Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיני כפירה והודאה ושתהא ממין הטענה. ובו לג סעיפים:
אין מודה במקצת הטענה חייב לישבע עד שיודה לפחות בפרוטה ותהיה הכפירה לפחות שתי מעין כסף לפיכך אינו חייב עד שיתבענו שתי מעין ופרוטה והוא מודה בפרוטה וכופר בשתי מעין אבל תבעו שתי מעין ופרוטה והודה לו בשתי פרוטות כיון שאין בכפירה שתי מעין או אם הודה בחצי פרוטה פטור כיון שאין בהודא' פרוטה שיעור הפרוטה משקל חצי שעורה של כסף נקי ושיעור שתי מעין משקל ל"ב שעורים כסף נקי:Lois de la négation et de l'aveu, et de la règle selon laquelle l'aveu doit être de l'espèce de la réclamation. Il contient 33 séifim.
Celui qui avoue une partie de la réclamation n'est astreint à jurer que s'il avoue au moins une prouta, et que la négation soit d'au moins deux ma'ot d'argent. C'est pourquoi il n'est astreint que si le demandeur lui réclame deux ma'ot et une prouta, et qu'il avoue une prouta et nie deux ma'ot. Mais s'il lui a réclamé deux ma'ot et une prouta, et qu'il lui a avoué deux proutot, puisque la négation ne comporte pas deux ma'ot ; ou s'il a avoué une demi-prouta, il est exempt, puisque l'aveu ne comporte pas une prouta. La mesure de la prouta est le poids d'un demi-grain d'orge d'argent pur, et la mesure de deux ma'ot est le poids de trente-deux grains d'orge d'argent pur.séif 1
- וכן אם לא תבעו כסף אלא מיני סחורות והודה לו מקצת שמין הכפירה וההודאה אם יש בכפירה שוה שתי מעין ובהודאה פרוטה אחת חייב:De même, s'il ne lui a pas réclamé de l'argent, mais des sortes de marchandises, et qu'il lui en a avoué une partie, on estime la négation et l'aveu : si la négation vaut deux ma'ot et l'aveu une prouta, il est astreint au serment.
séif 2
- בד"א כשתבעו פירות או מיני סחורות אבל תבעו שני כלים והודה לו באחד מהם א"צ שיעור אלא אפי' היו עשרה מחטין בפרוטה תבעו שנים והודה לו באחד מהם חייב טענו כסף וכלים הודה בכלים וכפר בכסף אם יש בכפירה שתי מעין חייב ואם לאו פטור הודה בכסף וכפר בכלים אם הודה בפרוטה חייב:En quel cas cela est-il dit ? Lorsqu'il lui a réclamé des fruits ou des sortes de marchandises. Mais s'il lui a réclamé deux ustensiles et qu'il lui en a avoué un, il ne faut pas de mesure minimale ; même s'il s'agit d'aiguilles dont dix valent une prouta, s'il lui en a réclamé deux et lui en a avoué une, il est astreint. S'il lui a réclamé de l'argent et des ustensiles, et qu'il a avoué les ustensiles et nié l'argent : si la négation comporte deux ma'ot, il est astreint, sinon il est exempt. S'il a avoué l'argent et nié les ustensiles : s'il a avoué une prouta, il est astreint.
séif 3
- הא דבעינן כפירה שתי מעין דוקא במודה מקצת אבל כופר בכל ועד א' מכחישו אפי' לא כפר אלא בפרוטה חייב:Le fait que nous exigions une négation de deux ma'ot ne vaut que pour celui qui avoue une partie ; mais celui qui nie tout et qu'un seul témoin contredit, même s'il n'a nié qu'une prouta, est astreint au serment.
séif 4
- שבועת השומרים נמי אינה צריכה שתי כסף אלא אפי' הפקיד אצלו פרוטה או שוה פרוטה וטען שאבדה נשבע וכל פחות משוה פרוטה אינו ממון ואין ב"ד נזקקין לו (וי"א דבשבועת שומרים נמי בעינן שתי כסף) (טור בשם הרא"ש והמגיד פ"ג דטוען ור"ן פ' הדיינים) וכן נ"ל עיקר:Le serment des gardiens non plus ne requiert pas deux ma'ot d'argent ; mais même si le déposant lui a confié une prouta ou la valeur d'une prouta, et qu'il a prétendu qu'elle a été perdue, il jure. Et tout ce qui vaut moins d'une prouta n'est pas de l'argent, et le tribunal ne s'en occupe pas. Haga (Rema) : (Et certains disent que, pour le serment des gardiens aussi, il faut deux ma'ot d'argent) (Tour au nom du Roch ; le Maguid, chapitre 3 des lois du Plaideur ; et le Ran, chapitre HaDayanim). Et c'est ce qui me semble l'essentiel.
