Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חרש שוטה וקטן איזה שבועה נשבעים וגם אשת איש. ובו ו סעיפים:
אין נשבעין על טענת חרש שוטה וקטן אחד הבא בטענת עצמו או בטענת אביו לפי שזה המקצת שהודה בו לקטן אינו אלא כמשיב אבידה וכן אם כפר בכל ובא עד אחד והעיד לקטן אינו נשבע שזה עד א' ואין שם תובע שתביעת הקטן אינה תביעה גמורה (וי"א דצריך לישבע על פי העד) (טור ומרדכי פרק הדיינים) נמצאת אומר קטן שאמר לגדול מנה לי בידך או אבא היה לו בידך והלה אומר אין לך בידי אלא חמשים או אין לך בידי כלום ועד אחד מעידו שיש לו ה"ז פטור משבועת התורה אבל אם שמר לקטן וטוען שאבד ה"ז נשבע שבועת השומרים לפי שאינו נשבע מחמת טענה: הגה וי"א דאין נשבעין לו שבועת שומרים שהיא שבועת התורה (טור בשם הרמב"ן והרא"ש והראב"ד שם בפ"ב משכירות בהשגתו) ואע"פ שתבעו כשהוא גדול רק שהנתינה היתה כשהיה קטן (שם בהשגות הראב"ד) וכן נ"ל עיקר: וכן אם הודה שהיה שותף לקטן או אפוטרופס עליו יעמידו ב"ד אפוטרופס לקטן וישבע השותף וכיוצא בו טענת שמא:Le sourd-muet, l'aliéné et le mineur : quel serment prête-t-on à leur sujet ; et aussi la femme mariée. Ce siman contient 6 séifim :
On ne prête pas serment (de la Torah) sur la réclamation d'un sourd-muet ('hérèch), d'un aliéné (chotè) ou d'un mineur (katan), que le mineur vienne avec sa propre réclamation ou avec la réclamation de son père, car la partie qu'il a reconnue au mineur n'est que comme celui qui restitue un objet perdu (et non comme un aveu partiel obligeant au serment). De même, s'il a tout nié et qu'un témoin unique est venu témoigner en faveur du mineur, il ne prête pas serment, car c'est un témoin unique et il n'y a pas là de demandeur, puisque la réclamation du mineur n'est pas une réclamation complète. (Haga (Rema) : Et certains disent qu'il doit prêter serment sur la base du témoin) (Tour et Mordekhaï, chapitre HaDayanim). Il s'ensuit qu'un mineur qui a dit à un majeur : « J'ai un mané chez toi », ou « Mon père avait un mané chez toi », et l'autre dit : « Tu n'as chez moi que cinquante », ou « Tu n'as rien chez moi », et un témoin unique atteste qu'il a cette somme, il est dispensé du serment de la Torah. Mais s'il a gardé un objet pour le mineur et affirme qu'il a été perdu, il prête le serment des gardiens, car il ne prête pas serment en raison d'une réclamation. Haga (Rema) : Et certains disent qu'on ne lui prête pas le serment des gardiens, qui est un serment de la Torah (Tour au nom du Ramban, du Roch, et du Raavad, ibid., chapitre 2 des lois de la location, dans ses gloses critiques), et cela même s'il le lui a réclamé lorsqu'il était majeur, du moment que la remise du dépôt a eu lieu lorsqu'il était mineur (ibid., dans les gloses critiques du Raavad) ; et c'est ce qui me semble l'essentiel. Et de même, s'il a reconnu qu'il était associé du mineur ou tuteur pour lui, le tribunal nommera un tuteur pour le mineur, et l'associé, et quiconque est semblable, prêtera serment sur une affirmation « peut-être » (teanat chéma).séif 1
