Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין שעבוד מטלטלי אגב מקרקעי ודין שעבוד דבר שלא בא לעולם. ובו ב סעיפים:
הבא לגבות חובו בשטר מהלוה ולא הספיק כל הנמצא לו כנגד שטר חובו ה"ז טורף מקרקעות שהיו לו בשעה שלוה מזה ומכרם או נתנם אח"כ אבל קרקעות שקנה אחר שלוה מזה ומכרם או נתנם אינו טורף מהם ואם כתוב בשטר שהוא משעבד לו נכסין דקנינא ודאנא עתיד למקני גובה גם מהם אבל המטלטלים אין עליהם אחריות אפי' מטלטלים שהיו לו בעת שלוה שמכרם או נתנם לשעתו אין ב"ח טורף אותם ואם כתוב בשטר שהוא משעבד לו מטלטלי שיש לו אגב מקרקעי דלא כאסמכתא ודלא כטופסי דשטרי (ע' לעיל סי' קי"ג ור"ב) ה"ז טורף מהמטלטלים שהיו לו כשלוה כשם שהוא טורף מקרקעות ואם כתוב בשטר ששיעבד לו מטלטלי אגב מקרקעי דקנינא ודאנא עתיד למקני דלא כאסמכתא ודלא כטופסי דשטרא טורף אף ממטלטלים שקנה אחר שלוה ומכרם או נתנם כשם שהוא טורף מהקרקעות זהו דין הגמרא ועכשיו אע"פ שנהגו לכתוב בכל השטרות שהוא משעבד לו מטלטלי אגב מקרקעי נהגו שאינו טורף מהמטלטלים שמכר או נתן או משכן מפני תקנת השוק ואפי' למנהג זה אם היה ללוה שטר חוב על אחר ומכרו בעל חוב גובה ממנו דלא שייך בשטרות תקנת השוק דלא שכיח וכן אם נתן כל נכסיו לאחר ולא שייר לעצמו כלום אומדנא דמוכח הוא שלהבריח עשה ולא שייך ביה תקנת השוק (וע"ל סי' צ"ט ס"ו):Loi de l'hypothèque sur les biens meubles par l'intermédiaire des immeubles, et loi de l'engagement sur une chose qui n'est pas encore venue au monde. Il comporte 12 séifim :
Celui qui vient recouvrer sa créance établie par un acte sur l'emprunteur, et tout ce qu'on trouve chez celui-ci ne suffit pas à couvrir son acte de créance : il saisit (toref) les terrains que l'emprunteur possédait au moment où il a emprunté à celui-ci, et qu'il a vendus ou donnés ensuite. Mais les terrains qu'il a acquis après avoir emprunté à celui-ci, et qu'il a vendus ou donnés, il ne les saisit pas. Et s'il est écrit dans l'acte qu'il lui hypothèque « les biens que j'ai acquis et que je suis appelé à acquérir », il recouvre aussi sur eux. Mais les biens meubles ne sont pas grevés de garantie : même les biens meubles qu'il possédait au moment où il a emprunté, et qu'il a vendus ou donnés en leur temps, le créancier ne les saisit pas. Et s'il est écrit dans l'acte qu'il lui hypothèque les biens meubles qu'il possède « par l'intermédiaire des immeubles (agav karka), non comme une asmakhta (engagement conditionnel non résolu) et non comme une formule type des actes » (voir plus haut, siman 113 et 202), il saisit les biens meubles qu'il possédait lorsqu'il a emprunté, comme il saisit les terrains. Et s'il est écrit dans l'acte qu'il lui a hypothéqué les biens meubles par l'intermédiaire des immeubles, « ceux que j'ai acquis et que je suis appelé à acquérir, non comme une asmakhta et non comme une formule type de l'acte », il saisit même les biens meubles qu'il a acquis après avoir emprunté et qu'il a vendus ou donnés, comme il saisit les terrains. Telle est la loi de la Guemara. Et aujourd'hui, bien qu'on ait l'usage d'écrire dans tous les actes qu'il lui hypothèque les biens meubles par l'intermédiaire des immeubles, on a l'usage qu'il ne saisisse pas les biens meubles qu'il a vendus, donnés ou mis en gage, en raison de la takanat hachouk (disposition protégeant le marché). Et même selon cet usage, si l'emprunteur avait un acte de créance sur un autre et qu'il l'a vendu, le créancier recouvre sur lui, car la takanat hachouk ne s'applique pas aux actes, ce commerce n'étant pas courant. De même, s'il a donné tous ses biens à un autre sans rien garder pour lui-même, c'est une estimation évidente qu'il l'a fait pour les soustraire à son créancier, et la takanat hachouk ne s'y applique pas (et voir plus loin, siman 99, séif 6).séif 1
- המחייב עצמו בדבר שאינו קצוב כגון שנתחייב לזון את חבירו או לכסותו חמש שנים (או שלא נתן קצבה לשנים) (ב"י בשם הרשב"א) אע"פ שקנו מידו לא נשתעבד להרמב"ם וחלקו עליו כל הבאים אחריו לומר שהוא משתעבד והכי נקטינן (וע' לקמן סוף סי' ר"ז):Celui qui s'oblige à une chose non déterminée, par exemple qui s'est obligé à nourrir son prochain ou à le vêtir pendant cinq ans (ou sans avoir fixé de nombre d'années) (Beit Yossef au nom du Rachba) : bien qu'on ait fait un kinyan (acte formel d'acquisition) de sa main, il ne s'est pas engagé selon le Rambam ; mais tous ceux qui sont venus après lui l'ont contesté, disant qu'il s'est engagé, et c'est ainsi que nous tranchons (et voir plus loin, fin du siman 207).
