Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אם המלוה והלו' צריכין לברר הטענות (וכל דיני המחויב שבועה מן התורה או מדרבנן ומי שאינו יכול לישבע וכל שטוען התובע ונתבע ברי ושמא). ובו כה סעיפים:
התובע את חבירו בב"ד מנה לי בידך בית דין אומרים לו ברר דבריך ממה חייב לך הלוית אותו או הפקדת בידו או הזיק ממונך שאפשר שהוא חושב שחייב לו ואינו חייב לו וכן הנתבע אם משיב אין לך בידי כלום או איני חייב לך כלום צריך לברר דבריו דשמא טועה וסובר שאינו חייב לו והוא חייב לו ואפי' היה חכם גדול אומרים לו אין לך הפסד שתשיב על טענתו ותודיענו כיצד אין אתה חייב לו: הגה ואם אינו רוצה לברר דבריו אם נראה לדיין שיש רמאות בדבר יפסיד ואם לאו אלא שנראה לדיין שאינו יכול לברר וכיוצא בזה אין מחייבים אותו משום שאינו מברר דבריו דאין אומרים לו ברר דבריך אלא משום כדי להוציא הדין לאמיתו משום דנפישי רמאים (מרדכי פ"ק דב"מ והרא"ש בתשו' כלל ק"ז) וע"ל מ"ש סימן ע"ב סעיף י"ז:Si le prêteur et l'emprunteur doivent clarifier leurs prétentions (et toutes les lois de celui qui est tenu à un serment de la Torah ou d'ordre rabbinique, de celui qui ne peut pas jurer, et de tous les cas où le demandeur et le défendeur prétendent avec certitude ou dans le doute). Il contient 25 séifim.
Celui qui réclame à son prochain au tribunal : « Tu détiens un mané (cent zouz) qui m'appartient », le tribunal lui dit : « Clarifie tes paroles : à quel titre te doit-il ? Lui as-tu prêté, as-tu déposé chez lui, ou a-t-il endommagé tes biens ? », car il est possible qu'il pense qu'il lui doit alors qu'il ne lui doit pas. Et de même le défendeur, s'il répond : « Tu n'as rien chez moi » ou « Je ne te dois rien », doit clarifier ses paroles, car peut-être se trompe-t-il et pense-t-il qu'il ne lui doit pas, alors qu'il lui doit. Et même s'il était un grand sage, on lui dit : « Tu ne perds rien à répondre à sa prétention et à nous faire savoir comment tu ne lui dois pas. » Haga (Rema) : Et s'il ne veut pas clarifier ses paroles : s'il paraît au juge qu'il y a de la tromperie dans l'affaire, il perd le procès ; sinon, s'il paraît plutôt au juge qu'il ne peut pas clarifier, ou quelque chose de semblable, on ne le condamne pas parce qu'il ne clarifie pas ses paroles, car on ne lui dit « clarifie tes paroles » qu'afin de faire aboutir le jugement à sa vérité, parce que les trompeurs sont nombreux (Mordekhaï, premier chapitre de Baba Metsia ; le Roch dans ses Responsa, règle 107). Et voir plus haut ce qui est écrit au siman 72, séif 17.séif 1
- מנה לי בידך אין לך בידי אלא חמשים חייב לישבע מן התורה שאינו חייב לו אלא חמשים ונותן החמשים שהודה ואם יש א' שמסייעו י"א שפוטרו משבועה וי"א שאינו פוטרו (וע"ל סי' פ"ז סעיף ו'):« Tu détiens un mané à moi. » — « Tu n'as chez moi que cinquante » : il est tenu de jurer d'un serment de la Torah qu'il ne lui doit que cinquante, et il donne les cinquante qu'il a reconnus. Et s'il y a un témoin qui le soutient, certains disent qu'il le dispense du serment, et certains disent qu'il ne l'en dispense pas (et voir plus loin siman 87, séif 6).
séif 2
- אם לא תבעו אדם אלא הוא מעצמו אומר מנה היה לאביך בידי ונתתי לו חמשים ונשאר לו חמשי' פטור אף שבועת היסת (בעה"ת שער ז' ושער ל"ח ורמב"ם פ"ד מהל' טוען דין זה):Si personne ne le lui a réclamé, mais que de lui-même il dit : « Ton père avait un mané chez moi ; je lui en ai donné cinquante, et il lui en reste cinquante », il est exempt même du serment hessèt (serment d'ordre rabbinique) (Sefer HaTeroumot, porte 7 et porte 38 ; et le Rambam, chapitre 4 des lois du Plaideur, cette loi).