- אע"פ שאין נשבעין על טענת קטן שבועת התורה אבל שבועת היסת נשבעין ואפי' היה קטן שאינו חריף לענין משא ומתן נשבעין היסת על טענתו נמצאת למד שהקטן שטען על הגדול בין שהודה מקצת בין שכפר בכל בין שהיה שם עד בין שלא היה שם עד ה"ז נשבע היסת ואינו יכול להפך על הקטן שאין משביעין את הקטן כלל ואפילו חרם סתם אינו מקבל לפי שאינו יודע עונש השבועה (וי"א דאין נשבעין על טענתו אא"כ הגיע לעונת הפעוטות) (טור בשם הרמב"ן והרא"ש ור"ן פרק הדיינים):Bien qu'on ne prête pas le serment de la Torah sur la réclamation d'un mineur, on prête cependant le serment hessèt (d'ordre rabbinique) ; et même si c'était un mineur qui n'est pas avisé en matière de commerce, on prête le hessèt sur sa réclamation. Il s'ensuit que le mineur qui a formulé une réclamation contre un majeur, que celui-ci ait reconnu une partie ou tout nié, qu'il y ait eu là un témoin ou non, celui-ci prête le serment hessèt, et il ne peut pas le renverser sur le mineur, car on ne fait pas du tout prêter serment au mineur ; et même un 'hérem général, il ne le reçoit pas, car il ne connaît pas la punition du serment. (Haga (Rema) : Et certains disent qu'on ne prête pas serment sur sa réclamation, à moins qu'il n'ait atteint l'âge des poutot (jeunes enfants aptes à commercer, vers six-sept ans)) (Tour au nom du Ramban et du Roch, et le Ran, chapitre HaDayanim).
séif 2
- יש מי שאומר שאע"פ שנשבעים שבועת היסת לקטן על השטרות אין נשבעין לו כלל קטן שטענו הגדול אם טענו בדבר שיש לו הנאה לקטן כגון עסק משא ומתן לאחר שהגיע לעונת הפעוטות והודה הקטן נפרעים מנכסיו ואם אין לו ימתין עד שיהיה לו וישלם ואם כפר הקטן ממתינים עד שיגדל וישבע היסת ואם טענו בדבר שאין לקטן הנאה כגון נזקים וחבלות אף ע"פ שמודה ואע"פ שיש לו ממה לשלם פטור ואפילו לאחר שהגדיל (טור סי' פ"ט ס"ד וסי' צ"א ס"י) ואם היה התובע מהנשבעים ונוטלים כגון השכיר וכיוצא בו שיש הנאה לקטן שישתכר לו שכיר הרי זה נשבע ונוטל מהקטן אבל חנוני שנשבע על פנקסו אינו נשבע ונוטל מהקטן שאין לקטן בזה הנאה שהרי הוא חייב לפועליו ונשבעין ונוטלין ממנו וזה החנוני הפסיד על עצמו שנתן ממונו על פי הקטן:Il y a un avis selon lequel, bien qu'on prête le serment hessèt au mineur, sur les actes on ne lui prête aucun serment. Un mineur contre lequel le majeur a formulé une réclamation : s'il lui a réclamé au sujet d'une chose dont le mineur tire profit, par exemple une affaire de commerce conclue après qu'il a atteint l'âge des poutot, et que le mineur a reconnu, on se fait rembourser sur ses biens ; et s'il n'en a pas, on attend jusqu'à ce qu'il en ait, et il paie. Et si le mineur a nié, on attend jusqu'à ce qu'il grandisse, et il prête le serment hessèt. Et s'il lui a réclamé au sujet d'une chose dont le mineur ne tire pas profit, par exemple des dommages et des blessures, même s'il reconnaît, et même s'il a de quoi payer, il est dispensé, et même après qu'il a grandi (Tour, siman 89, séif 4, et siman 91, séif 10). Et si le demandeur faisait partie de ceux qui prêtent serment et perçoivent, par exemple le salarié et ce qui lui est semblable, où il y a un profit pour le mineur qu'un salarié travaille pour lui, celui-ci prête serment et perçoit du mineur. Mais le boutiquier qui prête serment sur son livre de comptes ne prête pas serment pour percevoir du mineur, car le mineur n'en tire pas profit, puisqu'il est de toute façon redevable envers ses ouvriers, qui prêtent serment et perçoivent de lui ; et ce boutiquier a causé sa propre perte, en donnant son argent sur la parole du mineur.
séif 3
- אין קנין קטן כלום לפיכך עדים שראו קנין שלו לא יכתבו עליו שטר:L'acquisition (kinyan) d'un mineur n'est rien ; c'est pourquoi des témoins qui ont vu son acquisition n'écriront pas d'acte à ce sujet.
