Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין שבועת ספק ושבועת השותפין. ובו יח סעיפים:
אלו נשבעים בטענת שמא השותפים והאריסים והאפוטרופסים שמינו אותם ב"ד על היתומים והאשה שהיא נושאת ונותנת בתוך הבית או שהושיבה בעלה חנונית ובן הבית שהוא נושא ונותן בענייני בעל הבית כל אחד מאלו נשבע מדבריהם בנקיטת חפץ בטענת ספק שמא גזל חבירו במשא ומתן או שמא לא דקדק בחשבון שביניהם ואין כל אחד מאלו נשבע בטענת ספק עד שיחשוד המשביע אותן בשתי מעין כסף: הגה בין בקרן בין בריוח (הגהות מרדכי פ' כל הנשבעין) וכל אלו יכולין להשביע אימת שירצה ואינן צריכין להמתין עד שיחלוקו וישביעם לבסוף (הרא"ש פ' אלמנה ניזונית):Règles du serment sur un doute et du serment des associés. Ce siman contient 18 séifim :
Voici ceux qui prêtent serment sur une affirmation « peut-être » (teanat chéma) : les associés, les métayers (arissim), les tuteurs que le tribunal a nommés pour les orphelins, la femme qui fait du commerce à l'intérieur de la maison ou que son mari a établie boutiquière, et le membre de la maisonnée (ben habayit) qui gère les affaires du maître de maison. Chacun d'eux prête serment, d'ordre rabbinique, en tenant un objet (sacré), sur une affirmation douteuse : peut-être a-t-il volé son prochain dans les transactions, ou peut-être n'a-t-il pas été exact dans le compte qui est entre eux. Et aucun d'eux ne prête serment sur une affirmation douteuse tant que celui qui lui fait prêter serment ne le soupçonne pas d'un montant de deux maot d'argent. Haga (Rema) : Que ce soit sur le capital ou sur le bénéfice (Hagahot Mordekhaï, chapitre Kol HaNichba'in). Et chacun d'eux (les ayants droit) peut faire prêter serment quand il le veut, et n'a pas besoin d'attendre qu'ils partagent pour leur faire prêter serment à la fin (Roch, chapitre Almana Nizonit).séif 1
- אע"פ שאין עדים שזה שותפו או אריסו (עיין לקמן סי' קמ"ט) אלא הוא מודה בפני עצמו ואומר שותפו אני או אריסו או בן ביתו אבל לא גזלתי כלום הרי זה נשבע (דאין אומרים) מיגו ליפטר מן השבועה (טור בשם הרמב"ם והר"י הלוי פ' הנשבעין):Même s'il n'y a pas de témoins que celui-ci est son associé ou son métayer (voir plus loin, siman 149), mais qu'il le reconnaît lui-même et dit : « Je suis son associé », ou « son métayer », ou « membre de sa maisonnée, mais je n'ai rien volé », il prête serment. (Haga (Rema) : Car on ne dit pas migo (argument « puisqu'il aurait pu dire… ») pour être dispensé du serment) (Tour au nom du Rambam et du Ri HaLévi, chapitre HaNichba'in).
séif 2
- אם מת הרי היורש משביע את שותף אביו או אריסו בטענת שמא:S'il est mort, l'héritier fait prêter serment à l'associé de son père ou à son métayer sur une affirmation « peut-être ».