séif 3
- כפר בכל ועדים מעידים שחייב לו חמשי' ישלם חמשים וישבע מן התורה על השאר שלא תהא הודאת פיו גדול' מהעדאת עדים: הגה וי"א דוקא שהעדים מעידים על פה ובלא קנין אבל אם כתבו שטר או שיש כאן קנין אין עדים מחייבין אותו שבועה דשטר הוי כהילך (מרדכי פ' הנשבעין) ויש מי שחולק (ב"י בשם הר"ן פ' הדיינים) (וע' לקמן ריש סי' פ"ז) בד"א כשתבעו מלוה אבל אם תבעו חפצים שוה מנה פקדון והלה אומר אין לך בידי כלום ועדים מעידים שראו בידו כשנתבע מאותם חפצים שוה חמשים הוחזק כפרן והתובע נשבע ונוטל:S'il a tout nié, et que des témoins attestent qu'il lui doit cinquante, il paiera cinquante et jurera d'un serment de la Torah sur le reste, afin que l'aveu de sa bouche ne soit pas plus grave que le témoignage des témoins. Haga (Rema) : Certains disent : uniquement lorsque les témoins témoignent d'un prêt verbal et sans kinyan (acte d'acquisition) ; mais s'ils ont écrit un acte, ou qu'il y a eu un kinyan, les témoins ne l'obligent pas au serment, car un acte est comme « hilakh » (« voici ce qui est à toi », la somme étant déjà garantie) (Mordekhaï, chapitre HaNichbaïn) ; et il y a un avis qui conteste (Beit Yossef au nom du Ran, chapitre HaDayanim) (et voir plus loin, début du siman 87). En quel cas cela est-il dit ? Lorsqu'il lui a réclamé un prêt ; mais s'il lui a réclamé des objets valant un mané en dépôt, et que l'autre dit : « Tu n'as rien chez moi », et que des témoins attestent avoir vu chez lui, quand il a été assigné, de ces objets valant cinquante, il est établi comme menteur (kafran), et le demandeur jure et prend.
séif 4
- מנה לי בידך מהלוא' פלונית ומנה מהלואה אחרת שהלויתיך בזמן אחר כך וכך והנתבע משיבו אין לך בידי כלום לפי שמהלואה ראשונ' פרעתיך כך וכך ומהלוא' שניה פרעתיך כך וכך ומתוך טענתם הכירו הב"ד שעדיין חייב לו מאותם שתי הלואות עשרים דינרין הו"ל כשנים מעידים אותו שיש בידו חמשים שהרי הב"ד עדים במה שהודה שנשאר עליו וישבע שבועה מן התורה על השאר: הגה ודוקא שהכירו הב"ד שהודה עדיין במקצת לפי חשבונו אבל אם נתחייב במקצת לפי שאינו נאמן בדבריו לא מיקרי הודאה במקצת (ב"י בשם רשב"א) ועיין לקמן סי' פ"ז סעיף ה':« Tu détiens un mané à moi d'un tel prêt, et un mané d'un autre prêt que je t'ai consenti à un autre moment, tant et tant », et le défendeur lui répond : « Tu n'as rien chez moi, car sur le premier prêt je t'ai remboursé tant et tant, et sur le second prêt je t'ai remboursé tant et tant » ; et à travers leurs prétentions, le tribunal a reconnu qu'il lui doit encore vingt dinars de ces deux prêts : c'est comme si deux témoins attestaient qu'il détient cinquante, car le tribunal est témoin de ce qu'il a reconnu qu'il en reste à sa charge ; et il jurera un serment de la Torah sur le reste. Haga (Rema) : Et uniquement lorsque le tribunal a reconnu qu'il a avoué devoir encore une partie selon son propre calcul ; mais s'il est condamné pour une partie parce qu'il n'est pas cru dans ses paroles, cela ne s'appelle pas un aveu partiel (Beit Yossef au nom du Rachba). Et voir plus loin siman 87, séif 5.
séif 5
- המודה במקצת ונתנו מיד ואמר אין לך בידי אלא כך והילך פטור משבועת התורה אבל נשבע היסת (וע"ל סי' פ"ז כל זה):Celui qui reconnaît une partie, la donne immédiatement et dit : « Tu n'as chez moi que cela, et voici (hilakh) », est exempt du serment de la Torah, mais il prête le serment hessèt (et voir plus loin, siman 87, tout cela).