séif 2
- המחייב לזון את חבירו הנותן אומר לתת לו פירות והלה אומר מעות הדין עם מקבל המתנה ואם התנה עמו בפירוש לזונו על שלחנו והוא אינו רוצה לאכול עמו אינו חייב ליתן לו אלא לפי ברכת הבית: הגה מיהו אם אין העיכוב מכח הניזון אלא מכח המתחייב חייב לתת לו כל דמי המזונות (ב"י בשם הריטב"א) ואם חלה הניזון אינו חייב ברפואתו רק בדמי מזונות כמו שהיה בריא (ב"י ס"ס ר"ז בשם הריטב"א פ' הנושא) וי"א דהמקבל עליו לזון חבירו סתם כל ימי חייו או כל זמן שצריך משמע (ר"ן פ' מי שאחזו וב"י בטור אה"ע סי' קי"ד בשם הרשב"א) וי"א דאם קבל עליו לזונו סתם או יתן לו ק' זהובים לשנה נפטר בשנה אחת מנדרו (תשובת הרא"ש כ"ו סי' כ"ד) המקבל עליו לזון חבירו לפי כבודו ב"ד ישיימו כפי מה שהיה נוהג קודם לכן (תשובת הרא"ש כלל ע"ה וטור סי' ר"ז) ואין מלבושים בכלל מזונות אא"כ אמר אזון ואפרנס דמלבושים הוא בכלל פרנסה (ב"י בשם הרשב"א) מי שכתב לחבירו לזונו זמן מה או לתת לו ק' דינרין וזנו קצת הזמן ופסק אינו חייב לתת לו ק' דינרין אלא לתשלום מזונות עד ק' דינרין ולא יותר דודאי לא כיון אלא אם לא יזונו כלל (ב"י בשם הרשב"א) ראובן שקבל עליו לזון לשמעון ואשתו והתחיל לזונן ומתה אשת שמעון פטור ממזונותי' ואפי' קצב סך לצורך מזונותיה אפ"ה פטור מחלקה (תשו' הרשב"א סי' תתק"ע):Celui qui s'oblige à nourrir son prochain : si le donateur dit vouloir lui donner des produits (en nature) et que l'autre demande de l'argent, la loi est avec le bénéficiaire du don. Et s'il a explicitement stipulé avec lui de le nourrir à sa table, et que le bénéficiaire ne veut pas manger avec lui, il n'est tenu de lui donner que selon la « bénédiction de la maison » (c'est-à-dire ce que coûte un convive de plus à une table déjà dressée, moins que des repas séparés). Haga (Rema) : Toutefois, si l'empêchement ne vient pas du bénéficiaire mais de celui qui s'est obligé, il est tenu de lui donner toute la valeur de l'entretien (Beit Yossef au nom du Ritva). Et si le bénéficiaire tombe malade, il n'est pas tenu de payer ses soins, mais seulement la valeur de l'entretien, comme lorsqu'il était en bonne santé (Beit Yossef, fin du siman 207, au nom du Ritva, chapitre HaNossé). Et certains disent que celui qui s'engage à nourrir son prochain, sans précision, signifie pour toute sa vie, ou tout le temps qu'il en a besoin (Ran, chapitre Mi Cheaḥazo ; et Beit Yossef sur le Tour Even HaEzer, siman 114, au nom du Rachba). Et certains disent que s'il s'est engagé à le nourrir sans précision, ou à lui donner cent pièces d'or par an, il est quitte de son vœu au bout d'une année (responsa du Roch, règle 26, siman 24). Celui qui s'engage à nourrir son prochain selon son rang, le tribunal évaluera selon ce dont il avait l'habitude auparavant (responsa du Roch, règle 75, et Tour, siman 207). Et les vêtements ne sont pas inclus dans l'entretien, à moins qu'il n'ait dit : « Je nourrirai et j'entretiendrai », car les vêtements sont inclus dans l'entretien (parnassa) (Beit Yossef au nom du Rachba). Celui qui a écrit à son prochain qu'il s'engage à le nourrir pendant un certain temps ou à lui donner cent dinars, et qu'il l'a nourri une partie du temps puis a cessé, il n'est