séif 5
- שבועת היסת נמי משביעין אותו אפי' על שוה פרוטה:Le serment d'hessèt aussi, on le fait prêter même pour la valeur d'une prouta.
séif 6
- אין מודה מקצת חייב עד שיודה ממין הטענה כיצד תבעו כור חטים או כור תבואה והודה לו בלתך (פי' חצי כור שהוא ט"ו סאים) קטנית פטור אבל אם תבעו בכור פירות והודה לו בלתך קטנית חייב שהקטנית בכלל פירות:Celui qui avoue une partie n'est astreint au serment que s'il avoue une chose de l'espèce de la réclamation. Comment ? S'il lui a réclamé un kor de blé ou un kor de céréales, et qu'il lui a avoué un létekh (explication : un demi-kor, soit quinze séa) de légumineuses, il est exempt. Mais s'il lui a réclamé un kor de fruits et qu'il lui a avoué un létekh de légumineuses, il est astreint, car les légumineuses sont incluses dans le terme « fruits ».
séif 7
- לא תבעו בדבר מסוים אלא א"ל שוה מנה יש לי בידך מכל מה שיודה לו חשיב שפיר ממין הטענה שכל דבר הוא בכלל שוה אבל אם תבעו מנה מדבר מסויים והודה לו בשוה (חצי) מנה לא חשיב ממין הטענה:S'il ne lui a pas réclamé une chose déterminée, mais lui a dit : « J'ai chez toi la valeur d'un mané », tout ce qu'il lui avouera est bien considéré comme de l'espèce de la réclamation, car toute chose est incluse dans l'expression « valeur ». Mais s'il lui a réclamé un mané d'une chose déterminée et qu'il lui a avoué la valeur d'un (demi-)mané en autre chose, ce n'est pas considéré comme de l'espèce de la réclamation.
séif 8
- תבעו דינר כסף או דינר זהב כאלו תבעו שוה דינר כסף או שוה דינר זהב ובכל מה שיודה לו חשיב ממין הטענה ודוקא כשתבעו מטבע היוצא בהוצאה דהא אמרי' בסתמא שוה דינר קאמר לפי שאדם עשוי לשום כל דבר במטבע אבל תבעו ליטרא זהב או מטבע שנפסל ואינו יוצא בהוצאה לא חשיב כאלו תבעו שוה וכן אם תבעו דינר זהב זהוב כלומר טבועה יש לי בידך לא חשיב שוה דינר אע"פ שיוצא בהוצאה אלא דינר דוקא קאמר ואפילו הודה במטבע של חצי דינר לא חשיב ממין הטענה.S'il lui a réclamé un dinar d'argent ou un dinar d'or, c'est comme s'il lui avait réclamé la valeur d'un dinar d'argent ou la valeur d'un dinar d'or, et tout ce qu'il lui avouera est considéré comme de l'espèce de la réclamation. Et cela seulement lorsqu'il lui a réclamé une monnaie qui a cours, car nous disons que, sans précision, il parle de la valeur d'un dinar, parce qu'on a coutume d'estimer toute chose en monnaie. Mais s'il lui a réclamé une livre d'or, ou une monnaie qui a été invalidée et n'a plus cours, ce n'est pas considéré comme s'il lui avait réclamé la valeur. De même, s'il lui a réclamé en disant : « J'ai chez toi un dinar d'or, un zahouv », c'est-à-dire une pièce frappée, ce n'est pas considéré comme la valeur d'un dinar, bien qu'il ait cours ; mais il parle précisément d'un dinar, et même s'il a avoué une pièce d'un demi-dinar, ce n'est pas considéré comme de l'espèce de la réclamation.
séif 9
- הא דאמרי' שאם תבעו דינר כסף או דינר זהב כאילו תבעו שוה דינר כסף או שוה דינר זהב יש אומרים דהני מילי במלוה אבל בפקדון דוקא קאמר דינר זהב ולא שוה דינר ויש מי שחולק ואומר שדין הפקדון שוה לדין המלוה:Ce que nous disons, que s'il lui a réclamé un dinar d'argent ou un dinar d'or, c'est comme s'il lui avait réclamé la valeur d'un dinar d'argent ou la valeur d'un dinar d'or, certains disent que cela ne vaut que pour un prêt ; mais pour un dépôt, il parle précisément d'un dinar d'or, et non de la valeur d'un dinar. Et il y a un avis contraire, qui dit que la loi du dépôt est égale à la loi du prêt.