séif 6
- מנה לי בידך אין לך בידי כלום או שטען יש לי בידך כנגדו כסות או כלים או שאמר אמת היה לך בידי אבל אתה מחלתו או נתתו לי במתנה כיון שכופר בכל פטור משבועת התורה ונשבע היסת ואפי' שנים מעידים שהלוהו ואינם יודעים שפרעו נאמן בשבועת היסת לומר יש לי בידך כנגדן או מחלת לי (ועיין לקמן סי' פ"ז כל חלוקי שבועת היסת):« Tu détiens un mané à moi. » — « Tu n'as rien chez moi » ; ou il prétend : « J'ai chez toi, en contrepartie, des vêtements ou des ustensiles » ; ou il dit : « Il est vrai que tu avais cela chez moi, mais tu me l'as remis, ou tu me l'as donné en cadeau » : puisqu'il nie tout, il est exempt du serment de la Torah et prête le serment hessèt. Et même si deux témoins attestent qu'il lui a prêté, mais ne savent pas s'il l'a remboursé, il est cru avec le serment hessèt pour dire : « J'ai chez toi l'équivalent » ou « Tu me l'as remis » (et voir plus loin, siman 87, toutes les distinctions du serment hessèt).
séif 7
- (ע"ל סי' שס"ד ס"ה) מנה לי בידך שגזלתני והלה אומר לא היו דברים מעולם משביעים אותו היסת ואם הודה מקצתו או שעד א' מעיד שגזלו משביעין אותו שבועת התורה:(Voir plus loin siman 364, séif 5.) « Tu détiens un mané à moi, que tu m'as volé », et l'autre dit : « Ces faits n'ont jamais existé » : on lui fait prêter le serment hessèt ; et s'il en a reconnu une partie, ou qu'un témoin unique atteste qu'il l'a volé, on lui fait prêter le serment de la Torah.
séif 8
- מנה לי בידך שהלויתיך או שהפקדתי בידך והלה אומר איני יודע אם הלויתני או אם הפקדת בידי ישבע היסת שאינו יודע ופטור ואם בא לצאת ידי שמים ישלם ואפי' אם טען תחל' טענת ברי אין לך בידי וכשחייבוהו לישבע היסת חזר וטען איני יודע אם הלויתני או אם הפקדת אצלי נשבע היסת שאינו יודע ופטור מנה לי בידך שהלויתיך או שהפקדתי בידך והלה אומר יודע אני שהלויתני מנה או שהפקדת אצלי ואיני יודע אם החזרתי לך אם לאו חייב לשלם ואין התובע צריך לישבע אפי' שבועת היסת אבל אם ירצה יחרים חרם סתם על כל מי שנוטל ממונו שלא כדין (ואם חזר אח"כ ואמר נזכרתי שפרעתיך נאמן בשבועה) (מרדכי פ"ק דכתובות משערי רב אלפס) .« Tu détiens un mané à moi, que je t'ai prêté » ou « que j'ai déposé chez toi », et l'autre dit : « Je ne sais pas si tu m'as prêté ou si tu as déposé chez moi » : il jure le serment hessèt qu'il ne sait pas, et il est exempt ; et s'il veut s'acquitter envers le Ciel, il paiera. Et même s'il a d'abord prétendu avec certitude : « Tu n'as rien chez moi », et que, lorsqu'on l'a condamné à jurer le serment hessèt, il est revenu et a prétendu : « Je ne sais pas si tu m'as prêté ou si tu as déposé chez moi », il jure le serment hessèt qu'il ne sait pas, et il est exempt. « Tu détiens un mané à moi, que je t'ai prêté ou que j'ai déposé chez toi », et l'autre dit : « Je sais que tu m'as prêté un mané, ou que tu as déposé chez moi, mais je ne sais pas si je te l'ai rendu ou non » : il est tenu de payer, et le demandeur n'a pas besoin de jurer, même le serment hessèt ; mais s'il le veut, le défendeur prononcera un 'hérem (anathème) général contre quiconque prend l'argent d'autrui injustement. (Et s'il est revenu ensuite et a dit : « Je me suis souvenu que je t'ai remboursé », il est cru avec serment) (Mordekhaï, premier chapitre de Ketoubot, d'après les Chaarei Rav Alfas).