pas tenu de lui donner cent dinars, mais seulement de compléter l'entretien jusqu'à cent dinars, et pas plus, car il n'avait sûrement en vue les cent dinars que s'il ne le nourrissait pas du tout (Beit Yossef au nom du Rachba). Réouven, qui s'est engagé à nourrir Chimon et sa femme, a commencé à les nourrir, et la femme de Chimon est morte : il est exempt de son entretien ; et même s'il avait fixé une somme pour son entretien, il est néanmoins exempt de sa part (responsa du Rachba, siman 970).
séif 3
- המתחייב לזון את חבירו סתם או לזונו על שלחנו ומת המתחייב חייבים היורשים לזונו כמה שהיה חייבו מורישו (דשלחנו לאו דוקא):Celui qui s'oblige à nourrir son prochain sans précision, ou à le nourrir à sa table, et celui qui s'est obligé est mort : les héritiers sont tenus de le nourrir autant que leur auteur y était tenu (car « sa table » n'est pas à prendre à la lettre).
séif 4
- שנים שנתחייבו לזון לאחד דינו כדין שנים שלוו מאחד (וע' באה"ע סי' קי"ד ס"ז):Deux personnes qui se sont obligées à nourrir quelqu'un : leur loi est comme celle de deux personnes qui ont emprunté à un seul (et voir Even HaEzer, siman 114, séif 7).
séif 5
- המחייב עצמו בדבר שלא בא לעולם או שאינו מצוי אצלו חייב אע"ג דאין אדם מקנה דבר שלא בא לעולם ה"מ כשהקנה לו בלשון מכר או בלשון מתנה ואפי' כתב לו שעבוד על שדה או קבל אחריות על כל נכסיו ואפי' נתן לו משכון אינו כלום אבל בלשון חיוב כגון שאמר הוו עלי עדים שאני מתחייב לפלוני בכך וכך חייב (וכן הוציאו מבעה"ת שער ס"ד) והוא שקנו מידו ראובן שהוציא שטר בקנין על שמעון שכתב בו מחמת שנתתי לו מאה זהובים ושעבדתי לו כל נכסי לגבות' מהם (אבל לא שעבד עצמו להתחייב) (ב"י) וטען שמעון שבשעה שכתבו על עצמו לא היו בידו ואין אדם מקנה דבר שלא בא לעולם אם הזהובים שבשטר הוא מטבע שנושאים ונותנים בו אין מטבע נקנה בחליפין ואם אין נושאים ונותנים במדינה באותם זהובים נקנים בחליפין (וע"ל סי' רי"א ס"ו) אלא שצריך שיהיו ברשותו בשע' קנין ואם אין הדבר ידוע שהיו ברשותו על התובע להביא ראיה: הגה ואם טוען התובע ברי שהיה ברשותו והנתבע כופר צריך לישבע (טור בשם הרי"ף) ונאמן לומר נתתי במגו דאי בעי אמר שלא היה ברשותו (ב"י בשם הרי"ף) מיהו כל זה לסברת הרי"ף וקצת רבוותא אבל רבים חולקים על זה וס"ל דכל האומר נתתי לפלוני כך וכך הוי הודאת בע"ד וכמאה עדים דמי ואין מדקדקים כיצד נתן דמאחר שהודה אמרינן דודאי נתן באופן המועיל וקנה מקבל המתנה (טור בשם הראב"ד והרא"ש סוף כלל ל"ו ותו' ר"פ אע"פ וע' בב"י):Celui qui s'oblige à une chose qui n'est pas encore venue au monde, ou qui n'est pas en sa possession, est tenu ; car bien qu'un homme ne puisse pas transférer la propriété d'une chose qui n'est pas venue au monde, ces paroles ne s'appliquent que lorsqu'il la lui a transférée en termes de vente ou de don ; et même s'il lui a écrit une hypothèque sur un champ, ou a accepté une garantie sur tous ses biens, et même s'il lui a donné un gage, cela n'a aucune valeur. Mais en termes d'obligation, par exemple s'il a dit : « Soyez témoins que je m'oblige envers Untel pour telle et telle somme », il est tenu (et c'est ainsi qu'on l'a tiré du Baal HaTerumot, porte 64), à condition qu'on ait fait un kinyan de