Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הניזקין נשבעין ונוטלין כגון הנגזל והנחבל ודין המביא כלים מבית בעה"ב והוא אומר שאולים הם. ובו טז סעיפים:
הנגזל כיצד ראוהו עדים שנכנס לתוך ביתו של חבירו למשכנו שלא ברשות ולא היה (לו) כלום תחת כנפיו וכשיוצא ראוהו שהיו כלים תחת כנפיו ואינם יודעים מה הם ובעל הבית תובע תן לי כך וכך שגזלתני בין אם יאמר כן נכנסתי למשכנך אבל לא נטלתי כלום והכלים שהוצאתי תחת כנפי שלי הם בין אם יאמר מעולם לא נכנסתי לביתך ליטול ממך כלום בין אם יאמר לא נטלתי אלא כלי זה ובע"ה אומר נטלת עוד אחרים אפי' העדים מכירים קצת הכלים ובעל הבית טוען שהטמין יותר ממה שראו העדים בכל אלו ב"ה נשבע בנקיטת חפץ ונוטל כל מה שיטעון והוא שיטענו דברים שהוא אמוד בהם או שהוא אמוד שמפקידים אצלו אותן דברים שטען ויהיו אותן דברים שטען דברים שאיפשר שינטל תחת הכנפים: הגה ויש אומרים דבעינן נמי שטוען מידי דאורחיה לאנוחי במקום שנכנס לשם (טור בשם הרמ"ה) והכי מסתברא ואם טענו דברים שאינו אמוד בהם או דברים שאינם נטלים תחת הכנפים יש מי שאומר שהנתבע נשבע היסת ונפטר ויש מי שאומר שאינו נשבע אלא מחרימים על מי שכופר ממון חבירו ואינו משלם לו:Les victimes de dommages jurent et perçoivent, par exemple celui qui a été dépouillé et celui qui a été blessé ; et la loi de celui qui emporte des objets de la maison du maître de maison, et que celui-ci dit qu'ils sont prêtés. Il contient 16 séifim.
Celui qui a été dépouillé, comment ? Des témoins ont vu quelqu'un entrer dans la maison de son prochain pour lui prendre un gage sans autorisation, et (il) n'avait rien sous les pans de son vêtement ; et lorsqu'il est sorti, ils ont vu qu'il y avait des objets sous ses pans, mais ils ne savent pas ce qu'ils sont ; et le maître de maison réclame : « Donne-moi telle et telle chose, que tu m'as dérobée. » Qu'il dise : « Oui, je suis entré pour te prendre un gage, mais je n'ai rien pris, et les objets que j'ai sortis sous mes pans sont à moi » ; ou qu'il dise : « Je ne suis jamais entré dans ta maison pour te prendre quoi que ce soit » ; ou qu'il dise : « Je n'ai pris que cet objet », et que le maître de maison dise : « Tu en as pris d'autres encore » ; même si les témoins reconnaissent une partie des objets, et que le maître de maison prétend qu'il en a caché davantage que ce qu'ont vu les témoins : dans tous ces cas, le maître de maison jure en tenant un objet et perçoit tout ce qu'il prétendra ; à condition qu'il réclame des choses dont on peut estimer qu'il les possède, ou dont on peut estimer qu'on les dépose chez lui ; et que ces choses qu'il a réclamées soient des choses qu'il est possible de prendre sous les pans du vêtement. Haga (Rema) : Et certains disent qu'il faut aussi qu'il réclame une chose qu'on a coutume de déposer à l'endroit où le voleur est entré (Tour au nom du Rama), et c'est ce qui paraît logique. Et s'il lui a réclamé des choses dont on ne peut estimer qu'il les possède, ou des choses qu'on ne prend pas sous les pans, il y a un avis selon lequel le défendeur prête le serment d'hessèt et est exempté ; et il y a un avis selon lequel il ne jure pas, mais on prononce un 'hérem contre quiconque nie l'argent de son prochain et ne le lui paie pas.séif 1
- ראוהו עדים שנכנס למשכן את חבירו ולא ראוהו בעת שיצא או שיצא ולא נראה תחת כנפיו כלום ובעל הבית טוען ואומר כך וכך אפי' אמר מעולם לא נכנסתי שהרי מכחיש את העדים הרי זה פטור שאם אמר נכנסתי ולא נטלתי נשבע היסת שלא נטל כלום והולך שאפשר שנכנס לגזול ולא גזל (וי"א כיון שהעדים מכחישין אותו שאינו נאמן בשבועה דהוי מיגו במקום עדים שאינו נאמן אלא ב"ה נשבע ונוטל) (טור):Si des témoins l'ont vu entrer pour prendre un gage de son prochain, mais ne l'ont pas vu au moment où il est sorti ; ou qu'il est sorti et qu'on n'a rien vu sous ses pans ; et que le maître de maison prétend et dit : « Il m'a pris telle et telle chose » : même s'il a dit : « Je ne suis jamais entré », alors qu'il contredit les témoins, il est exempt ; car s'il avait dit : « Je suis entré et je n'ai rien pris », il aurait prêté le serment d'hessèt qu'il n'a rien pris, et il s'en serait allé, car il est possible qu'il soit entré pour dérober et qu'il n'ait pas dérobé. Haga (Rema) : (Et certains disent que, puisque les témoins le contredisent, il n'est pas cru par serment, car c'est un migo face à des témoins, qui ne rend pas crédible ; mais le maître de maison jure et perçoit) (Tour).