séif 9
- לא תבעו אדם אלא מעצמו אמר לחבירו הלויתני או הפקדת אצלי או גזלתיך ואיני יודע אם החזרתי לך פטור ואם בא לצאת ידי שמים חייב לשלם אבל אם אמר איני יודע אם הלויתני או אם הפקדת אצלי או אם גזלתיך הואיל ובלא תביעת אדם אמר כן פטור אף לצאת ידי שמים:Personne ne le lui a réclamé, mais de lui-même il a dit à son prochain : « Tu m'as prêté », ou « tu as déposé chez moi », ou « je t'ai volé, et je ne sais pas si je te l'ai rendu » : il est exempt selon la loi des hommes ; et s'il veut s'acquitter envers le Ciel, il est tenu de payer. Mais s'il a dit : « Je ne sais pas si tu m'as prêté, ou si tu as déposé chez moi, ou si je t'ai volé », puisqu'il a dit cela sans réclamation de quiconque, il est exempt même pour s'acquitter envers le Ciel.
séif 10
- אמר ליה חייב אני לך מנה והלה אומר ודאי לי שאינך חייב (לי) כלום פטור אע"פ שיודע בודאי שהוא חייב דהוי כאילו מחל לו:Il lui a dit : « Je te dois un mané », et l'autre dit : « Il est certain pour moi que tu ne me dois rien » : il est exempt, même s'il sait avec certitude qu'il est débiteur, car c'est comme si l'autre lui en avait fait remise.
séif 11
- מנה לי בידך שהלויתיך והלה אומר איני יודע אם הלויתני ועד אחד מעיד שהלוהו או שאמר (הנתבע) איני יודע אם פרעתיך הוה ליה מחוייב שבועה ואינו יכול לישבע ומשלם:« Tu détiens un mané à moi, que je t'ai prêté », et l'autre dit : « Je ne sais pas si tu m'as prêté », et un témoin unique atteste qu'il lui a prêté ; ou bien le défendeur a dit : « Je ne sais pas si je t'ai remboursé » : il est quelqu'un tenu à un serment qui ne peut pas jurer, et il paie.
séif 12
- מנה הלויתיך והרי ע"א והלה אומר כן הוא אבל פרעתיך או שאומר לו אתה חייב לי כנגד אותו מנה אם זה העד מעיד שלא פרעו אותו מנה כגון שלא זזה ידו מתוך ידו או שהוא מעיד שהוא תוך זמנו וכן אם טען תחלה להד"ם ואח"כ הוציא עליו עד אחד וחזר ואמר לויתי ופרעתי בכל אלו הו"ל מחוייב שבועה ואינו יכול לישבע ומשלם: הגה אבל במקום שיכול לומר פרעתי או החזרתי לא אמרינן הו"ל מחויב שבועה ואינו יכול לישבע דנאמן במיגו כן הסכימו האחרונים ז"ל (המגיד פ"ד דטוען וריב"ש סוף סימן שצ"ב) טענו חטפת חפץ ויש לו עד אחד שחטפו והוא אומר ודאי חטפתי אבל שלי הוא הוה ליה מחוייב שבועה ואינו יכול לישבע ומשלם: הגה י"א דוקא כהאי גוונא שהעד מעיד שלא בא לידו בתורת משכון אבל אם מעיד שבא לידו בתורת משכון ואינו זוכר כמה הלוה עליו המלוה נאמן בשבועתו לומר כמה הלוה עליו ולא אמרי' ה"ל מחויב שבועה וכו' הואיל ובא לידו בדין (הרשב"א בתשובה סי' אלף מ' וסי' תתקצ"ח) ויש חולקין (הרמב"ן בתשו' סי' פ"ד) וכמ"ש לעיל סי' ע"ב סעיף י"ח מנה לי בידך אין לך בידי אלא חמשים והשאר איני יודע מתוך שאינו יכול לישבע משלם והתובע אינו צריך לישבע אלא אם ירצה הלוה יחרים סתם על מי שנוטל ממונו שלא כדין אבל אם השיבו נ' לויתי ממך ופרעתיך וחמשים האחרי' איני יודע אם לויתי אם לאו ישבע היסת שפרע החמשים ושאינו יודע מהחמשים שתבעו בהם:« Je t'ai prêté un mané, et voici un témoin unique », et l'autre dit : « C'est ainsi, mais je t'ai remboursé », ou il lui dit : « Tu me dois l'équivalent de ce mané » : si ce témoin atteste qu'il ne lui a pas remboursé ce mané, par exemple que sa main ne s'est pas écartée de sa main depuis le prêt, ou s'il atteste qu'on est encore dans le délai ; et de même, s'il a d'abord prétendu : « Ces faits n'ont jamais existé », puis le demandeur a produit contre lui un témoin unique, et il est revenu et a dit : « J'ai emprunté et j'ai remboursé » : dans tous ces