séif 3
- המשלח ביד חבירו חפץ למכרו או ששלח מעות בידו לקנות לו פירות או סחורה אע"פ שלא נתן לו שכר על זה ואין לו חלק ולא הנאה בשליחות זו הואיל ונשא ונתן בממון חבירו הרי זה כבן בית ויש לו להשביעו מספק שלא עכב משלו כלום ויש מי שחולק ואומר שאינו חייב לישבע אלא כשבא ליטול: הגה (היינו) אם בא ליטול חלק בריוח או שהוציא הוצאות ובא ליטול אין חילוק בין אם נושא שכר או לא (ב"י בשם תשובת הרשב"א סי' תתקכ"ד) וכן המקבל עיסקא למחצית שכר אף ע"פ שנתן לו שכר עמלו צריך לישבע כשאר השותפין (כן משמע ברמב"ם) ויש חולקין בזה (תוס' ומרדכי פרק הנשבעין והגהמ"י פ"ט דשלוחין) וע"ל סי' צ"א ס"ג אימת שליח נשבע ונוטל:Celui qui envoie par l'intermédiaire de son prochain un objet pour le vendre, ou qui lui envoie de l'argent pour lui acheter des fruits ou une marchandise, même s'il ne lui a pas donné de salaire pour cela et qu'il n'a ni part ni profit dans cette mission, puisqu'il a géré l'argent de son prochain, il est comme un membre de la maisonnée, et celui-ci peut lui faire prêter serment sur un doute qu'il n'a rien retenu de ce qui lui appartient. Et il y a un avis divergent selon lequel il n'est astreint au serment que lorsqu'il vient percevoir. Haga (Rema) : (C'est-à-dire) s'il vient percevoir une part du bénéfice, ou s'il a fait des dépenses et vient se faire rembourser ; il n'y a pas de différence entre s'il perçoit un salaire ou non (Beit Yossef au nom des Responsa du Rachba, siman 924). De même, celui qui reçoit une iska (investissement commercial) à moitié du bénéfice, même s'il lui a donné un salaire pour sa peine, doit prêter serment comme les autres associés (c'est ce qui ressort du Rambam). Et certains sont en désaccord sur ce point (Tossefot et Mordekhaï, chapitre HaNichba'in, et Hagahot Maïmoniyot, chapitre 9 des lois des mandataires). Et voir plus haut, siman 91, séif 3 : quand le mandataire prête serment et perçoit.
séif 4
- השותפים שנושאים ונותנים ביחד או שהיה א' מהם נושא ונותן ומפקיד הסחורה או מקצתה או מעות ביד השני בלא משקל ובלא מנין ובלא מדה הרי שניהם נכנסים לספק ויכול כל אחד להשביע את חבירו אבל אם היה האחד נושא ונותן והשני לא נתעסק אין נשבעים אלא זה שנשא ונתן:Les associés qui font du commerce ensemble, ou bien l'un d'eux faisait du commerce et déposait la marchandise, ou une partie, ou de l'argent, entre les mains du second sans pesée, sans compte et sans mesure : tous deux entrent dans le doute, et chacun peut faire prêter serment à l'autre. Mais si l'un faisait du commerce et que le second ne s'en est pas occupé, seul celui qui a fait du commerce prête serment.
séif 5
- חלקו השותפים והאריסין ונתגרשה האשה ונפרד מעליו בן הבית והביא לו השליח סחורה שקנה לו או מעות שמכר לו בהם ושתק והלכו להם ולא תבעם מיד אינו יכול לחזור ולהשביעם בטענת ספק אלא מחרים סתם על מי שגזלו כלום כשהיה שותפו או אריסו או בן ביתו אבל אם היתה לו טענת ודאי משביעו עליה ומגלגל בה כל מה שירצה וכן אם לאחר זמן נתחייב לו שבועה בין של תורה בין של דבריהם בין של שותפות מגלגל עליו שותפות ראשון:Si les associés et les métayers ont partagé, que la femme a été divorcée, que le membre de la maisonnée s'est séparé de lui, et que le mandataire lui a apporté la marchandise qu'il lui a achetée ou l'argent pour lequel il lui a vendu l'objet, et qu'il (le maître) s'est tu, qu'ils s'en sont allés et qu'il ne leur a pas réclamé immédiatement, il ne peut plus revenir leur faire prêter serment sur une affirmation douteuse ; mais il prononce un 'hérem général contre quiconque lui a volé quoi que ce soit lorsqu'il était son associé, son métayer ou membre de sa maisonnée. Mais s'il avait une affirmation certaine, il lui fait prêter serment sur elle et y adjoint (meguelguel, par extension du serment) tout ce qu'il veut. De même, si par la suite l'autre se trouve astreint envers lui à un serment, qu'il soit de la Torah, d'ordre rabbinique, ou d'association, il adjoint contre lui le serment de l'association précédente.
séif 6
- יש מי שאומר שאם פטרו משבועה א"י לגלגל:Il y a un avis selon lequel, s'il l'a dispensé du serment, il ne peut pas l'adjoindre (par guilgoul).