séif 10
- תבעו מאה דינרים ממטבע פלונית והשיב אין לך בידי אלא חמשים ממטבע אחר לא חשיב ממין הטענה אא"כ יאמר לו נתתי לך דינר זהב להחליפו במטבעות (או מכרתי לך סחורה בעד מעות) (ב"י בשם התרומות שער ז') והוא אומר נתתים לך חוץ ממטבע אחת אבל בענין אחר לא מחייב אפי' תבעו דינר זהב (זהוב) והודה לו במטבע של חצי דינר (זהוב):S'il lui a réclamé cent dinars d'une certaine monnaie, et qu'il a répondu : « Tu n'as chez moi que cinquante d'une autre monnaie », ce n'est pas considéré comme de l'espèce de la réclamation, à moins qu'il ne lui dise : « Je t'ai donné un dinar d'or pour l'échanger contre des pièces » (Haga (Rema) : ou « Je t'ai vendu une marchandise contre de l'argent » (Beit Yossef au nom des Troumot, porte 7)), et que l'autre dise : « Je te les ai données, sauf une pièce. » Mais dans un autre cas, il n'est pas astreint, même s'il lui a réclamé un dinar d'or (zahouv) et qu'il lui a avoué une pièce d'un demi-dinar (zahouv).
séif 11
- תבעו ב' דברים כגון חטים ושעורים והודה לו באחד מהם חייב ליתן לו מה שהודה לו ונשבע על השאר אבל תבעו חטים והודה לו בשעורים פטור אף מדמי שעורים ויש מי שאומר שהטעם משום דחשיב כאלו הודה התובע שאינו חייב לו שעורים ולפיכך אפי' יש עדים על השעורים פטור דהודאת בעל דין כמאה עדים דמי: הגה (מהר"מ) ואפי' יודע הנתבע שחייב לו השעורים פטור לשלם לו דהוי כאלו מחל לו התובע וכמו שנתבאר לעיל סי' ע"ה סעיף י"א כן נ"ל דלא כיש מי שחולק ויש מי שאומר דדוקא כשא"ל חטים הלויתיך ביום פלו' ובשעה פלוני' והלה אומר שעורים היו דאם איתא שהלוהו שניהם הי' טוען על שניהם כיון דבבת אחת הלוהו אלא ודאי הודה שלא הלוה לו שעורים (אבל בלאו הכי ודאי חייב דאין אדם מוחל על שאר תביעות אם לא תבע אלא אחת) (טור) ואם תפס התובע דמי השעורים אין מוציאין מידו: הגה וי"א דוקא אם תפס קודם שתבעו בדין אבל אם תפס לאחר שעמדו בדין מפקינן מיניה (טור) וכן נ"ל עיקר:S'il lui a réclamé deux choses, par exemple du blé et de l'orge, et qu'il lui a avoué l'une d'elles, il doit lui donner ce qu'il lui a avoué et jure sur le reste. Mais s'il lui a réclamé du blé et qu'il lui a avoué de l'orge, il est exempt, même du prix de l'orge. Et il y a un avis selon lequel la raison est qu'on considère comme si le demandeur avait avoué que le défendeur ne lui doit pas d'orge ; c'est pourquoi, même s'il y a des témoins sur l'orge, il est exempt, car l'aveu d'un plaideur vaut cent témoins. Haga (Rema) : (Maharam.) Et même si le défendeur sait qu'il lui doit l'orge, il est exempt de la lui payer, car c'est comme si le demandeur y avait renoncé, comme il a été expliqué plus haut, siman 75, séif 11 ; c'est ce qui me semble, contrairement à l'avis contraire. Et il y a un avis selon lequel cela ne vaut que lorsqu'il lui a dit : « Je t'ai prêté du blé tel jour et à telle heure », et que l'autre dit : « C'était de l'orge » ; car s'il était vrai qu'il lui avait prêté les deux, il aurait réclamé les deux, puisqu'il les lui aurait prêtés en une fois ; il a donc certainement avoué qu'il ne lui a pas prêté d'orge. Haga (Rema) : (Mais sans cela, il est certainement astreint à payer l'orge, car on ne renonce pas aux autres réclamations si l'on n'en a réclamé qu'une) (Tour). Et si le demandeur a saisi le prix de l'orge, on ne le lui retire pas. Haga (Rema) : Et certains disent que cela ne vaut que s'il l'a saisi avant de l'avoir assigné en justice ; mais s'il l'a saisi après qu'ils ont comparu en justice, on le lui retire (Tour). Et c'est ce qui me semble l'essentiel.