cas, il est tenu à un serment qu'il ne peut prêter, et il paie. Haga (Rema) : Mais là où il peut dire : « J'ai remboursé » ou « J'ai rendu », on ne dit pas qu'il est tenu à un serment qu'il ne peut prêter, car il est cru par migo (puisqu'il aurait pu avancer cette autre prétention) ; ainsi l'ont admis les A'haronim, de mémoire bénie (le Maguid Michné, chapitre 4 des lois du Plaideur ; Rivach, fin du siman 392). Il lui a prétendu : « Tu as arraché un objet », et il a un témoin unique qu'il l'a arraché, et celui-ci dit : « Certes je l'ai arraché, mais il est à moi » : il est tenu à un serment qu'il ne peut prêter, et il paie. Haga (Rema) : Certains disent : uniquement dans un tel cas, où le témoin atteste qu'il ne lui est pas parvenu à titre de gage ; mais s'il atteste qu'il lui est parvenu à titre de gage, et que le propriétaire ne se souvient pas combien il a prêté dessus, le prêteur est cru avec son serment pour dire combien il a prêté dessus, et on ne dit pas : « Il est tenu à un serment, etc. », puisque l'objet lui est parvenu légalement (le Rachba dans ses Responsa, siman 1040 et siman 998) ; et certains contestent (le Ramban dans ses Responsa, siman 84), et comme il est écrit plus haut, siman 72, séif 18. « Tu détiens un mané à moi. » — « Tu n'as chez moi que cinquante, et pour le reste je ne sais pas » : puisqu'il ne peut pas jurer, il paie ; et le demandeur n'a pas besoin de jurer, mais si l'emprunteur le veut, il prononcera un 'hérem général contre quiconque prend l'argent d'autrui injustement. Mais s'il lui a répondu : « J'ai emprunté cinquante de toi et je t'ai remboursé ; et les cinquante autres, je ne sais pas si je les ai empruntés ou non », il jure le serment hessèt qu'il a remboursé les cinquante, et qu'il ne sait pas au sujet des cinquante qu'il lui a réclamés.
séif 13
- לא אמרינן מחויב שבועה שאינו יכול לישבע משלם אלא בשבועה דאורייתא אבל אם מן התור' הוא פטור משבוע' אע"פ שמדרבנן חייב לא מקרי מחוייב שבועה.On ne dit « tenu à un serment, ne pouvant jurer, il paie » que pour un serment de la Torah ; mais si, de la Torah, il est exempt de serment, même si d'ordre rabbinique il y est tenu, cela ne s'appelle pas « tenu à un serment ».
séif 14
- יש אומרים דלא אמרינן בשבוע' הבאה ע"י גלגול מתוך שאינו יכול לישבע משלם בין שלא היה יכול לישבע על עיקר שבועה הבאה עליה גלגול וצריך לשלם (אלא ישבע כו' על הגלגול או מהפכה על שכנגדו) (טור) בין שיכול לישבע על עיקר השבועה ושעל ידי גלגול אינו יכול לישבע וי"א שכיון שנתחייב שבועה מן התורה על הכפיר' והוא טוען על הגלגולים איני יודע קרינן ביה שפיר מחויב שבועה ואינו יכול לישבע משלם:Certains disent qu'on ne dit pas, pour un serment qui vient par guilgoul (extension d'un serment obligatoire à d'autres prétentions), « puisqu'il ne peut jurer, il paie » — que ce soit qu'il ne pouvait pas jurer sur le serment principal auquel s'adjoint le guilgoul, et qu'il doive payer celui-ci (mais pour le reste, il jurera sur le guilgoul, ou le retournera contre son adversaire) (Tour), ou qu'il puisse jurer sur le serment principal, mais ne puisse jurer sur ce qui vient par guilgoul. Et certains disent que, puisqu'il est tenu à un serment de la Torah sur sa négation, et qu'il prétend sur les guilgoulim : « Je ne sais pas », on l'appelle bien « tenu à un serment qui ne peut jurer, il paie ».