séif 7
- חלקו השותפים ונשאר להם חובות אצל אחרים אינם יכולים להשביע זה את זה מספק שהרי חלקו והחוב שנשאר להם אצל אחרים דבר ידוע הוא בכל מה שיפרעו יקח כל אחד חלקו וכחלוק דמי וכן אם נשאר לא' מהם ביד חבירו דבר קצוב אף ע"פ שלא נטלו ה"ז כאילו חלקו אבל כל זמן שנשאר כל שהוא שלא חלקו אותו ואינם יודעים משקלו או שנשאר ביניהם צד מהשותפות שלא עשו בו חשבון ולא ידע כל אחד מהם כמה הוא חלקו עדיין השותפות קיימת ומשביעין זה את זה:Si les associés ont partagé et qu'il leur reste des créances auprès d'autres personnes, ils ne peuvent pas se faire prêter serment l'un à l'autre sur un doute, puisqu'ils ont partagé ; et la créance qui leur reste auprès d'autres est une chose connue : sur tout ce qui sera remboursé, chacun prendra sa part, et c'est comme partagé. De même, s'il reste à l'un d'eux une somme déterminée entre les mains de l'autre, bien qu'il ne l'ait pas prise, c'est comme s'ils avaient partagé. Mais tant qu'il reste quoi que ce soit qu'ils n'ont pas partagé et dont ils ne connaissent pas le poids, ou qu'il reste entre eux un aspect de l'association dont ils n'ont pas fait le compte et qu'aucun d'eux ne sait quelle est sa part, l'association existe encore, et ils se font prêter serment l'un à l'autre.
séif 8
- תבע א' מהם את חבירו ואמר לו השבע לי כי עדיין השותפות קיימת והנתבע אומר חלקנו כבר או שאמר התובע כן חלקנו אבל תנאי היה שאשביעך בכל עת שארצה ועדיין לא נשבעת לי אינו יכול להשביעו בטענת ספק אפי' אמר הנתבע חלקנו וכך וכך נשאר לך אצלי וזה שנשאר לך אצלי אינו אלא חוב שזקפת עלי מלוה או הנחתו אצלי פקדון א"י להשביעו בטענת ספק וגם א"י להשביעו היסת שכבר חלק או שמעולם לא נשתתפו ואפי' ע"י גלגול לפי שאין משביעין היסת ולא מגלגלין אלא טענה שאם יודה בה חייב ממון אבל דבר שאפילו הודה אינו חייב אלא שבועה אינו נשבע עליו אפי' ע"י גלגול:Si l'un d'eux a fait une réclamation à l'autre et lui a dit : « Prête-moi serment, car l'association existe encore », et le défendeur dit : « Nous avons déjà partagé » ; ou si le demandeur a dit : « Oui, nous avons partagé, mais il y avait une condition que je te ferais prêter serment à tout moment que je voudrais, et tu ne m'as pas encore prêté serment », il ne peut pas lui faire prêter serment sur une affirmation douteuse. Même si le défendeur a dit : « Nous avons partagé, et il te reste chez moi telle et telle somme, et ce qui te reste chez moi n'est qu'une créance que tu as convertie à ma charge en prêt, ou que tu as laissée chez moi en dépôt », il ne peut pas lui faire prêter serment sur une affirmation douteuse ; et il ne peut pas non plus lui faire prêter le serment hessèt qu'il a déjà partagé, ou qu'ils n'ont jamais été associés, même par guilgoul, car on ne fait prêter le serment hessèt et on n'adjoint par guilgoul qu'une affirmation telle que, s'il la reconnaissait, il serait redevable d'argent ; mais une chose pour laquelle, même s'il la reconnaissait, il ne serait redevable que d'un serment, il ne prête pas serment sur elle, même par guilgoul.
séif 9
- טענו עדיין שותפי אתה ונשאר לי אצלך כך וכך וזה אומר כבר חלקנו ולא נשאר לך אצלי כלום או לא הייתי שותפך מעולם הרי הנתבע נשבע היסת שאין לו בידו כלום ומגלגל עליו שלא גזלתני כלום מעולם ואינו מגלגל עליו שלא הי' שותפו או שכבר חלקו מהטעם שאמרנו:S'il a affirmé : « Tu es encore mon associé et il me reste chez toi telle et telle somme », et l'autre dit : « Nous avons déjà partagé et il ne te reste rien chez moi », ou « Je n'ai jamais été ton associé », le défendeur prête le serment hessèt qu'il n'a rien entre les mains appartenant à l'autre, et le demandeur lui adjoint (par guilgoul) « que tu ne m'as jamais rien volé » ; mais il ne lui adjoint pas qu'il n'était pas son associé ou qu'ils ont déjà partagé, pour la raison que nous avons dite (séif 9).