séif 12
- הטוען לחבירו מנה הלויתיך והלה אומר אין לך בידי אלא נ' זוז שנתת אותם דמים בחפץ פלו' והרי הוא קיים או שהלויתני עליו ע"מ שלא להשתלם אלא מגופו וה"ה איפכא היכא דטעין ליה דאית ליה גביה חפץ פלו' דשוייה אפותיקי ניהליה במנה והלה מודה בנ' זוז דאוזפיה בהלואה גרידתא יש מי שאומר דמה שטענו לא הודה לו דפטור בין מתשלומין בין משבועה דאורייתא אלא משתבע היסת ונפטר:Celui qui prétend contre son prochain : « Je t'ai prêté un mané », et l'autre dit : « Tu n'as chez moi que cinquante zouz, que tu as donnés comme prix de tel objet, et il existe encore » ; ou : « Tu me les as prêtés sur cet objet, à condition de n'être remboursé que sur l'objet lui-même » ; et il en est de même dans le cas inverse, lorsqu'il prétend qu'il a chez lui tel objet que le défendeur lui a affecté en hypothèque (apotiki) pour un mané, et que l'autre avoue cinquante zouz qu'il lui a prêtés en simple prêt : il y a un avis selon lequel il ne lui a pas avoué ce qu'il lui a réclamé, de sorte qu'il est exempt, tant du paiement que du serment de la Torah ; mais il prête le serment d'hessèt et est exempté.
séif 13
- תבעו כור חטים וקודם שישלים דבריו לומר וגם כור שעורים מיהר הנתבע ואמר אין לך בידי אלא כור שעורים ואמר התובע גם שעורים היה רצוני לשאול ממך אם כמערים שמיהר להשיב קודם שיגמור זה טענתו חייב דחשבי' ליה כאילו תבעו כבר שניהם ואם עשה כן לפי תומו פטור משבועת התורה (ומהתשלומין) אפי' אם מיד תוך כדי דבור אחר הודאתו אמר גם אני היה רצוני לבקש ממך השעורים אבל אם לאחר שהודה לו בשעורים אמר התובע ודאי כדברך כך הוא שיש לי בידך שעורים אבל איני שואלם עתה חייב לשלם לו דמי שעורים.S'il lui a réclamé un kor de blé, et qu'avant qu'il ait achevé ses paroles pour dire : « et aussi un kor d'orge », le défendeur s'est empressé de dire : « Tu n'as chez moi qu'un kor d'orge », et que le demandeur a dit : « L'orge aussi, je voulais te la réclamer » : s'il apparaît comme rusant, en se hâtant de répondre avant que celui-ci ait achevé sa réclamation, il est astreint au serment, car on le considère comme si le demandeur lui avait déjà réclamé les deux. Et s'il a agi ainsi en toute simplicité, il est exempt du serment de la Torah (Haga (Rema) : et du paiement), même si le demandeur, aussitôt, dans le délai d'une parole (tokh kedé dibour) après son aveu, a dit : « Moi aussi, je voulais te réclamer l'orge. » Mais si, après qu'il lui a avoué l'orge, le demandeur a dit : « Certainement, c'est comme tu le dis, j'ai chez toi de l'orge, mais je ne la réclame pas maintenant », il est astreint à lui payer le prix de l'orge.
séif 14
- קדם הנתבע ואמר שעורים יש לך בידי ואח"כ תבע התובע חטים וכפר הואיל והודה בשעורים קודם שיתבע החטים אין כאן הודאה מקצת הטענה ומשלם השעורים ונשבע היסת על החטים:Si le défendeur a pris les devants et a dit : « Tu as chez moi de l'orge », et qu'ensuite le demandeur a réclamé du blé, et qu'il a nié : puisqu'il a avoué l'orge avant que le demandeur ait réclamé le blé, il n'y a pas ici d'aveu d'une partie de la réclamation ; il paie l'orge et prête le serment d'hessèt sur le blé.