séif 15
- התובע ליורש הלוה מלוה על פה לא שנא אם אמר היורש איני יודע אם לוה אם לאו ויש עדים שלוה ל"ש אמר איני יודע אם פרע אם לאו לא שנא אמר חמשים ידענא וחמשים לא ידענא פטור אפי' בלא שבועת היורשים אלא שמחרים סתם על כל מי שיודע שמורישו חייב לו כלום אבל אם הודה בחמשים וכפר בחמשים שאמר חמשים חייב לך ולא יותר הרי הוא כשאר מודה במקצ' ונשבע שבועה דאורייתא:Celui qui réclame à l'héritier de l'emprunteur un prêt verbal : que l'héritier dise : « Je ne sais pas s'il a emprunté ou non », alors qu'il y a des témoins qu'il a emprunté ; ou qu'il dise : « Je ne sais pas s'il a remboursé ou non » ; ou qu'il dise : « Cinquante, je sais ; cinquante, je ne sais pas » : il est exempt, même sans serment des héritiers ; mais on prononce un 'hérem général contre quiconque sait que celui dont il hérite lui doit quoi que ce soit. Mais s'il a reconnu cinquante et nié cinquante, en disant : « Je te dois cinquante et pas plus », il est comme tout autre qui reconnaît une partie, et il jure un serment de la Torah.
séif 16
- כל טענת ספק אין משביעין עליה כלל כיצד אמר לו כמדומה לי שיש לי אצלך מנה או מנה שהלויתי לך כמדומ' לי שלא פרעתני פטור אף משבועת היסת ואפי' לצאת ידי שמים אינו מחוייב כיון שתובע אומר שמא והנתבע אינו מודה לו ואומר ברי וכן אם אמר לחבירו נתחייבת לי מנה מפני שהודית לי שלקחת משלי אבל לא היתה ההודאה בעדים אין זה טענת ברי שאין זה יודע שחייב לו אלא בהודאת פיו והודאה שלא בעדים או אפי' בעדים ולא אמר אתם עידי אינו כלום שיכול לומר משטה אני בך אבל אם טען לחבירו הודית לי מעצמך שאתה חייב לי כך וכך ואמרתי לעדים אתם עדי או אתה אמרת אתם עידי ואין העדים כאן זהו טענת ברי ויכול להשביעו היסת שלא אמר לעדים אתם עידי ואם יהפכנה עליו ישבע הטוען שהודה לו באתם עידי ויטול: הגה וי"א דמשביעין היסת על טענת שמא כשיש רגלים לדבר כגון שהיה שמעון בבית ראובן ומצא ראובן תיבתו פרוצה וניטל ממנה מה שהיה בתוכה והוא חושד לשמעון יכול להשביעו היסת (מרדכי פרק הדיינים ותשובת מיימוני סוף קנין ס"ו) וכן נ"ל להורות (צ"ע דבתשו' מיימוני שם קאי אבא ליטול וכדלקמן סי' צ"א ס"ג בהג"ה ואין עניינו לכאן ע"ש):On ne fait jurer sur aucune prétention de doute. Comment ? S'il lui a dit : « Il me semble que j'ai chez toi un mané », ou « le mané que je t'ai prêté, il me semble que tu ne me l'as pas remboursé », il est exempt même du serment hessèt, et même pour s'acquitter envers le Ciel il n'y est pas tenu, puisque le demandeur dit « peut-être » et que le défendeur ne le lui reconnaît pas et dit « certainement ». De même, s'il a dit à son prochain : « Tu me dois un mané parce que tu m'as reconnu avoir pris de ce qui m'appartient », mais que l'aveu n'a pas été fait devant témoins, ce n'est pas une prétention de certitude, car celui-ci ne sait qu'il lui doit que par l'aveu de sa bouche ; et un aveu hors témoins, ou même devant témoins mais sans qu'il ait dit : « Vous êtes mes témoins », n'est rien, car il peut dire : « Je me moquais de toi. » Mais s'il a prétendu à son prochain : « Tu m'as reconnu de toi-même que tu me dois tant et tant, et j'ai dit aux témoins : “Vous êtes mes témoins” », ou « tu as dit : “Vous êtes mes témoins” », et que les témoins ne sont pas là, c'est une prétention de certitude, et il peut lui faire prêter le serment hessèt qu'il n'a pas dit aux témoins : « Vous êtes mes témoins » ; et s'il le lui retourne, le demandeur jurera qu'il le lui a reconnu avec la formule « Vous êtes mes témoins », et il prendra. Haga (Rema) : Et certains disent qu'on fait prêter le serment hessèt sur une prétention de doute quand il y a des indices (raglayim ladavar) : par exemple, Chimon était dans la maison de Réouven, et Réouven a trouvé son coffre forcé et ce qui s'y trouvait emporté, et il soupçonne Chimon : il peut lui faire prêter le serment hessèt (Mordekhaï, chapitre HaDayanim ; Techouvot Maïmoniyot, fin du livre Kinyan, 66). Et c'est ainsi qu'il me semble devoir enseigner. (À examiner, car dans les Techouvot Maïmoniyot, là-bas, il s'agit de celui qui vient prendre, comme plus loin, siman 91, séif 3, dans la Haga, et ce n'est pas le sujet ici ; voir là-bas.)