sa main. Réouven a produit un acte avec kinyan contre Chimon, dans lequel celui-ci a écrit : « Attendu que je lui ai donné cent pièces d'or et lui ai hypothéqué tous mes biens pour les recouvrer sur eux » (mais il ne s'est pas engagé personnellement par une obligation) (Beit Yossef), et Chimon prétend qu'au moment où il l'a écrit contre lui-même, elles n'étaient pas en sa possession, et qu'un homme ne peut pas transférer la propriété d'une chose qui n'est pas venue au monde : si les pièces d'or de l'acte sont une monnaie avec laquelle on fait commerce, la monnaie ne s'acquiert pas par 'halipin (acquisition par échange symbolique) ; et si l'on ne fait pas commerce dans le pays avec ces pièces d'or, elles s'acquièrent par 'halipin (et voir plus loin, siman 211, séif 6), mais il faut qu'elles aient été en sa possession au moment du kinyan ; et si l'on ne sait pas qu'elles étaient en sa possession, c'est au demandeur d'apporter la preuve. Haga (Rema) : Et si le demandeur prétend avec certitude qu'elles étaient en sa possession et que le défendeur nie, il doit prêter serment (Tour au nom du Rif). Et le défendeur est cru pour dire : « Je les ai données », en vertu du migo qu'il aurait pu dire qu'elles n'étaient pas en sa possession (Beit Yossef au nom du Rif). Toutefois, tout cela est selon l'avis du Rif et de quelques maîtres ; mais beaucoup contestent cela et pensent que quiconque dit : « J'ai donné à Untel telle et telle somme », c'est un aveu de la partie, qui vaut cent témoins, et on n'examine pas comment il a donné : puisqu'il a avoué, nous disons qu'il a certainement donné d'une manière efficace, et le bénéficiaire du don a acquis (Tour au nom du Raavad, et le Roch, fin de la règle 36, et Tossefot au début du chapitre Af Al Pi ; et voir le Beit Yossef).
séif 6
- ראובן הלוה לשמעון מנה ואחר זמן כתב לו שטר בקנין מחמת שלויתי מפלוני כך וכך ונתחייבתי לו בהם ומשכנתי לו קרקע פלוני זכה במשכונא:Réouven a prêté un mané à Chimon, et après un temps Chimon lui a écrit un acte avec kinyan : « Attendu que j'ai emprunté à Untel telle et telle somme et que je me suis obligé envers lui pour elle, je lui ai donné en gage tel terrain » : Untel a acquis le gage.
séif 7
- ראובן הוציא שטר שלוה שמעון מלוי וטען ראובן שלוי היה שלוחו וכתב השטר על שמו ולא הקפיד עליו ושמעון טוען לאו בעל דברים דידי את (מאחר שאין לך הרשאה מלוי) (טור) אם הוד' לוי לראובן ששלוחו היה אם אינו חב לאחרים בהודאתו כופין את שמעון שיפרע לראובן ואם בא לוי למחול לשמעון אינו מחול:Réouven a produit un acte attestant que Chimon a emprunté à Lévi, et Réouven prétend que Lévi était son mandataire, qu'il a écrit l'acte à son propre nom et que Réouven n'y a pas tenu ; et Chimon prétend : « Tu n'es pas mon adversaire en justice » (puisque tu n'as pas de procuration de Lévi) (Tour) : si Lévi reconnaît à Réouven qu'il était son mandataire, et que par son aveu il ne cause pas de tort à d'autres, on contraint Chimon à payer Réouven ; et si Lévi vient faire remise de la dette à Chimon, la remise n'est pas valable.
