraire à ce qui est écrit dans la Torah, comme s'il disait : « À condition que la septième année ne l'annule pas. »
séif 28
- יש מי שאומר שאין מסדרין בחוב שאינו דרך הלואה כגון שכירותו ושכירות בהמתו וכיוצא בהן אם לא זקפן עליו במלוה וכן כשבא ליפרע מהערב שאינו קבלן וי"א שגם באלו מסדרין:Il y a un avis selon lequel on ne fait pas de siddour pour une dette qui n'est pas de nature d'un prêt, comme son salaire, la location de son animal et autres semblables, s'il ne les a pas convertis en prêt à sa charge ; et de même lorsqu'on vient se faire payer par un garant qui n'est pas kablan. Et certains disent que même dans ces cas on fait le siddour.
séif 29
- הא דמסדרין דוקא בשלא נשבע לפרוע אבל אם נשבע לפרוע אין מסדרין לו והוא בעצמו חייב למכור כל מה שיש לו ואפי' חלוק ומכנסים ואבנט לפרוע לבעל חובו ויתפלש באפר ולא יעבור על שבועתו (וע"ל סי' זה סעיף ט"ו וע"ל סי' ע"ג בדין מי שנשבע לשלם לחבירו):Le fait qu'on fasse le siddour ne vaut que s'il n'a pas juré de rembourser ; mais s'il a juré de rembourser, on ne lui fait pas de siddour, et il est lui-même tenu de vendre tout ce qu'il possède, même sa chemise, son pantalon et sa ceinture, pour rembourser son créancier, quitte à se rouler dans la cendre, plutôt que de transgresser son serment (voir plus haut dans ce siman, séif 15, et plus haut, siman 73, sur la règle de celui qui a juré de payer son prochain).
séif 30