séif 17
- טענו שניהם ספק כגון שטענו הלותיך ואיני יודע כמה והשיבו אמת שהלויתני ואיני יודע כמה אין הנתבע נשבע אפי' היסת ומשלם לו מה שברור לו ויוצא בו אף ידי שמים וי"א שכיון שזוכר שלוה אינו יוצא י"ש עד שיתפשר עם המלוה במה שיוכל ובין כך ובין כך יכול המלו' להחרים סתם על כל מי שיודע שהוא חייב לו ואינו פורעו:Tous deux ont prétendu dans le doute ; par exemple, il lui a prétendu : « Je t'ai prêté, et je ne sais pas combien », et l'autre lui a répondu : « Il est vrai que tu m'as prêté, et je ne sais pas combien » : le défendeur ne jure pas, même le hessèt, et il lui paie ce qui est certain pour lui, et il s'acquitte ainsi même envers le Ciel. Et certains disent que, puisqu'il se souvient avoir emprunté, il ne s'acquitte pas envers le Ciel tant qu'il n'a pas transigé avec le prêteur pour ce qu'il pourra. Et de toute façon, le prêteur peut prononcer un 'hérem général contre quiconque sait qu'il lui doit et ne le rembourse pas.
séif 18
- טענו איני יודע כמה הלויתיך אבל לפחות הלויתיך שתי כסף ופרוטה או שטענו מנה והלה אומר אמת לויתי ממך ואיני יודע כמה יש לב"ד לחקור ולשאול לו אע"פ שאינך יודע הסכום אתה יודע לכל הפחות שאתה חייב לו פרוט' ואם הודה הרי הודה במקצת ומתוך שאינו יכול לישבע משלם ודוקא שטענו דבר שהוא אמוד בו ומחרים סתם על מי שלקח מה שאינו חייב לו ואם אומר אפי' בפחות משוה פרוטה איני יודע בודאי הרי זה נשבע היסת ונפטר מדיני אדם וי"א שאפי' לא שאלוהו ב"ד חייב לשלם שהרי אין הודאתו פחות משוה פרוט':Il lui a prétendu : « Je ne sais pas combien je t'ai prêté, mais au moins je t'ai prêté deux pièces d'argent et une perouta » ; ou il lui a réclamé un mané, et l'autre dit : « Il est vrai que j'ai emprunté de toi, et je ne sais pas combien » : le tribunal doit examiner et lui demander : « Même si tu ne sais pas la somme, tu sais au moins que tu lui dois une perouta ? » Et s'il l'a reconnu, il a reconnu une partie, et puisqu'il ne peut jurer sur le reste, il paie ; et uniquement s'il lui a réclamé une somme qu'il est estimé avoir pu prêter ; et on prononce un 'hérem général contre quiconque prend ce qui ne lui est pas dû. Et s'il dit : « Même pour moins de la valeur d'une perouta, je ne sais pas avec certitude », il jure le hessèt et est quitte devant les tribunaux humains. Et certains disent que, même si le tribunal ne l'a pas interrogé, il est tenu de payer, car son aveu ne porte pas sur moins de la valeur d'une perouta.
séif 19
- טענו סבור אני שיש לאבא בידך מנה בין שתובע ללוה עצמו בין שתובע ליורשיו אין לו עליהם שבועה כלל אלא חרם סתם אבל אם טענו ברי לי שמנה לאבא בידך אם הודה מקצת נשבע שבועת התורה ואם כפר הכל נשבע היסת (בין תבעו ללו' עצמו בין תבעו ליורשיו) (טור):Il lui a prétendu : « Je pense que mon père a chez toi un mané » — qu'il réclame à l'emprunteur lui-même ou qu'il réclame à ses héritiers —, il n'a contre eux aucun serment, mais seulement un 'hérem général. Mais s'il lui a prétendu : « Il est certain pour moi que mon père a chez toi un mané », s'il a reconnu une partie, il jure un serment de la Torah ; et s'il a tout nié, il jure le hessèt (qu'il ait réclamé à l'emprunteur lui-même ou à ses héritiers) (Tour).