séif 15
- וכן אם תבעו חטים והודה בהם ואחר כך תבעו שעורים וכפר כיון שהודה בתביעת החטים קודם שתבעו שעורים אינה מקצת הטענה ומשלם החטים ונשבע היסת על השעורים: הגה ויש אומרים דבהנך נמי רואין אם הנתבע מיהר להודות קודם שיספיק התובע לתבעו חייב (טור):De même, s'il lui a réclamé du blé et qu'il l'a avoué, et qu'ensuite il lui a réclamé de l'orge et qu'il a nié : puisqu'il a avoué la réclamation du blé avant qu'il lui ait réclamé l'orge, ce n'est pas une partie de la réclamation ; il paie le blé et prête le serment d'hessèt sur l'orge. Haga (Rema) : Et certains disent que dans ces cas aussi, on examine : si le défendeur s'est empressé d'avouer avant que le demandeur ait eu le temps de lui réclamer le tout, il est astreint au serment (Tour).
séif 16
- תבעו חטים והשיב שאינו יודע אם חטים חייב לו או שעורים נשבע היסת שאינו יודע ומשלם לו שעורים: הגה וי"א דאפי' בכה"ג פטור מן השעורים אלא בבא לצאת ידי שמים (טור בשם עיטור וב"י בשם הראב"ד ונ"י ס"פ הכונס והתרומות) וכן נ"ל עיקר:S'il lui a réclamé du blé et qu'il a répondu qu'il ne sait pas s'il lui doit du blé ou de l'orge, il prête le serment d'hessèt qu'il ne sait pas, et il lui paie de l'orge. Haga (Rema) : Et certains disent que, même dans un tel cas, il est exempt de l'orge, sauf s'il vient s'acquitter envers le Ciel (Tour au nom du Ittour ; le Beit Yossef au nom du Raavad ; Nimoukei Yossef, fin du chapitre HaKoness ; et les Troumot). Et c'est ce qui me semble l'essentiel.
séif 17
- מלא עשר כדים שמן יש לי בידך אין לך בידי אלא עשר כדים בלא שמן פטור שהרי טענו (בשמן) והודה לו בחרסים עשר כדים שמן יש לי בידך (או שאמר לו י' כדים מלאים שמן יש לי בידך) (טור) אין לך בידי אלא עשר כדים ריקנים (או שהודה לו בשמן לחוד) (טור) חייב שבועת התורה שהרי טענו הכדים והשמן: הגה אבל אם אמר לו י' כדי שמן יש לי בידך לא טענו אלא הכדים ואם הודה לו בשמן לא הוי ממין הטענה (טור):« J'ai chez toi de quoi remplir dix jarres d'huile. » « Tu n'as chez moi que dix jarres sans huile » : il est exempt, car il lui a réclamé (de l'huile) et il lui a avoué des récipients d'argile. « J'ai chez toi dix jarres d'huile » (Haga (Rema) : ou s'il lui a dit : « J'ai chez toi dix jarres pleines d'huile » (Tour)), « Tu n'as chez moi que dix jarres vides » (Haga (Rema) : ou s'il lui a avoué seulement l'huile (Tour)) : il est astreint au serment de la Torah, car il lui a réclamé les jarres et l'huile. Haga (Rema) : Mais s'il lui a dit : « J'ai chez toi dix jarres à huile », il ne lui a réclamé que les jarres ; et s'il lui a avoué l'huile, ce n'est pas de l'espèce de la réclamation (Tour).
séif 18
- מנה לי בידך הלואה לא היו דברים מעולם ולא לויתי ממך אבל חמשים דינרים יש לך בידי פקדון וכיוצא בו ה"ז מודה מקצת וישבע שבועת התורה (והוא הדין שאלה ושכירות) (ב"י בשם הרמב"ן):« J'ai chez toi un mané au titre d'un prêt. » « Cela n'a jamais eu lieu, et je n'ai pas emprunté chez toi ; mais tu as chez moi cinquante dinars au titre d'un dépôt », ou une chose semblable : celui-ci est un défendeur qui avoue une partie, et il prêtera le serment de la Torah (Haga (Rema) : et il en est de même pour un prêt d'objet et une location) (Beit Yossef au nom du Ramban).
séif 19
- תבעו בחוב אביו והודה לו בחוב עצמו פורע חוב עצמו שהודה בו ונשבע היסת על חוב אביו אם טענו ודאי שהוא יודע שאביו חייב לו:S'il lui a réclamé une dette de son père, et qu'il lui a avoué une dette qu'il a contractée lui-même, il paie sa propre dette, qu'il a avouée, et prête le serment d'hessèt sur la dette de son père, si le demandeur lui a réclamé avec certitude qu'il sait que son père lui devait cela.
