Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין מלוה על פה ואם א"ל אל תפרעני אלא בעדים. ובו ו סעיפים:
אסור להלוות בלא עדים ואפי' לתלמיד חכם אלא א"כ הלוהו על המשכון והמלוה בשטר משובח יותר וכל המלוה בלא עדים עובר משום לפני עור לא תתן מכשול וגורם קללה לעצמו המלוה את חבירו בעדים בלא קנין ובלא שטר אין צריך לפרעו בעדים אלא נאמן בשבועת היסת לומר פרעתיך: הגה אבל אם קבל קנין אפי' בלא שטר לא יוכל לומר פרעתי דהוי כשטר דכל קנין לכתיבה עומד (ב"י בשם התרומות בשער כ"ה ומרדכי פ"ק דכתובות) ויש חולקין (שם במרדכי) וע"ל סי' ל"ט סעיף ה' וכ"מ שנאמן לומר פרעתי נאמן לו' מחלת לי אע"פ שמחילה טענה גרועה היא (מרדכי פ' השותפין וכ"כ לק' סי' פ"ב):La loi du prêt oral, et le cas où il lui a dit : « Ne me rembourse que devant témoins ». Il contient 6 séifim.
Il est interdit de prêter sans témoins, même à un érudit (talmid 'hakham), à moins de lui prêter sur gage ; et celui qui prête par acte est encore plus louable. Quiconque prête sans témoins transgresse l'interdit « Devant un aveugle, ne mets pas d'obstacle » (Lévitique 19, 14), et attire la malédiction sur lui-même. Celui qui prête à son prochain devant témoins, sans kinyan et sans acte : il (l'emprunteur) n'a pas besoin de le rembourser devant témoins, mais il est cru avec le serment hesset (serment d'ordre rabbinique) pour dire : « Je t'ai payé. » Haga (Rema) : mais s'il a accepté un kinyan (acte formel d'engagement), même sans acte écrit, il ne pourra pas dire « J'ai payé », car c'est comme un acte, puisque tout kinyan est destiné à être écrit (Beit Yossef au nom des Teroumot, chaar 25, et Mordekhaï, premier chapitre de Ketoubot) ; et certains contestent (là-même, dans le Mordekhaï). Voir plus haut, siman 39, séif 5. Et partout où il est cru pour dire « J'ai payé », il est cru pour dire « Tu me l'as remise », bien que la remise (me'hila) soit une prétention plus faible (Mordekhaï, chapitre HaChoutafin ; et ainsi est-il écrit plus loin, siman 82).séif 1
- אמר פרעתיך בפני פלוני ופלוני אומרים ללוה הביאם והפטר (שצריך לברר דבריו) (טור) לא באו ואפי' באו והכחישוהו ואמרו לא היו דברים מעולם ישבע היסת ויפטר ואם אומר שהזמינם לעדים כשפרעו אם הכחישוהו חייב לשלם: הגה (ע' סק"ו) וי"א דאין חילוק בין הזמינם או לא וכל שבאו עדים והכחישוהו חייב לשלם אלא שא"צ לברר דבריו (הרא"ש פ' גט פשוט והמגיד פ"ו מה' טוען אליבא דהרמב"ם) ואם לא יוכל להביא העדים לית לן בה וע' לקמן ריש סי' ע"ה:S'il a dit : « Je t'ai payé devant untel et untel », on dit à l'emprunteur : « Amène-les et sois dispensé » (Haga (Rema) : car il doit établir ses dires (Tour)). S'ils ne sont pas venus, et même s'ils sont venus et l'ont démenti en disant : « Cela n'a jamais eu lieu », il prête le serment hesset et est dispensé. Et s'il dit qu'il les avait convoqués comme témoins lorsqu'il l'a payé, et qu'ils le démentent, il est tenu de payer. Haga (Rema) : (voir paragraphe 6.) Et certains disent qu'il n'y a pas de différence selon qu'il les a convoqués ou non : dès que des témoins sont venus et l'ont démenti, il est tenu de payer ; seulement, il n'a pas besoin d'établir ses dires (le Roch, chapitre Guet Pachout, et le Maguid Michné, chapitre 6 des lois du Plaideur et du Défendeur, selon l'avis du Rambam) ; et s'il ne peut pas amener les témoins, cela ne nous importe pas. Voir plus loin, au début du siman 75.
séif 2
- אמר לו אל תפרעני אלא בעדים בין שאמר לו בשעת הלואה בין שאמר לו אחר שהלוהו צריך לפרעו בעדים ואם אמר שפרעו שלא בעדים אינו נאמן (טור והוא מהרא"ש) והמלוה גובה ממנו בלא שבועה טען ואמר כן עשיתי ופרעתיך בפני פלוני ופלוני והלכו למדינת הים או מתו הרי זה נאמן ונשבע שבועת היסת ונפטר וכן אם אמר אל תפרעני אלא בפני ת"ח או בפני רופאים ואמר בפניהם פרעתיך ואותם עדים שפרעתיך בפניהם מתו או הלכו למדינת הים הרי זה נאמן ונשבע היסת ונפטר:S'il lui a dit : « Ne me rembourse que devant témoins », qu'il le lui ait dit au moment du prêt ou après lui avoir prêté, il doit le rembourser devant témoins ; et s'il dit qu'il l'a remboursé sans témoins, il n'est pas cru (Haga (Rema) : Tour, et cela vient du Roch), et le créancier recouvre de lui sans serment. S'il a prétendu et dit : « J'ai fait ainsi, je t'ai payé devant untel et untel, et ils sont partis outre-mer ou sont morts », il est cru, il prête le serment hesset et est dispensé. De même, s'il (le créancier) a dit : « Ne me rembourse que devant des érudits », ou « devant des médecins », et qu'il (l'emprunteur) a dit : « Je t'ai payé devant eux, et ces témoins devant lesquels je t'ai payé sont morts ou sont partis outre-mer », il est cru, il prête le serment hesset et est dispensé.