séif 2
- היה עד אחד מעידו שנכנס למשכנו ונטל כלים תחת כנפיו ואינו יודע מה הם והוא אומר לא גזלתי כלום או שאמר בחובי נטלתי הואיל ואין העד יודע מהו תחת כנפיו ה"ז נשבע שלא גזל (וע"ל סי' ע"ה סעיף י"ג וסי' שס"ד ס"ג):Si un seul témoin atteste à son sujet qu'il est entré pour lui prendre un gage et qu'il a pris des objets sous ses pans, mais il ne sait pas ce qu'ils sont, et que celui-ci dit : « Je n'ai rien dérobé », ou qu'il a dit : « Je l'ai pris pour ma créance » : puisque le témoin ne sait pas ce qu'il y a sous ses pans, celui-ci jure qu'il n'a pas dérobé (Haga (Rema) : voir plus haut, siman 75, séif 13, et siman 364, séif 3).
séif 3
- כשם שבעל הבית נאמן לישבע וליטול כך שומר של בעל הבית אפי' אשתו של שומר נשבעת שזה נטל כך וכך ומשלם הגזלן לבעל הבית אבל שכירו ולקיטו (פירש"י ששכרו לדור אצלו או ללקוט תבואתו) של ב"ה שלא מסר להם שמירת הבית אינם בכלל זה:De même que le maître de maison est cru pour jurer et percevoir, de même le gardien du maître de maison ; même la femme du gardien jure que celui-ci a pris telle et telle chose, et le voleur paie au maître de maison. Mais son salarié et son cueilleur (Haga (Rema) : Rachi explique : qu'il a engagé pour habiter chez lui, ou pour cueillir sa récolte) du maître de maison, à qui il n'a pas confié la garde de la maison, ne sont pas inclus dans cette règle.
séif 4
- כשנכנס זה למשכנו שלא ברשות וראוהו עדים יוצא בכלים תחת כנפיו אם לא היה שם בע"ה שיוכל לישבע כמה גזלו והעדים אינם יודעים כמה הוציא אין משביעין את הגזלן מפני שהוא חשוד על השבועה אלא מחרימים חרם סתם על כל מי שנטל כלים מביתו ואינו מודה בב"ד ואפי' אם הודה הגזלן שגזל מקצת מחזיר מה שהודה בלבד שהרי אין בעה"ב טוענו טענת ודאי:Lorsque celui-ci est entré pour lui prendre un gage sans autorisation, et que des témoins l'ont vu sortir avec des objets sous ses pans : si le maître de maison n'était pas là pour pouvoir jurer combien le voleur lui a dérobé, et que les témoins ne savent pas combien il a sorti, on ne fait pas jurer le voleur, parce qu'il est suspect de faux serment ; mais on prononce un 'hérem général contre quiconque a pris des objets de sa maison et ne l'avoue pas au tribunal. Et même si le voleur a avoué qu'il a dérobé une partie, il ne restitue que ce qu'il a avoué, car le maître de maison ne lui réclame pas par une réclamation certaine.