séif 20
- שני בעלי דינים שכל א' תובע לחבירו ואין תביעתו של זה כתביעתו של זה אלא א' אומר מנה הלויתיך וזה מודה לו בדינר והשני טוען כור חטים יש לי בידך וזה הודה במקצת וכפר לו בשאר אם הודאתו של שני שוה כמו שהוד' הראשון פטור משבוע' דאוריית' דהא הילך הוא אבל אם הודאתו יותר מהודאת הראשון (אז גם הוא) חייב שבועה דאורייתא כיון שלא אמר ליה בשעה שתבעו להד"מ שהרי יש לך משלי כנגדו ובשבילו אני רוצה לתפסו אלא הודה לו בדרך הודאה גמורה מודה מקצת הוא:Deux plaideurs dont chacun réclame à l'autre, et la réclamation de l'un n'est pas comme la réclamation de l'autre ; l'un dit : « Je t'ai prêté un mané », et celui-ci lui avoue un dinar ; et le second prétend : « J'ai chez toi un kor de blé », et celui-ci (le premier) en a avoué une partie et lui a nié le reste : si l'aveu du second vaut autant que ce qu'a avoué le premier, il est exempt du serment de la Torah, car c'est un hilakh (il le possède déjà en compensation). Mais si son aveu dépasse l'aveu du premier, (alors lui aussi) est astreint au serment de la Torah, puisqu'il ne lui a pas dit, au moment où il lui a réclamé : « Cela n'a jamais eu lieu », ou : « Tu as à moi l'équivalent, et à cause de cela je veux le saisir », mais il le lui a avoué à la manière d'un aveu complet : c'est un défendeur qui avoue une partie.
séif 21
- מי שתבעוהו מנה והודה בחמשים וכשבא לישבע טען איני רוצה לישבע אלא אשלם כל המנה וישבע לי שיש לו בידי מנה וזה אומר לא אשבע עד שיפרעני תחלה הדין עם התובע שזה צריך לישבע שבועת התורה או ישלם אך אם ירצה יחרים סתם על מי שטוען עליו דבר שאינו כן ומשלם ואחר שישלם יוכל להשביעו היסת אם נטל ממנו ממון שלא כדין:Celui à qui on a réclamé un mané et qui a avoué cinquante, et, lorsqu'il est venu jurer, a prétendu : « Je ne veux pas jurer, mais je paierai tout le mané, et qu'il me jure qu'il a chez moi un mané », et celui-ci dit : « Je ne jurerai pas tant qu'il ne m'aura pas d'abord payé » : le droit est avec le demandeur, car celui-ci doit prêter le serment de la Torah ou payer. Mais s'il le veut, il prononcera un 'hérem général contre quiconque prétend contre lui une chose qui n'est pas vraie, et il paie ; et après avoir payé, il pourra lui faire prêter le serment d'hessèt qu'il ne lui a pas pris d'argent indûment.
séif 22
- אין מודה מקצת חייב עד שיטעננו דבר שבמדה ובמשקל ובמנין ויודה לו דבר שבמדה ובמשקל ובמנין כיצד א"ל עשרה דינרין או כור תבואה או שני ליטראות משי יש לי בידך והלה משיבו אין לך בידי אלא דינר או לתך או ליטרא אבל אמר ליה כיס מלא מעות יש לי בידך וזה משיבו אין לך בידי אלא ג' דינרים או שתבעו מאה דינרין וזה אומר אין לך בידי אלא צרור שמסרת לי ואיני יודע כמה הם כי לא מניחים ומה שהנחת אתה נוטל פטור משבועה דאורייתא:Celui qui avoue une partie n'est astreint au serment que si le demandeur lui réclame une chose définie par la mesure, le poids ou le nombre, et qu'il lui avoue une chose définie par la mesure, le poids ou le nombre. Comment ? S'il lui a dit : « J'ai chez toi dix dinars », ou « un kor de céréales », ou « deux livres de soie », et que l'autre lui répond : « Tu n'as chez moi qu'un dinar », ou « un létekh », ou « une livre », il est astreint. Mais s'il lui a dit : « J'ai chez toi une bourse pleine de pièces », et que celui-ci lui répond : « Tu n'as chez moi que trois dinars » ; ou s'il lui a réclamé cent dinars et que celui-ci dit : « Tu n'as chez moi qu'un paquet que tu m'as remis, et je ne sais pas combien il y en a, car je ne les ai pas comptés ; ce que tu as déposé, tu le prends » : il est exempt du serment de la Torah.