séif 8
- ראובן הלוה מנה ללוי ובשעת הלואה אמר ללוי שיכתבו (העדים) השטר על שם שמעון אך שיתנו השטר ליד ראובן וכשתבע ראובן מלוי בזמנו טוען לאו בעל דברים דידי את הדין עם ראובן ואם תבע ראובן לשמעון שיעשה לו שטר מכר מהשטר הזה שנכתב על שמו אין כופין אותו ואפי' הודה לו שמעון שיעשה לו שטר מכר יכול לחזור בו אבל אם אמר ללוה בשעת הלואה ע"מ כן אני מלוה לך שתעשה לי שטר בשם שמעון ולכשארצה תחזירנו לו על שמי כופין אותו על כך אפי' לא פירש דבריו אלא אמר לעדים בפני הלוה עוד שטר אחר תכתבו לי על הלוא' זו מחייבין אותו לכתוב שטר אחר על שמו שטר שהי' כתוב על שם ראובן וכתוב בסופו (קודם חתימת העדים) ואלו המעות הם מחכירות הקהל וטוען ראובן שכיון שכתובים על שמו שלו הם שהקהל נתנו לו שטר זה על מעות שהיה לו אצל הקהל והקהל מכחישין אותו הדין עם הקהל:Réouven a prêté un mané à Lévi et, au moment du prêt, il a dit à Lévi que (les témoins) écrivent l'acte au nom de Chimon, mais qu'on remette l'acte entre les mains de Réouven ; et lorsque Réouven a réclamé le paiement à Lévi à l'échéance, celui-ci prétend : « Tu n'es pas mon adversaire en justice » : la loi est avec Réouven. Et si Réouven a réclamé à Chimon qu'il lui fasse un acte de vente de cet acte écrit à son nom, on ne le contraint pas ; et même si Chimon lui a accordé de lui faire un acte de vente, il peut se rétracter. Mais s'il a dit à l'emprunteur au moment du prêt : « C'est à cette condition que je te prête : que tu me fasses un acte au nom de Chimon, et lorsque je le voudrai, tu me le referas à mon nom », on le contraint à cela ; même s'il n'a pas explicité ses paroles, mais a seulement dit aux témoins en présence de l'emprunteur : « Vous m'écrirez encore un autre acte pour ce prêt », on l'oblige à écrire un autre acte à son nom. Un acte qui était écrit au nom de Réouven, et à la fin duquel il est écrit (avant la signature des témoins) : « Et cet argent provient des fermages de la communauté », et Réouven prétend que, puisque l'acte est écrit à son nom, l'argent est à lui, la communauté lui ayant donné cet acte pour de l'argent qu'il avait auprès d'elle, et la communauté le dément : la loi est avec la communauté.
séif 9
- שמעון שהי' חייב מנה לראובן ונתפשרו ביניהם שיעש' שמעון שט"ח ללוי מעשרים דינרים ואח"כ עשה ראובן (לשמעון) שטר מחילה מכל תביעות ממון ועכשיו טוען שמעון שכיון שלוי לא הלוהו אלא ראובן כיון שמחל לו כל תביעת ממון גם זה בכלל הדין עם שמעון:Chimon devait un mané à Réouven, et ils ont transigé entre eux pour que Chimon fasse un acte de créance à Lévi de vingt dinars ; ensuite Réouven a fait (à Chimon) un acte de remise de toutes réclamations pécuniaires ; et maintenant Chimon prétend que, puisque ce n'est pas Lévi qui lui a prêté mais Réouven, et que celui-ci lui a fait remise de toute réclamation pécuniaire, celle-ci aussi y est incluse : la loi est avec Chimon.
séif 10
- המלו' את חבירו על משכונות קרקע וצוה לכתוב הקרקע בשם בנו הקטן ועכשיו טוען הלוה למלוה לאו בעל דברים דידי את אין בדבריו כלום:Celui qui prête à son prochain sur gage immobilier et ordonne d'inscrire le terrain au nom de son fils mineur, et maintenant l'emprunteur prétend contre le prêteur : « Tu n'es pas mon adversaire en justice » : ses paroles n'ont aucune valeur.
séif 11
- אשה שטוענת על הקרקעו' שהניח בעלה שחציים שלה ממעות שנפלו לה מבית אביה והשטרות כתובים בשם שניהם הדין עם האשה ואם כתובים בשמה לבד והיא טוענת שכולם שלה כולם שלה:Une femme qui prétend, au sujet des terrains que son mari a laissés, que la moitié lui appartient, ayant été achetée avec l'argent qui lui est échu de la maison de son père, et les actes sont écrits au nom des deux : la loi est avec la femme. Et s'ils sont écrits à son nom seul et qu'elle prétend que tous sont à elle, tous sont à elle.
séif 12