séif 4
- החרש והשוטה אין נזקקין להם לכל טענה לא לטענתם על אחרים ולא לטענת אחרים עליהם לא לשבועה קלה ואין צריך לומר שבועה חמורה או תשלומין אבל הסומא הרי הוא כבריא לכל דבר בענינים אלו ונשבע כל מיני שבועות ונשבעים על טענתו ויש מי שכתב שדין החרש כדין הקטן אבל השוטה אפי' נתרפא והודה אינו חייב לשלם אפילו אם הלוהו בעדים שאבידה מדעת הוא ואין צריך לומר שאין משביעין אותו לכשיתרפא (והסברא האחרונה נ"ל עיקר):Le sourd-muet et l'aliéné, on ne s'occupe d'eux pour aucune réclamation, ni pour leur réclamation contre d'autres, ni pour la réclamation d'autres contre eux ; ni pour un serment léger, et à plus forte raison un serment grave ou un paiement. Mais l'aveugle est comme une personne valide à tous égards en ces matières : il prête toutes sortes de serments, et on prête serment sur sa réclamation. Et il y a un avis écrit selon lequel la règle du sourd-muet est comme celle du mineur ; mais l'aliéné, même s'il a guéri et a reconnu, n'est pas tenu de payer, même si l'autre lui a prêté devant témoins, car c'est une perte consciente (aveida mida'at, le prêteur ayant sciemment exposé son argent) ; et à plus forte raison on ne lui fait pas prêter serment lorsqu'il aura guéri. (Haga (Rema) : Et c'est le dernier avis qui me semble l'essentiel.)
séif 5
- אשת איש שנתחייבה שבועה משביעין אותה ואם מסרבה מלישבע כופין אותה כמו שכופין לאיש: הגה ומזמינין אותה לדין או שולחין אצלה כדרך שיתבאר לקמן סי' קכ"ד ואם אין לה לשלם יכתבו לו פסק שתשלם לכשתתאלמן או לכשתתגרש (טור) אבל אין בעלה חייב לשלם בשבילה אע"פ שנושאת ונותנת תוך הבית (מהרי"ק שורש קצ"ג בשם מוהר"מ) ודלא כיש חולקין בזה (מרדכי פ' החובל ופ' הנשבעין) וע' באה"ע סי' צ"א ואם הבעל מודה שבאו הכלים שתובעים אותה לרשותו חייב לישבע שאינן ברשותו ושלא שלח בהן יד ושלא פשע בהן במה שנגנבו (טור) י"א דאין משביעין האשה כשהיא מעוברת דהא מוציאין אותה מבהכ"נ כשנותנים חרם (ב"ז סי' שפ"ה):Une femme mariée qui est astreinte à un serment, on lui fait prêter serment ; et si elle refuse de prêter serment, on la contraint, comme on contraint l'homme. Haga (Rema) : Et on la convoque au jugement, ou on envoie des émissaires auprès d'elle, de la manière qui sera expliquée plus loin, siman 124. Et si elle n'a pas de quoi payer, on lui écrira (au demandeur) une décision (psak) qu'elle paiera lorsqu'elle deviendra veuve ou lorsqu'elle sera divorcée (Tour). Mais son mari n'est pas tenu de payer pour elle, même si elle fait du commerce à l'intérieur de la maison (Maharik, racine 193, au nom du Maharam), contrairement à ceux qui sont en désaccord sur ce point (Mordekhaï, chapitre HaHovel et chapitre HaNichba'in) ; et voir Even HaEzer, siman 91. Et si le mari reconnaît que les objets qu'on lui réclame sont entrés en sa possession, il est tenu de prêter serment qu'ils ne sont pas en sa possession, qu'il n'a pas porté la main sur eux (pour son usage) et qu'il n'a pas été négligent à leur égard en ce qu'ils ont été volés (Tour). Certains disent qu'on ne fait pas prêter serment à la femme lorsqu'elle est enceinte, car on la fait sortir de la synagogue lorsqu'on prononce un 'hérem (Beit Yossef, siman 385).
séif 6