séif 3
- אמר לו אל תפרעני אלא בפני פלו' ופלו' ואמר לו פרעתיך בפני אחרים אם באו אותם אחרים והעידו שפרעו בפניהם פטור (מיהו המלוה יוכל לומר שעל חוב אחר קבלם אע"פ שפרעו בעדים הואיל ולא פרעו בפני פלוני ופלוני שאמר) (מרדכי פ' הדיינים) ואם מתו או הלכו למדינת הים אינו נאמן ואם אמר פרעתיך בפני פלוני ופלוני שייחדת ומתו או הלכו למדינת הים נאמן בשבועה שהרי אמר שקיים תנאו ואם מודה שלא פרעו אלא שאומר לא אפרעך עד שיבא פלוני ופלוני שייחדת לי ואפרעך בפניהם אין שומעין לו אלא פורעו בב"ד וכותבין לו שפרעו בפניהם:S'il lui a dit : « Ne me rembourse que devant untel et untel », et qu'il (l'emprunteur) lui a dit : « Je t'ai payé devant d'autres » : si ces autres sont venus et ont attesté qu'il a payé devant eux, il est dispensé (Haga (Rema) : toutefois, le créancier peut dire qu'il les a reçus pour une autre dette, bien qu'il ait payé devant témoins, puisqu'il ne l'a pas payé devant untel et untel qu'il avait nommés (Mordekhaï, chapitre HaDayanim)) ; et s'ils sont morts ou sont partis outre-mer, il n'est pas cru. Et s'il a dit : « Je t'ai payé devant untel et untel, que tu avais désignés, et ils sont morts ou sont partis outre-mer », il est cru avec serment, car il dit qu'il a respecté sa condition. Et s'il reconnaît ne pas l'avoir payé, mais dit : « Je ne te paierai pas avant que viennent untel et untel que tu m'as désignés, et je te paierai devant eux », on ne l'écoute pas ; il le paie plutôt au tribunal, et on lui écrit qu'il l'a payé devant eux.
séif 4
- אמר לו אל תפרעני אלא בפני פלוני ופלוני פרעו בינו לבינו ונאנסו המעות והמלוה אומר בתורת פקדון קבלתים עד שיבואו אותם פלו' ופלו' ותובע שיחזור לפרעו אין בדבריו כלום מאחר שמודה שקבלם (כ"כ בב"ה ועי' סקכ"א) והלה לא בתורת פקדון מסרם הוי פרעון ודברים שאומר זה אינם דברים:S'il lui a dit : « Ne me rembourse que devant untel et untel », qu'il l'a payé en privé, que l'argent a été perdu par un cas de force majeure (ones), et que le créancier dit : « Je l'ai reçu à titre de dépôt jusqu'à ce que viennent ces untel et untel », et réclame qu'il le paie à nouveau : ses paroles ne valent rien, puisqu'il reconnaît l'avoir reçu (Haga (Rema) : ainsi est-il écrit dans le B.H. ; voir paragraphe 21), et que l'autre ne le lui a pas remis à titre de dépôt : c'est un remboursement, et ce que celui-ci dit n'a pas de valeur.
séif 5
- מי שנמחק שטרו וכתבו לו ב"ד שטר אחר דינו כמלוה בשטר ואינו יכול לטעון פרעתי ויש מי שאומר דהוא הדין אם תבע את חבירו על פה ונתחייב לו בדין ולא היה בידו לפרעו וכתבו לו מעשה ב"ד אם טען אח"כ פרעתי אינו נאמן וגובה מהלקוחות מי שמכר שדהו באונס ומסר מודעא קודם לכן בענין שהמכר בטל המעות של האנס שביד המוכר יש להם דין מלוה על פה ואינו טורף ממשעבדי בכח שטר שבידו שאין לו דין שטר שלא ניתן ליכתב וגם נאמן לומר פרעתי (תשובת הרשב"א) וה"ה לכל שטר שלא ניתן ליכתב (וע"ל סי' ס"א ס"ב):Celui dont l'acte s'est effacé et à qui le tribunal a écrit un autre acte : sa loi est comme celle d'un prêt par acte, et il (l'emprunteur) ne peut pas prétendre « J'ai payé ». Et il y a un avis selon lequel il en est de même s'il a réclamé à son prochain une dette orale, que l'autre a été condamné envers lui en justice, n'avait pas de quoi le payer, et qu'on lui a écrit un acte du tribunal (maassé beit din) : s'il prétend ensuite « J'ai payé », il n'est pas cru, et il (le créancier) recouvre des acheteurs. Celui qui a vendu son champ sous la contrainte (ones) et avait déposé auparavant une protestation (moda'a), de sorte que la vente est nulle : l'argent de l'oppresseur qui est entre les mains du vendeur a la loi d'un prêt oral, et il (l'oppresseur) ne saisit pas les biens engagés en vertu de l'acte qu'il détient, car celui-ci n'a pas la loi d'un acte, puisqu'il n'a pas été autorisé à être écrit ; et il (le vendeur) est aussi cru pour dire « J'ai payé » (Responsa du Rachba). Il en est de même pour tout acte qui n'a pas été autorisé à être écrit (Haga (Rema) : voir plus haut, siman 61, séif 2).
séif 6