séif 10
- טען עדיין שותפין אנחנו ויש לי להשביעך בטענת ספק והלה אומר לא נשתתפנו מעולם והביא התובע עדים שהיה שותפו וחזר הנתבע אח"כ ואמר חלקנו אין שומעין לו שהרי הוחזק כפרן לשבועה זו וישבע שבועות השותפין וכן כל כיוצא בזה:S'il a affirmé : « Nous sommes encore associés, et je peux te faire prêter serment sur une affirmation douteuse », et l'autre dit : « Nous n'avons jamais été associés », et le demandeur a amené des témoins qu'il était son associé, et le défendeur s'est rétracté ensuite et a dit : « Nous avons partagé », on ne l'écoute pas, puisqu'il a été établi comme négateur (kafran) au sujet de ce serment ; et il prête le serment des associés. Et de même dans tout cas semblable.
séif 11
- שותף שטען על חבירו שכך היה התנאי ביניהם והלה אומר לא היה תנאי זה מעולם או שטען הקרן שלי היה כך וכך והלה אומר אינו אלא פחות מזה או שטען כבר נתתי לך מהשותפות והלה אומר לא לקחתי או סחורה זו שלי היא והלה אומר משל אמצע וכל כיוצא בטענת אלו אם רצה התובע שלא ישבע השותף שבועת השותפים וישביענו היסת על הטענה שכופר בה ואומר לא היו דברים מעולם הרי זה משביעו ואם רצה מגלגל עליו כל אלו הדברים בשבועת השותפים:Un associé qui a affirmé contre son prochain que telle était la condition entre eux, et l'autre dit : « Cette condition n'a jamais existé » ; ou qui a affirmé : « Mon capital était de telle et telle somme », et l'autre dit : « Ce n'était que moins que cela » ; ou qui a affirmé : « Je t'ai déjà donné ta part de l'association », et l'autre dit : « Je n'ai pas pris » ; ou « Cette marchandise est à moi », et l'autre dit : « Elle est commune », et toutes affirmations semblables : si le demandeur veut que l'associé ne prête pas le serment des associés et lui fait prêter le serment hessèt sur l'affirmation qu'il nie en disant « cela n'a jamais eu lieu », il lui fait prêter serment ; et s'il le veut, il lui adjoint toutes ces choses dans le serment des associés.
séif 12
- ראובן שהטיל לכיס ת' דינרים והטיל שמעון מאתים ונשתתפו ונשאו ונתנו ביחד והרי הממון כולו ביד ראובן וטען ראובן שנפחת (מן) הקרן ת"ק דינרים אין אומרים שישבע ראובן שבועת השותפים שפחתו כך וישלם שמעון מביתו חמשים אלא ישבע ראובן שבועת השותפים שפחתו וילך במנה שבידו בלבד ולא ישלם שמעון כלום ואם טען ראובן ששמעון יודע בודאי זה שפחתו ישביע את שמעון שבועת השותפים ויגלגל עליו שאינו יודע בודאי סכום הפחת הזה ואם לא נתעסק שמעון בשותפות זו כלל ישבע שמעון היסת שאינו יודע בודאי בזה ההפסד ויפטר ולא עוד אלא אם היה זה המנה הנשאר ביד שמעון חולקין אותו בשוה שאין השותף מהנשבעים ונוטלים כדי שישבע ויטול מה שביד חבירו אלא נשבע ונפטר או נוטל מדבר שהוא תחת ידו טען שמעון שיש ללוי עליו חוב מזה השותפות מנה אם היה בידו כדי החוב והיה יכול ליתנו ללוי נאמן ונותנים החוב ואח"כ מחשבין ואם אין בידו ליתן א"נ להוציא מיד ראובן או מהסחורה הידועה לשותפים שמא קנוניא הם עושים שמעון ולוי על נכסי ראובן אפי' היתה המלוה בשטר אין ראובן חייב ממנה כלום אבל אם טען שמעון שראובן יודע בודאי שזה החוב שעלי מחמת השותפות הוא והחוב אצלנו הוא ישבע ראובן היסת או ע"י גלגול שאינו יודע שהחוב זה אצלנו וישלם שמעון החוב משלו:Réouven a mis dans la bourse commune quatre cents dinars et Chimon a mis deux cents ; ils se sont associés et ont fait du commerce ensemble, et voici que tout l'argent est entre les mains de Réouven. Réouven a affirmé que le capital a diminué de cinq cents dinars. On ne dit pas que Réouven prête le serment des associés qu'il a diminué ainsi et que Chimon paie de sa poche cinquante (pour compléter sa part de la perte) ; mais Réouven prête le serment des associés qu'il a diminué, et il garde seulement le mané (les cent dinars) qui est entre ses mains, et Chimon ne paie rien. Et si Réouven a affirmé que Chimon sait avec certitude que le capital a diminué ainsi, il fait prêter à Chimon le serment des associés et lui adjoint (par guilgoul) qu'il ne connaît pas avec certitude le montant de cette perte. Et si