séif 20
- האומר לחבירו אמר לי אבא שיש לו בידך מנה והלה אומר אין לו בידי אלא חמשים י"א שפטור אף משבועת היסת ויש אומרים שחייב לישבע שבועת התורה (ועיין סי' זה לקמן סעיף כ"ב):Celui qui dit à son prochain : « Mon père m'a dit qu'il a chez toi un mané », et l'autre dit : « Il n'a chez moi que cinquante » : certains disent qu'il est exempt même du serment hessèt, et certains disent qu'il est tenu de jurer un serment de la Torah (et voir dans ce siman, plus loin, séif 22).
séif 21
- אמר מצאתי כתוב בפנקסו של אבא שאת' חייב לו מנה וברור לי שהוא כתב ידו יש מי שאומר שמשביעין אותו היסת:S'il a dit : « J'ai trouvé écrit dans le registre (pinkass) de mon père que tu lui dois un mané, et il est clair pour moi que c'est son écriture », il y a un avis selon lequel on lui fait prêter le serment hessèt.
séif 22
- טענו בספק על פי העד כגון פלוני אמר לי שנטלת משלי מנה והוא כופר והביא העד משביעו שבועה דאורייתא כאלו היה טוענו טענת ברי: הגה אבל אם אין העד לפנינו להעיד לא מיקרי טענת ברי מה שאמר ששמע מפי אחרים ואין משביעין על טענה זו דהוי טענת ספק (טור בשם הראב"ד) וי"א דכל שאומר שהוגד לו מפי נאמן אפי' קרוב שלו משביעין אותו היסת (טור בשם הרי"ף והרמב"ם והרא"ש וב"י בשם הרמב"ן והר"ן ונ"י פרק הדיינים) וכן נ"ל להורות ודוקא שאותו שאומר מפיו אין נוגע בעדות (ת"ה סי' ש"ח):S'il lui a prétendu dans le doute, sur la foi d'un témoin, par exemple : « Untel m'a dit que tu as pris de mes biens un mané », et que l'autre nie, et qu'il a amené le témoin, il lui fait prêter un serment de la Torah, comme s'il lui avait prétendu une prétention de certitude. Haga (Rema) : Mais si le témoin n'est pas devant nous pour témoigner, ce qu'il dit avoir entendu de la bouche d'autres ne s'appelle pas une prétention de certitude, et on ne fait pas jurer sur cette prétention, car c'est une prétention de doute (Tour au nom du Raavad). Et certains disent que, chaque fois qu'il dit que cela lui a été rapporté par une personne digne de foi, même un proche à lui, on lui fait prêter le serment hessèt (Tour au nom du Rif, du Rambam et du Roch ; Beit Yossef au nom du Ramban, du Ran et des Nimoukei Yossef, chapitre HaDayanim) ; et c'est ainsi qu'il me semble devoir enseigner ; et uniquement si celui dont il rapporte les paroles n'est pas intéressé au témoignage (Teroumat HaDéchèn, siman 308).
séif 23
- האומר לחבירו מנה לי בידך והלה אומר אין לך בידי כלום או פרעתיך ואמר התובע השבע לי היסת והשיב הנתבע הלא יש לך שטר עלי ואתה רוצה להשביעני תחלה ואח"כ תוציא השטר הפרוע ותגבה בו אומרים לו הבא השטר ואם אמר התובע לא הי' לי שטר מעולם או היה לי שטר ואבד אומרים למלו' בטל כל שטר שיש לך עליו קודם לזמן הזה ואח"כ תשביעהו היסת או תחרים סתם ואח"כ צא ובקש השטר:Celui qui dit à son prochain : « Tu détiens un mané à moi », et l'autre dit : « Tu n'as rien chez moi » ou « Je t'ai remboursé » ; le demandeur dit : « Jure-moi le hessèt », et le défendeur répond : « N'as-tu pas un acte contre moi ? Tu veux me faire jurer d'abord, puis tu produiras l'acte, que j'ai pourtant remboursé, et tu recouvreras avec lui » : on lui dit (au demandeur) : « Apporte l'acte. » Et si le demandeur dit : « Je n'ai jamais eu d'acte », ou « J'avais un acte et il est perdu », on dit au prêteur : « Annule tout acte que tu as contre lui antérieur à cette date, et ensuite fais-lui prêter le serment hessèt, ou prononce un 'hérem général ; et après cela, va chercher l'acte. »
séif 24
- אמר הנתבע איני נשבע עד שתבטל כל עדי' שיש לך עלי מתביע' זו אין שומעין לו:Si le défendeur a dit : « Je ne jure pas tant que tu n'annules pas tous les témoignages que tu as contre moi au sujet de cette réclamation », on ne l'écoute pas.
séif 25