séif 5
- העידו עדים שהיו לבעה"ב זה כך וכך כלים וראו אחד שנכנס לביתו ויצא ולא נכנס שם אדם אחר וקודם שיכנס שם אדם אחר מנו אותם כלים ונמצאו חסרים ולא היה שם מקום שיפלו בו אותם כלים יש מי שאומר שיטול בע"ה בלא שבועה אותם כלים שחסרו מאותו אדם שהעידו עליו שנכנס שם:Si des témoins ont attesté que ce maître de maison avait tels et tels objets, et qu'ils ont vu quelqu'un entrer dans sa maison et en sortir, et que personne d'autre n'y est entré ; et qu'avant que quelqu'un d'autre y entre, on a compté ces objets et qu'on les a trouvés manquants ; et qu'il n'y avait là aucun endroit où ces objets auraient pu tomber : il y a un avis selon lequel le maître de maison prendra sans serment les objets manquants à cet homme dont on a attesté qu'il y était entré.
séif 6
- מדליק אש בשל חבירו האמינו לניזק לישבע וליטול כל מה שהוא אמוד שיהיה לו משלו או שיפקידו בידו על הדרך שיתבאר בסי' תי"ח:Celui qui allume un feu dans le bien de son prochain : on a cru la victime pour jurer et percevoir tout ce dont on peut estimer qu'elle le possède en propre, ou qu'on le dépose chez elle, de la manière qui sera expliquée au siman 418.
séif 7
- מי שיש עליו עדים שמסר ממון ולא ידעו כמה הפסידו והנמסר אומר כך הפסידני והמוסר כופר במה שטענו יתבאר בסימן שפ"ח:Celui contre qui il y a des témoins qu'il a livré l'argent de son prochain aux autorités (massar), mais ils ne savent pas combien il lui a fait perdre, et la victime dit : « Il m'a fait perdre tant », et le délateur nie ce qu'il lui réclame : cela sera expliqué au siman 388.
séif 8
- המזיק ממון חבירו ואינו יודע כמה היזק הניזק נשבע כתקנת חכמים ונוטל והוא שיטעון דברים שהוא אמוד בהם כמו שיתבאר בסי' שפ"ח:Celui qui endommage l'argent de son prochain et ne sait pas combien il a endommagé : la victime jure selon l'institution des Sages et perçoit, à condition qu'elle réclame des choses dont on peut estimer qu'elle les possède, comme il sera expliqué au siman 388.
séif 9
- הפקיד אצל חבירו שק צרור ופשע בו המפקיד אומר חלי זהב ומרגליות היו בו והשומר אומר איני יודע שמא סיגים או חול היה בו ישבע בעל הפקדון ויטול והוא שיטעון דבר שהוא אמוד או אמוד להפקידו אצלו ואם אמר השומר ברי לי שהיה מלא סיגים או חול ישבע ויפטר ואם אמר השומר יודע אני שהיה בו זהב ואיני יודע כמה נוטל המפקיד בלא שבועה וי"א שנשבע שאינו יודע ויפטר ויתבאר עוד בסימן רצ"ח סעיף א':Si quelqu'un a déposé chez son prochain un sac ficelé, et que le gardien a été négligent à son égard : le déposant dit : « Il contenait des bijoux d'or et des perles », et le gardien dit : « Je ne sais pas ; peut-être contenait-il des scories ou du sable » : le propriétaire du dépôt jurera et percevra, à condition qu'il réclame une chose dont on peut estimer qu'il la possède, ou dont on peut estimer qu'il la déposerait chez lui. Et si le gardien a dit : « Je suis certain qu'il était plein de scories ou de sable », il jurera et sera exempté. Et si le gardien a dit : « Je sais qu'il contenait de l'or, mais je ne sais pas combien », le déposant perçoit sans serment ; et certains disent qu'il (le gardien) jure qu'il ne sait pas et sera exempté. Et cela sera encore expliqué au siman 298, séif 1.