Chimon ne s'est pas du tout occupé de cette association, Chimon prête le serment hessèt qu'il ne connaît pas avec certitude cette perte, et il est dispensé. Bien plus : si ce mané restant était entre les mains de Chimon, ils le partagent à parts égales, car l'associé ne fait pas partie de ceux qui prêtent serment et perçoivent de sorte à prêter serment et prendre ce qui est entre les mains de son prochain ; mais il prête serment et est dispensé, ou perçoit de ce qui est sous sa main. Si Chimon a affirmé que Lévi a contre lui une créance d'un mané provenant de cette association : s'il avait entre les mains de quoi couvrir la créance et pouvait le donner à Lévi, il est cru, et on donne la créance, et ensuite on fait les comptes. Et s'il n'a pas de quoi donner, il n'est pas cru pour extraire de l'argent de la main de Réouven ou de la marchandise connue des associés, de crainte que Chimon et Lévi ne fassent une collusion (kenouniya) contre les biens de Réouven ; même si le prêt était établi par acte, Réouven n'en est redevable de rien. Mais si Chimon a affirmé que Réouven sait avec certitude que cette créance qui pèse sur moi provient de l'association, et que la créance est sur nous (deux), Réouven prête le serment hessèt, ou le prête par guilgoul, qu'il ne sait pas que cette créance est sur nous, et Chimon paie la créance de sa poche.
séif 13
- וכן אם יצא שטר חוב על לוי בשם שמעון בק' דינרים מממון השותפות ואמר שמעון נפרעתי והחזרתי לכיס או שאמר קבעתי לו זמן לשנה או לשתים א"נ שמא קנוניא הוא עושה על נכסי ראובן וכיצד דנין בדין זה לוי כבר נפטר בהודאת שמעון ואם לא הביא שמעון ראיה ישלם מביתו ויתבע מלוי בסוף זמן שאמר: הגה ואם מפורש בשטר שהוא ממון השותפות והשטר יוצא מתחת יד ראובן אין שמעון נאמן בהודאתו רק על המחצה שלו וראובן יכול לתבוע מחצה שלו משמעון או מלוי אם אינו יכול להוציא משמעון (טור בשם הראב"ד):De même, si un acte de créance est apparu contre Lévi au nom de Chimon, de cent dinars provenant de l'argent de l'association, et que Chimon a dit : « J'ai été remboursé et je l'ai remis dans la bourse » (commune), ou a dit : « Je lui ai fixé un délai d'un an ou deux », il n'est pas cru, de crainte qu'il ne fasse une collusion contre les biens de Réouven. Et comment juge-t-on ce cas ? Lévi est déjà dispensé par la reconnaissance de Chimon ; et si Chimon n'apporte pas de preuve, il paie de sa poche, et réclamera à Lévi à la fin du délai qu'il a dit. Haga (Rema) : Et s'il est explicite dans l'acte que c'est de l'argent de l'association, et que l'acte sort de sous la main de Réouven, Chimon n'est cru dans sa reconnaissance que pour sa moitié, et Réouven peut réclamer sa moitié à Chimon, ou à Lévi s'il ne peut l'extraire de Chimon (Tour au nom du Raavad).
séif 14
- ראובן ושמעון שותפים וקנה ראובן בגדים מעכו"ם ומכרם ללוי ויצא לוי לעכו"ם במעות וכתב ראובן שטר לעכו"ם שאם לא יפרענו לוי לזמן שקבע שיפרענו הוא ואח"כ חלקו ראובן ושמעון השותפות חייב שמעון לעשות שטר לראובן שאם יברר ראובן בעדים שלא פרע לוי לעכו"ם ויצטרך ראובן לפרוע לעכו"ם שיפרע חלקו ובכל מה שיוציא על עסק זה הוצאות ושוחד ושאר דברים בכל מה שיברר ראובן בעדים שיפרע שמעון חלקו:Réouven et Chimon sont associés ; Réouven a acheté des vêtements à un non-Juif et les a vendus à Lévi, et Lévi s'est porté débiteur envers le non-Juif pour l'argent, et Réouven a écrit un acte au non-Juif que si Lévi ne le paie pas au terme qu'il a fixé, c'est lui (Réouven) qui le paiera. Ensuite Réouven et Chimon ont partagé l'association. Chimon est tenu de faire un acte à Réouven que, si Réouven établit par témoins que Lévi n'a pas payé le non-Juif et que Réouven doit payer le non-Juif, il (Chimon) paiera sa part ; et pour tout ce qu'il dépensera dans cette affaire, frais, cadeaux (cho'had) et autres choses, pour tout ce que Réouven établira par témoins, Chimon paiera sa part.