séif 23
- א"ל בית מלא פירות יש לי בידך וזה אומר אין לך בידי אלא עשרה כורין או שטענו עשרה כורין וזה משיבו איני יודע כמה הם כי לא מדדתים ומה שהנחת אתה נוטל פטור אפי' תבעו בית זה מלא פירות אבל תבעו בית זה שהיה בו פירות עד הזיז מסרתי לך והלה משיבו לא היו אלא עד החלון חייב וכגון שהרקיבו בפשיעתו שחייב לשלם דאם לא כן הו"ל הילך ופטור:S'il lui a dit : « J'ai chez toi une maison pleine de fruits », et que celui-ci dit : « Tu n'as chez moi que dix kor » ; ou s'il lui a réclamé dix kor et que celui-ci lui répond : « Je ne sais pas combien il y en a, car je ne les ai pas mesurés ; ce que tu as déposé, tu le prends » : il est exempt, même s'il lui a réclamé « cette maison-ci pleine de fruits ». Mais s'il lui a réclamé en disant : « Je t'ai remis cette maison-ci, dans laquelle il y avait des fruits jusqu'à la corniche », et que l'autre lui répond : « Il n'y en avait que jusqu'à la fenêtre », il est astreint au serment ; et cela dans le cas, par exemple, où les fruits ont pourri par sa négligence, de sorte qu'il est astreint à payer ; car sinon, ce serait un hilakh, et il serait exempt.
séif 24
- תבעו מנורה גדולה והודה לו בקטנה פטור אבל תבעו מנורה בת עשר ליטרין והודה לו בשלה' ליטרין חייב ואם תבעו מנורה של פרקים הרי זה חייב בכל ענין:S'il lui a réclamé un grand candélabre et qu'il lui en a avoué un petit, il est exempt. Mais s'il lui a réclamé un candélabre de dix livres et qu'il lui a avoué un candélabre de cinq livres, il est astreint. Et s'il lui a réclamé un candélabre fait de pièces démontables, celui-ci est astreint dans tous les cas.
séif 25
- תבעו אזור גדול והודה לו בקטן פטור ואם תבעו אזור של פרקים חייב:S'il lui a réclamé une grande ceinture et qu'il lui en a avoué une petite, il est exempt ; et s'il lui a réclamé une ceinture faite de pièces, il est astreint.
séif 26
- תבעו יריעה של עשר מדות והודה לו בשל חמשה חייב:S'il lui a réclamé une tenture de dix mesures et qu'il lui en a avoué une de cinq, il est astreint.
séif 27
- אין הודאה בשטר חשובה הודאה להתחייב שבועה מן התורה על הכפירה כיצד תבעו מנה חמשים בשטר ונ' בעל פה לא מיבעיא אם הודה בחמשים שבע"פ וכפר בחמשים שבשטר שאין כאן שבועה כלל אלא משלם חמשים שהודה ושל השטר שכפר ישבע בעל השטר ויטול אלא אפי' אם הודה בנ' שבשטר וכפר בנ' שבעל פה אינו נשבע שבועת התורה דשטר הוי כמו קרקע כיון שהוא על שעבוד קרקעות וכשם שאין נשבעין על (כפירת) שעבוד קרקעות כך אין הודאתן מחייבת שבועה בד"א בשטר שהוא יכול לקיימו אבל אם אינו יכול לקיימו הרי הוא כהודא' ע"פ ונשבע על הכפירה שעמה וא"צ לומר למלוה בשטר וטוען שטר היה לי ואבד והודה הלוה ששטר עשה לו וכפר במקצת או שהוד' בכל השטר אלא שאומר שקצתו פרוע שנשבע שבועת התורה כשאר מודה מקצת:L'aveu d'une dette par acte (chtar) n'est pas considéré comme un aveu pour astreindre à un serment de la Torah sur la négation. Comment ? S'il lui a réclamé un mané, cinquante par acte et cinquante oralement : il va sans dire que s'il a avoué les cinquante du prêt oral et nié les cinquante de l'acte, il n'y a là aucun serment, mais il paie les cinquante qu'il a avoués, et pour ceux de l'acte, qu'il a niés, le détenteur de l'acte jurera et percevra ; mais même s'il a avoué les cinquante de l'acte et nié les cinquante du prêt oral, il ne prête pas le serment de la Torah, car un acte est comme un bien immobilier, puisqu'il porte sur l'hypothèque des biens immobiliers ; et de même qu'on ne jure pas sur la (négation de l')hypothèque des biens immobiliers, ainsi leur aveu n'astreint pas au serment. En quel cas cela est-il dit ? Pour un acte que le prêteur peut authentifier ; mais s'il ne peut pas l'authentifier, c'est comme un aveu oral, et le défendeur jure sur la négation qui l'accompagne. Et il va sans dire que, pour un prêteur par acte qui prétend : « J'avais un acte et il a été perdu », et que l'emprunteur a avoué qu'il lui avait fait un acte et en a nié une partie, ou qu'il a avoué tout l'acte mais dit qu'une partie a été remboursée, il prête le serment de la Torah, comme tout autre défendeur qui avoue une partie.