séif 10
- מי שנכנס לביתו של בעל הבית בפני בעה"ב ויצא וכלים טמונים תחת כנפיו והעדים רואין אותו ולאחר זמן תבעו בעה"ב וא"ל תן לי כלים שהשאלתיך והרי העדים והוא אומר לקוחים הם בידי אינו נאמן ונשבע בעה"ב היסת על טענתו שלא מכרן ולא נתנן ויחזירו ב"ד הכלים לבעל הבית בד"א בבעל הבית שאינו עשוי למכור כליו וזה שהוציא הכלים תחת כנפיו אין דרכו להצניע ואותן הכלים אין דרך בני אדם להצניעם לפיכך חייב להחזיר לפי שלא הצניעם אלא לכפור בהם אבל בעה"ב העשוי למכור כליו אע"פ שאין זה צנוע ואין דרך אותם הכלים להטמינם תחת הכנפים הרי זה נשבע היסת שהם לקוחים בידו וכן אם יצא בהם מגולים לפני עדים אע"פ שאין בעה"ב עשוי למכור את כליו ה"ז נאמן לומר לקוחים הם בידי שמא נצטרכו לו מעות ומכר ובלבד שלא יהיו מדברים העשויים להשאיל ולהשכיר לעולם אבל דברים העשויים להשאיל ולהשכיר לעולם הם בחזקת בעליהם ואע"פ שהוציאם מגולים אע"פ שבע"ה עשוי למכור כליו הואיל ויש לו עדים שזה הכלי עשוי להשאיל ולהשכיר ידוע הוא לו מוציאים אותו מיד זה עכ"פ עד שיביא ראיה שמכרו לו או נתנו לו וי"א שאפי' בעה"ב טוען גנובים הם דינו כטוען שאולים הם וי"א שלא אמרו אלא בטוען שאולים הם אבל אם טוען גנובים הם אין בעל הבית נאמן וכן עיקר ואם הוחזק זה ונתפרסם לגנב אפי' בעה"ב טוען גנובים הם דינו כטוען שאולים הם:Celui qui est entré dans la maison du maître de maison en présence du maître de maison et en est sorti avec des objets cachés sous ses pans, et les témoins le voient ; et après un certain temps, le maître de maison lui a réclamé et lui a dit : « Donne-moi les objets que je t'ai prêtés, et voici les témoins », et celui-ci dit : « Ils sont à moi par achat » : il n'est pas cru, et le maître de maison prête le serment d'hessèt sur sa prétention, qu'il ne les a pas vendus et ne les a pas donnés ; et le tribunal restituera les objets au maître de maison. En quel cas cela est-il dit ? Pour un maître de maison qui n'a pas coutume de vendre ses objets, que celui qui a sorti les objets sous ses pans n'a pas l'habitude de les dissimuler, et que ces objets-là, les gens n'ont pas l'habitude de les dissimuler. C'est pourquoi il est astreint à restituer, car il ne les a dissimulés que pour les nier. Mais pour un maître de maison qui a coutume de vendre ses objets, bien que celui-ci ne soit pas homme à dissimuler, et que ces objets-là n'aient pas l'habitude d'être cachés sous les pans, celui-ci prête le serment d'hessèt qu'ils sont à lui par achat. De même, s'il est sorti avec eux à découvert devant des témoins, bien que le maître de maison n'ait pas coutume de vendre ses objets, il est cru pour dire : « Ils sont à moi par achat », car peut-être le maître de maison a-t-il eu besoin d'argent et a-t-il vendu. Et cela, à condition qu'il ne s'agisse pas de choses faites pour être toujours prêtées et louées ; mais les choses faites pour être toujours prêtées et louées sont présumées appartenir à leurs propriétaires ; et bien qu'il les ait sorties à découvert, et bien que le maître de maison ait coutume de vendre ses objets, puisqu'il a des témoins que cet objet est fait pour être prêté et loué et qu'il lui est connu comme sien, on le retire de la main de celui-ci en tout cas, jusqu'à ce qu'il apporte la preuve qu'on le lui a vendu ou qu'on le lui a donné. Et certains disent que, même si le maître de maison prétend : « Ils sont volés », sa loi est comme celle de celui qui prétend : « Ils sont prêtés » ; et certains disent qu'on ne l'a dit que pour celui qui prétend : « Ils sont prêtés », mais s'il prétend : « Ils sont volés », le maître de maison n'est pas cru ; et c'est l'essentiel. Et si celui-ci a été établi et reconnu publiquement comme voleur, même si le maître de maison prétend : « Ils sont volés », sa loi est comme celle de celui qui prétend : « Ils sont prêtés ».
séif 11
- הא דבדברים העשויים להשאיל ולהשכיר בעה"ב נאמן דוקא כשיש לו עדים שהכלים הללו היו שלו וראו אותם עתה בידו אבל אם לא ראו אותם עתה בידו נאמן היוצא במיגו דהחזרתים לך:Le fait que, pour les choses faites pour être prêtées et louées, le maître de maison soit cru, ne vaut que lorsqu'il a des témoins que ces objets étaient à lui et qu'ils les ont vus maintenant dans la main de l'autre ; mais s'ils ne les ont pas vus maintenant dans sa main, celui qui les a sortis est cru en vertu du migo qu'il aurait pu dire : « Je te les ai rendus. »
séif 12
- הא דאמרי' בדברים שאינם עשויים להשאיל ולהשכיר שהיוצא נאמן דוקא בשלא ידעו עדים שבאו לידו בתורת שאלה או שכירות אבל אם ידעו עדים שבאו לידו בתורת שאלה או שכירות אינו נאמן (וע"ל סי' ע"ב ס' י"ח):Ce que nous disons, que pour les choses qui ne sont pas faites pour être prêtées et louées, celui qui les a sorties est cru, ne vaut que lorsque des témoins ne savent pas qu'elles sont parvenues dans sa main à titre de prêt ou de location ; mais si des témoins savent qu'elles sont parvenues dans sa main à titre de prêt ou de location, il n'est pas cru (Haga (Rema) : voir plus haut, siman 72, séif 18).