séif 15
- ראובן שותף שמעון נשא ונתן עם עכו"ם והטעה בחשבון ונתן המעות לשותפות וירא שיזכור טעותם ובקש שיעשה לו שמעון שטר עליו כשיצטרך להחזיר שיפרע לו חלקו עוד תובעו שהיו לו משכונות מאחרים ומכרם וירא שיבא לו הפסד מזה שיעשה לו שטר שיפרע לו חצי ההפסד שיבא לו מזה אינו חייב לעשות לו שטר אלא יודה שמעון בפני עדים שהמעות שסכומן כך וכך שהטעה ראובן לעכו"ם פלו' שהכניסם לשותפות ועדים יכתבו הודאת שמעון ויחתמו עליה ויתנו אותם ליד ראובן וכן במשכונות שמכר ראובן יודה שמעון בפני עדים כל הדברים כמו שהיו ויכתבו הודאה ויתנוה לראובן:Réouven, associé de Chimon, a fait du commerce avec un non-Juif et celui-ci s'est trompé dans le compte, et il a donné l'argent à l'association ; et il craint qu'ils ne se rappellent leur erreur, et il a demandé que Chimon lui fasse un acte l'engageant, lorsqu'il devra rendre, à lui payer sa part. En outre, il lui réclame ceci : il avait des gages d'autres personnes et il les a vendus, et il craint qu'une perte ne lui en résulte ; que Chimon lui fasse un acte qu'il lui paiera la moitié de la perte qui en résultera. Il (Chimon) n'est pas tenu de lui faire un acte ; mais Chimon reconnaîtra devant témoins que l'argent, dont le montant est de telle et telle somme, dont le non-Juif untel s'est trompé avec Réouven, il (Réouven) l'a fait entrer dans l'association ; et les témoins écriront la reconnaissance de Chimon, la signeront et la remettront à Réouven. Et de même pour les gages que Réouven a vendus : Chimon reconnaîtra devant témoins toutes les choses telles qu'elles se sont passées, et ils écriront une reconnaissance et la donneront à Réouven.
séif 16
- ראובן ושמעון שותפים ואמר ראובן לאחיו תשתדל עמנו בשותפות ותניח מעותך עם שלנו וקח ריוח בכדי מעותיך ושמעון ידע בדבר עתה אומר שמעון מאחר שלא הודעתני אין לי ליתן מחלקי לאחיך חלק מהריוח הדין עם ראובן ויטול אחיו חלקו בריוח כפי חלקו במעות:Réouven et Chimon sont associés, et Réouven a dit à son frère : « Joins-toi à nous dans l'association, place ton argent avec le nôtre et prends un bénéfice à proportion de ton argent », et Chimon était au courant de la chose. À présent Chimon dit : « Puisque tu ne m'as pas informé, je n'ai pas à donner de ma part à ton frère une part du bénéfice. » Le droit est du côté de Réouven, et son frère prend sa part du bénéfice selon sa part dans l'argent.
séif 17
- באו לחלוק והוציא ראובן קצת שטרות שמכר ליהודים בהקפה אם מנהג העיר למכור בהקפה צריך שמעון לקבל ואם ירצה ישביע לראובן שאלו ההקפות הם מעסק השותפות ושעשאם לצורך העסק ולטובתו ואם אין מנהג העיר למכור בהקפה לא יתן שמעון חלקו בהקפה אלא במעות ובסחורה:Ils sont venus partager, et Réouven a produit quelques actes (de créances) de marchandises qu'il a vendues à des Juifs à crédit. Si l'usage de la ville est de vendre à crédit, Chimon doit accepter (sa part en créances) ; et s'il le veut, il fait prêter serment à Réouven que ces crédits proviennent de l'affaire de l'association et qu'il les a faits pour les besoins de l'affaire et dans son intérêt. Et si l'usage de la ville n'est pas de vendre à crédit, Chimon ne prendra pas sa part en crédits, mais en argent et en marchandise.
séif 18