séif 28
- בד"א בשטר שטורפים בו מהמשועבדים אבל כתב ידו אפי' יש בו נאמנות כיון שאינו טורף בו ממשועבדים דינו שחייב שבועה דאורייתא כמו במלוה על פה:En quel cas cela est-il dit ? Pour un acte au moyen duquel on saisit les biens hypothéqués (vendus à des tiers). Mais une reconnaissance de sa propre écriture, même si elle comporte une clause de crédibilité, puisqu'on ne saisit pas par elle les biens hypothéqués, sa loi est qu'il est astreint au serment de la Torah, comme pour un prêt oral.
séif 29
- ואם מסר לוה למלוה כתב ידו בפני עדים נתבאר בסימן (מ' וס"ט) שדינו כשטר שחתומים בו עדים:Et si l'emprunteur a remis au prêteur une reconnaissance de sa propre écriture en présence de témoins, il a été expliqué aux simanim (40 et 69) que sa loi est comme celle d'un acte signé par des témoins.
séif 30
- תבעו מנה הלויתיך בניסן ומנה בתשרי והודה לו בא' מהם חשיב שפיר ממין הטענה אע"פ שלא הלוהו כאחד:S'il lui a réclamé en disant : « Je t'ai prêté un mané en Nissan et un mané en Tichri », et qu'il lui a avoué l'un d'eux, c'est bien considéré comme de l'espèce de la réclamation, bien qu'il ne les lui ait pas prêtés en même temps.
séif 31
- שטר חוב שכתוב בו סלעים או דינרים סתם מלוה אומר חמש ולוה אומר שתים פטור משבועה דאורייתא שאין כאן הודאה דבלאו הודאתו מיעוט סלעים שנים ונמצא שלא הודה אלא מה שבשטר ואין כאן הודאה ואפי' אמר הלוה ג' שהודה לו באחד יתר על משמעות השטר אפ"ה פטור משום דהוי כמשיב אבידה דאם רצה היה אומר שנים לפיכך א"ל מנה לך או לאביך בידי ופרעתיך מחצה והשיב זה לא הייתי זכור אך אתה הזכרתני יודע אני שלא פרעת כלום פטור ואפי' משבועת היסת שאינו אלא כמשיב אבידה:Un acte de créance dans lequel est écrit « des sela'im » ou « des dinars » sans précision : le prêteur dit cinq, et l'emprunteur dit deux ; il est exempt du serment de la Torah, car il n'y a pas là d'aveu, puisque, même sans son aveu, le minimum de l'expression « des sela'im » est deux ; il s'avère donc qu'il n'a avoué que ce qui est dans l'acte, et il n'y a pas là d'aveu. Et même si l'emprunteur a dit trois, de sorte qu'il lui a avoué un de plus que le sens de l'acte, il est malgré tout exempt, car il est comme celui qui restitue un objet perdu, puisque, s'il l'avait voulu, il aurait dit deux. C'est pourquoi, s'il lui a dit : « J'ai chez moi un mané à toi ou à ton père, et je t'en ai remboursé la moitié », et que celui-ci a répondu : « Je ne m'en souvenais pas, mais tu me l'as rappelé ; je sais que tu n'as rien remboursé » : il est exempt, même du serment d'hessèt, car il n'est que comme celui qui restitue un objet perdu.
séif 32
- כשם שהודאת מלוה בשטר אינה הודאה כך הודאת מלוה בקנין ויש כאן עידי הקנין אינה הודאה דסתם קנין לכתיבה עומד ודינו כשטר לפיכך א"ל חמשים דינר יש לי בידך בקנין וחמשים בלא קנין והודה לו באותם של קנין וכפר באחרים נשבע היסת ונפטר:De même que l'aveu d'un prêt par acte n'est pas un aveu, de même l'aveu d'un prêt par kinyan, lorsqu'il y a là les témoins du kinyan, n'est pas un aveu, car un kinyan sans précision est destiné à être mis par écrit, et sa loi est comme celle d'un acte. C'est pourquoi, s'il lui a dit : « J'ai chez toi cinquante dinars par kinyan et cinquante sans kinyan », et qu'il lui a avoué ceux du kinyan et nié les autres, il prête le serment d'hessèt et est exempté.
séif 33