séif 13
- כל זה לא מיירי אלא כשהיה בעל הבית שם בשעה שנכנס זה והוציא הכלים אבל אם ראו העדים שנכנס לרשות חבירו ונטלם שלא בפניו בכל גוונא אינו נאמן לומר לקוחים הם בידי לפיכך מחזיר הכלים לבעל הבית ואין כאן שבועה שהרי העדים ראו מה גזל ואחר שיחזיר חוזר ותובע את בע"ה בכל מה שיטעון והדין ביניהם:Tout cela ne traite que du cas où le maître de maison était là au moment où celui-ci est entré et a sorti les objets. Mais si les témoins ont vu qu'il est entré dans le domaine de son prochain et les a pris hors de sa présence, dans tous les cas il n'est pas cru pour dire : « Ils sont à moi par achat ». C'est pourquoi il restitue les objets au maître de maison, et il n'y a pas ici de serment, car les témoins ont vu ce qu'il a dérobé ; et après qu'il aura restitué, il peut à son tour réclamer au maître de maison tout ce qu'il prétendra, et la loi tranchera entre eux.
séif 14
- וכן אם חטף חפץ מחבירו ואומר בחובי נטלתי אינו נאמן אלא אם יש עדים שחטפו מידו או מביתו צריך להחזיר ואם אין שם אלא ע"א והוא כופר ישבע להכחיש העד ואם אינו כופר אלא שאומר שמשכנו בחובו צריך להחזירו והוא הדין לע"א מעידו שנכנס לרשות חבירו ונטל חפץ שלא בפניו (וע"ל סי' ע"ה סעיף י"ג):De même, s'il a arraché un objet à son prochain et dit : « Je l'ai pris pour ma créance », il n'est pas cru ; mais s'il y a des témoins qu'il l'a arraché de sa main ou de sa maison, il doit le restituer. Et s'il n'y a là qu'un seul témoin, et qu'il nie, il jurera pour contredire le témoin ; et s'il ne nie pas, mais dit qu'il l'a pris en gage pour sa créance, il doit le restituer. Et il en est de même lorsqu'un seul témoin atteste à son sujet qu'il est entré dans le domaine de son prochain et a pris un objet hors de sa présence (Haga (Rema) : voir plus haut, siman 75, séif 13).
séif 15
- הנחבל כיצד ראוהו עדים שנכנס תחת ידו של חבירו שלם ויצא חבול ולא ראוהו בשעה שחבל בו וזה אומר חבל בי וזה אומר לא חבלתי בו ה"ז נשבע ונוטל ואם יש הוכחה שזה חבל בו כגון שהיתה החבלה במקום שאי אפשר לו לחבול בעצמו כגון שהיתה בין כתיפיו וכיוצא בזה ולא היה אחר עמהם ה"ז נוטל בלא שבועה ואפי' יש אחר עמהם אי ברור לעדים שאותו אחר לא חבל בו כאילו אין עמהם אחר דמי ונוטל בלא שבועה:Celui qui a été blessé, comment ? Des témoins l'ont vu entrer intact sous la main de son prochain et en sortir blessé, mais ils ne l'ont pas vu au moment où l'autre l'a blessé ; celui-ci dit : « Il m'a blessé », et celui-là dit : « Je ne l'ai pas blessé » : celui-ci jure et perçoit. Et s'il y a une preuve que celui-là l'a blessé, par exemple si la blessure était à un endroit où il est impossible de se blesser soi-même, comme entre les épaules ou un endroit semblable, et qu'il n'y avait personne d'autre avec eux, celui-ci perçoit sans serment. Et même s'il y a quelqu'un d'autre avec eux, s'il est clair pour les témoins que cet autre ne l'a pas blessé, c'est comme s'il n'y avait personne d'autre avec eux, et il perçoit sans serment.
séif 16